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 interdire l'antisionisme?

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Jul le Marteau
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MessageSujet: L'UE antisémitise l'antisionisme   Sam 21 Avr 2007 - 14:31

thomassxb a écrit:

L'UE antisémitise l'antisionisme

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=79766

D'habitude je conchie les gauchistes d'Indymédia et leur judéomanie franche et malsaine (qui sur le coup, frise l'antisémitisme), mais là, y a quand-même un danger.

D'après la nouvelle définition européenne de l'antisémitisme, ne pas accepter le sionisme est une manifestation d'antisémitisme.

Autrement dit, les 2 millénaires de tradition et de mystique juive, sur la valeur salvifique de l'exil, l'attente du Messie, qui fondent le judaïsme de l'après destruction du Temple, sont antisémites. Enfin, il y a de ça. Bientôt, un Rony Brauman, juif assimilé qui se sent bien en diaspora, sera catégorisé antisémite... C'est assez hallucinant.

C'est la première fois qu'une communauté laïque, voire athée, arrive à instrumentaliser la haine d'une communauté contre ses propres valeurs religieuses. Niveau subversion, c'est extra-ordinaire!

En tout cas une chose est sûre, l'Europe contrepoids de l'Empire, laissez-moi rigoler!!! santa
Jusqu'où va-t'on descendre ?
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Jul le Marteau
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Dim 26 Juil 2009 - 19:11

jazza a écrit:
je sais que des discussions semblables ont déjà eu lieu en Argentine où la communauté juive est une des plus fortes (à coté de la France et USA), je ne sais pas de quelle manière elle est aboutie.... si la loi a été votée ou pas. Maintenant, ça y est, cette discussion est en France ! De quoi s'agit-il ? Une loi pour interdire l'antisionisme! Il est clair que le seul résultat qu'ils obtiendront s'ils réussissent, c'est de transformer des gens les plus modérés et tolérants en antisémites... J'aimerais leurs donner un conseil à ces gens là : il faut se soigner je pense, à ce stade....
http://labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=3271

regardez les liens en bas de page...
Que peut-on faire face à cet état fasciste qui ne dit pas son nom ? Le pire, et le plus ironique là-dedans, est la présence du débat autour d'un projet de loi punissant l'antisionisme dans plusieurs pays qui apporte de l'eau au moulin de tous ceux qui croient à, et dénoncent, l'internationale juive.

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MAGGLE a écrit:

Enorme !
Maggle, cet article est beaucoup trop long, je demande ton bannissement.
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MAGGLE
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Lun 27 Juil 2009 - 17:32

Résumé :

Jamais Martin Luther King n'a dit ou n' a écrit:
Quand les gens critiquent les Sionistes, ils veulent dire les Juifs, votre propos est antisémite.

Aux dernières nouvelles, il se serait contenté de le penser. Laughing

Ça ne manque pas de sel quand on sait que la proposition de loi en question s'appelle "proposition de loi Martin Luther King"

Spoiler:
 

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Jul le Marteau a écrit:
Et Marx alors, plagiait Confucius.

"Aujourd'hui, Confucius voterait Le Pen."
Alain Soral.
Nan, c'est Confucius qui a plagié Marx !

Source :

Spoiler:
 
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jazza
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Lun 27 Juil 2009 - 21:20

Oshun a écrit:
MAGGLE a écrit:

Spoiler:
 
Laughing Laughing Laughing
c'est Soral que ça visait... Smile
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MAGGLE
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Mar 28 Juil 2009 - 13:14

Lu ce truc :

http://www.loi-contre-antisionisme.org/Ruffin.pdf

Un tissu de conneries, de perversions et de procès d'intentions rédigé par un bras cassé. Les miens m'en tombent. Très instructif néanmoins.

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jazza a écrit:
à mon tour d'être paresseuse......trop long, surtout que les discussions sur la lutte contre l'antisémitisme, j'en deviens allergique depuis qqs années....
overdose....
un petit résumé ptet?
Morceau choisi (je passerai de temps en temps en choisir d'autres) :

Citation :
La situation de l’extrême droite française est très particulière : elle est fortement structurée depuis vingt ans par un pôle légaliste, le Front National, qui marginalise et a presque fait disparaître les groupuscules plus radicaux. Or, sans doute pour des raisons d’opportunité politique19, le F.N. a nettement infléchi sa position à l’égard des Juifs. Son président se retient désormais de lâcher les plaisanteries au goût douteux qui tendaient à réduire la Shoah à un détail etc…20Il concentre prioritairement ses attaques sur l’immigration.

Cette évolution ne doit pas pour autant inciter à l’optimisme et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ce revirement n’a pas été formalisé clairement : il n’est pas aussi net qu’avait pu l’être en son temps l’aggiornamento de l’extrême droite italienne. Ensuite, les sondages prouvent que c’est dans la frange de l’opinion qui se sent en accord avec l’extrême droite que l’on rencontre l’attitude la plus méfiante voire hostile à l’égard des Juifs.

Surtout, rien n’indique que l’exception française va perdurer : menacé de querelles de chefs, le F.N. peut perdre un jour son unité et sa prépondérance. La prolifération groupusculaire peut reprendre et poser de nouveaux problèmes.

En gros, ces connards qui ont hurlé au danger frontiste reconnaissent maintenant qu'il a pour fonction de rendre inoffensif le radicalisme de la droite antiparlementaire. Bref, c'est maintenant la baisse du FN qui les fait flipper. Instructif...

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Oshun a écrit:
Je note ce passage qui vaut son pesant de cacahuètes :

"Il concentre prioritairement ses attaques sur l’immigration. Cette évolution ne doit pas pour autant inciter à l’optimisme"

En clair je lis que le fait qu'il concentre ses attaques sur l'immigration devrait a priori les inciter à l'optimisme : autrement dit il peut incendier les bougnoules jusqu'à plus soif, tout baigne.

Ça me rappelle un reportage où l'on voyait une femme colon israélienne, sur le point de quitter une colonie déclarée illégale en début de démolition, se plaindre en ces termes : "Les soldats, vous voyez ce qu'ils font ? Au lieu de tuer des Arabes, ils détruisent nos maisons !"

J'avais trouvé ça d'un goût exquis.
Je signale néanmoins que puisque le rapport est découpé en deux volets (d'abord l'antisémitisme, ensuite le racisme -je reviendrai sur le sens de cette découpe) :

Citation :
Le racisme d’extrême droite

Contrairement aux actes antisémites, où la participation de ce courant est devenue minoritaire, l’extrême droite continue de porter une importante responsabilité dans des actes de violence raciste. Un certain partage des tâches existe en la matière entre les idéologues qui stigmatisent l’étranger et les hommes de main prêts à passer à l’acte. Le pôle légaliste composé des grands partis d’extrême droite se garde évidemment de toute participation directe à des violences. L’action est menée sur les marges, par des éléments isolés ou groupusculaires. Même au sein de ces groupuscules, il faut encore distinguer entre doctrinaires et activistes. On parvient ainsi à tracer les contours de la subtile géographie de ces milieux.

On ne parle plus dans ce texte du FN mais du pôle légaliste (de l'extrême droite). Ce qui inclut selon toute logique (nous sommes en 2004) FN et MNR, bref, une extrême droite plurielle. Ici, l'émiettement ne constitue plus une nouveauté qu'il conviendrait d'analyser dans ses conséquences.

Et c'est là que je ne comprends plus : Si l'émiettement de l'extrême droite est vu comme un danger en ce qui concerne l'antisémitisme (puisque selon eux le FN avait au moins la vertu d'encadrer légalement une pulsion antisémite qui sans lui se serait manifestée physiquement), pourquoi ne produisent-ils pas la même "analyse" en fonction de la pulsion raciste ?

Analysons maintenant les justifications du choix de cette séparation du racisme et de l'antisémitisme (alors que la question de l'antisémitisme aurait pu être inclue dans celle plus générale du racisme) :

Citation :
L’irréductible particularité de l’Holocauste exige de faire une place à part à l’antisémitisme dans le combat contre ces atteintes à la démocratie.

Certes. L'holocauste est une particularité irréductible. Mais le génocide total des Tasmaniens (la dernière tasmanienne est empaillée dans un musée) est aussi une particularité irréductible (je ne parle même pas de l'esclavage ou des autres génocides partiels pour ne pas prêter le flanc à la polémique).

Citation :
Racisme et antisémitisme, s’ils doivent être reliés entre eux, en tant que menaces fondamentales à la civilisation démocratique, nécessitent cependant un examen séparé. Sans entrer dans la polémique sociologique et historique visant à savoir s’ils sont ou non réductibles l’un à l’autre, nous constaterons seulement que dans la France d’aujourd’hui les problèmes auxquels ils renvoient sont très différents et orientent vers des formes de lutte distinctes. Nous les envisagerons donc successivement et séparément, même si, bien entendu, existent plusieurs mesures et propositions communes.

Bref, nous constaterons qu'il prennent acte de l'existence d'un débat (qu'ils nomment "polémique" pour le discréditer d'avance) mais refusent de l'aborder; se contentant de constater que l'antisémitisme et le racisme renvoient à des problèmes très différents. Or, si l'on fait abstraction du racisme israélien (je reviendrai plus tard sur la façon dont ils se débarrassent de la question), force est de constater que les lois antiracistes ne sont pas censées combattre le racisme en fonction de la race de la victime mais de l'acte raciste lui-même. Les Juifs ne constituent pas une race ? Fort bien, mais les lois actuelles ne disent pas non plus que les Noirs ou les Arabes par exemple sont des races. Elles se contentent de définir le racisme comme une discrimination envers des races réelles ou supposées.

En conséquence, si l'antisémitisme a effectivement des particularités par rapport aux autres racismes (mais chaque raciste à les siennes : J'en connais qui aiment bien lénwars -un peu cons mais joviaux, bonhommes et sympathiques- mais pas lézarab's -fourbes, sales, fanatiques et violents-), ces particularités sont à inclure dans une forme générale qu'est le racisme.

Alors que signifie cette coupure épistémologique entre racisme et antisémitisme qu'ils essaient d'imposer ? Tout simplement à instrumentaliser l'antiracisme pour criminaliser la dénonciation de cette idéologie raciste qu'est le sionisme.

Je reviendrai plus tard sur cet aspect du "chantier".

EDIT : La fiche des RG sur l'auteur du rapport :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Rufin#Carri.C3.A8re_litt.C3.A9raire

J'en profite pour siganaler ce qui se cache derrière l'emploi du terme "colonies israéliennes". Si on utilise le terme "colonies" pour désigner les parties récemment annexées par Israël, on sous-entend automatiquement qu'Israël n'est pas en soi une colonie (de peuplement).
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jazza
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Mer 29 Juil 2009 - 5:48

merci pour des extraits. Définitivement, toutes ces conneries "antiracistes", ça me gonfle...

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Oshun a écrit:
Je voudrais pas trop ramener ma fraise mais je trouve que l'extrait que j'ai mis en avant dans mon dernier post est une bonne illustration synthétique de tout ce que Maggle expose ci-dessus.

(Juste parce qu'aujourd'hui pour moi c'est la journée de l'Ego, je vous assure que ça va passer.)

PS : moi moi moi.
J'ai rien contre un égo sain et assumé. Et en fait, j'ai dit merci à vous tous les deux. Sur ceci, bonne journée je pars en vacances, youpii... yahoo
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MAGGLE
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MessageSujet: Re: interdire l'antisionisme?   Mer 29 Juil 2009 - 21:01

Citation :
I - Les auteurs de violence : l’antisémitisme comme pulsion

En se basant sur les profils détaillés des interpellés tels que nous avons pu les obtenir auprès des forces de police et de gendarmerie, ainsi que sur des enquêtes sociologiques publiées ou en cours, on peut tenter de rassembler quelques données communes à l’ensemble hétérogène des acteurs de violence antisémite.
Notons d’abord que la partie la plus importante d’entre eux ne peut être cataloguée ni à l’extrême droite ni parmi les délinquants connus des quartiers difficiles . Remarquons ensuite que sur les jeunes interpellés qui sont issus des quartiers sensibles, seul un nombre relativement faible est d’origine maghrébine. Beaucoup d’autres sont originaires de pays sans lien avec la question israélo-arabe, ce qui rend déjà moins « naturelle » leur identification éventuelle à la cause palestinienne. Enfin, ajoutons que parmi les interpellés catalogués à l’extrême droite, bien peu appartiennent à des réseaux structurés et apparaissent comme des militants, encore moins des idéologues. Il s’agit bien plutôt de jeunes en déshérence, adoptant de façon plus ou moins provocatrice les attributs folkloriques du suprématisme blanc – accommodé à des sauces diverses.

Au fond, dans les trois catégories statistiques d’acteurs de violence antisémite (ceux issus de l’immigration, ceux catalogués à l’extrême droite et les non spécifiques) le trait commun semble plutôt être à rechercher du côté du déracinement, de la perte de repère, de l’échec social et de la confusion identitaire.

On retrouve chez beaucoup d’entre eux les attributs caractéristiques de ce que le sociologue Oscar Lewis avait décrit comme la culture de la pauvreté. Cette culture n’est pas nécessairement la conséquence d’une misère matérielle mais plutôt d’un arrachement brutal hors d’un cadre culturel traditionnel. Commune aux indiens qui s’entassent dans les banlieues de Mexico, comme aux paysans écossais arrachés à leur terre par la révolution industrielle au XIXe siècle, cette culture de la pauvreté a pour traits communs la perte des repères traditionnels, la frustration sociale liée à un contact brutal et sans cohérence avec la modernité, la destruction des liens familiaux et des schémas d’autorité.
La culture de la pauvreté fait une place considérable à la violence : celle, quotidienne, de la vie sur les marges de la société (précarité, déchirements familiaux, alcool, drogue) et celle de la criminalité qui se loge dans cette anomie. Le malaise identitaire qu’installe la culture de la pauvreté rend ces populations sensibles aux représentations politiques extrémistes, qui leur proposent une relecture de leur héritage culturel sur un mode radical,
mégalomane et violent. Ainsi selon leur origine et le hasard des rencontres, l’islamisme radical – dans ses différentes formes - comme les idéologies néonazies, peuvent prospérer sur ce terrain. Les pulsions antisémites sont hélas leur point commun.
Le « nouvel » antisémitisme apparaît donc plus hétérogène que ne le supposent ceux qui en font une spécificité maghrébine et une conséquence naturelle des événements du Moyen Orient. Il faut prendre garde à ne pas enfermer ces jeunes dans un déterminisme identitaire qui les entraînerait nécessairement et pour certains presque légitimement à haïr les juifs et à s’attaquer à eux. Une immense majorité de Maghrébins est engagée dans des parcours d’intégration et fort éloignée de la violence antisémite. Inversement des jeunes d’autres origines (Africains, Antillais voire Français métropolitains de souche) peuvent, au terme d’un bricolage identitaire propre à la culture de la pauvreté, s’identifier à la lutte palestinienne, voire se convertir à l’Islam et prendre part à des agressions antisémites.
On voit qu’il n’y a rien là ni d’inéluctable ni de « naturel ». L’importante population qui, en France aujourd’hui, se tient sur les marges dangereuses de la précarité sociale et culturelle est soumise à des influences diverses. Selon celles auxquelles elle sera sensible, elle est en mesure de basculer soit vers l’adhésion républicaine soit vers des postures violentes. La question de l’antisémitisme se situe au coeur de ce combat.

Plusieurs contradictions sont à noter dans cette partie du texte qui concerne la violence (verbale et physique) antisémite.

Dès le départ, c'est étonnant : Les chiffre tordent le cou à une idée reçue : à savoir que statistiquement la majorité des agressions antisémites ne sont ni le fait de l'extrême droite ni celui des maghrébins. Moi même ça ma surpris tant la propagande est omniprésente sur ce terrain. Il faudra donc que Ruffin torde le cou aux chiffre.

Voyons comment il s'y prend :

On peut d'abord se poser la question de savoir comment est définie l'extrême-droite : Par exemple, quand il affirme que "parmi les interpellés catalogués à l’extrême droite, bien peu appartiennent à des réseaux structurés et apparaissent comme des militants, encore moins des idéologues. Il s’agit bien plutôt de jeunes en déshérence, adoptant de façon plus ou moins provocatrice les attributs folkloriques du suprématisme blanc – accommodé à des sauces diverses", on est en droit de se demander comment on peut être catalogué d'extrème droite à partir du moment ou on n'en est ni militant et ou on n'en possède pas les fondamentaux idéologiques. Sur la foi d'attributs folkloriques alors ? Autant dire sur la foi d'un flic qui cataloguerait l'appartenance politique de quelqu'un en fonction de son look (cheveux long = gaucho, cheveux ras = facho sauf si t'es maghrébin = racaille etc.). Un peu court. On pourrait aussi en déduire que c'est selon eux l'agression antisémite en elle-même qui est le signe d'une appartenance à l'extrême-droite. Sauf que l'auteur nous dit plus haut que ces agressions ne sont pas le monopole de l'extrême-droite. Bref, un bon gros gloubi-boulga de contradictions internes.

Ensuite, il nous explique que les maghrébins sont statistiquement minoritaires dans ces agressions. C'est donc logiquement que la majorité des agresseurs de Juifs n'est ni maghrébine, ni d'extrême-droite. Quelle est donc la majorité des agresseurs antisémites : Des Africains, des Antillais, voire des métropolitains de souche (notez la façon toute lepéniste qu'il a de sous-entendre que les Africains et les Antillais métropolitains n'ont pas de souche...). Or, que dit-il d'eux : Qu'ils peuvent s'identifier à la lutte palestinienne (ça devrait pourtant être une bonne nouvelle pour un antiraciste que cette identification ne soit pas racialisée) et se convertir à l'Islam. Alors là, je comprends de moins en moins : Déjà, une grande partie des Africains n'a pas attendu la colonisation sioniste pour se convertir à l'Islam ; ensuite, cela sous-entend que c'est l'Islam qui est un facteur d'antisémitisme. Ce qui est contradictoire avec le fait que les Maghrébins sont statistiquement minoritaires (alors qu'ils sont au moins de culture musulmane pour leur immense majorité) dans les agressions antisémites. C'est dans ce genre de contradictions qu'on décèle l'islamophobie d'une assertion.

Quid donc des causes des agressions antisémites si la majorité n'est ni le fait de l'extrême-droite ni celui des maghrébins ? L'Islam ? Non parce que les agresseurs maghrébins sont minoritaires ? Ou oui parce que les agresseurs peuvent s'y convertir ? Ne seraient-elles pas finalement parce que les causes seraient à chercher du coté de ce bon vieil antisémitisme à la française ? Alors pourquoi ne le dit-il pas plutôt que de chercher midi à quatorze heures moins le quart ? Plutôt que de faire dire aux chiffres de la police, de l'éducation nationale et de la justice ce qu'ils ne disent même pas, tout tendancieux puissent-ils être ?

Finalement, le but de cette laborieuse tambouille rhétorique ne serait-il pas plutôt de se décharger de la culpabilité de l'antisémitisme à la française sur le dos de l'Islam et des Noirs en se donnant l'air de ne pas toucher aux Arabes ? Notez au passage comme le métro dit de souche et pas d'extrême-droite est évacué d'un "voire" avant même d'être nommé...

Et cette culture de la pauvreté, qui n'est selon lui pas la conséquence d'une misère matérielle (Mais bien sur... dans ce cas, Ruffin, il faudra lui donner un autre nom... Culture de la racaille par exemple...) qu'il stigmatise avec tant de commisération n'est-elle pas finalement la juste rétribution de l'indigence crasse du laborieux bricolage identitaire que cache mal la rhétorique bourgeoise prise dans ses contradictions ?

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Le Bon Docteur a écrit:
Citation :
...le trait commun semble plutôt être à rechercher du côté du déracinement, de la perte de repère, de l’échec social et de la confusion identitaire.
Le déracinement et la confusion identitaire auraient donc des effets négatifs. C'est pas très "politiquement correct" tout ça. En gros pour lutter contre l'antisémitisme, il faut faire fermer sa gueule à Attali et envoyer chier ce système de merde. Hé
Notez que si un Juif qui s'établit en Israël souffre de perte de repères, d'échec social ou de confusion identitaire, il n'y a pas de réponse à chercher du coté de son déracinement puisque lui, c'est un réenraciné... Nuance ! Hé

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Le Bon Docteur a écrit:
C'est intéressant ça. Est-ce qu'un Juif par exemple pur ashkénaze américain qui vient s'installer et retrouver ses racines ( Suspect ) chez les bédouins ne souffrent pas de déracinement et de perte de repères ? C'est une vraie question. Est-ce que ça se passe évidemment bien ? Ne regrette-t'il pas son Amérique natale ?
Ben non ! Suffit de voir les Bédouins comme des Indiens et le tour est joué !

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Le Bon Docteur a écrit:
Oui. Facile. Hé Mais on n'oublie peut-être pas si facilement le pays de notre enfance.

Un B majuscule à Bédouins. J'hésite à chaque fois (pas que pour les Bédouins). A(a)shkénaze ? A(a)méricain ? Bref.
Oui. Tout ce qui est nom de peuple, de race d'éthnie etc. prend une majuscule.

En tout cas, je connais un fervent supporter d'Israël qu'a pas l'air super chaud pour un deuxième déracinement, même si c'est censé être un réenracinement Hé :