LE FORUM DES ÉGARÉS




Post mortem nihil est
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Trolling

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Trolling   Jeu 3 Avr 2008 - 22:45




Un comportement de "flood" [flux intensif et extensif, autrement dit "inondation"] méconnu

Citation :
Certaines personnes dénoncent les abus d’utilisation du terme « troll » qui pourrait parfois servir à couper court à toute discussion et débat. Ainsi, un intervenant à un débat pourrait utiliser ce terme afin de discréditer les personnes qui remettent en cause ses thèses, en les accusant de vouloir polémiquer. Le troll se détachant d’une simple opposition d’idées par l’aspect volontaire de la polémique, il est parfois extrêmement difficile à détecter. Ainsi, parfois, ce peut être l’accusateur qui est en fait un troll (voir la méthode hypercritique).

Des polémiques peuvent être productives, un troll productif est alors appelé Stallo (qui n’a rien à voir avec l’acteur Sylvester Stallone, malgré une apparente similitude). Cependant, nombreux sont ceux qui estiment que le troll, ayant pour but principal de couler, voire de tuer un forum, ne cherche pas une polémique constructive, et que par conséquent, le terme Stallo n’a pas de sens.

Enfin il ne faut pas confondre un troll avec un toad. La principale différence est que le toad est sincère, il cherche juste à imposer ses idées qui peuvent être malsaines mais il ne cherche pas à parasiter les discussions.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll

Citation :

Objectifs d'un toad



Au contraire d'un troll qui n'use que de manipulation, le toad [crapaud] fait preuve de sincérité et ne se sent pas imposteur là où il sévit. C'est généralement une personne très égocentrique qui entend soit fédérer avec des idées reçues rabachées, soit éduquer avec des principes psycho-rigides ou retrogrades, soit convertir ses lecteurs à des opinions ou principes différents du groupe en se faisant "maître-penseur".

On ne parle de toad que lorsque l'individu est très présent sur un site, qu'il véhicule toujours les mêmes idées, que ces idées ne font pas du tout la synthèse des orientations majoritaires et surtout que l'individu ne semble pas sensible aux arguments qui lui sont opposés.

Les méthodes d'action du toad peuvent être :

* développer dans de très longs messages des théories complexes ;
* utiliser le flood pour rabacher ses idées ;
* ne jamais être d'accord avec ceux qu'il considère comme ennemis ;
* utilisation de références célèbres pour comparer ses propres opinions ;
* détournements du fond du débat à l'avantage de ses idées personnelles ;
* attaques sur la forme ;
* attaques sur des individus trop populaires.

Un sujet avec un toad peut durer très longtemps et ressembler à un dialogue de sourds.

Citation :
C'est cela précisément le narcissisme, l'expression à tout-va, la primauté de l'acte de communication sur la nature du communiqué, l'indifférence aux contenus, la résorption ludique du sens, la communication sans but ni public, le destinateur devenu son principal destinataire.

G. Lipovetsky, L'ère du vide


Dernière édition par MEDIATOR le Lun 7 Juil 2008 - 13:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Trolling   Dim 24 Aoû 2008 - 17:33

Les idées exposées dans le texte ci-dessous pourraient illustrer la mise en scène de soi que l'on observe fort souvent dans ces micro-sociétés (ou plutôt ces foyers de privatisation) que sont les fora.



La mise en scène de soi






On aura compris, d’après tout ce qui précède, qu’être socialement c’est essentiellement être perçu, c’est-à-dire faire reconnaître aussi positivement que possible ses propriétés distinctives, par une mise en scène/mise en valeur adéquate. Comme nous l’avons déjà souligné, une propriété qui n’est pas transmutée en capital symbolique au niveau de la représentation qu’en ont les autres ne peut pas fonctionner comme un véritable capital. En revanche, si dans un champ donné, un agent réussit à donner aux autres une représentation convaincante du capital qu’il prétend posséder, il peut arriver à tirer des profits réels de propriétés elles-mêmes imaginaires.

C’est très exactement ce que font tous les escrocs, simulateurs et charlatans de tout acabit, qui ne possèdent rien d’autre que le talent de la mise en scène. La difficulté commence toutefois lorsqu’on veut savoir où se situe très précisément la frontière entre mensonge et vérité en matière de représentation. Il suffit pour s’en convaincre de passer en revue quelques exemples tirés de l’expérience la plus constante. Doit-on considérer comme des gens de bonne foi ou comme des tricheurs délibérés :

  • les personnes qui se comportent de façon grossière, brutale ou répugnante dans l’intimité, avec leurs proches, et qui adoptent au contraire, à l’extérieur, des manières courtoises, mesurées et raffinées ?
  • les maîtresses de maison qui nettoient à fond les parties de leur intérieur susceptibles d’être exposées au regard des étrangers et qui laissent le désordre et la saleté régner dans les pièces inaccessibles aux visiteurs ; ou encore les personnes coquettes qui soignent leur tenue vestimentaire extérieure mais s’accommodent facilement de porter des sous-vêtements douteux ?
  • les bacheliers ou les étudiants de premier cycle désargentés qui proposent sans rire de donner indifféremment des « cours de français, anglais, espagnol, latin, mathématiques et physique, de la sixième à la terminale » ?
  • les personnes dites cultivées qui parsèment leurs propos d’allusions « chics » à des œuvres célèbres qu’elles connaissent vaguement voire pas du tout, comme si ces œuvres faisaient partie de leur univers familier ?
  • les hommes et les femmes sur le retour, qui s’évertuent donner le change sur leur âge, leur poids, leur ligne, à grand renfort de cosmétiques, fards, masques de beauté, massages, gaines, etc. ?
  • les intellectuels « dans le vent » qui bouclent en quelques semaines des « essais » prophétiques sur des sujets et des problèmes qui demanderaient des années d’enquête à des chercheurs compétents et scrupuleux ?
  • les ministres qui prononcent des discours rédigés par des conseillers spécialisés ; ou les vedettes qui signent des livres rédigés par des « nègres » ?
  • les politiciens qui prodiguent en campagne électorale des promesses impossibles à tenir ?
  • les hommes d’Église qui stigmatisent avec véhémence chez leurs ouailles les concupiscences auxquelles ils ont eux-mêmes succombé dans un motel proche ?
  • les croyants religieux qui déclarent avoir reçu du ciel une mission à accomplir ?
  • d’une façon très générale, les agents innombrables qui professent un total désintéressement au service de valeurs « supérieures » (l’art, les droits de l’homme, la patrie, la santé publique, l’Éducation nationale, la justice, etc.) tout en s’efforçant de maximiser la rémunération de ce service ?


On pourrait allonger indéfiniment la liste des pratiques de mise en scène de la vie quotidienne. Parmi elles, les plus nombreuses ne sont certainement pas celles qui consistent à se fuite valoir en trompant sciemment et délibérément les autres mais celles qui consistent a créer des apparences ambiguës, à cultiver l’équivoque, le flou, le clair-obscur, à suggérer qu’on possède telle ou telle propriété rare sans aller jusqu’à affirmer explicitement qu’on la possède ; en évitant de donner aux autres tous les renseignements objectifs qui leur permettraient de savoir exactement à quoi s’en tenir ; en pratiquant non pas le mensonge caractérisé mais la rétention d’information ou le mensonge par omission, par « oubli » ; en délivrant des vérités, mais partielles, tronquées, toilettées si l’on peut dire.

En l’occurrence, le sens pratique de chaque agent joue un rôle essentiel en lui permettant de repérer et d’exploiter de la façon la plus spontanée les situations et les terrains où il peut le mieux se mettre en valeur, « tirer son épingle du jeu », « faire bonne impression », « s’en sortir avec les honneurs », etc. ; et, inversement, d’éviter, esquiver ou éluder, autant que faire se peut, les situations qui risquent de faire apparaître ses faiblesses et ses limites. Et cela, sans cesser d’être sincère.

Il convient de préciser ici, contre toute interprétation naturaliste, que la mise en scène de soi n’a rien à voir avec une tendance qui serait inscrite, depuis le couple originel, dans une nature humaine corrompue, dans une psychologie tortueuse et maligne, viciée par quelque besoin pervers de feindre, de tromper, de mentir. La mise en scène de soi est une nécessité structurale, une propriété positionnelle inévitable chez des agents contraints d’occuper dans des structures sociales très différenciées, des positions de pouvoir très hiérarchisées, en dehors desquelles ils n’ont plus d’identité sociale distincte ni distinctive.

Comprendre cette nécessité structurale c’est comprendre du même coup que le travail de construction de sa propre définition légitime (qui implique nécessairement la coopération des autres agents) est une entreprise par nature interminable. C’est un processus dans lequel, une fois engagé, on ne peut savoir a priori jusqu’où on est capable d’aller sous la pression des circonstances, dans la logique de la compétition permanente et de la distinction maximale. On peut commencer dans la peau d’Octave, petit jeune homme chétif qui avait peur du tonnerre mais que n’étouffaient pas les scrupules, et finir dans le rôle d’Auguste, vénéré à l’égal d’un dieu.



Alain Accardo, Introduction à une sociologie critique, p. 111-114
Revenir en haut Aller en bas
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Trolling   Lun 25 Mai 2009 - 19:52

Les Trolls vont-ils trop loin ?






Titiou Lecoq (Source)

S'ils ont pour activité principale le pourrissage en règle des forums en ligne, les trolls peuvent pousser plus loin la malveillance, comme en ont fait récemment les frais pêle-mêle, l'association américaine des épileptiques, Sarah Palin et Benjamin Castaldi. Rappel des faits et typologie explicative pour se retrouver dans la jungle du trolling.

Quel est le point commun entre Sarah Palin et Benjamin Castaldi ? Non, pas de révélation sur une improbable idylle entre les 2. Mais ils ont récemment eu le bonheur de devenir la cible de trolling. Sur internet, le terme de troll désigne les individus ayant des pratiques qualifiées de malveillantes. Phénomène beaucoup plus courant qu'on ne le pense dans un monde "virtuel" où les actes semblent sans conséquence, pénale ou autre. A l'abri derrière son ordinateur, chacun peut laisser libre cours à son mauvais esprit avec plus ou moins de succès selon ses connaissances en informatique.

Côté Palin, sa boîte mails perso a été craquée. Il faut dire que la co-listière de John McCain est devenu le grand sujet de plaisanterie sur la toile – comme on a pu le voir avec la course aux photos de Palin nue. Sitôt le mot de passe dévoilé, les connexions se sont multipliées. Évidemment, le compte a été très vite supprimé mais les trolls étant toujours les plus forts, des captures d'écran des mails avaient été faites et balancées sur le chat de 4chan. Les plus forts jusqu'à un certain point puisque le pirate du compte aurait laissé des traces qui permettraient de l'identifier. La plaisanterie risque alors de prendre une tournure judiciaire nettement moins marrante.

Trolling in France

En France le trolling n'est pas encore un sport professionnel, le plus récent et plus connu acte de trolling n'atteint donc pas le même degré de splendeur. Alex92, un fan de Secret Story au pseudo d'une originalité époustouflante, a eu la mauvaise idée de menacer de mort Benjamin Castaldi. L'internaute, très remonté contre l'animateur pour des raisons restées obscures, s'est étalé en insultes et menaces de mort sur le forum de Morandini.

Malgré les avertissements des modérateurs du site l'internaute a persisté, protégé pensait-il, par son anonymat. C'était sans savoir qu'une adresse IP ça se remonte facilement - même quand on se connecte depuis son travail. Au final, Morandini et Castaldi portent plainte contre lui et, dans la foulée, il se fait licencier.

Certes, les 2 cas peuvent paraitre éloignés l'un de l'autre. Mais le terme de troll recouvre justement un champ assez flou. Alors que certains se limitent à un flots d'insultes gratuites sur les forums, d'autres font du "trolling" un véritable art de vivre, avec ses figures imposées et quelques réussites marquantes - qui commencent à poser un véritable problème aux autorités judiciaires. Aux États-Unis notamment, on commence à soulever le problème à la fois éthique et légal que pour l'instant la société n'a pas affronté : le web doit-il rester un espace de liberté absolue ou un encadrement doit-il être mis en place ? Le spectre de la “malveillance” étant donc remarquablement large, une typologie des trolls s'impose.



Typologie des trolls






Généralement simple pollueur de forum, le troll peut aussi être un individu particulièrement dangereux.Petite classification, du troll lambda au terroriste aguerri.


L'EMMERDEUR (ou Troll de base)



  • Profil : C'est la forme de trolling la plus répandue et la plus bénigne. L'emmerdeur réagit à des propos qu'il n'a pas compris, à un article qu'il a lu en diagonal. Il est incapable de saisir la moindre pointe d'ironie et prend tout au premier degré. Généralement, il pense que le fait de trouver suspect l'absence des employés juifs des Twin Towers le 11 septembre est une preuve de son sens du discernement.
  • Message type : "Ce genre de billet fait le lit de la monocratie sarkozyste".
  • Dans la vraie vie il est : Éditorialiste et/ou comique de fin de repas dans les déjeuners dominicaux. Le troll emmerdeur n'est finalement qu'un idiot tout à fait classique.



LE TROLL ONTOLOGIQUE



  • Profil : Est ontologique, le troll qui trolle à dessein, le troll intelligent, le troll qui a une haute conscience de sa nature de troll. Ce troll-là est délibérément pétri de mauvaises intentions. Il décide sciemment de foutre en l'air un topic dans un forum, voir même le forum tout entier. Parce qu'il s'emmerde, parce que le sujet l'énerve, parce que ce jour-là il a un problème de constipation mais surtout PARCE QUE C'EST RIGOLO. Il ne poste donc pas pour donner son opinion, il verse dans la provoc pour faire déraper la discussion. Ses techniques de pollution sont dignes d'Aristote.
  • Message type : "Les noirs ils sont ken meme tre sportifs". Le plus incroyable, c'est que ça marche et qu’il y en a toujours au moins un, si ce n’est 50, pour lui répondre que non, la couleur de peau n'a rien à voir avec les capacités sportives, que c'est plutôt lié à des différences de classes sociales. Erreur fatale, l'adage "do not feed the troll" est pourtant une des règles premières du net. Pour se débarrasser d'un troll, il faut l'ignorer. Une fois ses proies ferrées, le troll ontologique enchaîne avec un degré de mauvaise foi inégalée une argumentation absurde (ex bis : "mè si ! cé normal puisk'ils dessendent du singe"). Or, rien ne rend les gens aussi fous que la mauvaise foi. A partir de là, c’est bon, le forum est définitivement foutu.
  • Message type 2 : "y’a un problème avec le forum, non ? J’ai l’impression que ça marche pas" ou encore "jamai ça prend pas jamai de s ?" Un troll ontologique plus fin pratiquera volontiers la méthode hautement vicieuse de l’ergotage (= lancer des sujets parallèles l’air de rien, avec une innocence démoniaque). Il y aura toujours quelqu’un pour répondre "non, je crois que ça marche, moi, j’ai pas de problème" ou "la règle c’est avec toujours" et adieu le sujet de départ du forum et définitivement rompu le fil de la discussion.
  • Dans la vraie vie il est : Laurent Baffie ou les mecs d'Action discrète.



LE TROLL FLATTEUR



  • Profil : Enfin une vraie spécialité française : le troll flagorneur s'extasie sans nuance devant le talent de divers journalistes ou intellectuels médiatiques sur les forums du Nouvel Obs (par ex.). La plupart du temps il est pris au pied de la lettre, notamment par la rédaction en chef de L'obs qui répond très sérieusement quand on l'interroge sur la survie de cet "îlot de liberté où règne l'esprit des Lumières" (lol...)
  • Message type : "Alain Minc est un laboratoire d'idées à lui tout seul. Aux Pays Bas, il nous fait souvent penser à notre illustre Spinoza. On se demande parfois si ce n'est pas Spinoza qui a lu Minc", (lu sur Libé).
  • Dans la vraie vie il est : Un membre des "Fatal Flagorneurs", groupe de trolls officiant aussi dans le réel et singulièrement sur les ondes radio (cible préférée : Nicolas Demorand).



LES TROLLS CHASSEURS



  • Profil : Quand ils s'associent, les trolls peuvent lancer de véritables chasses à l'homme. On "trolle" quelqu'un. Souvent un bloggeur qui exaspère. Les trolls étant de bons pirates, quand ils se fixent sur une victime, ils pratiquent un harcèlement systématique et récupèrent pour les répandre dans la webzone, adresse, numéro de téléphone, numéro de sécu etc...
  • Message type : "Bonjour, je suis l'i-pod de Mitchell, je veux rentrer à la maison". Anodin ? Pas quand on sait que Mitchel Henderson est un jeune garçon qui s'est suicidé d'une balle dans la tête au printemps 2006. Les trolls de /b/ (en résumé le forum de geeks le plus actif au monde) ont trouvé cette histoire très drôle. Et encore plus d'établir une corrélation avec le fait que peu de temps auparavant, Mitchel avait perdu son ipod. Feu Mitchel est donc devenu une sorte de star, de running gag des trolls. La page myspace de feu Mitchel a été hackée, certains poussant la plaisanterie très loin sont allés sur la tombe de Mitch, y ont posé un ipod et ont pris une photo.
  • Dans la vraie vie il est : Nous tous quand on fait des blagues sur le Petit Grégory. Mais la différence essentielle c'est que via la caisse de résonance que représente le net et l'effet de groupe multiplié par mille, ces délires prennent des proportions hallucinantes.



LE TROLL TERRORISTE



  • Profil : S'attaquant cette fois à des institutions, ces trolls utilisent l'artillerie lourde : le piratage. Aux États-Unis, une de leur cible privilégiée est l'Église de Scientologie. Le groupe Anonymous fout régulièrement son site en l'air. Et ce sont justement eux qui viennent de s'attaquer à la boîte mails de Sarah Palin. Si le troll terroriste agit souvent dans un soucis de salubrité publique pour dénoncer des abus, son discours est aussi innervé par une certaine ivresse de la toute-puissance informatique et en corollaire une volonté d'extermination des abrutis qui polluent la toile par leur méconnaissance de Linux, du html etc.
  • Message type : il sature d'images flash et autres animations colorées le forum du site de la fondation des Épileptiques (véridique). Politiquement, on y voit le message qu'on veut...
  • Dans la vraie vie il est : Le type qui fait des croche-pattes aux aveugles et balance des lames de rasoir dans les compotes pour enfants. Ou Rosa Luxemburg. Difficile de trancher. Pourtant, la question se pose de plus en plus notamment aux États-Unis et soulève un problème à la fois éthique et légal que pour l'instant la société n'a pas affronté : le web doit-il rester un espace de liberté absolue ou un encadrement doit-il être mis en place ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Re: Trolling   Jeu 10 Sep 2009 - 10:36

Les trolls ? Comme disait une crème normande : "mais d'où sortent-ils ? Ils se reproduisent comment ? Y aurait-il un nid quelque part ?" En effet : Liberté de l'esprit, que de conneries on lit en ton nom ! dingo

Un cas banal : "rouge le renard" viré d'ici ce matin pour non présentation et non réponse à un abus notifié alors qu'il trouve le temps en repassant par ces lieux de rajouter en signature un lien vers son blog qui non content d'étaler sa boursouflure propose carrément de recevoir des dons (CB ou pépal) car m'sieur s'imagine être soutenu financièrement en attendant de pondre sa grande oeuvre "dissidente".

Nous sommes néanmoins très heureux de le laisser aux bons soins du forum en face, où il a déjà brillé comme un miroir de bordel par son numéro "moâ on m' la fait pas" dédié à Guénon, où la fine fleur intellectuelle des participants, avec l'idiosyncrasie qui caractérise chacun, n'a pas manqué de réagir comme il se doit face à ce jeunot à l'immaturité affective flagrante* et à l'esprit de contradiction digne d'un CM2.

Nous ne manquerons pas d'aligner sur ce fil d'autres spécimens inaptes au débat.

* Pièce à l'appui :

Citation :
eh oui, j’ai un certains mépris pour le peuple, mais c’est pour la bonne cause. parce que cette version du peuple n’est que le résultat de ce que veut en faire une élite vulgaire. vas les voir, le peuple en train de jouir le samedi soir, je te jure ça donne envie de vomir, je reviens d’une virée du vendredi soir, j’ai à peine éfleuré la plèbe en rentrant, absolument répugnants tous ces petits bobos, ces crasseux aux cheveux longs genre metal, des chieuses qui se la jouent. Pas un pour désigner l’ennemi, que l’ennemi a ordonné de pointer.

Et concernant votre fichue rappel à l’ordre nazie. aller, rien ne sert de contrer ce petit jeu débile accusatoire, je suis un facho, si ça vous rassure dans votre citoyenneté de pacotille. en réalité personne n’en veut de la dissidence, si on montrait le vrai visage de la dissidence aux « dissidents », ils prendraient tous la fuite en allant se rassurer à mac do ! le bien du peuple, n’importe quoi, c’est le bien tout court qu’il faut faire surgir. Mais dans une époque aussi opulente en occident, et aussi laide moralement, c’est la salvation par la cravache !... Rien d’autre, le reste du mou.

http://www.agoravox.fr/auteur/rouge-le-renard
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: :-)   Mer 17 Fév 2010 - 2:22

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Re: Trolling   Ven 31 Déc 2010 - 13:26

Des cyber-warriors selon le raskolnikovien héros de Belle du saigneur

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Le Bordelleur
Sophiste d'estaminet
Sophiste d'estaminet
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1536
Age : 37
Date d'inscription : 13/06/2007

MessageSujet: Re: Trolling   Sam 8 Jan 2011 - 1:34

J'avais vu et je voulais en parlé. Vu que je suis insulté en tant que posteur sous pseudo, je réponds :
- Alain Soral tu as fais quoi depuis que tu t'es acoquiné au FN à part dénoncer Besancenot* ?


(* Vu le CV du gus, il n'y a rien de glorieux, insulter Jean-Marc Rouillan eût été plus couillu...)
Angel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.google.fr/
Jul le Marteau
Duelliste chevaleresque
Duelliste chevaleresque
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2335
Age : 109
Localisation : Lorraine, 54 M&M.
Date d'inscription : 10/02/2007

MessageSujet: Re: Trolling   Sam 22 Jan 2011 - 1:52

Quoi? Soral t'as insulté?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Re: Trolling   Mer 26 Oct 2011 - 19:08



On va faire un stand à Milipol bientôt !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Active X
Big Boss
Big Boss
avatar

Masculin
Nombre de messages : 676
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Re: Trolling   Mer 16 Nov 2011 - 5:00

Observateur intéressant, quoique subjectif dans ses interprétations, D. Barbier nous aide à l'insu de son plein gré à mieux saisir la racine du trollage...

La fabrique de l’homme pervers

Entretien avec Dominique Barbier, expert-psychiatre


Nous avions rencontré Dominique Barbier à l'occasion d'un dossier sur « Millénium », en quête du spécialiste capable de décrypter le face-à-face entre l'héroïne, Lisbeth Salander, et son tuteur sadique. Chaleureusement recommandé par Boris Cyrulnik, Dominique Barbier, habité comme son illustre confrère d'une vraie passion pour le métier, nous avait longuement entretenu des mécanismes et divers degrés de la perversion mentale ; avant d'ajouter, que, la société contemporaine était une véritable « fabrique » d'hommes pervers.

De plus en plus de pervers ? Non pas bien sûr au sens courant de serial killer ou autre dérive spectaculaire, mais dans une acception plus ordinaire ; celle où la relation à l'autre tend à devenir essentiellement utilitaire. L'autre qui, bien souvent, ne serait plus qu'un objet dans une stratégie d'épanouissement à sens unique ou de réparation d'un ego mal construit, nous expliquait en substance Dominique Barbier. Ainsi, les pervers seraient comme des vampires qui, sans en avoir l'air, puisent dans un autre leur vitalité, créant chez ce dernier un malaise durable et diffus.

Rendez-vous fut pris pour que le spécialiste nous en dise un peu plus. C'est chose faite.

Criminologue et expert-psychiatre, Dominique Barbier est l'auteur de nombreux livres de psychiatrie et de psychanalyse, comme la Dépression (Odile Jacob), et de nombreux articles comme « la Rédemption du pervers » dans la revue Synapse. Il prépare un nouvel ouvrage sur la fabrique de l'homme pervers dans la société contemporaine.

Sous l'effet du passage au matriarcat et de la crise économique, il entrerait dans les relations humaines de plus en plus de perversité, c'est-à-dire un rapport à l'autre purement utilitaire. Telle est la thèse de Dominique Barbier, expert-psychiatre au contact de ces nouvelles pathologies - Anne Crignon


BibliObs.- Vous observez dans vos consultations une évolution des pathologies. Quels sont ces nouveaux troubles ?

Dominique Barbier.- Nous sommes en pleine mutation sociale, ce qui entraîne des modifications considérables de la pathologie mentale. On se demande en effet ce qu'est devenue l'hystérie, on voit très peu de névrose obsessionnelle, peu de cas de phobie. En revanche, la toxicomanie, l'alcoolisme et la dépression connaissent une augmentation notable. De même que les troubles du comportement, les passages à l'acte agressifs, la délinquance et les troubles de la personnalité.

BibliObs.- Quelles en sont les principales causes ?

Dominique Barbier.- J'interprète cette modification comme le résultat de la fin du patriarcat et l'avènement du matriarcat : pour faire bref, le patriarcat entraînait le refoulement, l'adaptation au réel et son acceptation par l'effet de castration de la fonction paternelle. Le matriarcat, quant à lui favorise une dépendance à la mère avec disqualification du père (qui s'en arrange plus ou moins bien) et l'on arrive ainsi de plus en plus souvent à l'âge adulte sans être sevrés. La fonction paternelle de coupure de la fusion avec la mère n'a pu advenir. Or la fonction du sevrage est de faire comprendre au nourrisson et à l'enfant qu'ils n'ont pas à tout attendre de l'extérieur, qu'ils ont à se contenter, non à toujours consommer.

Si le sevrage est mal fait, on aura tendance à consommer toujours plus. D'où les pathologies de l'oralité : addictions, boulimie/anorexie et les multiples dépendances, qui s'intègrent parfaitement dans la société de consommation. C'est ainsi qu'on fabrique des états-limites, qui sont parfaitement adaptés à nos sociétés postmodernes, qui sont des sociétés de l'avoir. On ne se pose même plus la question de l'être.

BibliObs.- A quoi reconnaît-on un état-limite ?

Dominique Barbier.- Pour résumer, la frontière entre lui et l'autre n'est pas clairement définie. Il a besoin de « prolonger son moi » dans l'autre pour un renforcement d'identité, qui constitue sa dépendance. C'est dans ce besoin consommatoire de l'autre qu'il présente un cousinage avec la perversion, mais qui, elle, est une structure constituée. Le non-sevrage de la personne en état-limite, la non dé-fusion à l'égard de la mère fait que sa personnalité d'adulte n'est pas autonome, sa place n'est pas définie. Il est « addicte » de l'autre. C'est comme si l'autre l'hypnotisait. Dans cette hypnose, les événements ne font pas histoire mais sont immédiatement effacés par l'événement suivant dans un zapping sans sédimentation.

BibliObs.- Et quel est le profil d'un pervers ?

Dominique Barbier.- Il faut opposer la perversité à la perversion. La première constitue un trait de personnalité, la seconde une structure, c'est-à-dire un mécanisme constant de fonctionnement psychique. Le pervers s'insinue dans le fantasme de l'autre, dont il a une connaissance intuitive bien meilleure que l'intéressé : il fait croire à l'autre, même en dehors des mots, qu'il lui est indispensable et qu'enfin il y a quelqu'un qui le comprend, dans un fantasme de complétude totale. Il s'agit d'une effraction dans l'autre et d'un rapt d'identité, à l'insu de sa proie.

Ce prédateur, qui évoque l'image du vampire, va de mieux en mieux au fur et à mesure qu'il anémie sa victime ; c'est un destructeur, il a une indifférence à la souffrance de l'autre dont il peut abuser. Sa culpabilité apparaît inexistante. C'est la jouissance à perte de vue où l'autre est réduit à n'être qu'un outil entre ses mains.

BibliObs.- Quel est le lien entre l'état-limite et le pervers ?

Dominique Barbier.- Le pervers a une compétence extraordinaire à déstabiliser l'autre avec de petites phrases faussement insignifiantes mais qui s'accrochent à l'inconscient qu'elles parasitent à notre insu en continuant leur travail de sape. C'est ce que j'appelle les plasmides. Comme l'état-limite est influençable et manque de repères et d'assurance, du fait d'une personnalité fluctuante, il est la cible privilégiée du pervers, avec lequel ils forment un bon tandem, le conducteur étant bien sûr le pervers.

BibliObs.- Est-ce un phénomène de société selon vous ?

Dominique Barbier.- Assurément. Nous sommes aujourd'hui dans la gestion de l'autre : que peut-il m'apporter pour optimiser mes possibilités, mes convenances, mon bien-être ?

BibliObs.- Quelles sont les conséquences sociales de ce renversement de pathologie ?

Dominique Barbier.- Cette absence de sevrage a une conséquence très nette : un discours présidentiel qui a réponse à tous les problèmes est en adéquation parfaite avec l'époque, laquelle ne supporte pas le manque - y compris le manque de réponse. Et qui cherche une mère archaïque, même à la tête de l'État. En quelque sorte, notre Président a réponse à tout. Il ne favorise pas le « travail du manque » qui est la fonction paternelle de dé-fusion. Il répond trop bien au fantasme du citoyen, ce qui ne règle en rien les problèmes sociétaux. Nous sommes gavés de toute part, jusqu'à ne plus y trouver notre compte : si l'on veut remplir le récipient, le débit du robinet ne doit pas être trop fort sinon le récipient reste vide. Nous en sommes là aujourd'hui, dans le vide par excès ! L'homme en est réduit seulement à sa valeur économique, ce qui le dépossède de sa dimension spirituelle et psychique, fondée sur le manque.

BibliObs.- Avec un degré d'individualisme rarement atteint ?

Dominique Barbier.- Oui, le but de la vie semble être aujourd'hui la jouissance à perte de vue, ce qui, obligatoirement, amène à l'individualisme par absence d'altérité. Le non-sevrage ne nous fait pas aller vers l'autre. De plus, la politique actuelle résultant d'une guerre économique mondialisée casse ce qui est encore humain en nous. Nous sommes dans une marchandisation de l'existence.

Propos recueillis par Anne Crignon


http://alain.laurent-faucon.over-blog.com/192-index.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/video/xa7ef_kraftwerk-radioactivity_e
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Trolling   

Revenir en haut Aller en bas
 
Trolling
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE FORUM DES ÉGARÉS :: ZONE FRONTIERE-
Sauter vers: