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 Amis de la poésie, bonsoir.

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MAGGLE
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MessageSujet: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 25 Fév 2007 - 23:34

(ou le fil dans lequel Toto, Tatave et Maggle feront la promesse de s'enrichir mutuellement au lieu de se marquer à la culotte.)

Quelqu'un de vous sait-il quand, pourquoi et comment certaines formes canoniques de la poésie (par ex. le sonnet) ou de la versification (par ex. l'alexandrin) sont apparues en France ? Ont-elles été par exemple empruntées à l'Italie ?

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Tatave a écrit:
Grâce à Du Bellay, en particulier, et à ses acolytes de La Pléiade. Je l’ai déjà signalé dans un de mes précédents posts.
Oui, mais pourquoi et comment ?

Tatave a écrit:
Pour la petite histoire, sachez que la virago, Louise Labé, n’a jamais rien écrit. N’en déplaise aux féministes et fétichistes de la basoche poéticarde… et aux compères malicieux !
C'est la première fois que j'entends cette théorie. Vas-y, raconte.

Sinon, de cette époque et de cette ville, J'aime beaucoup le très underground Maurice Scève. Délie est un délice d'absconsités érotico-mystiques à déchiffrer.

ajax a écrit:
toutes les canonisations que je connais sont dues essentiellement au fait que la poésie a, de toujours, été chantée avant d'être écrite, le chant étant le meilleur moyen de mémoriser un texte.
Oui mais à quelle forme musicale cela pouvait il correspondre (par ex. pourquoi 2 tercets à la fin des sonnets et pas des quatrains comme au début) ? Et puis, j'ai l'impression qu'elle était plus faite pour être dite que chantée à l'époque. Sinon, on aurait retrouvé des partitions il me semble.
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Tatave
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 26 Fév 2007 - 0:22

Bon, là, ma douce, tu me confonds avec Ajax. Je n’ai pas sa dimension épique et incantatoire, en tout cas en poésie. scenic

Pour ce qui est de Louison la coquine, sache que la pauvrette refilait sa bouche et son cul à toute la Pléiade masculine. Scève en tête. C’est d’ailleurs lui, le Maurice, qui, probablement, expédia les scrofuleux sonnets saphiques de la donzelle.

Loved & married

Concernant la supercherie, je n’ai que ce petit lien à te refiler en pâture.
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ajax
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 26 Fév 2007 - 0:29

ça me rappelle cette minette qui préface le journal de Léautaud. Dans son journal à elle, étaient consignées toutes ses visites à l'odieux de Fontenay aux Roses. Elle y décrit des scène coquêtes, quasi galantes avec un Léautaud tout ce qu'il y a de courtois et de bourgeois. Aux mêmes dates, quand on lit l'oeuvre de Léautaud, c'est toujours la même chose : "l'autre conne est venue, je lui ai encore éjaculé dans la bouche".

Bon, là, on se dit que Léautaud a du certainement grossir le trait. Or.... il s'avère que la miss en question apparaît dans le journal de nombres d'autres hommes de lettres, toujours dans les mêmes dispositions. Son journal aurait du s'appeler "mémoires d'un sac à foutre" en fait.

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Toto a écrit:
MAGGLE a écrit:
ajax a écrit:
ça me rappelle cette minette qui préface le journal de Léautaud. Dans son journal à elle, étaient consignées toutes ses visites à l'odieux de Fontenay aux Roses. Elle y décrit des scène coquêtes, quasi galantes avec un Léautaud tout ce qu'il y a de courtois et de bourgeois. Aux mêmes dates, quand on lit l'oeuvre de Léautaud, c'est toujours la même chose : "l'autre conne est venue, je lui ai encore éjaculé dans la bouche".
Quelque chose m'intrigue : la donzelle aurait préfacé un journal avec de telles phrases sur elle dedans ? Dans ce cas, à quand les journaux de Nabe réédités et préfacés par ses coquettes conquêtes ?
S'il s'agit bien de Marie Dormoy, elle l'a non seulement préfacé mais entièrement "édité" puisque c'est elle qui s'est attelée à la tâche de recopier les pattes de mouches de Léautaud...

Bon, cependant : D'une part, une phrase comme "l'autre conne je lui ai éjaculé dans la bouche" ne se trouve nulle part dans le Journal, même si Ajax synthétise bien le sens... D'autre part, Leautaud est souvent pire avec d'autres femmes qu'avec elle (les pages sur sa maîtresse appelée "Le Fléau" en particulier...), ce qui devait bien réjouir Mlle Dormoy ... Troisièmement il semble qu'il y ait quand même eu un cas (unique ?) de censure dans le Journal, où elle avoue qu'elle à collé 2 pages trop hard ensemble...

Ceci dit, faut pas croire, ça reste plein de délicatesse le Journal de Léautaud... Comme celui de Nabe en fait ...
c'est bien d'elle dont je parlais (Marie Dormoy) et c'est vrai que j'ai un peu paraphrasé le père Léautaud. J'étais tombé par hasard sur son journal, à elle, et j'avais été frappé par le décalage entre les vrombissements et les grossièretés de mon ancien voisin et la stinguette bourge.

A une époque j'habitais Fontenay aux Roses où Bloy et Huysmans ont aussi vécu. Putain je me croyais investi par les ondes de ces mecs... Tout compte fait, non, je suis un sous-sous-Philippe Val.
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Toto
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 26 Fév 2007 - 0:46

La forme poétique qu'on appelle sonnet a été créée et répandue en Toscane (désolé mais c'est comme ça ) à la fin du 13ème siècle, justement par le groupe de poètes autour de Dante Alighieri e Guido Cavalcanti initiateurs du mouvement qu'on a appelé Dolce Stil Nuovo... Mais il me semble que la forme existait déjà auparavant en Sicile (à vérifier)... Encore une fois, la littérature française de la renaissance (via en particulier Pétrarque ...) doit énormément à ces gens là ... La naissance des autres formes : ballade, rondeau, etc ... je l'ai sue mais je l'ai oublié... Il faudrait rechercher...

Pour ce qui est de Louise Labé (dont le 1er sonnet est d'ailleurs en Italien), je suis au courant de la polémique... Les recherches sont convaincantes, mais je ne sais quoi en penser... J'aime beaucoup ces poèmes, et je les trouve très féminins... Donc honneur aux fiottes qui les ont écrit !

@Ajax: Je te comprends pas, le journal de Léautaud c'est quand même très proche du journal de nabe que tu dis détester, non ? Un type dans une maison d'édition qui décrit sans concessions le milieu littéraire de son époque, sans rien laisser ignorer de sa vie privée, le tout agrémenté d'histoires de cul... Ceci dit, ça fait un moment que je l'ai lu, mais il me semble que c'est plus souvent "je lui ai léché la chatte" que "je lui ai éjaculé dans la bouche", non ?
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Tatave
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 26 Fév 2007 - 1:46

Il est vrai que, dans le genre "sac-à-foutre", ces fléaux sont redoutables et usurpateurs de nombre de plumes masculines… De la Margot à Colette Willy (y en a qui vont hurler !), ils sont légions… Sans oublier la pompeuse Rachilde, femme de Valette du Mercure et adulée des lettreux de la fac, récupérant les délires jarryques. Et encore, je m’arrête aux années 50…

C’est folle, ce qu’il ressemble à son avatar, ou à son double, le Totu. Arrête un peu, stplaît, d’arrondir les angles et de clamer que le sonnet est d’origine ritale. Tout le monde le sait. Et puis, après, hein… quoi, les influences… N’empêche que Joachim et Ronsard, hein, dire qu’ils étaient moins couillus dans leur florescence langagière, c’est d’un ridicule ! Quant à l’oeuvre du grand Sergio Corbucci, tu ne l’honores guère en usant d’une photo extraite de l’un de ses plus mauvais métrages…

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Toto a écrit:
Tatave a écrit:
Quant à l’oeuvre du grand Sergio Corbucci, tu ne l’honores guère en usant d’une photo extraite de l’un de ses plus mauvais métrages…
Mon Dieu !! Mon Dieu ! Laughing Masturb Culture wikipediesque , tu disais ! ... Hmmm

Allez je te donnes la source du "plus mauvais métrage"...
http://www.pasolini.net/cinema_uccellacci_imm_toto.htm

MAGGLE a écrit:
Tatane ! Tu te noies.
Arrête de rechercher constamment le dérapage, vieux brodequin ! Tu te noies aussi… Relis-toi, voire même corrige-toi, au lieu de pavoiser en pérorant ta culture petite-bourgeoise. Un débat de fond avec des cuistres, vous voulez rire ! Votre discours n'est que la répétition de slogans militants creux et, par définition, sans consistance... Consternant !

Ouais, et Le Moine de Monza, tu connais ? Vous vous êtes noyés vous-mêmes en confondant deux films !!! Laughing

Et le plus marrant, c'est que ton propre lien t'induit en erreur ! Soupir

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MAGGLE a écrit:
Allez, prends ma main. Il sera bientôt trop tard.
Prends la mienne, plutôt, et regarde :

http://www.dvd.it/page/dett/arti/170724/nv/DVD/il_monaco_di_monza.html

Je ne t'en veux pas, remarque... Tu auras appris quelque chose, ce soir. C'est ce que l'on appelle de la culture populaire, les gars ! Acute

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Toto a écrit:
Sérieux Tatave, tu deviens affligeant... Les films il faut les regarder un peu plus que l'affiche. Voici les photos du "Monaco di Monza" , que contrairement à toi je n'ai pas vu et ne fais pas semblant(!!)... mais "Uccellacci" un paquet de fois ...

http://www.antoniodecurtis.com/monza.htm

Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
Pour le coup, vous commencez vraiment à me faire pitié. Si le film de Corbucci vous intéresse, achetez-le ou téléchargez-le. Pour ma part, je le possède et suis prêt à prouver à qui le voudra, que ton avatar est tiré du Moine de Monza.

Maintenant, assez joué...
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MAGGLE a écrit:
Pour les films, tu vois ça avec Toto. Je n'ai personellement vu aucun des deux (quoi que sur un tel litige, j'aurais plutôt tendance à prendre parti pour Toto). Mais pour Scève faisant partie de la Pleiade, pardon...

Et puis ton truc sur Louise Labé, c'est vraiment la montagne qui accouche d'une souris (comme pour Ghandi). Incapable que tu es de nous expliquer l'affaire par toi même et qui préfères faire diversion avec des histoires de turluttes (des histoires pipoles dirait Soral). Quant aux origines italiennes du sonnet qui répondent en partie à ma question, que ne l'as-tu pas dit avant au lieu de faire diversion puisque c'était si facile d'impressionner Maggle qui n'a pas dépassé le BAC avec ça.

Bouffon va ! Abruti
Il peut être curieux de constater à quel point le cinéma populaire italien a pu influencer Pasolini... En effet, il fait référence au film de Corbucci, qui lui-même était la parodie d'un autre réalisé dans les années 40. D'où votre confusion, les gars... Ton manque de culture générale m’afflige. Et comme tous les cuistres pris en faute, tu cèdes à l’insulte… Dont acte, prétendais-tu !

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MAGGLE a écrit:
Pris en faute sur quoi je te prie ? Suspect
Pour ceux qui peinent à suivre : Pasolini s’est inspiré de Corbucci, qui lui-même reprend un personnage du folklore italien. D’où la confusion de Toto, puisque l’acteur du même nom apparaît dans les deux films et dans des scènes similaires. Certains sites confondent les deux films, ce qui est bien légitime. C’est tout.

Après ça, vous verrez, probablement, comment Wikipédia et tous les tentacules qui s’y rattachent vont me contredire… Mais, ces dames sont des spécialistes en manipulation.

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MAGGLE a écrit:
Tatave a écrit:
Certains sites confondent les deux films, ce qui est bien légitime. C’est tout.
Ah oui, et à supposer que tu aies raison, ce serait moins légitime pour Toto que pour les sites ? Sinon, pour ma faute, j'attends toujours. Ah, ça y est ! Je me souviens ! Je n'ai pas fait honneur à Ajax en le confondant avec toi lors d'une citation ! C'est ça ?
Après avoir visionné très rapidement les deux films, puisque j’ai également sous la patte des Oiseaux petits etc. de Pasolini, je puis vous dire que j’ai, avec la connivence des deux larrons Maggle et Toto, fait une découverte intéressante. Non seulement Pier Paolo s’inspire de Corbucci, mais il y a des scènes entières où le célébrissime Toto refait les mêmes pitreries. Subséquemment, Totu peut rendre grâce à Corbucci d’avoir…

Ciao, les cinéphiles du dimanche soir.

Toto dans le film de Corbucci :



Toto dans le film de Pasolini :



Il y a de quoi, évidemment, s'emmêler les poils du cul !

J’en suis donc arrivé, étant donné que la soutane du Toto est plus grise chez Paso que chez Corbo, à la conclusion suivante : l’avatar du Totu est peut-être, je dis bien peut-être, extrait du Paso (?). Encore que, chez Corbo (j’ai une copie dégueu), Toto revête des soutanes différentes et fasse les mêmes singeries. Le principal demeure : Le créateur de "Django", réel et presque unique chef-d’œuvre du western spaghetti (Leone est un tâcheron à la base), vilipendé par la critique esthético-gauchiste (j’ose pas dire avant-gardiste, hein, y a des groupies) des années 60 a influencé le cinéaste italien le plus novateur de ces mêmes années 60. C'est ça qui est intéressant.
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MessageSujet: Poésie   Dim 2 Sep 2007 - 3:29

Et si l'on parlait Poésie...pour les âmes en berne du forum


TÉNÈBRES (Émile Nelligan)

La tristesse a jeté sur mon coeur ses longs voiles
Et les croassements de ses corbeaux latents ;
Et je rêve toujours au vaisseau des vingt ans,
Depuis qu'il a sombré dans la mer des Étoiles.

Oh ! quand pourrais-je encor comme des crucifix
Étreindre entre mes doigts les chères paix anciennes,
Dont je n'entends jamais les voix musiciennes
Monter dans tout le trouble où je geins, où je vis ?

Et je voudrais rêver longuement, l'âme entière,
Sous les cyprès de mort, au coin du cimetière
Où gît ma belle enfance au glacial tombeau.

Mais je ne pourrai plus ; je sens des bras funèbres
M'asservir au Réel, dont le fumeux flambeau
Embrase au fond des Nuits mes bizarres Ténèbres !

Extrait de "Une Saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud

DEMOCRATIE

« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.

Au centre nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques. Aux pays poivrés et détrempés ! – au service des plus monstrueuses exploitations industrielles et militaires. Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »

Et pour ceux qui ont du temps : "Une Saison en Enfer" lu par Denis Lavant...



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auguste-dupin a écrit:
Pouaaaaa...la poooésie.

J'ai en horreur la poésie, sorte de crise épileptique du langage, tout comme je déteste :
la musique (du bruit, quoi qu'on en dise),
la peinture (sorte de peinture de batiment, sur des surfaces à peine moins grandes, avec toutefois une palette plus importante de couleur: 'small is beautiful', elles connaissent pas les torcheuses de toîles, si on les payaient moins, elles les économiseraient plus, leurs pots de peinture),
la sculpture (entreprise lucrative de pédé, consistant à piocher dans le portefeuille du bourgeois par l'intermédiaire de sa femme en produisant des "oeuvres" qui parlent directement à ce qui tient lieu de cervelle chez cette dernière, les ovaires) à laquelle s'est substitué la haute-couture (même lobby, mais entreprise différente: transformer les femmes en androgynes),
le cinéma (hypnose collective, voyeurisme et vie par procuration, mais aussi abattoirs des cervelles vers l'entrée desquels se pressent des bovins citadins volontaires, ordonnés en file indienne à l'aide de grilles metalliques, sans même ce petit frisson,imminence de la mort, qui parcourt les rangs) comme consécration du sens visuel (le plus impropre à l'investigation, se contentant de ne voir que la surface des choses) au détriment des quatre autres,
la télévision ( outil de synchronisation des foules, délivrant le mot de passe du jour, sans lequel on se fait vite remarquer/dénoncer et interner/coffrer, les mises en scène "vigipirate" en sont une belle illustration) cet indésirable invité de tous les foyers qui n'hésite pas à crier, hausser le ton, indigner, semer la discorde, se réserver le droit d'arbitrer les disputes en proposant un tierce-arbitrage qui épargne les orgueils en présence, mais dont on pardonne tous les excès comme à un enfant (qui ne peut blesser l'ego d'un adulte, ou l'arithmétique de l'orgueil...),

et enfin l'internet, univers étriqué où les lobbys se livrent la guerre à coups de désinformation, de légendes urbaines, univers de la démultiplication flattant l'internaute désormais isolé qui se conformera d'autant plus rapidement à des schémas comportementaux statistiques qu'il ne se sentira pas "guidé" dans ses clics (le type même de pulsion qui pousse l'adolescent à sécher la cantine scolaire pour aller s'acheter un misérable sandwich avec son tout premier petit pécule bien à lui, à l'instar de ses amis de rébellion) , champ de bataille idéologique, en plus d'être commercial, qui me fait regretter l'arpanet et la sobriété des messages concis que s'envoyaient les universitaires, parce que les images n'ont rien à foutre sur un réseau informatique, car l'informatique, tenant de la planification et automatisation du classement de fiches (la paperasse, quoi), ignore la sémantique ( à fortiori des images): ainsi la distance, lexicographique sur internet, existant entre un sex-shop et un musée peut se réduire dans des proportions inenvisageables dans le monde physique (et réel) et cela constitue un dangereux affranchissement des distances, mais encore faut-il comprendre ce que sont les échelles, et combien la "lenteur" peut être nécessaire à la stabilité de certains phénomènes naturels...

Malgré tous cela, je ne suis pas à l'abri d'une éventuelle bouffée délirante de "poésie" bucolique et lors d'une récente promenade dans les environs de Grand'maisons à Villepreux, j'ai réalisé combien il serait aisé de pénétrer la petite élodie, dans ces champs si loin de tout...

Et Rimbaud, merde,
Bande de bipèdes décadents,
Merde, alors, Rimbaud...!!!!
N'y-t-a-t-il donc qu'Auguste Dupin
Pour cracher avec amour sur les mots, ici ?


ça vous fait rien de lire ses lignes...

DEMOCRATIE

« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.

Au centre nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques. Aux pays poivrés et détrempés ! – au service des plus monstrueuses exploitations industrielles et militaires. Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »
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Toto
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 2 Sep 2007 - 13:24

ajax a écrit:
dieu qu'il est beau ce topic... mais pas pour la poésie.... Tatave coincé par toto (qu'est ce qu'il devient lui ?)

Il fait de l'Agit-Prop' en Chine ... Pape
Contrairement à bien des militants qui revendiquent l'action politique "concrète" contre la pose esthétique de taffioles, lui il colle des affiches politiques bravant les chatouilleries judiciaires .locales parfois épicées...

http://i16.servimg.com/u/f16/11/51/88/51/img_0410.jpg
http://i16.servimg.com/u/f16/11/51/88/51/img_0412.jpg
http://i16.servimg.com/u/f16/11/51/88/51/img_0414.jpg

Et il fait beaucoup la sieste depuis qu'il est rentré... Mexicain

Il lit régulièrement ce forum, mais n'a officiellement rien à déclarer...

A son corps vigoureusement défendant, il demeure contre vents et marées l'un des derniers fidèles à la ligne officielle de JMLP au 2ème tour: Il s'abstient ! Yeah

Rejoignant sur ce point Ajax, Tatave, les islamistes wahabites, et les nostalgiques du 3ème Reich fraichement débarqués il soupire lui aussi: C'était mieux avant... :barb:

Bien à vous.
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Tatave
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 2 Sep 2007 - 17:36

ajax a écrit:
dieu qu'il est beau ce topic... mais pas pour la poésie.... Tatave coincé par toto (qu'est ce qu'il devient lui ?) et taggle, c'était le bon temps Hé

Toto coincé par Tatave, hein, serait plus juste !

Du reste, heureux de te revoir Toto.

Bien à toi.

Et pour faire plaisir à notre poétesse forumique:

Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.

Ma bouche s'accoupla souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C'est l'olive pâmée, et la flûte caline ;
C'est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos !

http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Idole2.html
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 2 Sep 2007 - 20:47

S'introduire en douceur dans le monde de la poésie avec ce paysage anal, quelle entrée Tatave ! Désormais tout scintillera autour de ton nom illustre !

d'Henri Cantel (1825-1878)

LE CLITORIS

Le clitoris en fleur, que jalousent les roses,
Aspire sous la robe, à l'invincible amant ;
Silence, vent du soir ! taisez-vous, cœurs moroses !
Un souffle a palpité sous le blanc vêtement.

Béatrix, Héloïse , Eve, Clorinde , Elvire ,
Héroïnes d'amour, prêtresses de l'art pur,
Chercheuses d'infini, cachez-vous de l'azur !

D'astre en astre montez, aux accents de la lyre
Loin des soupirs humains ; plus haut, plus haut encor,
Volez, planez, rêvez parmi les sphères d'or !

Le printemps fait jaillir les effets hors des causes ;
La lune irrite, ô mer ! ton éternel tourment,
Et le désir en flamme ouvre amoureusement
Le clitoris en fleur qui jalouse les roses
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Tatave
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 2 Sep 2007 - 20:51

Quant à moi et sur le même sujet, je préfère celui-ci :

Mysticis umbraculis

Elle dormait : son doigt tremblait, sans améthyste
Et nu, sous sa chemise: après un soupir triste,
Il s'arrêta, levant au nombril la batiste.

Et son ventre, sembla de la neige où serait,
Cependant qu'un rayon redore la forêt,
Tombé le nid moussu d'un gai chardonneret.

Stéphane Mallarmé
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 2 Sep 2007 - 22:00

Invitation à la minette d'Albert Glatiny

I

Ton con suave, ton con rose,
Sous une forêt de poils blonds,
Doux, frisés, parfumés et long,
A l’air d’une lèvre mi-close,

Lèvre excitant les appétits
De ma lèvre très curieuse,
D’où tant de baisers sont partis ;
Une langue mystérieuse
Sort de son con, et vient chercher
La mienne, pour gamahucher.


II

Car ma chère, les imbéciles
Auront beau dire ; quand on a,
Sur la fille qu’on enconna,
Fait sonner ses couilles dociles,

A moins d’être bourgeois épais
Dont la nuque indécente arbore
Un de ces fameux toupets
Aux crins roses comme l’Aurore
Il faut quand le champ se va clore,
Déposer le baiser de la paix.
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filantropic
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 3 Sep 2007 - 0:44

Toto a écrit:
Ah la la ! ... Qu'est-ce que c'est que ces merdes pour fiotte estudiantine éthérée ! ...
Rolling Eyes
C'est à se demander si on est bien encore sur le forum d'Alain Soral...
En voilà de l'authentique poésie populaire nationale pour les lecteurs de "Vers la féminisation ?" , les vrais ... Laughing



Et après on va encore dire que c'est moi le coincé ... clown
Merci pour cette -très-amusante contribution Toto Super
Je la chantonne au boulot de temps en temps, pour amuser la galerie.. un grand classique Cool
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 3 Sep 2007 - 10:55

bah ça alors, c'est malin, franchement c'est malin...j'envoie la chanson que je trouve charmante et qui me rappelait nos soirées de fiottes estudiantines assumées (les seuls bons souvenirs de cette époque : les chansons coquines et imagées !) ......et voilà que ma petite dernière qui s'essaie au verbe avec difficulté se prend à me chanter "Dudule" Dudule" tout ça avec un grand sourire ! Non,mais...franchement ! Allez je la remets une deuxième fois, pour la forme......

Et pour rester dans le sujet voici :

[url]
<object><param></param><param></param></object>
Objets érotiques de la civilisation mochica
envoy&eacute; par Autour_du_Monde
[/url]
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Carter
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Dim 23 Sep 2007 - 13:06

Désolé de déterrer ce malheureux sujet, mais c'est pour le bien des lettres :p
Un magnifique petit poème, tout en sonorités et en couleurs et hélas trop méconnu, de Leconte de Lisle.

Paysage polaire :

Un monde mort, immense écume de la mer,
gouffre d' ombre stérile et de lueurs spectrales,
jets de pics convulsifs étirés en spirales
qui vont éperdument dans le brouillard amer.
Un ciel rugueux roulant par blocs, un âpre enfer
où passent à plein vol les clameurs sépulcrales,
les rires, les sanglots, les cris aigus, les râles
qu' un vent sinistre arrache à son clairon de fer.
Sur les hauts caps branlants, rongés des flots
voraces,
se roidissent les dieux brumeux des vieilles races,
congelés dans leur rêve et leur lividité ;
et les grands ours, blanchis par les neiges
antiques,
çà et là, balançant leurs cous épileptiques,
ivres et monstrueux, bavent de volupté.


Qui me fait penser à cet extraits de Lovecraft, que j'ai piqué dans la nouvelle "He" (Lui).

Coming for the first time upon the town, I had seen it in the sunset from a bridge, majestic above its waters, its incredible peaks and pyramids rising flowerlike and delicate from pools of violet mist to play with the flaming clouds and the first stars of evening. Then it had lighted up window by window above the shimmering tides where lanterns nodded and glided and deep horns bayed weird harmonies, and had itself become a starry firmament of dream, redolent of faery music, and one with the marvels of Carcassonne and Samarcand and El Dorado and all glorious and half-fabulous cities.

(la traduction française ôte toute musicalité et poésie au texte, hélas...)

"En arrivant dans la ville, je l'avais aperçue dans le crépuscule, du ahut d'un pont, s'élevant majestueusement au-dessus de l'eau. Ses pics et ses pyramides incroyables se dressaient dans la nuit comme des fleurs. Teintée par des brumes violettes, la cité jouait délicatement avec les nuages flamboyants et les premières étoiles du soir. Puis elle s'était éclairée, fenêtre après fenêtre. Et sur les flots scintillants, où glissaient des lanternes oscillantes et où les cornes d'appel émettaient d'étranges harmonies, le panorama ressemblait à un firmament étoilé, fantastique, baigné de musiques féériques. Il paraissait posséder toutes les merveilles réunies de Carcassone, de Samarcande, de l'Eldorado et de toutes les cités glorieuses et fabuleuses." (trad. Paule Pérez.)
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 24 Sep 2007 - 15:44

merci Carter pour la profanation de ce sujet si savoureux et pour cette atmosphère aérienne reliant deux pôles opposés...voici une petite réponse plus terre à terre bien que marine...

Au Nord

Deux vieux marins des mers du Nord
S'en revenaient, un soir d'automne,
De la Sicile et de ses îles souveraines,
Avec un peuple de Sirènes,
A bord.

Joyeux d'orgueil, ils regagnaient leur fiord,
Parmi les brumes mensongères,
Joyeux d'orgueil, ils regagnaient le Nord
Sous un vent morne et monotone,
Un soir de tristesse et d'automne.
De la rive, les gens du port
Les regardaient, sans faire un signe :
Aux cordages le long des mâts,
Les Sirènes, couvertes d'or,
Tordaient, comme des vignes,
Les lignes
Sinueuses de leurs corps.
Et les gens se taisaient, ne sachant pas
Ce qui venait de l'océan, là-bas,
A travers brumes ;
Le navire voguait comme un panier d'argent
Rempli de chair, de fruits et d'or bougeant
Qui s'avançait, porté sur des ailes d'écume.

Les Sirènes chantaient
Dans les cordages du navire,
Les bras tendus en lyres,
Les seins levés comme des feux ;
Les Sirènes chantaient
Devant le soir houleux,
Qui fauchait sur la mer les lumières diurnes ;
Les Sirènes chantaient,
Le corps serré autour des mâts,
Mais les hommes du port, frustes et taciturnes,
Ne les entendaient pas.

Ils ne reconnurent ni leurs amis
- Les deux marins - ni le navire de leur pays,
Ni les focs, ni les voiles
Dont ils avaient cousu la toile ;
Ils ne comprirent rien à ce grand songe
Qui enchantait la mer de ses voyages,
Puisqu'il n'était pas le même mensonge
Qu'on enseignait dans leur village ;
Et le navire auprès du bord
Passa, les alléchant vers sa merveille,
Sans que personne, entre les treilles,
Ne recueillît les fruits de chair et l'or.

Émile VERHAEREN (1855-1916)
(Recueil : Les vignes de ma muraille)


Quimper

Ce qui me charme en toi, Quimper de Cornouailles,
C'est qu'une âme rustique imprègne ta cité,
Que les champs sont chez eux au coeur de tes murailles
Et que, né paysan, ton peuple l'est resté.

Tes rivières te font un collier de sonnailles
Et dans leurs reflets verts mirent le quai planté
Dont tes Nausicaas, blondes du blond des pailles,
Aspergent le granit d'eau vive et de gaîté.

Le soir, à l'heure intime et bleue où les toits fument,
Quand se tait l'angélus aux clochers qui s'embrument,
Un grêle biniou chevrote un air léger ;

Et, sur le bord de l'ombre où se dissout la ville,
Le Mont Frugi s'accoude ainsi qu'un vieux berger
Qui rêve sous la lune à quelque jeune idylle.

Anatole LE BRAZ (1859-1926)
(Recueil : Poèmes votifs)
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MessageSujet: Re: Amis de la poésie, bonsoir.   Lun 1 Oct 2007 - 17:36

Il a fallut que je déniche ça dans une publication très catho très tradi (le CEP, nid de créationistes (c'est tintéressant), n°38 ) . Les notes de bas de page sont d'eux. C'est un poème d'un anarchiste, de 1945. C'est 'sociétal'. C'est hallucinant, je suppose qu'il vous fera le même effet que moi. Et ça en dit long, tant de préscience, long sur la clairvoyance, sur des 'phénomènes' qui apparemment sont... longs.

Il est écrit sur deux colonnes, ce que j'ai essayé de reproduire ici. J'imagine que ça se lit dans cet ordre, 'horizontalement' (et non une colonne après l'autre), mais c'est probablement libre...

Le programme en quelques siècles1
Armand Robin 2

On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.


......................................... On supprimera le sublime
......................................... Au nom de l'Art
......................................... Puis on supprimera l'art.

On supprimera l'Ame
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison


......................................... On supprimera les Ecrits
......................................... Au nom des commentaires,
......................................... Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la justice.

......................................... On supprimera le Saint
......................................... Au nom du Génie,
......................................... Puis on supprimera le génie.

On supprimera l'Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.


......................................... On supprimera le Prophète
......................................... Au nom du Poète,
......................................... Puis on supprimera le poète.

On supprimera l'Esprit de Vérité
Au nom de l'esprit critique,
Puis on supprimera l'esprit critique.

......................................... On supprimera l'Esprit
......................................... Au nom de la Matière,
......................................... Puis on supprimera la matière.

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du Sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots.

.......................................... Au nom de rien on supprimera l'Homme,
.......................................... On supprimera le nom de l'Homme.
.......................................... Il n'y aura plus de nom,
.......................................... Nous y sommes.


**************************************





1 Écrit en 1945 et publié alors par la Fédération anarchiste.

2 Poète breton d'origine paysanne, mort en 1961. En 1945, Robin venait d'être « épuré » par Aragon (toujours la vieille antipathie des communistes envers les anarchistes !). Mais à part la dernière strophe, marquée par le pessimisme d'une révolte désespérée, ce poème aurait pu être écrit par un chrétien lucide sur ce qu'allait devenir la culture et la littérature d'après-guerre.

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Celui-ci je l'ai fait avec mes petites mains.. Il date un peu.

Le Gros Mur à Sharon




l'Omnivore Sobriquet


Quelle est donc cette enceinte, qui atterre la vie sainte ?
Quelle est donc cette virgule, qui macule, mure et revient ?

La gaine infecte ~ l’implant chacal ~ l’outrant vilain
La corolle sale ~ la cravate louche ~ le carcan pire
Le chalut con ~ le gant béton ~ la ballade sèche
Les grappes de rien ~ le saturnin ~ l’engouement long.

Le lasso pro ~ ligne abrasive ~ la herse huppée
La dalle qui palpe ~ la pelote crade ~ la patte exprès
La colle horrible ~ l’embrasse immonde ~ le tamis près
Palissade chic ~ le séchoir torve ~ l’étui laissé.

Le tourment moche ~ la clôture ivre ~ l’œil laid ~ l’encoche
L’encolure lisse ~ le tourment rêche ~ et long garrot
L’étrange placard ~ le rameau sec ~ l’archipelag

L’ours vert ~ l’ampute sourde
L'âme enclave
L’étrangle
La grappe soude ~ l’accroche ~ la frise
L’anti-cloche ~ l’air nasse
Le fil toxique ~ le collier poisse ~ la raclure boche.
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