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Post mortem nihil est
 
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 Peinture, Graphisme, Sculpture, Photo, Architecture ... etc

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MessageSujet: Re: Peinture, Graphisme, Sculpture, Photo, Architecture ... etc   Sam 14 Fév 2009 - 9:16


Simplicius a écrit:
La photo est très belle, Simplicius.

Le texte de Dostoïevsky - que j'avais lu ici en son temps sans y réagir alors - me paraît absurde, spéculant dans la direction diamétralement opposée à celle qu'indique la peinture. À côté de la plaque, en quelque sorte. Missing the point entirely.

Il me fait d'ailleurs fortement penser à ce que vous avez posté ailleurs sur le nihilisme et Nietzsche, et relever du même malentendu fondamental que celui que je discerne à travers tous les auteurs cités dans le texte, aussi bien ceux relevant plus ou moins dudit "nihilisme", ceux l'annonçant avec inquiétude et ceux l'analysant pour le vaincre s'y trouvant également trempés. (Sauf peut-être Heidegger.) De telle sorte que ce type de pensée me paraît plus fonctionner sur un mode épidémique que sur un mode réellement conscient, quelque mal qu'on se soit donné à l'époque et depuis pour l'expliquer et se garantir contre lui, et qu'on s'y abandonne ou qu'on le rejette. Ce qu'il fallait, il me semble, c'était sortir totalement du système mental qui l'engendre. De là seulement on pouvait avoir un point de vue fécond.

Je réponds ici à la peinture et au commentaire, pas à votre citation sur le nihilisme, bien sûr — je le fais parce qu'avec le commentaire de la peinture du gisant, on est en plein dans cette problématique.

En effet c'est bien de la peinture qu'il s'agit : Dostoïevsky spécule à partir de l'aspect physique du modèle, de la forme écrasée du tableau (due sans doute à des contraintes architectoniques), et enfin de sa conscience du fait que c'est le Christ qui est représenté. Ce que son commentaire révèle n'est pas interne au tableau mais consubstantiel à la nature de sa propre foi : une foi si sujette pour sa survie au moindre souffle de vent, à la moindre suggestion inquiète, qu'on s'interroge sur son existence. Non que la foi soit certitude, ces deux choses existent sur des plans différents. Mais à coup sûr elle doit être force, et s'il suffit d'une représentation picturale pour ébranler la sienne, elle ne pesait déjà pas lourd. J'imagine que ce qu'il décrit a parfaitement pu être perçu par les contemporains de l'œuvre d'art sans les mener aucunement aux conclusions qu'il en tire. La question est de résider dans l'être, pas dans l'apparence. Dans l'esprit, pas dans la chair. D'ailleurs les représentations picturales de la décomposition charnelle dans l'art religieux (bien plus anciennes que Holbein, de sorte qu'on ne peut même pas accuser une hypothétique crise de foi sous la Renaissance) sont légion, et toutes ont pour fonction justement d'affirmer la souveraineté du permanent à travers l'éphémère. Quand bien même l'image du Christ se réduirait à un morceau de clavicule tombant en poussière, la chose représentée n'en resterait pas moins le Christ dans sa splendeur totale.

À ce type de spéculation inquiète finalement très matérialiste, Chesterton (dont je reconnais les limites mais aussi le pragmatisme salutaire) avait apporté des réponses précieuses.
Vous remarquerez d'ailleurs que j'oppose à dessein matérialisme et pragmatisme.

C'est pourquoi j'ai naturellement tendance à associer les deux images que vous avez postées à des époques différentes : le Christ de Holbein et le poilu assis au centre de la place, si seul au monde et imprégné d'une sainteté angélique. Le poilu représente ce que le Yi King appelle "l'être abandonné", offert à la volonté divine, fût-il rejeté par le monde entier et promis aux plus sombres dangers. Quelque chose en lui triomphe justement à travers ce dénuement total. Les deux images se répondent, chacune complétant l'autre. Ce qu'elles affirment, Dostoïevsky ne l'a pas vu, mais ce ne devait être un mystère ni pour Holbein ni, j'en suis certaine, pour beaucoup de ses contemporains.

Tenez. Ce rapprochement des deux images, c'est moi qui le fais, c'est moi qui vois la similitude. Il s'agit aussi, en quelque sorte, d'une spéculation. On n'est pas obligé de partager mon interprétation. Mais dans ce cas, elle n'est pas moins pertinente que celle, désespérée, de Dostoïevsky. Dans les deux cas, l'interprétation des images ne fait que révéler notre structure intérieure à tous les deux.





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Simplicius a écrit:
Nada a écrit:
La photo est très belle, Simplicius.
Il est des images qui sont comme des apparitions. Le temps d'arrêt que celle-ci demande renvoie étrangement à celui que traverse ce simple soldat de 14 assis comme désabusé sous ce lampadaire où est posé son vélo posé qu'on croirait sorti sorti d'un film de Tati, entouré de cette mer de pavés en granit. Lui trouvant une synchronicité secrète avec mon ressenti à ce moment là sur ce forum, je ne pus que déposer cette photographie là sans un mot.

Car c'est bien un moment de dépouillement, oh certes il n'a point la grâce sensuelle qui peut émaner de cette sculpture baroque du Bernin appelée "tranverbération de Sainte Thérèse", mais dans la vie du commun des mortels ces moments-là nous prennent le plus souvent par surprise. Et pour qui se laisse porté par une sorte de primitivité du sentir, il nous donne à voir cet instant où faire silence s'impose, encore plus quand tout autour de nous ce n'est que bruit et fureur d'une époque.

En tout cas c'est la poésie que j'y trouve ("la muse, dira Blanchot évoquant Supervielle, ce n'est pas la Mémoire, c'est Oublieuse Mémoire") et je suis content qu'elle vous ai plu aussi, nous confiant ce rapprochement hardi entre dépouillement et dépouille (celle du Christ, montré ici de manière crue, on croirait un cadavre dans un tiroir de morgue, ce type de représentation au passage est assez rare, pour ne pas dire unique alors, dans l'iconographie chrétienne concernant ce personnage précis, on est quand même loin, très loin du corps descendu de croix sur lequel se penche dans une peine infinie une mater dolorosa).

J'imagine sans peine que cette vision hallucinée du Christ, hallucinée justement parce que d'un réalisme troublant, pourrait déranger certaines sensibilités, soit par sa raideur cadavérique considérée comme peu longtemps soutenable à contempler, soit parce que le Christ, dont l'adoration est au cœur de la foi chrétienne, ne renvoie pas spontanément à ce type d'image.

Si je vous accorde que ce tableau se suffit à lui-même pour offrir une présence pleine et entière, à savoir, comme vous le décrivez finement, faire passer une splendeur du corps "à travers ce dénuement total" (Jésus lui même faisait de la chair l'enracinement de la vie spirituelle : "Le Christ nous le donne en exemple [s'il rencontrait le Samaritain sur la place du marché] parce que c'est un homme qui vit sur le plan des échanges matériels et qui, grâce à cela, est capable aussi de considérer le corps humain, en tant que tel, indépendamment de ses titres, de sa valeur connue, morale ou sociale, de sa race, est un être de valeur puisque c'est un être d'échanges possibles. Cela fait partie d'une manière de voir l'humanité dans la vie de relations où toute relation, si matérielle soit-elle, est à l'image d'une autre relation, d'une autre alliance annoncée par Jésus : celle de la charité coexistante et présente, quoique invisible, à toute rencontre humaine juste - c'est-à-dire lorsqu'un homme libre se comporte vis-à-vis d'un autre de façon à le rendre plus libre. L'amour vrai ne crée aucune dépendance, aucune allégeance" dira Dolto dans un entretien reproduit dans L'Évangile au risque de la psychanalyse t. II, Points p. 162), je suis en revanche surpris que vous avez pris le texte de Dostoïevski comme un "commentaire" du tableau. Tout d'abord parce que l'interprétation d'un texte ne peut éviter l'examen du genre auquel il appartient. Ensuite parce que ce texte en regard du tableau était présenté en préambule comme un "exemple d'ekphrasis".

Je voulais par là illustrer la sentence deleuzienne sous-titrant cette rubrique de forum ("une image ne vaut que par les pensées qu'elle donne"), et par là inviter tacitement un ou deux intervenants postant sur ce fil à nous faire part de leurs impressions (quelques lignes peuvent suffire) sur le tableau, la photo ou l'illustration qu'ils auraient mis en "coup de cœur". Sinon c'est comme les fils où certains se contentent de juste mettre le titre de bouquin ou de film, je ne vois pas trop l'intérêt personnellement. Il était évident, vu que nous ne sommes pas sur un forum d'étudiants en littérature (John dirait lis-tes-ratures), qu'il s'agissait de traiter l'ekphrasis comme figure littéraire (sinon j'aurais pris un exemple plus connu comme "le petit pan de mur jaune" dont parle Proust au sujet de la Vue de Delft par Vermeer, "le plus beau tableau du monde", afin de restituer l'émotion, ou plutôt le saisissement, de Bergotte mourrant face à la luminosité changeante planant sur ce paysage urbain).

L'extrait de L'Idiot de Dostoïevski n'était donc en rien une analyse descriptive de tableau, sinon j'aurais mis un texte de Daniel Arase par ex. Il illustrait une vérité simple, à savoir que découvrir véritablement un tableau c'est aller à sa rencontre. Et que chaque rencontre est particulière. Comme il s'agit en plus d'un roman, il est bien évident que ce passage ne s'éclaire qu'en regard de celui-ci, dans son "accord" avec la tonalité générale. Ce que vous reprochez au texte scolaire de Granier sur le nihilisme (mis sur le long fil sur Nietzsche afin de débroussailler certains contresens pour ceux intéressés) est donc injuste concernant une écriture artistique et non point théorisante.

Car justement nous avons affaire à un univers romanesque qui n'a jamais caché concernant son personnage principal "ce type de pensée (...) sur un mode épidémique" : il la montre mais ne démontre rien là-dessus, ce qui fait toute la différence. Il y a bien sûr un rapport trouble au corps chez cet écrivain slave dévoreur d'absolu et le prince Mychkine est en partie autobiographique. Notamment quand il s'exprime ainsi lors de la soirée chez les Epantchine, juste avant son attaque d'épilepsie, au moment de l'extase suprême :

Citation :
Je n'ai pas le droit d'exprimer ma pensée, il y a longtemps que je l'ai dit (...). J'ai toujours eu peur, avec mon allure ridicule, de compromettre ma pensée et l'idée principale. Je n'ai pas le geste. J'ai toujours le geste contraire, et cela suscite les rires et rabaisse l'idée. Je n'ai pas non plus le sens de la mesure, or c'est capital ; c'est même le plus capital... Je sais qu'il vaut mieux pour moi rester assis et me taire. Quand je me recogne et me tais, je parais même très raisonnable, et en outre je réfléchis. Mais aujourd'hui il vaut mieux que je parle ; j'ai pris la parole, parce que vous me regardez avec bonté ; vous avez un si bon visage ! J'ai promis hier à Aglaé Ivanovna que je garderais le silence toute la soirée... Mais il y a des moments où je me dis que j'ai tort de penser ainsi : la sincérité vaut bien le geste, non ? (IV, 7)

Si j'ai cité ce passage de cet héros principal apparemment pas très à l'aise dans sa peau, avouant la difficulté inhérente à cette pensée de la forme et du geste en tant que don de s'exprimer tout entier, ce n'est pas gratuit mais pour souligner un des pivots de l'esthétique dostoïevskienne.

En effet, dans sa représentation de l'Orient et de l'Occident, l'Européen, le Français en particulier, est opposé au Russe précisément en tant que type humain possédant des formes magnifiquement définies, établies avec assurance, alors que les Russes, pour ce qui les concerne, n'arrivent absolument pas à se trouver une forme convenable parce qu'ils sont "trop richement doués et de trop de côtés". Le talent de FMD est d'ériger un défaut personnel en caractéristique nationale et d'invoquer celle-ci en signe de supériorité (il ne révèle donc pas que sa "structure intérieure" mais la transfigure).

Vertigineuse dialectique, miroir tendu à son époque tourmentée (tension bien restituée dans l'adaptation cinématographique du Joueur : Vingt-six jours de la vie de Dostoïevski d'Alexandre Zakhi, 1980), pour laquelle la révélation anticipe sur la forme, et où l'expression sincère et vivante, à l'image de la jeunesse de son peuple, l'emporte sur celle conventionnelle et truquée de la bonne société russe imitant l'Occident. Car pour cet écrivain, à partir d'un certain degré d'autonomie, les formes se détachent des forces qui les ont engendrées, marquant ainsi la saison d'automne d'un peuple (Cioran, Roumain exilé en France, aura de même ce type de jugement pour la langue classique française bien qu'il l'ait étudiée longuement afin de traduire avec nuances tous les mouvements de sa pensée).

Désolé Casta-Nada d'avoir été bavard comme un pépé assis dans un square sur ce point de détail, c'est que pour moi il n'avait rien d' "absurde" ou d' "à côté de la plaque". L'inquiétude palpable (que je ne trouve pas pour ma part à la finale "matérialiste") dans ce passage n'avait rien d'une foi aisément ébranlable, elle était au contraire une sorte de mise en abyme du roman, et puis une foi qui ne doute point est-ce une foi sincère ?

Je ne m'attendais d'ailleurs pas le moins du monde à ce quelqu'un réagisse sur ce qui n'était après tout qu'un extrait de roman en regard d'une toile. Votre lecture des deux images invite néanmoins à les méditer différemment et j'apprécie votre intervention à ce sujet (je ne réponds pas sur le nihilisme ici pour ne pas alourdir).

Citation :
C'est pourquoi j'ai naturellement tendance à associer les deux images que vous avez postées à des époques différentes : le Christ de Holbein et le poilu assis au centre de la place, si seul au monde et imprégné d'une sainteté angélique. Le poilu représente ce que le Yi King appelle "l'être abandonné", offert à la volonté divine, fût-il rejeté par le monde entier et promis aux plus sombres dangers. Quelque chose en lui triomphe justement à travers ce dénuement total.

Vous ne donnez qu'un clef concernant cette association complémentaire mais cela s'y prête bien : une brève indication suffit à ceux qui parcourent le labyrinthe jusqu'à la chambre centrale.

Pour finir, n'ayant pas pas la perspicacité du prêtre-détective Père Brown (dont l'intégrale des Enquêtes est sortie en nov. 2008 chez Omnibus nous apprend blog consacré à cet auteur), j'avoue humblement n'avoir pas très bien compris l'allusion aux "réponses précieuses" de Chesterton face au matérialisme, son pragmatisme (je crois, par recoupement avec un ancien post, que vous faites référence à l'essai Le paradoxe ambulant) me semblant somme toute relatif, et sous-tendant un anti-intellectualisme. Mais je creuserais plus avant cette question.
Je vais vous faire une confidence (c'est drôle de dire ça ici), puisque vous me faites le compliment de me répondre si longuement.

Bien que je ne renie pas le sens et la sincérité de ma réponse précédente, je plaide coupable sur les divers points que vous énoncez. J'attendais d'ailleurs que vous me répondiez à peu près ainsi. C'est une chose que je remarque entre nous : quand je ne saisis pas bien ce que vous écrivez, ou que je me sens en décalage, je pars dans des directions dont je sais qu'elles m'apporteront de votre part une réponse qui éclaircira pour de bon ce que vous cherchiez à exprimer auparavant. Ne croyez pas pour autant à une manipulation, même légère : tout cela se fait naturellement. Ce n'est pas la première fois que je le remarque.

Cela dénote d'ailleurs que botter en touche vous est étranger, ce qui est une rareté non seulement sur les fora mais aussi dans toute autre forme de communication. Les gens qui savent approfondir sont si rares ! J'apprécie cela chez vous.

Je n'ai pas lu Dostoïevsky, et je reconnais aussi ce que mon rapprochement entre le commentaire du tableau et votre citation ailleurs sur le nihilisme a d'artificiel. Toutefois il n'est pas totalement insensé. Maintenant je ne maîtrise pas suffisamment les arcanes de l'âme russe pour dialoguer avec vous sur ce point. Mais l'aveu que je désire vous faire est celui-ci, d'ailleurs vous l'aviez probablement deviné : je n'avais pas réellement réagi au texte, mais au titre que vous y aviez accolé, disant qu'une telle vision pouvait faire perdre la foi. C'est cela que je trouvais absurde; le texte ne présentait pas cette absurdité de façon si brutale.

Je suis contente aussi que vous ayez si bien saisi les raisons pour lesquelles je rapproche spontanément les deux images. Je mentirais si j'omettais de vous dire que je vous ai vu, vous-même, au milieu de cette place (la place de l'Odéon je crois), quand vous avez postée celle-ci.

Vous pouvez desserrer vos bandes molletières, le café du Petit Suisse n'est pas loin, et il y a du bon vin à boire.

Et pour ceci :
Citation :
nous confiant ce rapprochement hardi entre dépouillement et dépouille
Vous méritez même du rab.

Edit : sur le pragmatisme de Chesterton, je parle d'un pragmatisme spirituel et je ne me réfère à aucun essai, juste à ma lecture de cet auteur. Ce pragmatisme spirituel n'est sous-tendu selon moi par aucun anti-intellectualisme, en revanche Chesterton me paraît une des réponses les plus claires et les plus cohérentes faites au nihilisme, même si sur l'analyse de chemins spirituels autres que le christianisme il me paraisse s'être pas mal fourvoyé. Il n'en a pas moins évité les pièges où sont tombés (me semble-t-il) les autres en se plaçant légèrement à côté de leur champ dialectique. En cela sa pensée, assez atypique, se rapproche-t-elle de la conception chamaniste (en l'absence d'un terme plus précis, "primitive" m'a tentée mais serait pour le coup très maladroite) et ne peut à mon avis être comprise dans son essence si l'on omet ce détail. Je développerais si j'avais le temps mais ce serait alors pour un autre fil.


Dernière édition par Active X le Jeu 24 Déc 2009 - 12:12, édité 2 fois
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jazza
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MessageSujet: tout simplement magnifique!   Mer 4 Nov 2009 - 5:18

Une jeune artiste ukrainienne russophone qui dessine sur le sable avec des mains, racontant une histoire.Dommage que vous pouvez pas comprendre les paroles des chansons car son dessin va avec....

Parlant même pas de concept que je trouve génial, c'est tout simplement magnifique!
( en fait, il y en a plein,les dessinateurs sur sable, en plus, pratiquement que des filles, mais celle-là a un truc en plus qui fait qu'on a la larme à l'oeil la regardant....)
Elle s'appelle Ksénia Simonova