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 - Gaïa -

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MessageSujet: Nationalisme et écologie   Jeu 22 Fév 2007 - 18:27

les enjeux écologiques deviennent de plus en plus pressant pour l’avenir de notre planète. L’idéologie progressiste et matérialiste sous sa forme libérale semblent ne plus avoir de réponses sérieuses à nous offrir. Pire, un monde dérégulé et ouvert à tous les égoïsmes et toutes les barbaries ne fait qu’empirer la situation.

Une remise en question est devenue nécessaire. Redéfinir des valeurs et des concepts sérieux pour trouver un nouvel équilibre. Remettre l’Homme au cœur de son milieu naturel en faisant évoluer le concept de progrès (économique et technique ), les valeurs d’une forme de capitalisme à bout de souffle et intenable à long terme pour les populations de notre planète et son écosystème.

Si, il y a 5 siècles, les valeurs du protestantisme (cf Max Wéber) ont offert le terrain fertile à l’éclosion de ce qui est devenu une machine capitaliste schizophrène, ne reste t’il pas quelques vieilles valeurs catholiques à y opposer ?

Alors oui , je me prend à rêver parfois. A rêver d’un mouvement nationaliste populaire qui au-delà de la critique du système proposerait un projet de société centré sur l’homme et son milieu naturel.

Un projet capable de remettre le capitalisme libéral outrancier a place. Un projet porteur des valeurs les plus positives de notre tradition catholique, dans un cadre républicain et démocratique, redéfinissant la valeur du travail, de la concurrence, de l’altérité, de l’enrichissement , de l’engagement collectif…

Le FN, dans une perspective d’avenir aurait une carte politique et électorale magistrale à jouer.
J’en suis coinvaincu. La position écologiste monopolisée par la gogoche est intenable. Car anti populaire, utopique et inefficace.
Mais bon, je m’égare..restons-en aux mesurettes… aux bus roulant au colza et autres gadgets électoraux..
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Jeu 22 Fév 2007 - 20:19

Citation :
Alors oui , je me prend à rêver parfois. A rêver d’un mouvement nationaliste populaire qui au-delà de la critique du système proposerait un projet de société centré sur l’homme et son milieu naturel.


Ce qu'il manque au "débat écologique" actuel, c'est la "démographie".

Interdire les 4x4, multiplier les contenaires jaunes du recyclage, compter les Cl d'eau pour un brossage soit une multiplication des contraintes sans fin puisque nous sommes toujours plus nombreux.
La vraie et seule écologie cohérente, qui marche et n'emmerde pas l'homme, c'est d'avoir une démographie proportionnée à un territoire de sorte que ce dernier puisse absorder les déchets sans se dégrader.

Mais diable, cela sous-entendrait stopper l'immigration, ne plus soutenir une politique nataliste et stopper le bétonnage du pays.
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Sam 2 Juin 2007 - 15:26

franck a écrit:
un écologiste intéressant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Ozon
Un autre moins ... Laughing
http://www.pacte-contre-hulot.org/
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Ven 9 Nov 2007 - 2:20

abdelgeorge a écrit:
reportage anti-ecolo...

Un point de vue différent sur le réchauffement climatique...

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758

Reportage trouvé sur le site de Jean Robin : http://vu-et-a-voir.blogspot.com/
En rapport cet article posté sur le forum E&R:
Où comment remettre en question la causalité de l'homme sur le réchauffement c'est faire du négationnisme.

Ecologie : Le fascisme rampant de l'hystérie du réchauffement global

La doctrine officielle d'un réchauffement global de la planète, qui serait provoqué par l'activité humaine, n'est qu'un ensemble hétéroclite de dogmes imposés, d'opinions préconçues et de fausse science.

Le canular du réchauffement global provoqué par l'homme est en train d'être imposé par décret au monde entier. La fausse science manipulée pour étayer cette théorie ne représente qu'un fascisme rampant dont l'objectif est d'interdire tout véritable débat ouvert. Cela révèle le fait que cette hystérie du changement climatique n'est qu'une farce sinistre destinée à briser les libertés publiques et à imposer le pouvoir centralisé du Nouvel Ordre Mondial.

Dans une interview accordée à un journal tchèque, Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, a accusé le dogme du "politiquement correct" d'empêcher un plus grand nombre de scientifiques et d'hommes d'Etat de rendre public leur scepticisme concernant la cause humaine du réchauffement climatique. C'est précisément la situation où nous sommes parvenus. Au milieu d'une absence bizarre de sens commun, les institutions établies et la gauche officielle ont réussi à étouffer tout débat sérieux et contradictoire sur le réchauffement global. Ils accompagnent leurs arguments d'une sorte de prétention nébuleuse, selon laquelle le fait d'exprimer un désaccord avec les théories officielles traduit une attitude bigote, rétrograde et même raciste.

La suite:
http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=347&Itemid=183
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Ven 9 Nov 2007 - 7:03

ajax a écrit:
Kamo a écrit:
Je ne vois pas en quoi parler de "réchauffement climatique" fait le jeu du système.....Au contraire, c'est un bon argument pour remettre en cause la logique même de la mondialisation avec sa division internationale du travail qui entraine une forte augmentation des échanges internationaux qui entraine une forte augmentation de la consommation énergétique. Un bon écologiste ne peut nécessairement que s'opposer à la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes et ne peut être donc que nationaliste.
pendant qu'on te parle de réchauffement climatique on ne te parle pas de social... voila le dilemme.

Exact... le plus efficace de nos caches misères ... mais le social intéresse t-il encore nos bobos individualistes de la mondialisation heureuse ?


Surtout que la seule et unique politique écologique, sûre et viable, reste la baisse de la démographie mondiale... mais bon, ça nécessiterait que l'écologie soit l'affaire d'hommes et non de ces tapettes morales qui font l'opinion.
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ajax
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Ven 9 Nov 2007 - 16:29

Colonel Jul a écrit:
Ajax, à quoi servirait le social si plus personne n'est là pour en profiter?

Ca fait penser à la fameuse question de Castoriadis (je crois que c'est de lui). A la question "quel monde allons nous laisser à nos enfants", en parlant d'environnement, il répondait "quels enfants allons nous laisser au monde ?", parlant ainsi de la décadence morale dans laquelle sombrent les momes à l'école.

Et bien voila, c'est simple : à quoi servirait un joli monde s'il n'y a plus d'autre alternative que de crever sur un trottoir ?
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Ven 9 Nov 2007 - 17:11

Murat a écrit:
Surtout que la seule et unique politique écologique, sûre et viable, reste la baisse de la démographie mondiale... mais bon, ça nécessiterait que l'écologie soit l'affaire d'hommes et non de ces tapettes morales qui font l'opinion.

Voilà poindre la "bonne vieille morale neo-malthusianiste" ...

Générosité bien ordonnée commence par soi même - montre l'exemple, laisse "ta place" aux générations à venir !
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zatopek
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Sam 10 Nov 2007 - 12:50

Le Bon Docteur a écrit:
Un (presque) président américain qui se met à faire des conférences dans le monde entier, en projetant un documentaire "catastrophiste" sur l'avenir...C'est pas que je sois parano mais dès le départ, ça parait louche.

...bon...bé pour ceux qui auront le temps...voici un avis (tranché) sur ce fameux "réchauffement climatique"...
...c'est sur l'exellent site "rationaliste" Le Cercle Zetetique :
http://www.zetetique.ldh.org/rechauffement_climatique.html

Les spéculateurs ne reculent devant rien pour se faire des couilles en or...
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Sebsebforce
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Lun 12 Nov 2007 - 1:32

Ne tombez pas dans le panneau bordel!

Qui parle de "complot" écologiste??? Ceux qui traitent de malades ceux qui prétendent qu'il existe des tas de complots en tout genre!! (les lobbies automobiles, pro-gressisme scientiste, pro-cons, pro sionistes etc...)

Et bien sûr, ceux là même qui défendent le point du réchauffement climatique avec sincérité sont traités de...révisionnistes et de fachos! Ou comment nous faire prendre nos vessies pour des lanternes.

Quant à Al Gore, il n'est là que pour faire monter la mayonnaise dans le but de....mieux descendre la "mode" écolo quand les médias, comme d'habitude, retournerons la crêpe en plein vol. C'est de la haute mise en scène.

Et puis tout ces scientifiques qui se trompent sur ce phénomène, c'est tellement énorme ! Ceux là même à qui tout le monde (c-à-d les lobbies) fait appel pour résoudre les problèmes réels générés par...le soi-disant progrès scientifique illimité (intensifié par les mêmes lobbies). C'est le chat qui se mord la queue.

Et la multiplication des canons à neige dans les stations de skis parcequ'il ne neige plus, c'est aussi une illusion? Les glaciers qui ne se reconstituent plus en hiver, les avalanches qui se multiplient parceque les températures sont instables etc etc., il parait que c'est à cause du soleil qui devient rouge de colère! Première fois que j'entend çà. Les lobbies ne savent plus quoi inventer pour tenter de sauver la face....

Edit: Maintenant, tous les arguments sont bons à prendre, pour autant qu'il soit discutés. Mais je trouve que le zèle mis à détruire une prise de conscience environnementale nécessaire, n'agit plus avec autant de force lorsqu'il s'agit de remettre en cause le tout-scientifique. Cette partialité discrèdite automatiquement les pseudo-arguments énoncés par ces lobbies (eux les gentils bien sûr, défenseurs de la transparence et du citoyen, contre les méchants écolos, dont certains, très allumés il est vrai, constituent un peu à leur façon les nazillons utiles de l'écologie...).

A Ajax: il y a les intégristes de l'écologie comme il y a ceux qui n'ont que le mot social à la bouche. La Nature a précédé le social que je sache. Et faire vivre les gens dans un environnement de merde, je ne vois pas le côté "social". Proverbe populaire et paysan: ne mets pas la charrue avant les boeufs. Le problème aujourd'hui justement, c'est que pour les pauvres, il y a la merde qui vient des usines Chinoises (pas de normes, transports polluants), et pour les riches, le commerce équitable, le bio hors-de portée, les produits locaux et frais, et la maison à la campagne. On retrouve ton social finalement...

A Lestat: là où tu te trompes, c'est que le réchauffement climatique, un des nombreux aspects environnementaux existants, n'a jamais été une thèse officielle. C'est parceque des citoyens se battent depuis des décennies pour se faire entendre que certaines idées s'imposent AUX ETATS et INDUSTRIES. Pas l'inverse.
D'ailleurs, l'exemple de nicolas Hulot est instructif de ce point de vue, car il ne s'est jamais prétendu écolo, et son action ne date pas d'aujourd'hui. Toujours la déformation des médias.

Citation :
La doctrine officielle d'un réchauffement global de la planète, qui serait provoqué par l'activité humaine, n'est qu'un ensemble hétéroclite de dogmes imposés, d'opinions préconçues et de fausse science.

Le canular du réchauffement global provoqué par l'homme est en train d'être imposé par décret au monde entier. La fausse science manipulée pour étayer cette théorie ne représente qu'un fascisme rampant dont l'objectif est d'interdire tout véritable débat ouvert.

Si çà n'est pas de la belle diabolisation, je mange mon chapeau!

Doctrine officielle? C'est nouveau...La fausse science???? kesako? Dogmes imposés??? Par qui? Interdire tout véritable débat ouvert? Ceux qui ont tout intérêt à trouver du canular là-dedans n'ont-ils pas accès aux médias? Ridicule.
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Lun 12 Nov 2007 - 15:01

le plus insupportable dans la propagande ecolo-capitaliste mondialisee, c'est cette culpabilisation et "responsabilisation" du consommateur lambda, car bien entendu la pollution c'est la faute du connard d'automobiliste qui s'est endette a vie pour acheter sa voiture, et pas la faute de l'industriel qui lui a vendue.
par ailleurs le delire du rechauffement climatique me semble l'argument miracle pour perpetuer les interets du lobby nucleaire, car "le nucleaire est l'energie la plus propre" etc... Berk
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MessageSujet: L'écologie en remplacement de l'anti-racisme   Dim 18 Nov 2007 - 23:06

L'anti-racisme s'essouffle, chez les nouvelles générations plus individualiste le racisme peut exister, "eh alors ?". On s'en dédouane en écartant les possibilités "de création d'un racisme" (la fuite), par son vote ou un engagement de façade.

Le maronnier du système, le fil rouge qui a réussi à nous faire supporter l'abandon des questions sociales, le remplacement de population, le déracinement, la perte de nos repères et valeurs au profit du tout argent s'estomperait-il ?
Il faut le croire puisque les médias remplacent peu à peu leurs reportages "luttons ensemble contre le racisme" par "luttons ensemble contre le réchauffement climatique". Et si le premier était bidonné dès le départ puisqu'il niait les comportements intrinsèques à tout homme, le second omet lui la démographie du débat, soit le point central de la résolution d'une éventuelle problématique écologique mondiale.

Ainsi, comme précédemment avec l'anti-racisme, le système s'engage dans une nouvelle lutte contre des fantômes "mobilisant toutes les énergies dès le plus jeunes à coups de réflexes citoyens".
Et si aujourd'hui, les avocats de l'anti-racisme se font tondre la pelouse par le jardinier portugais et repasser le linge par la sénégalaise, le tout dans un quartier aisé de blancs. Demain, l'avocat de l'écologie vivra dans des oasis de verdures sur-arrosés, entretenus par de la main oeuvre issue de l'immigration climatique.


Après l'anti-racisme traité à l'utopie émotionnelle, nous avons l'écologie qui oublie la démographie... autrement dit, du remplissage pour que tout perdure et s'emplifie. Et la masse de cons au milieu qui "fait ce qu'on dit à la télé" (comme éteindre les lumières intérieures en hiver en pensant y faire une économie énergétique... Rolling Eyes ).
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Lun 19 Nov 2007 - 0:07

Plus de 19000 scientifiques

...remettent en cause la thèse du réchauffement climatique (leur pétition*). Parmi ceux-ci de nombreux physiciens, géophysiciens, climatologues, météorologues et océanographes. Pour le non-scientifique Yves Cochet**, il s'agit purement de négationisme écologique !

*http://www.oism.org/pproject/
** député "Verts" de Paris
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Lun 19 Nov 2007 - 0:36

aqtivist a écrit:
Citation :
Le réchaufement de la planéte et un sujet grave ,
je suis trés intérésser par l'actualité climatique ,
et j'ai pas mal d'info intéréssante

En politique, ça s'appelle de la langue de bois !

Je ne suis pas une langue de bois,
d'une on ne se connait pas Wink
donc par conscenquence merci de ne pas me juger ,
ensuite je ne parle pas pour rien dire ...
Je ne me suis pas enregistrer ici en tand que trolls ....

Ensuite j'ai fait beaucoup de forum dont le miens qui ne marche pas voici l'adresse ...
Si je peux me permettre et j'en ai d'autre...
Mais je ne suis pas ici pour divulguer mes ancien forum merci ..
Et merci de ton acceuill sa n'est que mon 4 iéme messages depuis mon enregistrement sur le forum..

Bref...
Voila mon forum qui ne marche pas et a la limite je m'en contre fiche , mais j'ai un sujet sur le réchauffement climatique...

Merci de ton respect camarade...

En faite je vais t'en donner 2.. Violons

http://politique-direct.superforum.fr/index.htm

et l'autre qui est mort.

http://blue.fr-bb.com/climat-meteo-catastrophes-naturel-espace-et-divers-f9/

Donc merci de me respecter dorenavent Wink

Amitié.

cela dit racisme n'a rien a voir avec le climat,
(peut étre le climat Nationnal) mais sa reste hors sujet .
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Jeu 22 Nov 2007 - 21:39

nouvelle_lune a écrit:
Voilà une vidéo remettant en cause l'origine humaine du réchauffement climatique :

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758

A voir.

Pour ma part, lorsque je l'ai vue, je me suis posée la question suivante :

Pourquoi est-ce que je pense que les émissions de CO2 sont la cause du réchauffement climatique ?

Parce que je suis une scientifique et que j'ai particulièrement étudié la question ? Parce que c'est évident puisque le CO2 est un gaz "à effet de serre" ?

Non, uniquement parce qu'on me l'a dit et redit...

Alors maintenant je ne dis pas que c'est le CO2 qui est la cause du réchauffement, ni que c'est l'inverse, je me dis seulement que je vais étudier la question. Et surtout savoir si oui ou non il y a un décalage dans le temps entre la courbe de CO2 et celle de la température de telle sorte que c'est bien l'élévation de la température qui précède l'élévation du taux de CO2 comme montré dans ce film. Dans ce cas - et la question paraît tellement simple ! - la réponse est irréfutable...

Et je pose ici un autre lien en relation à la question climatique :
http://www.sysdoc.imedialog.com/spip.php?article236
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filantropic
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Jeu 14 Fév 2008 - 21:20

Le Bordelleur a écrit:
Jay a écrit:
Le problème ce n'est pas l'écologie (qui est un vrai problème via notamment la disparition d'espèces animales à l'échelle planétaire) mais l'industrie financière derrière le symbole et l'idéologie de l'écologie: taxe carbone, pseudo-énergies renouvellables et nouvelles (style éoliennes). Tout çà, sont des inventions capitalistes pour continuer à faire de l'argent tout en faisant croire qu'on pollue moins alors qu'il n'en est rien.

Al Gore marche pour des fonds d'investissements britanniques qui veulent faire des profits sur une politique écologiste mensongère, démagogique et couteuse pour les couches populaires ou les pays en voie de développement.
Clair qu'il y a trop de ralliement à cette idéologie pour qu'elle ne soit pas un nouveau fond de commerce...

Achetez des voitures hybrides !

Le développement durable à ceci de fantastique qu'il permet de ne pas remettre en cause le capitalisme et le concept de croissance. C'est même le contraire.
Cette pseudo conscience écologique n'a donc rien d'un projet collectif mais défend les intérêts des (très) puissants et des consommateurs (riches) dans le cadre du Marché.

Le prétexte écologique s'est substitué au contrat de progrès social voire même de luttes des classes. Ces évolutions se feront sur le dos des consommateurs donc un tel système continuera à exclure les plus faibles et à opprimer les classes moyennes et populaires dans le droit prolongement de la société libérale sécuritaire.

------------------------------------

Colonel Jul a écrit:
Explique comment.

La contrainte et l'endoctrinement.
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Edgar
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Jeu 21 Fév 2008 - 23:47

A la limite, si le libéralisme était capable de régler le problème de l'environnement, tant mieux, ça serait toujours ça de moins à résoudre dans un éventuel futur non libéral.
Le problème est surtout que le "développement durable" n'est qu'une farce qui n'apporte strictement aucune réponse aux problèmes les plus graves. Genre déchets nucléaires, qu'on planque bien profond en attendant de trouver quoi en faire. Et bien sûr, ce sont les gens qui sont culpabilisés, qui devraient acheter bio, trier leurs ordures, ne pas consommer l'essence qu'on leur vend.

Dans Fight Club le livre, il y a cette phrase très juste: "recycler maintenant, c'est comme arrêter de fumer sur son lit de mort". En gros, c'est cuit, on a été trop loin et la seule réponse encore soutenable par le système, c'est de faire croire aux gens que de nouveaux pas en avant réglerons tout. La farce du "développement durable comme moteur de la croissance", ou produire beaucoup de merde pour pouvoir la recycler (du moins une partie) ensuite, et etc... Mais on risque vite de réaliser que c'est du bluff.
Dans mon entrepôt, le plastique est compacté et recyclé. Compacté par une machine qui bouffe du courant, manipulé ensuite avec un chariot à pinces qui utilise aussi du courant, puis il est récupéré par un camion qui vient d'Alsace (mon entrepôt est près de Bordeaux !), donc pas mal d'essence consommée rien que pour ça, et à partir de là je le perd de vue mais j'imagine qu'il y a encore pas mal de gâchis dans le circuit magique de cette forme de "développement durable".

La réponse est plutôt à chercher du coté de la décroissance, qui impliquerait aussi un retour à une vie plus traditionnelle et un renoncement à certains aspects du confort moderne. Est ce que ça peut se faire de bonne grace, je ne sais pas...

Par contre voir l'écologie comme substitut à l'anti-racisme, c'est étrange. L'écologie ne pouvait pas être laissé de coté. Ce n'est pas de gaité de coeur que les libéraux causent développement durable. La politique jusqu'alors, ça avait été de faire comme si de rien n'était, de fermer les yeux sur l'entreprise de destruction lancée depuis la révolution industrielle. Mais à continuer comme ça au rythme où allaient les choses, ça aurait signifié l'anéantissement de la Terre à moyen terme. Tôt ou tard, ça devait arriver sur le devant de la scène. Autant l'anti-racisme est absurde, autant la question de l'environnement est cruciale.Tout le problème est de comprendre comment elle est traitée, et pourquoi les solutions matraquées par le système ne peuvent pas fonctionner.
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MessageSujet: - Gaïa -   Lun 6 Avr 2009 - 8:59

De la lutte contre la marchandisation des bienfaits de la Nature :




La biopiraterie, ou la privatisation des savoirs traditionnels





L’Ayahuasca est une boisson traditionnelle des Indiens d’Amazonie. Les chamans du bassin de l’Amazone préparent ce breuvage hallucinogène à partir de l’écorce du Banisteriopsis caapi depuis des centaines d’années, et le servent lors de cérémonies religieuses où la plante est censée guérir les maladies, permettre de lire dans l’avenir et communiquer avec les esprits. En 1986, l’Américain Loren Miller obtient un brevet sur une variété de B. Caapi, qu’il affirme avoir trouvée dans un jardin amazonien. Les Indiens n’apprendront l’existence de ce brevet qu’en 1994. Immédiatement, ils exigent son annulation, arguant que les propriétés de la plante sont connues de leurs peuples depuis fort longtemps. Après leur avoir tout d’abord donné raison en novembre 1999, l’Office américain confirmera le brevet deux ans plus tard. Loren Miller se retrouve propriétaire d’une plante traditionnelle, au mépris des Indiens qui l’exploitent depuis des siècles.

L’histoire de l’Ayahuasca d’Amazonie illustre un phénomène en pleine expansion, la biopiraterie [cette fois, c’est le titulaire du brevet qui est coupable de piraterie : il a privatisé un savoir collectif. Ce retournement de l’usage habituel du mot pirate est une nouvelle preuve de la plasticité du terme…], où des entreprises du Nord s’approprient des connaissances ou des ressources traditionnelles de pays du Sud en déposant des brevets. Utilisé pour ses propriétés curatives et insecticides depuis plus de 5.000 ans, l’arbre asiatique neem a connu le même sort en Europe en 1994, quand la société américaine WR Grace a obtenu un brevet sur un insecticide conçu à partir de ses graines. L’entreprise texane Rice Tec a elle aussi protégé certaines lignées de riz basmati, captant à son seul profit le travail de sélection de générations d’agriculteurs indiens.

« Sous l’expression, très comme il faut, de protection de la propriété intellectuelle, se dissimule une féroce entreprise de dépossession des pays en développement », constate un rapport gouvernemental français (Conseil d’analyse économique, Propriété intellectuelle, La Documentation Française, 2003, p. 106). L’immense majorité des nouveaux médicaments et produits agricoles est issue de plantes, et c’est au Sud que celles-ci sont les plus nombreuses. Les entreprises du Nord ont compris l’intérêt qu’elles pourraient tirer de cette situation, et elles envoient des émissaires pour piller les savoirs traditionnels. « Des représentants de sociétés étrangères sont venus ici plusieurs fois. Ils voulaient savoir comment j’utilise mes plantes pour soigner mes malades. […] Une fois qu’ils savent, ils repartent. Font des manipulations génétiques de nos plantes. Déposent un brevet du principe actif. Et deviennent les propriétaires, à l’autre bout du monde, de ce que nous savons et de la végétation qui nous entoure », raconte le chaman bolivien Don Miguel (Vittorio de Filippis, « Voleurs de plantes », Libération, 15/12/1999). La légèreté des offices de brevet et leur incapacité à vérifier si l’invention qu’on leur présente est réellement novatrice – notamment parce qu’une grande partie des savoirs traditionnels est transmise oralement –, accentue cette dérive.

Dans certains cas, les populations indigènes parviennent à faire annuler les brevets. Les Indiens ont pu ainsi faire révoquer l’insecticide de WR Grace par la mobilisation internationale, tout en apportant la preuve de l’antériorité de leur savoir grâce à un texte en sanscrit. Mais pour un cas réglé, combien y a-t-il d’injustices ?

La convention sur la biodiversité biologique signée à Rio en 1992 avait en théorie pour objet de mettre un terme à ce pillage, mais de sommets en sommets, le même constat d’échec revient toujours. Parfois, un accord est trouvé et une tribu se voit gratifiée de royalties. Mais aucune règle ne parvient réellement à s’imposer. Deux visions du monde s’affrontent : pour les communautés locales, leur savoir appartient au patrimoine commun, il ne peut donc appartenir à personne en particulier; les firmes du Nord n’ont pas ces scrupules et pratiquent la privatisation des connaissances en affirmant qu’elles, au moins, sauront les faire fructifier sur un marché mondial.

Les impasses de la rareté

Privatisation du vivant, extension et renforcement du droit d’auteur, attribution de propriété intellectuelle dans des domaines historiquement libres d’accès : l’expansion du contrôle sur la culture et la connaissance a pris mauvaise tournure ces dernières années, au détriment des ressources communes et accessibles à tous. Comment en est-on arrivé là ? La logique à l'œuvre est semblable à celle qui conduit beaucoup de gouvernements, depuis les années 80, à prôner le tout-marché. La vulgate néo-libérale a promu l’initiative privée comme condition première de l’efficacité économique. Le refrain est connu : la gestion publique mène à la gabegie et au gaspillage, le communisme a démontré son inanité en Union soviétique et seule la propriété privée peut inciter les gens à faire bon usage des ressources en les responsabilisant. Ce raisonnement a naturellement été appliqué à l’immatériel, comme si le domaine public et le patrimoine commun des savoirs et de la culture étaient une verrue kolkhozienne au sein d’un monde dominé par le marché.

Une fable économique classique illustre bien l’apparent bon sens qui préside au découpage du monde en tranches de propriétés. C’est celle de la « tragédie des communaux » (Tragedy of the Commons), un article publié par le biologiste Garrett Hardin en 1968 (Science, n°162) et qui sert encore aujourd’hui de socle aux contempteurs des espaces publics. Hardin imagine un champ communal, où chacun a le droit de faire paître son troupeau. À chaque instant, les éleveurs vont se poser la question de l’opportunité d’ajouter un animal de plus à leur cheptel. L’intérêt de la manœuvre est évident : une bête de plus, c’est plus de viande, plus de cuir, plus de lait et plus de revenus. L’inconvénient, c’est que l’animal broutera plus d’herbe dans le champ et qu’il y aura moins de ressources pour les autres. En bon homo œconomicus empreint de rationalité, l’éleveur va faire ses comptes : son intérêt est immédiat et lui seul en profitera, alors que l’inconvénient sera supporté par tous. Résultat ? Le paysan ajoute une bête à son troupeau, puis une autre, et une autre encore… Et comme tous les paysans sont arrivés à la même conclusion, tous augmentent la taille de leur troupeau de la même façon. « Chaque homme est enfermé dans une logique qui l’incite à accroître son cheptel sans limite – dans un monde qui est limité. La ruine est la destination vers laquelle tous ces hommes se précipitent, chacun poursuivant son intérêt personnel au sein d’une société qui croit en la liberté des communaux. La liberté dans les communaux apporte la ruine à tous », conclut Hardin.

La solution ? La propriété privée, plaide Hardin. Mais de fait, la « tragédie des communaux » est avant tout la justification théorique d’un phénomène historique, connu sous le nom de mouvement des enclosures (James Boyle, « The second enclosure movement and the construction of the public domain », 24/02/2003. Sur le premier mouvement des enclosures, voir aussi Karl Polanyi, La Grande Transformation, 1944) : la transformation des communaux en propriétés privées a bouleversé en profondeur les campagnes anglaises entre le XVe et le XIXe siècle. Cette mutation économique a jeté sur la route de petits éleveurs forcés de vendre le seul bien qui leur restait, leur force de travail. Elle a dû s’imposer par la violence, physique et d’État, pour faire respecter les nouvelles règles. Elle a poussé des familles entières à l’exil ou au brigandage. Mais sur le long terme, arguent les défenseurs de la propriété privée, les enclosures ont montré une efficacité redoutable : contrôlés par des propriétaires soucieux de leur bien, les ex-communaux sont passés du gaspillage et de la surexploitation à une gestion responsable. Des investissements importants ont été réalisés, dans l’irrigation, la voirie. L’agriculture a pu entrer dans la modernité, la production de céréales s’envoler, tout comme l’élevage. Et, in fine, tout le monde en a bénéficié.

De la tragédie des communaux à celle des anti-communaux

Cette version officielle et idyllique de l’histoire du capitalisme a été contestée à plusieurs reprises par des historiens, dont Robert Allen et Michael Turner. Peu importe. La seule question qui nous occupe ici est de savoir si ce raisonnement peut s’appliquer à la propriété intellectuelle. Nous sommes aujourd’hui au cœur d’un second mouvement des enclosures. Cette fois, il ne s’agit pas de terres, de prés ou de pâtures, mais « de l’enclosure des communaux immatériels de l’esprit », selon l’expression du juriste américain James Boyle (op. cit.). On pose des péages à l’entrée de la connaissance, des barrières autour de la culture et l’on confie les clefs à des propriétaires.

L’objectif ? Tabler sur le contrôle accordé sur les ex-communaux de l’esprit pour les faire fructifier et mettre un terme au gaspillage, au nom du principe « tomber dans le domaine public, c’est bien souvent tomber dans l’oubli », comme le dit l’une des cadres d’Universal Music, Sophie Bramly (« Musique en ligne et infractions au copyright », conférence à l’École des Mines de Paris, 4 mars 2003). Ce raisonnement est un leurre. Encore une fois, l’analogie entre propriété physique ou foncière et propriété intellectuelle s’avère un piège redoutable : si un pâturage peut éventuellement être menacé de surexploitation, c’est au contraire la sous-exploitation qui guette les biens publics immatériels. Trop de vaches dans un champ épuisent l’herbage. Mais plus le nombre de personnes ou d’entreprises qui s’appuient sur un savoir est important, plus celui-ci est valorisé.

Faut-il craindre l’usure du théorème de Pythagore à force de s’en servir en géométrie ? Piétiné par les sabots et brouté par les vaches, un champ devient stérile. La connaissance, elle, se nourrit de connaissance, s’alimente, se fertilise. Et la multiplication des droits de propriété sur des parcelles de savoir rend la production de nouveaux savoirs plus difficiles. Elle en limite l’accès et freine les nouvelles créations. Ce n’est en fait pas la tragédie des communaux qui menace l’immatériel, mais bien au contraire la tragédie des anti-communaux, selon l’expression employée par les économistes pour évoquer cette « situation dans laquelle plusieurs acteurs étant détenteurs d’une fraction de ressources, ils ont la possibilité de s’exclure les uns les autres, ce qui se traduit finalement par le fait que personne n’obtient le privilège de l’exploitation de la ressource », selon l’économiste Fabienne Orsi (« La constitution d’un nouveau droit de propriété intellectuelle sur le vivant aux États-Unis : origine et signification économique d’un dépassement de frontière », Revue d’économie industrielle, n°99, 2ème trim. 2002).

La rareté artificielle imposée par l’attribution d’un droit de propriété intellectuelle mène alors à la sous-utilisation d’un savoir. Bien entendu, le titulaire d’un brevet ou d’un copyright peut concéder une licence à un tiers désireux de créer quelque chose de neuf. Mais rien ni personne ne l’y oblige. Si un restaurateur sert un couscous immangeable, le client va ailleurs. Mais que faire si le restaurateur dispose d’un brevet sur le couscous et refuse qu’on améliore sa recette ?

L’histoire des brevets regorge d’exemples de recherches bridées par la faute d’un propriétaire ombrageux. Ce fut le cas de Watt : quand le Parlement anglais prolongea de 25 ans son brevet sur la machine à vapeur en 1775, l’homme avait cessé d’être innovant et il limita drastiquement les licences qu’il accordait. Il freina les expériences de Murdoch sur les locomotives et refusa l’utilisation de la vapeur à haute pression. « Il entrava l’essor de l’industrie mécanique pour plus d’une génération. Si son monopole avait expiré en 1783, l’Angleterre aurait eu des chemins de fer plus tôt », écrit l’historien François Caron. Plus symbolique encore est le cas du vaccin contre le paludisme. L’une des organisations caritatives qui travaille sur le sujet, MVI (Malaria Vaccine Initiative), a identifié une protéine antigène qui pourrait s’avérer cruciale pour le développement d’un vaccin. Malheureusement, elle s’est aperçue que la protéine était couverte par rien de moins que 39 brevets différents. Elle a donc dû négocier 39 fois, se voyant demander bien souvent des royalties importantes, une exigence fatale dans le cas d’un vaccin sans valeur commerciale puisque principalement destiné aux pays pauvres. Le coût humain, social, économique, de cette dispersion est considérable.

L’indulgence toujours plus grande avec laquelle les offices de brevet délivrent des titres entretient la tragédie des anti-communaux. Confrontées à l’explosion de brevets contestables ou de faible valeur, un nombre croissant d’entreprises se montrent très critiques à l’égard des dérives du système.


» Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie - Culture libre, sciences ouvertes, ch. 6 « La rareté contre l'abondance », Exils éd., Paris, 2004, p. 145 à 150.

NB : Dans la revue Ulysse actuellement en kiosque est consacré un article sur la défense au Pérou des savoirs traditionnels par un représentant des Indiens d'Amazonie, par ailleurs chamane.
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Lun 6 Avr 2009 - 9:28

Le meilleur capteur du CO2 est l'arbre en croissance !
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MessageSujet: Principe de précaution ?   Ven 11 Sep 2009 - 1:05

Sur le blog de Françoise Simpère, un petit texte simple et net sur le "principe de précaution" :

Citation :
QUI VEUT NOYER SON CHIEN DIT QUE C'EST UN POISSON ROUGE (Pierre Dac)...

Et qui veut casser l’écologie caricature le principe de précaution en l’amalgamant à des mesures absurdes.

Pour mémoire, le principe de précaution s’applique à des technologies ou des produits dont les risques n’ont pas été évalués, et dont la dissémination hâtive à grande échelle pourrait avoir de graves conséquences.

On peut être opposé aux OGM - c’est mon cas - parce qu’ils coûtent cher, n’ont pas fait la preuve d’un quelconque intérêt pour le consommateur et servent principalement à enrichir les semenciers et à rendre les agriculteurs dépendants de ces derniers.

En revanche, exiger un principe de précaution à propos des OGM ne signifie pas qu’on y soit opposé. Cela signifie qu’il eût fallu étudier les effets des OGM en milieu clos sans dissémination des graines ni risque de propagation d’effets nocifs, et qu’au terme de ces observations on aurait pu savoir s’il était possible de les cultiver sans risque à grande échelle. On a fait l’inverse et le risque, si risque il y a, est à présent quasi irréversible…

Autre exemple: on ne connaît pas exactement les effets des ondes sur la santé et l’environnement mais on a déjà identifié des personnes hypersensibles qui développent des maladies ou des troubles fonctionnels lorsqu’elles y sont exposées. La moindre des choses aurait été de vérifier les risques sur des cellules et/ou des animaux AVANT de répandre partout la téléphonie mobile.

Le principe de précaution est une démarche scientifique : quand on ne sait pas, on cherche à savoir, et éthique : quand on soupçonne un éventuel risque, on fait gaffe avant de le faire courir à des millions d’individus.

En revanche, ne sont pas le principe de précaution :

- la prévention de la grippe A H1N1. Ici, pas d’inconnues : on a identifié le virus, on sait qu’il a une mortalité comparable à toutes les grippes saisonnières, mais qu’il est plus contagieux que les virus des années précédentes. D’où l’intérêt de barrer la route à la contagion. Mesures d’hygiène et non principe de précaution.

- le vaccin de cette grippe, en revanche, mériterait un principe de précaution, car on le fabrique avec une rapidité qui ne permet pas d’en évaluer correctement l’efficacité, ni les effets indésirables. Ce vaccin cultivé sur des œufs est susceptible de provoquer des réactions chez les intolérants à l’albumine, et s’il est administré à grande échelle, les risques de réaction seront logiquement multipliés. De plus, la grippe n’étant pas en soi gravissime, il suffit d’isoler la majorité des malades au chaud et au sec pendant une semaine avec un peu de paracétamol et de la vitamine C pour en venir à bout avec un minimum de risques de contagion et de surinfection. Vacciner relève du soutien à l’industrie pharmaceutique et non du principe de précaution.

- N’avoir pas interdit l’amiante avant les années 90 alors que sa nocivité était connue depuis 50 ans était du cynisme économique : le risque était connu et évalué, mais qu’importe de sacrifier quelques milliers de travailleurs si le marché de l’amiante rapporte plus que ne coûtent les malades. C’est le même principe que m’avait asséné un célèbre cancérologue quand je m’étonnais qu’on se préoccupât plus de traiter les cancers que de les éviter (notamment par le dépistage et la prévention) : « Chère madame, dites-vous bien que les cancers font vivre plus de gens qu’ils n’en tuent… »

- Interdire la baignade en rivière dans certaines communes sous prétexte que se sont produits des noyades cet été ne relève pas du principe de précaution : le risque de noyade est connu, et il ne concerne pas une population à grande échelle mais quelques individus à qui il appartient d’être prudents.

L’interdiction relève de l’infantilisation des populations- fais pas ci, fais pas ça, mouche ton nez dans ton bras- et de la crainte des élus locaux de se voir mettre sur le dos une lourde responsabilité en cas d’accident sur leur territoire.

Exiger du moindre accompagnateur de balades qu’il soit titulaire d’un diplôme de guide de randonnée ne relève pas du principe de précaution pour les mêmes raisons que ci-dessus, mais du mépris des gouvernants qui jugent les citoyens a priori stupides et irresponsables, du goût de la soumission pour ceux qui ne savent plus faire un pas sans moniteur diplômé, de la stupidité pour ceux qui veulent « faire le Mont Blanc » en baskets et débardeur mais exigent un encadrement professionnel pour satisfaire leur caprice.

Conclusion : le principe de précaution, scientifique, éthique et responsable est rarement appliqué là où il devrait l’être quand la rentabilité économique est en jeu, et souvent dévoyé de sa signification réelle pour assujettir l’individu (et accessoirement provoquer un rejet des idées écologistes).

Gare aux contrefaçons : exigez le vrai principe de précaution et refusez les imitations liberticides et infantilisantes.


Désolée d'être si sérieuse, mais entendre des journalistes parler de principe de précaution à chaque loi sécuritaire m'insupporte tant c'est de la désinformation.Conclusion : le principe de précaution, scientifique, éthique et responsable est rarement appliqué là où il devrait l’être quand la rentabilité économique est en jeu, et souvent dévoyé de sa signification réelle pour assujettir l’individu. (et accessoirement provoquer un rejet des idées écologistes).

Par ailleurs, dans les commentaires de ce même post de blog, un débat fort intéressant sur le "réchauffement climatique". Ça fait plaisir de voir un petit morceau de web civilisé (comme ici bien sûr Hé ).

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Twa a écrit:
Téléphonie mobile, vaches folles, maïs transgénique, et même biberons de bébés, grippe H1N1, etc. : le principe de précaution, qu'on pourrait rattacher à l'adage "dans le doute abstiens-toi", est souvent invoqué. Nicolas Baverez jette son pavé dans la mare avec cet article (paru dans Le Point n°1661, 2004) écrit bien mieux que je ne pourrais le faire, disant tout le mal qu'il pense, parmi d'autres, de ce principe.


Le despotisme de la précaution

L'Assemblée nationale et le Sénat viennent d'approuver en première lecture le projet de loi constitutionnelle qui introduit la Charte de l'environnement dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, installant par là même le principe de précaution au sommet de la hiérarchie des normes juridiques. Ainsi se trouvent consacrés quatre principes fondamentaux :
  • le droit de vivre dans un environnement équilibré respectueux de la santé ;
  • le principe de précaution ;
  • la réparation des dommages causés à l'environnement ;
  • l'obligation de prévenir ou de limiter les atteintes portées à l'environnement.

Leur articulation est explicitée dans l'article 5 de la Charte, qui prévoit que « lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave ou irréversible l'environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d'attribution, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».

L'illusion d'un risque zéro

Sous couvert de l'émergence d'une troisième génération de droits de l'homme, après les droits politiques de 1789 et les droits économiques et sociaux de 1945, la Charte de l'environnement et la constitutionnalisation du principe de précaution obéissent à une succession de contresens lourds de désillusions futures.

- Sur le plan juridique, la première des précautions consiste à ne modifier la Constitution, cœur du contrat politique et social entre les citoyens, qu'avec la plus grande prudence et en cas de nécessité absolue. Or il en va de l'environnement comme de la décentralisation : au lieu de clarifier par la loi les notions clés - telle développement durable -, d'effectuer des choix nets et de définir des politiques publiques, la révision constitutionnelle associe gesticulation médiatique et confusion juridique.

- Sur le plan économique et scientifique, le principe de précaution fait peser une menace juridique majeure sur le développement, l'innovation et la recherche, puisque son application aboutira nécessairement à la remise en question des projets d'infrastructures (autoroutes, TGV...), de la diffusion de nouvelles technologies (téléphonie mobile...), de programmes scientifiques (décryptage et compréhension du génome humain...). La première victime désignée du principe de précaution sera l'industrie nucléaire, seul moyen disponible à court terme pour éviter l'emballement de la consommation d'énergie fossile et par là même des changements climatiques. Nul doute, par ailleurs, qu'une nouvelle et puissante incitation ne soit donnée à l'exil des cerveaux.

- Sur le plan politique et social se trouvent affichés, d'un côté, l'irresponsabilité illimitée des citoyens, de l'autre, la responsabilité illimitée de l'État et des entreprises, avec une prime donnée délibérément à l'irrationnel, aux peurs et à la recherche de boucs émissaires face à la vitesse accrue des changements.

La constitutionnalisation du principe de précaution représente ainsi un nouvel et spectaculaire avatar du repli de la France et du refus de ses dirigeants de la mettre en phase avec l'économie et la société ouvertes du XXIe siècle. Tout d'abord, l'immobilisme se trouve consacré au rang des valeurs et des principes de la République, venant cautionner juridiquement le choix du statu quo effectué par le président de la République : la précaution, c'est ce qui,reste quand on a renoncé à l'action, et donc à la politique. Ensuite, le principe ;de précaution repose sur l'illusion d'un risque zéro, d'un monde figé et sans aléas au moment où l'Histoire accélère.

En sa forme actuelle, il constitue une dangereuse atteinte à la liberté, qui reste indissociable du choix dans l'univers incertain que constitue l'histoire des hommes. Il illustre à merveille la menace de corruption des démocraties décrite par Tocqueville sous la forme d'un pouvoir immense et tutélaire qui « étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit les plie et les dirige ; il force rarement à agir mais s'oppose sans cesse à ce que l'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ».

Nul ne peut contester que les démocraties doivent modifier leurs institutions et leurs modes de fonctionnement pour faire face à la montée des nouveaux risques imprévisibles. Nul ne peut contester l'urgence de démarches éthiques pour encadrer le terrible pouvoir que vont détenir les hommes du XXIe siècle, désormais maîtres de leur propre nature après être devenus maîtres de la nature au XXe siècle. Loin de l'édification d'illusoires lignes Maginot, cela passe par une gestion active des risques. Loin de la démagogie sécuritaire et de la manipulation des peurs collectives, cela passe par l'appel à la raison et à la responsabilité. Loin de la tyrannie molle de l'État, cela passe par la réhabilitation chez les citoyens de la confiance dans l'avenir, de l'innovation et de l'action.
Je connais tous les recoins du Jardin des Plantes parce que je suis pratiquement née dans le quartier. D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai exploré et découvert ce parc passionnant, hétéroclite (entre ménagerie un peu mitée, jardin alpin, école de botanique, labyrinthe baroque avec cèdre géant du Liban), également nommé "museum d'Histoire naturelle" avec de bonnes raisons. Pour moi, il a toujours été un lieu de poésie, de détente, d'admiration, d'apprentissage et de reconnaissance des saisons. Rien de violent, de laid ni d'inquiet n'y avait jamais été associé dans mon esprit. J'y retournais comme à la douceur d'un lit, ou à celle d'un jardin clos, avec la même tranquillité rêveuse qui avait accompagné la découverte, dans mon enfance, de la nature libre et immense du comté de Nice.

Jusqu'au jour récent, il y a une dizaine de jours, où, traversant le Jardin des Plantes, j'ai vu une application parmi d'autres du plan Vigipirate, le plus ubuesque des principes de précaution.

Deux militaires en treillis, mitraillette au bras, piétinaient une pelouse.
On n'était pourtant pas en guerre. J'en ai eu le cœur fêlé, c'était une profanation. Exactement ce que j'aurais voulu ne jamais voir en ce lieu. La barbarie moderne venant souiller un rêve d'arbres, de plantes, de fleurs, de pierre et de civilisation longuement construit au fil des siècles. À l'heure qu'il est, je n'ai pas encore accepté cette vision.


Dernière édition par Oshun le Ven 11 Sep 2009 - 2:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Mar 1 Déc 2009 - 18:16



Choc Disponible en ligne : Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (1991), film-documentaire sur l'environnement, produit par l'ONF, scénarisé et réalisé par le québécois Jean-François Mercier. Il nous montre comment l'homme détruit la planète. Chacun des cavaliers personnifie l'une des quatre menaces suivantes : déchets domestiques, déchets toxiques, contamination des cours d'eau et destruction des ressources.

http://beta.onf.ca/film/Quatre_Cavaliers_de_lApocalypse/
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Ven 11 Déc 2009 - 0:01



Couverture du "Science & Avenir" décembre 2009, "Contrôler le climat"

Réunis à Copenhague du 7 au 18 décembre, les 192 Etats membres de l'ONU vont essayer de s'entendre pour réduire massivement leurs émissions de gaz à effet de serre. Décryptage des enjeux de cette rencontre à haut risque.

Copenhague : le sommet de tous les défis

Une partie de poker très serrée

Des études annexes pourraient brouiller le débat

Les grandes manœuvres ont commencé

« Le nucléaire est un mal nécessaire »

Au-delà de +2°C, un risque d'emballement

L'impact du réchauffement d'ici à 2100

Lester Brown : « Si les Etats-Unis s'y mettent, les autres suivront »



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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Mar 22 Juin 2010 - 14:40

Cela blessera sûrement une part d'orgueil anthropocentrique (ce sentiment d'être au centre de la "Création"), surtout à l'âge de la technique imaginée tout résoudre, mais il n'est nul besoin d'être un allumé millénariste pour envisager froidement que l'espèce humaine soit aussi périssable que le reste des espèces... L'irresponsabilité des gouvernements comme des particuliers, voilà la réelle menace "bio-terroriste" !

L'espèce humaine va s'éteindre dans 100 ans





Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian nous apprend que pour le scientifique australien Frank Fenner, le destin de l'Homme est scellé. Cette éminence en ce qui concerne l'extinction des espèces est plus que sceptique quant à l'avenir de l'espèce humaine :

Citation :
L'espèce humaine va s'éteindre. Peu importe ce que nous faisons maintenant, c'est trop tard.
Mais quel crédit accorder à cette assertion ? Le journal tient à préciser que Fenner est un scientifique reconnu : membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society. Son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. A 95 ans, le scientifique accorde très peu d'interviews. En matière d'évolution, il s'y connaît. Il a étudié le phénomène sous toutes les coutures : au niveau moléculaire, au plan de l'écosystème jusque dans l'espace.

Selon Fenner, nous allons disparaître parce que nous sommes trop nombreux. C'est donc la croissance de la population mondiale qui est en cause. Si l'on en croit l'ONU, la population mondiale atteindra les 6,9 milliards cette année. Une tendance démographique qui, couplée à ce que Fenner appelle notre « consommation débridée », mènera à terme à la disparition de l'espèce humaine.

La conséquence première de nos modes de vie étant le réchauffement climatique, Fenner n'est pas plus optimiste à ce sujet :

Citation :
Le réchauffement climatique n'en est qu'à son début. Mais on voit déjà des changements importants dans le temps.

Et d'ajouter :

Citation :
L'Homo sapiens va disparaître, peut-être en l'espace d'un siècle. Et beaucoup d'animaux aussi. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses.
Impossible d'échapper à notre destin pour Fenner : on ne fait que repousser l'incontournable.

Si beaucoup de scientifiques partagent ce constat, tous ne sont pas aussi catégoriques sur l'impossibilité de changer les choses. Ainsi, son collègue Boyden, immunologue reconverti dans l'écologie humaine, est plus optimiste :


Citation :
Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous caressent l'espoir que l'on prenne conscience de la situation. Et qu'on en arrive aux changements nécessaires pour en arriver au développement durable.
En attendant, du haut de son grand âge, Ferner ne peut s'empêcher de céder au sempiternel « c'était mieux avant ». Petite pensée pour les générations futures : « Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile. »

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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Mar 22 Juin 2010 - 18:44

le catastrophisme ne date pas d'aujourd'hui...
quand on sera encore plus nombreux, on fera des guerres, on s'exterminera mutuellement et on rétablira le cannibalisme, si jjamais il n'y a plus de ressources pour se nourrir....Ceux qui resteront survivront....
Quoi qu'il en soit, on va pas s'éteindre dans 100 ans....quelle idée... Angel
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Mar 22 Juin 2010 - 23:07

Le catastrophisme correspond à une angoisse d'avenir exaspérée. Il s'agit donc d'une attitude psychologique, autrement dit une manière de réagir à un environnement (culturel, social, etc.), qui peut être amplifiée collectivement (peur de l'an mille par ex.).

Là il ne s'agit pas d'une sorte de fatalisme abstrait (jouer au "prophète de malheur" comme on dit) ou de ressortir la fable des Troglodytes chère à Montesquieu. Toute réalité, ici en l'occurrence les ressources de la planète, a des limites (en économie par ex., on parle de système-monde). Les questions de l'eau potable, de l'agriculture industrielle, des ressources hydrocarbures, des infrastructures sanitaires, de l'habitat, etc. ne sont pas abstraites. Ce qui montre l'historicité de certains changements, c'est leur irreversibilité. Ex. : appauvrissement de la biodiversité, déforestation, désertification, cycle de l'eau accéléré impactant sur le climat, explosion démographique, pollution, niveau de la mer en regard de la concentration humaine sur les côtes, etc.

S'affoler ne sert à rien, pas plus que s'en battre les roubignolles, mais au moins être lucide sur ces changements, c'est sortir du point de vue de spectateur pour comprendre que nous sommes partie intégrante de cet environnement et que nous pouvons avec cohérence y participer, même à son petit niveau, loin des clichés à la yann arthus-bertrand ou du vote cornichon-vert pour se donner bonne conscience. Choix des matériaux de construction, jardin-potager, économie d'énergies, recyclage, limitation de la conduite pour des petits trajets, compréhension des enjeux géopolitiques, etc. Cela engage notre humanité en un sens large, non pas celle des spéculations ésotériques de l'Âge du Verseau ou des envolées métaphysiques à la Khrisnamurti, mais celle toute simple d'être responsables comme habitants de la biosphère.

Ce qui était intéressant dans cet article relatant un constat alarmiste, c'est sa remise en cause de croire que l'homme s'en sortira toujours parce que la technique lui donnerait la main dans ce jeu, et plus loin, cette idée fantasmatique (et au fond individualiste/subjectiviste) que le monde est né et disparaîtra avec lui.

Après, à chacun de décider ce qu'il veut ou non pour sa vie ou ses mouflets.
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MessageSujet: Re: - Gaïa -   Mer 23 Juin 2010 - 0:08

Citation :
Ce qui était intéressant dans cet article relatant un constat alarmiste, c'est sa remise en cause de croire que l'homme s'en sortira toujours parce que la technique lui donnerait la main dans ce jeu, et plus loin, cette idée fantasmatique (et au fond individualiste/subjectiviste) que le monde est né et disparaîtra avec lui.

Après, à chacun de décider ce qu'il veut ou non pour sa vie ou ses mouflets.
de toute façon, quoi qu'on décide pour nos mouflets, selon le monsieur c'est trop tard...
Bref, je vois ce genre de message tout de meme en tant que idées catastrophistes.Ce n'est pas pour cela que je vais arrêter d'économiser l'énergie, changer mon vélo pour une voiture et acheter des meubles en teck, non, mais ce genre "d'études" , a mon sens, incite plutot de s'en foutre, puisque c'est foutu de toute façon, que de faire des efforts...
LEs "scientifiques" ont ça de beau, c'est qu'il se trompent souvent...
Je ne crois pas tant en technique qu'en la capacité de l'humain de s'adapter a tout.
L'espoir fait vivre comme on dit, et c'est le seul crédo valable, car on est jamais a l'abris de rien, et si on a encore la force de continuer, c'est parce qu'on espère. Alors je dirais a ce monsieur qu'il nous laisse tranquille avec ses "théories" alakon....Qui sont peut-être rien d'autre que son fond de commerce.
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