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 Sociologie du forumeux

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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 30 Mar 2007 - 1:35

Voilà un topic bien intéressant!
Bon j'me lance

- 23 ans
- ancien étudiant en Journalisme/Audiovisuel
- Pigiste pour le site web d'une grosse chaîne de télé du câble
- Revenus: hyper variables de 200 à 1300 euros nets
- Situation: célibataire toujours entretenu par ses parents
- Origines: parents ayant quitté la Tunisie profonde pour gagner leur vie au début des années 80 avec un père entrepreneur arrivé clandestinement en France et une mère au foyer.
- Origines des parents: père, fils de branleurs intégraux jusqu'à nos jours et mère, fille d'un important commerçant local
- Vit dans une zone résidentielle de la proche banlieue parisienne après avoir taté 15 ans de cité et de pisse dans les ascenseurs.
- A la recherche de moi-même et d'un avenir à se construire. Pessimiste de nature. Très tenté par le vote FN, alors que mes collègues passent à longueur de journée à traiter le Pen de facho!

Putain que ça détend, ce genre de topic :o
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2boblack
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Mer 18 Avr 2007 - 19:54

gregory 27 ans

paris 19em

geometre topographe

habite avec sa mere et sa soeur en hlm ( cité ouech ouech gros)

je suis le seul a bosser chez moi

j'aime la photo la muscu paris l'aviation (donc l'armement)

je me suis inscrit sur un site de rencontre pour "demonter" plein de gonzesses.. car j'aime pas trop les lieux ou il y a des filles..

je porte souvent des marcels

je vote bayrou je suis pro europeen

je suis pour une militarisation de la société

quand j'ecoute de la musique je m'imagine aux commande d'un rafale en train de larguer des missiles...

mes patrons sont communistes

je suis tres inteligent je suis pas manuel j'ai un coté "feminin" donc

je me lave le jeudi (sauf en été bien sur ce serait insuportable...)

je suis souvent monomaniaque (4500 photos de paris - 600 abdos chaque soirs - etc.. toujours dans l'extreme...)

je regarde enormement de films de cul j'aime les filles qui ont des look de putains (talons grand ongles demarche de trainee maquilage trop voyant etc..)

je suis tres long a jouir je peux limer pendant 30 minutes sans m'arreter et j'en suis tres fier..

j'ai un chat et un chien et une barre de traction et de tres beaux pectoraux..
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hilbert
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 11:20

Evola a écrit:"je partage le monde en deux classe ;ceux qui ont des diplômes et ceux qui ont de l' honneur".
Je fais partie de la seconde classe,le diplôme ?J' en ai mais il ne dit riens de la personne
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Underachiever
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 12:38

- Ergonome freelance (conditions de travail, aménagements de postes...)
- DESS ergonomie cognitive
- revenus mensuels nets : variable... environ 1800 euros
- 26 ans
- En couple
- Père : technicien retraité de la pétrochimie
- Mère : retraitée après avoir été femme de ménage et longtemps mère au foyer.
- Origines paternelles : père chef de gare tendance communiste et anti-clérical et mère femme au foyer (origines italiennes pour les deux)
- Origines maternelles : père mineur et mère au foyer (origines polonaises pour les 2)
- J'habite un petit village et je vais prochainement migrer sur marseille. Hors déplacements, réunions, etc. je bosse à domicile.

----------------------------------------------------------------

caniche de pavlov a écrit:
j'ouvre ce post pour jauger un peu le panel socio professionnel de ce forum
bien que je ne m'attende pas à y trouver beaucoup d'ingénieur ni d'agrégé de lettres classique
on sait jamais

Mon pauvre ami... Penser qu'un niveau d'études ou une profession soit le determinant essentiel des aptitudes intellectuelles... C'est ça qu'on t'apprend à science-popo?
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JOHN
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MessageSujet: SUICIDE ET ESPOIR   Ven 27 Juil 2007 - 15:24

milla a écrit:
Cependant, si j'analyse ou j'en étais à l'époque, et ou les gens que je connaissais en était avec leurs états d'âmes psycho-affectif, je pense que chaque héroïnomane est un candidat au suicide...qui ne s'assume pas.
Dans un sens voisin, il y a ce passage (plutôt bien vu) de Houellebecq dans La possibilité d’une île (2005), p. 392 :
Citation :
Le plaisir sexuel n’était pas seulement supérieur, en raffinement et en violence, à tous les autres plaisirs que pouvait comporter la vie ; il n’était pas seulement l’unique plaisir que ne s’accompagne d’aucun dommage pour l’organisme, mais qui contribue au contraire à le maintenir à son plus haut niveau de vitalité et de force ; il était l’unique plaisir, l’unique objectif en vérité de l’existence humaine, et tous les autres – qu’ils soient associés aux nourritures riches, au tabac, aux alcools ou à la drogue – n’étaient que des compensations dérisoires et désespérées, ces mini-suicides qui n’avaient pas le courage de dire leur nom, des tentatives pour détruire plus rapidement un corps qui n’avait plus accès au plaisir unique. *
* + dans Extension du domaine de la lutte (1994), p. 173 :
Citation :
L’idée me vint peu à peu que tous ces gens – hommes ou femmes [pensionnaires de la clinique psychiatrique] – n’étaient pas le moins du monde dérangés ; ils manquaient simplement d’amour. Leurs gestes, leurs attitudes, leurs mimiques trahissaient une soif déchirante de contacts physiques et de caresses ; mais, naturellement, cela n’était pas possible. Alors ils gémissaient, ils poussaient des cries, ils se déchiraient avec leurs ongles.

Tatave a écrit:
Pour en revenir aux posts de Milla.
(...)
Passé le stade adolescentin de la défonce, on peut, tout de même, garder le désir centrifuge d’un ailleurs pas vraiment défini, puisque c’est seulement dans l’utopie, étymologiquement le "non-lieu", que peut véritablement résider un espoir.
Dans un sens voisin (ou complémentaire) il y a ces passages de Cioran (1911-1995) dans ses Cahiers, p. 518, 534, 627, 667, 948 :
Citation :
« 7 juillet [1967] Tout présent est déjà mort. Il n'y a de vivant que l'avenir. Cela est si vrai qu'on ne peut agir qu'en oubliant l'aujourd'hui pour ne songer qu'à demain. Le remords, tourné vers le passé, est le grand ennemi de l'acte.
Le secret de l'ici-bas, je dirais le miracle, ce n'est pas l'espoir, c'est la possibilité d'espérer. La vie s'épuise dans cette possibilité, la vie est cette possibilité même. » (p.518) *

* + dans Écartèlement (1979), chap. « Ébauches de vertige », IV :
« L’espoir est la forme normale du délire. »

« L'entreprise de vivre et de mourir aurait-elle une base réelle, serait-elle autre chose qu'une illusion étoffée, qui la mènerait jusqu'au bout ? Ce qui la rend alléchante, c'est sa nullité intrinsèque et sa qualité d'univers. Elle est tout parce qu'elle n'est rien. » (p.534)

« Quand on regarde en avant, on arrive nécessairement à un résultat, si médiocre, si illusoire soit-il. Être pratique c'est d'ailleurs cela et rien d'autre. C'est pourquoi remâcher son passé n'a jamais réussi à personne. L'idée chrétienne de la vie après la mort est essentiellement pratique, « prospective ». On s'accroche à l'avenir, on vit dans le projet, devant soi précisément. Le christianisme est tout ce qu'il y a de positif. Quoi d'étonnant qu'il ait été si entreprenant dans sa carrière historique et qu'il ait toujours favorisé l'action ? » (p.627)

« On parle de réussite, de réussite.
Chaque instant qui passe est un échec. Je crois que l'essence du temps est échec, et c'est pourquoi le temps est si prenant, si entraînant aussi. On ne sait quelle forme prendra cet échec, on en ignore le visage. Et cette ignorance fait le « charme » de la vie. » (p.667) (1)

« Tout aboutissement est une impasse, dans la vie aussi bien que dans l'art.
En tout, il s'agit de laisser une porte ouverte vers l'avenir par l'inachevé. » (p.948)
(1) + Céline (1894-1961) dans Rigodon (1961), p.224 :
Citation :
Si on savait ce qui vous attend, on bougerait plus, (…) pas savoir [sur ce qui nous attend] est la force de l’homme et des animaux…


Dernière édition par JOHN le Ven 18 Juil 2008 - 21:26, édité 2 fois
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Jul le Marteau
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 15:56

caniche de pavlov a écrit:
j'ouvre ce post pour jauger un peu le panel socio professionnel de ce forum
bien que je ne m'attende pas à y trouver beaucoup d'ingénieur ni d'agrégé de lettres classique
on sait jamais

C'est beau les à prioris négatifs....
Sinon, pour ma part, ce que je fais dans la vie? Je m'occupe de mes affaires.
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laurent666
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 16:34

Ritoyenne a écrit:
caniche de pavlov a écrit:
j'ouvre ce post pour jauger un peu le panel socio professionnel de ce forum
bien que je ne m'attende pas à y trouver beaucoup d'ingénieur ni d'agrégé de lettres classique
on sait jamais
Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
Si, c'est très intéressant de savoir d'où parlent les autres.

D'ailleurs si caniche de pavlov, et tous les nouveaux en général pouvaient se décrire dans "Sociologie du forumeux", ça serait très bien. C'est valable aussi pour les pas nouveaux, mais qui ne l'ont pas fait (hilbert, JOHN, etc.)

D'avance, nous les remercions.

---------------------------------------------------------------------

Colonel Jul a écrit:
En quoi ce serait interessant? Dans la mesure où on peut mettre tout et n'importe quoi dans le descriptif...
Parce qu'il n'y a pas d'incitation à mettre n'importe quoi, vu que ça n'est pas obligatoire. C'est grâce à la "common decency" orwellienne. Tu peux lire Michéa pour le comprendre.
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Patrick122
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 18:28

- Vendeur préparateur dans un petit magasin/restaurant bio/naturel/artisanal du centre de la capitale.

- Employé non qualifié, revenu net entre 900 et 1000 € par mois (je suis à temps partiel)

- J'habite chez mon père dans le 20ème, dans un des coins les plus agréables de Paris (Gambetta)

- Etudes : je n'ai que le Bac S, passé à l'arrache (10,02 - mais je n'avais pas révisé du tout). Si c'était à refaire, je ne l'aurais pas passé, mais je venais d'avoir 16 piges et je me rendais pas compte à quel point je ne suis pas fait pour les études.

- La petite vingtaine (c'est la honte de ma vie : je suis un sale jeune. j'éspère que ça passer avec l'âge.)

- Célibataire (en voie d'endurcissement) sans enfants (2 expériences de vie de couple plutôt réussies mais qui ne m'ont pas donné envie de recommencer)

- Père (malgré lui) gauchiste endurci mais plutôt sympathique au demeurant, pas toujours agréable à vivre à cause de son enfance difficile qui l'a rendu trop diplomate, trop tolérant, ne supporte pas qu'on élève la voix... mère petite-bourgeoise hédoniste qui a fait les beaux-arts et fac de psycho (les deux avec succès) et qui gagne sa vie en faisant des ménages et du babysitting au fond du fond du Périgord.

- Parents séparés depuis que j'ai deux ans 1/2, j'ai vécu avec ma mère jusqu'à mes 18 ans, je vis avec mon père depuis

- J'ai connu Soral par hasard, c'est un pote du front (fn) qui m'en a parlé avant les élections : "t'as vu ! Soral rejoint Le Pen ! / Soral ? c'est qui ? / comment ??? tu connais pas ????" et voilà

Il y a sûrement d'autres trucs relativement intéressants à dire, mais je sais pas trop parler de moi.
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saturnin12
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 19:06

-Etudiant en Droit. J’ai la vingtaine. Pas encore de projet précis, mais pense faire carrière dans les forces de l’ordre.

-Pour les diplomes, avant de viser la licence de Droit j’ai obtenu un DUT gestion d’entreprise (Bac+2). Deux formations complètement différentes sur le plan des mentalités, de l’éthique, des ambitions, de la culture générale, de l’intérêt pour la politique. Plutot qu’apprendre à être un parfait petit libéral cynique et devoir continuer à calculer le seuil de rentabilité si je délocalise mon usine d’outil de jardin en Chine pour plus de fric (cas pratique standard), j’ai préféré me réorienter en Droit et j’ai ainsi pu apprendre des notions telle que la Nation, l’Etat, la Justice, la Souveraineté, la République, le Gaullisme, les Services Publiques, l’Histoire des Institutions, etc... Je ne regrette pas cette réorientation.

-Revenus : argent de poche des parents pour financer mes études. Je suis conscient que ce n’est pas le cas de tous et je ne me plains pas. Mais je me fais tout de même un devoir de mener une vie raisonnable et simple (à la Ahmadinejad un peu, voyez ? :) ), de mépriser le luxe, le paraître (c’est mon coté « geek »: désintérêt pour la mode, absence de conformisme…).

-Célibataire endurci. Je ne suis pas doué pour la drague et aucune fille ne vient vers moi non plus, donc c’est réglé. Quelqu’un a employé l’expression « moine-soldat » je crois ? Ça me plait bien. Principes moraux comme l’honneur, pas de femme, ni d’alcool, ni de drogue, pas de matérialisme… Enfin sauf que je n’ai pas vraiment commencé à « me battre » moi. Mdrrr

-Habite et a été élevé dans une zone intéressante : un village de 500 habitants (campagne profonde, bien qu’en Ile-de-France), pas très loin d’une grosse ville de 30 000 habitants aisés (Des vieux bourgeois droitards purs et durs du genre Neuilly, mais dont les enfants finissent plus ou moins bobos gauchos par esprit de « rébellion »), elle-même proche de plusieurs villes de banlieue (avec cités du genre 9-3). Très pratique car ça m’a permis de surfer entre ces différents milieux très différents au cours de ma jeunesse.

-Origines paternelles : Moyenne bourgeoisie provençale et catholique, plutot de droite de tradition. Ascension sociale intéressante car ancêtres simples vignerons (génération n+3). king Lui : Doué pour les études, a fini ingénieur dans la fonction publique. Non croyant. Vire à gauche ségoliste depuis que l’UMP est au pouvoir. Me semble parfois devenir un peu bobo, mais en guise de thérapie j’ai réussi à lui filer un abécédaire de Soral qu’il est son livre de chevet actuel. (Suspens…)

-Origines maternelles : Moyenne bourgeoisie parisienne, famille également très à droite. :queen: Elle: Médecin. A gauche par réaction contre sa famille conservatrice, ex-soixante huitarde. Non-croyante. Semble virer à droite depuis récemment, uniquement pour le plaisir de contredire mon père qui suit le trajet inverse.
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Le Bon Docteur
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 27 Juil 2007 - 21:04

Profession : Musicien (commence à pas mal travailler)
Guitare-chant (un peu de basse, un peu de piano)
Revenus : RMI (depuis presque 10 ans... Les assistés, c'est moi Siffle )
Etudes : Bac C + Deux ans de fac déprimants
Objecteur de conscience

34 ans

Célibataire depuis... je sais plus...longtemps
Parents : petits/moyens fonctionnaires (divorcés à mon enfance, ça m'a pas plût), 1 petite soeur.
Origine maternelle : père gendarme et mère au foyer
Origine paternelle : petits paysans
Habitat : Hébergé gracieusement par la famille.

Donc situation confortable (même si pas de tunes pour consommer des conneries mais je m'en fous complètement). Tout le temps pour le travail . Rêve de campagne... à voir...

PS : MAGGLE tu avais commencé (un peu tôt) une analyse avec les résultats de ce sujet. Maintenant qu'il y a beaucoup plus de réponses, il serait intéressant de la reprendre. Ou quelqu'un d'autre...?
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Sam 28 Juil 2007 - 3:10

- journaliste, sans emploi

- Bac B, DEUG Histoire

- rev.nets mensuels déclarés : 375 € + APL + impot révolutionnaire ponctionné chez ed, monoprix, BHV et virgin rabbit

- Né sous Pompidou, Fittipladi, Merckx, Nastase et Marc Spitz

- viens de me séparer d'un commun accord

- origines maternelles : petit artisanat breton, grand-père gaulliste, résistant dès 41 (contre les allemands mais aussi contre les salopards de breiz atao), mère "de gauche", croyant que le PS défendra plus les pauvres que la droite, famille élargie très soudée

- origines paternelles : grec-juif (mais pauvre, pas de bol rabbit ) de constantinople, grand-père gaulliste, prisonnier de guerre, stalag 11, père trotsko-krivine, famille marquée souvent par les coups durs.
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Jay
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 8 Fév 2008 - 2:11

Le Major a écrit:
Allons-y, donc :
- Mère de 3 enfants
- Etudes méprisables et méprisées : arrêt brutal en licence d'histoire
- Revenus : congé parental
- née en avril 1975, 32 ans
- Mariée
- incompatible à la vie urbaine
- Pater : aristocratie provinciale...
- Mater : bourgeoisie provinciale...
- Habite un pavillon charmant dans un village de 550 habitants dans la Manche
- passion : Les Mots et l'Ivresse
PFff vous n'avez même pas honte de demander des informations privées afin de nourrir votre voyeurisme. Non Biz
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grib
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Ven 8 Fév 2008 - 9:39

actuellement dans une petite ville pourrie du nord de la france où je vis en couple avec deux des enfants de ma femme, qui suivent des études ou sont au chomage, je ne vois pas la frontière
depuis que je suis born again je suis calme et pondéré je travaille dans une usine PME, l'une des rares qui reste dans le secteur textile, ce qui fait des employés comme moi une mine d'or de productivité, je dois supporter les vannes à deux balles sexuelles qui font rire les ouvriers et rougir les cadres
études néant, je n'allais pas à l'école je trainais avec les clodo sur la cote d'azur à l'époque, il n'y a qu'ici où j'ai retrouvé les fameux tests de qi, j'obtiens 99 donc la moyenne, tests que j'ai fait avec 2,5 grammes d'alcool et en blitzant les réponses juste le temps de lire la question, j'ai plus logiquement 140
je n'ai pas de voiture ni permis, je vais à velo, ma femme aussi, c'est charmant non,
quand j'étais sur paris où je faisais les discours et les rapports aux relations internationales du ministère de la santé, je lisais un ou deux livres par jour, enfin disons que je lisais deux ou trois livres en même temps, pendant plusieurs années je me suis ouvert à la culture et aux arts, étant moi même plutôt créatif
depuis des années je ne lis quasiment plus que Léon Bloy, et j'ouvre un livre de temps à autres, là j'ai sous la main un dantec en poche, je l'ouvrirai peut-être
je ne regarde pas la télé, ne vais pas au cinoche, ni trop dvd, n'écoute pas de musique sauf le week end, je joue aux echecs
je ne vois plus ma famille depuis plus de 10 ans, bien que récemment ma mère m'ayant retrouvé, m'envoie de la thune et que mes soeurs nous invitent à passer l'été dans leur villa azuréenne, ça c'est perso...
s'il n'y avait pas dieu pour endurer, et ma femme pour patienter, je serai mort, c'est pour cela que le réel et l'imaginaire sont équivalent face au néant
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Invité
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Mar 4 Mar 2008 - 18:01

Citation :
Pas forcément toujours d'accord avec vous

Avec qui?
Comme je n'ai pas l'impression que nous soyons d'accord sur tout, le contraire serait inquiétant.
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Corto-
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Dim 15 Juin 2008 - 21:57

Bon, à mon tour (je dois bien faire mes classes)

41 ans, du 10 février 67.
Mariée depuis 7 ans, en couple depuis 11 ans, des jumelles de 5 ans
Pas de revenus
Mari : Architecte
Habitat : quartier relativement élégant 100 carrés anciens grande ville.
Pater : économiste, athée convaincu, ancien soixante-huitard et lecteur de Reich, tendance Besancenot, passionné d'histoire et d'archéologie, issu de la bourgeoisie catholique provinciale, à présent retraité.
Mater : fille de colons de l'ex- Indochine, chercheur en biologie, active politique (verts) et vie associative (droits homosexuels), féministe, athée.
Tous deux retraités
Etudes : en dent de scie (en raison de très graves problèmes de santé chroniques avec plusieurs hospitalisations).
Khâgne lettres modernes, philosophie en Allemagne. 9 ans de précarité et de petits boulots dont intermitente du spectacle (chant, une pièce de théâtre publiée).
Ancien membre d'ATTAC.
Je partage concernant le féminisme les idées de Soral et de Jean Gabard.
Critique de la dérégulation en économie et du déclin de la fonction paternelle.
Actuellement très curieuse : je cherche ma voie.

----------------------------------------------------------------------------------------

Médiator a écrit:
Corto, sans vouloir psychologiser, chose dont nous avions compris que vous aviez en horreur, que veut dire pour vous l'amour maternel ? En quoi cela a peut-être modifié votre vision de la vie ? Et comment ressentez-vous l'amour paternel de votre compagnon ? Lés vérités d'expérience (les seules peut-être), cela importe aussi beaucoup quand on cherche sa voie pour avancer.
Bonsoir Médiator, c'est étrange comme question dans ce forum, mais pourquoi pas ? Se prononcer sur l'amour maternel, chose délicate. Sur le paternel aussi. Parler de ses sentiments c'est gênant... Je prends donc mes précautions : il n'est pour moi d'amour que raisonnable.

J'admets être quelque peu choquée lorsque j'entends un journaliste ou un lecteur demander à un écrivain quels pans de sa biographie l'ont amené à écrire tel ou tel passage de son livre.C'est faire une grande injustice à la littérature mais ce genre de confusion semble être à la mode : il est de mise d'étaler ses histoires privées au grand air de la vie publique, au propre et au figuré, sans souci du risque d'oxydation.

Tâchons quand même de cerner cette notion d'amour maternel tellement montée en graine dans le monde actuel. Toutes ces mamans qui s'en parent comme d'un blason, cela m'incite à la pudeur et à la prudence. Prudence parce que je ne pense pas que l'amour qui aide à grandir, qui respecte, qui ne soit pas violence cachée, soit cette chose tonitruante et gaveuse dont la société marchande fait ses choux gras et dont les femmes aiment à s'enorgueillir - pléthore de bons sentiments et de sucreries...

Nous nous devons dans la relation parentale (comme dans toute relation) de mettre un bémol aux aspect égoistes de ce qu'il est convenu d'appeler l'amour (je préfère à vrai dire les termes d'affection et de responsabilité).
Nous ne faisons pas les enfants pour nous-mêmes, pour compléter notre image, pour nous mirer dans le songe d'un enfant parfait qui serait la projection de nous-mêmes... Nous les éduquons pour en faire des adultes responsables. Je suis assez d'accord sur ce plan avec Aldo Naouri. L'amour parental passe d'abord par l'amour mutuel des époux. Il ne doit pas retenir l'enfant prisonnier du désir de ses parents mais lui permettre d'être à même de transmettre un jour ce qu'il a reçu.

Jamais on n'a autant insisté qu'aujourd'hui sur la notion d'amour dans l'éducation des enfants, jamais on n'a autant imputé à un "manque d'amour" les problèmes qu'ils rencontrent plus tard. Jamais on n'a autant écouté, materné...jamais on ne s'est autant écouté et materné. On croit qu'au nom de ce bon sentiment fourre-tout, on pourrait tout se permettre. Pourtant certains auteurs comme Naouri commencent à mesurer les dégats de cette "religion du sentiment" et de la toute-puissance maternelle qui l'accompagne.

Je dirais que l'amour digne de ce nom ne fait pas de bruit et ne fait pas sa pub. Mon expérience se base sur des lectures, des observations, des réflexions, des conférences, une activité associative,...un ensemble d'informations. Mais en fait c'est une question très vaste à laquelle je ne pourrais répondre en un post. Quand je disais chercher ma voie, je parlais plutôt de mes aiguillages politiques. Au fait, pourquoi vous intéressez-vous à cela ?

PS : J'ajoute et cela n'engage que moi qu'il ne faut pas confondre amour et séduction, surtout avec les enfants.

------------------------------------------------

Médiator a écrit:
Corto, cela m'intéressait de vous le demander - exceptionnellement - à titre personnel - en vous remerciant au passage très sincèrement d'y avoir répondu - pour mieux comprendre non tant votre choix de vie (qui ne regarde personne ici) que comment votre pensée et votre pratique de vie se nourrissaient l'une l'autre. C'est aussi cela chercher sa voie, en tout cas selon moi. Et bien évidemment que le véritable amour, comme dit Paul, "ne s'enfle pas d'orgueil".

Même si ma question ne visait pas sur ce fil particulier à ouvrir la discussion, je vous répondrai rapidement que la libération des moeurs se conforte d'autant plus du credo de détacher du pouvoir l'individualité que cette dernière reste sous sa coupe, et que cette crise morale entre liberté et autorité renvoie outre le contexte historique après-guerre et outre ses diverses manifestations à toute une aliénation au coeur même de la Modernité. Voilà aussi pourquoi je crois que vous confondez causes et effets, ce qui amène inévitablement à des lectures tronquées des mutations socio-politiques. Mais nous reprendrons cela une autre fois, et sur un autre fil, si vous le voulez bien, c'était juste pour vous exposer ma réaction à votre question, même si je vous redis encore une fois mon remerciement à avoir bien voulu examiner franchement et courageusement cet aspect.
Bonsoir Médiator, ce serait très long et franchement ennuyeux pour les forumeux que de raconter une expérience de vie qui m'a effectivement amenée à certaines réflexions et certains engagements. Surtout quand je pense à l'usage invalidant et réducteurs qu'en pourraient faire certaines personnes ( plutôt des femmes d'après mes expériences, confirmées par Soral et Jean Gabard, il y a donc moins de risques ici qu'ailleurs).

J'ai toujours et depuis très jeune senti le rapport entre libération des mœurs et libéralisme économique. J'ai fait les frais de cette libération, de ce libéralisme, sur tous les plans. Ma critique est donc partie de cette expérience.
Quel est le rapport entre libéralisme privé et libéralisme économique, comment se nouent-ils entre eux, comment se rencontrent-ils à un moment précis de l'histoire, c'est ce que je cherche à éclaircir et à préciser sans disposer d'un savoir d'expert

Dans le peu de fils auxquels j'ai participé, j'aimerais savoir quels sont ceux où se révèle de ma part une lecture tronquée des mutations socio-historiques( et en quoi elles sont tronquées). En effet je préfère des discussions qui font avancer vers la vérité à des empoignades où chacun défend son bout de gras comme j'ai pu en voir dans moults forums ( sans parler des trolleurs).

Toutefois je suis par le cœur et de par mes origines encline à défendre la fonction paternelle bien que j'ai conscience que c'est en partie (en partie seulement) par intérêt.

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Nada a écrit:
Pour que les mœurs soient libérées, il faut d'abord qu'elles aient été enchaînées. Il serait artificiel et sophistique de ma part de nier qu'ait eu lieu une libéralisation des mœurs au cours du XXe siècle. Mais les questions que je me pose se résument à celle-ci : dans quelle mesure, au juste, les mœurs anciennes qu'ont remplacées les nouvelles n'étaient-elles "pas libres" ? Dénouement et disparition de tous les liens complexes qui attachent les uns aux autres les membres d'une société doivent-ils obligatoirement être considérés comme une "libération" ? Finalement le terme "libéralisation" est peut-être plus exact car il ne suggère pas une notion d'enchaînement préalable.

C'est une problématique difficile. Car si d'un côté je reconnais qu'il a été bon d'évoluer à partir de certaines rigidités morales des siècles passés, et que j'attends encore qu'on me donne une seule raison sensée de définir le patriarcat comme essentiellement meilleur qu'une situation d'égalité des sexes, les mœurs traditionnelles m'apparaissent souvent vivantes et source de cohésion, non de séparation. Et j'aime cette cohésion, je n'aime pas l'atomisation progressive de l'humanité en monomes insignifiants. En effet, être seul et sans liens équivaut à ne pas exister du tout.

En même temps, je suis comme toujours très sceptique sur le "c'était mieux avant", surtout à propos des affaires morales et familiales. Il me semble que les sacs de nœuds, les souffrances affectives et les contraintes barbares ont toujours été d'actualité. Quelle que soit l'époque ou le lieu qu'on étudie, ça n'arrête pas de se castagner dans les familles (parfois au fil de l'épée, ce qui, vous l'avouerez, arrive tout de même moins souvent désormais), et l'image du clan soudé entre béatitude et tremblements autour d'un paterfamilias en bronze massif me paraît plus relever de l'imagerie Pellerin (à Epinal) que d'autre chose.

Cela fait déjà quelques messages qui me semblent mériter d'être transférés dans leur nouveau fil rien qu'à eux... Sur le thème de l'amour parental par exemple.
Nada, je suis d'accord avec vos analyses à propos de l'atomisation sociale.
En fait le défi pour moi et quelques autres se pose de considérer en quoi nous pouvons à juste titre nous inquiéter à propos de de la déliaison sociale à l'oeuvre aujourd'hui et de ses rapports avec un type d'économie dérégulée sans pour autant être du côté des nostalgiques du passé. C'est souvent ce que l'on entend dire.

Le problème n'est pas tant je crois de se prononcer pour ou contre un présent ou un passé qui seraient mieux adapté à l'homme, plus ou moins propice à son bonheur( la définition de ce dernier variant selon les époques) mais de nous demander quelles nouvelles problématiques fait surgir la situation actuelle. En effet, tout choix, qu'il soit personnel ou social, inconscient ou conscient, implique un renoncement. On ne peut pas être tout à la fois, tout avoir.

Il convient donc de nous poser les questions sur ce que certains auteurs appelllent en s'inquiétant à juste titre le déclin de la fonction paternelle. J'ai parlé de "fonction paternelle" et d'un constat d' évacuation du père dans les sociétés néolibérales occidentalisées : qu'une certaine forme d'autorité soit évacuée et qu'elle appartienne au passé parce qu'elle n'a plus de sens aujourd'hui, c'est une chose. Qu'il faille en conclure que la place du père soit elle-même à évacuer et que l'on puissse se passer de tout "tiers médiateur", voilà ce à quoi des auteurs comme Jean-Pierre Lebrun ou Dany-Robert Dufour nous invitent à réfléchir.

Tirer des sonnettes d'alarme ne veut pas dire que nous soyons nostalgiques du passé (vaste mot qu'il faudrait aussi nuancer) mais nous demander si le type de société vers lequel nous allons avec fatalisme ne met pas en cause des invariants de l'espèce humaine. Je soulève juste la question en espérant que d'autres vont participer.
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Le Bon Docteur
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Mar 17 Juin 2008 - 14:34

Edgar a écrit:
A la lueur de quelques lectures et réflexions récentes, je me demande de plus en plus si plutôt que de déclin de la fonction paternelle, ou de « féminisation », il ne s’agit pas en réalité tout simplement de la négation de plus en plus marquée de l’idée de hiérarchie. Qui incarne l’autorité dans le foyer ? Traditionnellement, le père. On peut discuter de la légitimité de cet état de fait mais il me semble que la subordination de l’ensemble du foyer au père est quelque chose d’omniprésent dans les sociétés humaines. (mais n’y voyons pas de la « domination » comme ce cher Bourdieu).

On peut aussi parler de « respect des anciens », il me semble qu’il y a là aussi quelque chose de récurent. Pour parler en terme guénoniens, les ancêtres seraient « l’autorité spirituelle » du foyer et le père serait le « pouvoir temporel », celui ci tirant sa légitimité du premier.

On peut donc tabler qu’un foyer bien organisé aurait à son sommet les grands parents, comme conseillers et guides. Le père assurerait à la fois la protection vis-à-vis de l’extérieur et le maintient du bon ordre au sein du foyer. La femme serait la pourvoyeuse d’affection, l’organisatrice, la tempérance. L’enfant, enfin, serait « soumis », en tant qu’adulte en devenir, à l’autorité de tous les autres, en suivant la hiérarchie indiquée. Il n’aurait en principe rien à dire sur rien au sein du foyer.

Que se passe-t-il en Occident depuis maintenant un bon moment ? D’abord,a été déniée la légitimité de l’autorité spirituelle. Puis on a considéré l’exercice du pouvoir comme une « domination » si il n’y avait pas de consultation « démocratique ». C’est plus ou moins le processus qui a conduit à l’avènement de la modernité selon Guénon. (j’ai simplifié à outrance, je m’en excuse)

N’est ce pas cela qui se reporte à présent au sein du foyer ?
Les ancêtres sont considérés au mieux avec pitié, au pire comme des boulets séniles. Ce qu’ils auraient à dire ne peut être que « réac ». Les seuls vieux qui font l’objet d’admiration sont ceux qui essaient de se comporter comme des jeunes. Les pères autoritaires sont considérés comme des tyrans, illégitimement détenteur du « pouvoir » sur le foyer.

La démocratie propose l’exercice du pouvoir par le bas, pose comme base que chaque voie en vaut une autre. Et je pense qu’à l’heure actuelle, on en est venu à croire que plus une voix vient d’en bas, plus elle a de choses à dire.

On peut donc facilement transposer l’analyse guénonienne de la décadence occidentale au foyer occidental : il y a eu un inversement hiérarchique. C’est l’enfant qui a été placé au sommet, et l’ancêtre qui a été éjecté. Et l’autorité n’est plus exercée par le père, mais soit par personne, soit de façon désordonnée par n’importe qui, à la manière « démocratique »

Donc encore une fois, je crois que parler de féminisation est faux. C’est de disparition de la hiérarchie qu’il s’agit. De nivellement par le bas. D’uniformisation au plus petit dénominateur commun. Immaturité perpétuelle… Infantilisation. Et, comme pour l’éducation, c’est un cercle vicieux. Des personnes élevées sans (re)pères seront probablement incapables d’en donner, et etc…

Disons pour résumer que ce que nous constatons au sein du foyer pourrait bien n’être en fait qu’une transposition de ce qui se passe à l’échelle de la société : plus d’autorité spirituelle, un pouvoir temporel illégitime et anarchique. Et en définitive, une prise de pouvoir par le bas.
Tiens, je n'y avais jamais pensé de cette manière mais je trouve cette explication très bonne... Bravo
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MessageSujet: Re: Sociologie du forumeux   Mar 17 Juin 2008 - 17:47

Edgar a écrit:
Donc encore une fois, je crois que parler de féminisation est faux. C’est de disparition de la hiérarchie qu’il s’agit. De nivellement par le bas. D’uniformisation au plus petit dénominateur commun. Immaturité perpétuelle… Infantilisation. Et, comme pour l’éducation, c’est un cercle vicieux. Des personnes élevées sans (re)pères seront probablement incapables d’en donner, et etc…Disons pour résumer que ce que nous constatons au sein du foyer pourrait bien n’être en fait qu’une transposition de ce qui se passe à l’échelle de la société : plus d’autorité spirituelle, un pouvoir temporel illégitime et anarchique. Et en définitive, une prise de pouvoir par le bas.
Je crois en effet qu'on se rapproche d'une vision plus claire. Une prise de pouvoir par la bassesse spirituelle, pas nécessairement par le "bas" au sens social, puisque l'autorité est toujours exercée par des classes dirigeantes, qui mettent en œuvre (grégairement, sans conscience, donc sans complot — pas besoin de complot). Le "haut" social, la couche décisonnaire, est animée de visions et de sentiments bas, son action est essentiellement abaissante, nivelante.

Plutôt que de parler de hiérarchie dans le domaine familial, je parlerais de rôles fonctionnels (pas nécessairement essentiels). Disparition des rôles fonctionnels dans la famille et dans la société, c'est déjà regrettable. J'ai autant de méfiance pour la notion d'autorité spirituelle que pour celle de pouvoir temporel. L'assignation de rôles spirituels n'est pas moins arbitraire que celle de rôles de pouvoir temporels, l'important est que les systèmes soient équilibrés en vue de l'épanouissement de chacun dans son cadre social et non indépendamment de lui, et pour cela il n'est pas particulièrement besoin de "spiritualité". On peut être parfaitement heureux dans une société laïque, du moment que les besoins humains fondamentaux sont pris en considération et les personnes respectées quel que soit leur niveau social. Je développerai plus tard car je manque de temps.

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Edgar a écrit:
Nada a écrit:
Je crois en effet qu'on se rapproche d'une vision plus claire. Une prise de pouvoir par la bassesse spirituelle, pas nécessairement par le "bas" au sens social, puisque l'autorité est toujours exercée par des classes dirigeantes, qui mettent en œuvre (grégairement, sans conscience, donc sans complot — pas besoin de complot). Le "haut" social, la couche décisonnaire, est animée de visions et de sentiments bas, son action est essentiellement abaissante, nivelante.
Oui, c'est vrai que je me suis mal exprimé. C'est bien du "bas spirituel" dont il s'agit. En l'occurence, l'enfant et l'adolescent, qui ne savent encore rien et ont tout à apprendre. Comment pourraient-ils apprendre quoi que ce soit si ils n'ont pas le minimum d'humilité nécéssaire face à celles et ceux qui savent ?

Citation :
Plutôt que de parler de hiérarchie dans le domaine familial, je parlerais de rôles fonctionnels (pas nécessairement essentiels). Disparition des rôles fonctionnels dans la famille et dans la société, c'est déjà regrettable. J'ai autant de méfiance pour la notion d'autorité spirituelle que pour celle de pouvoir temporel. L'assignation de rôles spirituels n'est pas moins arbitraire que celle de rôles de pouvoir temporels, l'important est que les systèmes soient équilibrés en vue de l'épanouissement de chacun dans son cadre social et non indépendamment de lui, et pour cela il n'est pas particulièrement besoin de "spiritualité". On peut être parfaitement heureux dans une société laïque, du moment que les besoins humains fondamentaux sont pris en considération et les personnes respectées quel que soit leur niveau social. Je développerai plus tard car je manque de temps.
Oui, je veux bien que tu développes un peu plus (peut-être pas dans ce fil ?). Pour les rôles fonctionnels, je te suis entièrement. Pour la hiérarchie, c'est une pente savoneuse. Je pense être d'accord avec ce que tu dis, parce que pour moi, l'apparente "domination" de l'homme a une contrepartie qu'on ne peut pas voir. Il y a peut-être une hiérarchie apparente (qui choque tant les féministes), mais finalement, je pense que c'est d'équilibre qu'il s'agit.

Pour la suite, en revanche... Est-ce qu'une telle société, laïque, sans principe supérieur, est possible ? (je pourrais même aller jusqu'à dire, souhaitable ?) Là encore, je vais me fier à Guénon : il n'y a visiblement qu'en Occident qu'une telle chose a existé et existe, et nous en vivons les conséquences aujourd'hui. Je ne dis pas qu'on ne peut pas être heureux à l'heure actuelle en occident. Au niveau individuel, c'est surement possible, mais à l'échelle de la société, c'est catastrophique. Enfin, j'attend que tu m'en dises plus avant de me lancer là dedans...
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