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MessageSujet: Le chef des beaufs   Jeu 26 Oct 2006 - 16:44

terouga a écrit:
A MORT L'IRAK, roman étourdissant et célinien...

http://yvelinedition.neuf.fr/romans.htm



Extraits :

Il parait que je suis un con. Un sale con même.

Dans mon pauvre bled de l’Oklahoma on se méfie de moi. Je vis seul avec ma mère à la périphérie, entre le centre et les bicoques des Indiens, au bord de la route. Voilà.

Qu’est-ce que je fous dans ce désert déjà ? Je ne sais plus trop au juste. La guerre bien sûr, mais laquelle et pourquoi ? Vaut mieux pas se poser de questions. Ou alors pas celles là. Le major nous a dit de creuser des tranchées et d’attendre. Attendre quoi ? La fin des vents de sable. Les ordres. L’ennemi ? Il est rare le Bougnac ces temps-ci.

Alors basé au Koweït avec des tas de cons comme moi on nous disait de redouter le Bougnac, surtout les petits et les femmes. Sous leurs grandes jupes noires elles pouvaient cacher des armes ! Hein ! Saloperies !


Que sont partis faire les Américains en Irak ?

Dans quelles conditions ?

Comment peut-on s’engager pour une telle guerre ?

Avec quels désirs secrets ? Quels buts ? Pour défendre quelle cause ?

A MORT L’IRAK raconte à la première personne la guerre d’un soldat qui quitte son Oklahoma natal pour la première fois.

L’anti-héros de ce roman vrai est en phase avec les mensonges de son président et l’idéologie de son pays.

Au milieu d’une guerre coloniale, ce soldat, libéré des contraintes de la vie civile, donne libre court à ses désirs les plus sordides. Il traîne avec lui ses fantasmes et ses pires pulsions… C’est un criminel de guerre. Ordinaire.


Denis Gorteau est enseignant dans le sud de la France et collaborateur des sites www.que-faire.info et http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/.

Le livre est disponible sur...
http://yvelinedition.neuf.fr/romans.htm
et
http://www.amazon.fr/gp/product/2846681198/ref=sr_11_1/171-0996864-6837021?ie=UTF8
et
http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1883030&OrderInSession=1&Mn=1&SID=8963e592-ca6b-913c-796b-a8fc4e37bd0f&TTL=310820061428&Origin=fnac_google_home&Ra=-1&To=0Ν=1&UID=0b70f63a4-3b94-7c6f-549e-9a3d7ccee64f&Fr=0

Pas de mail (le bonheur des spammeurs) ... a demander en MP ... merci
Suivre le cheminement "intellectuel" d'un primate peu évolué fut l'idée de génie du film "Seul contre tous": ça donne un film dérangeant, une grosse claque au prêt-à-penser BCBG de chez Drucker.
Ce livre, c'est pareil, à un détail prêt: le président du pays le plus puissant du monde est le gourou et le chef des beaufs aigris.
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Salut Public
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MessageSujet: La Faute de M. Monnet   Lun 4 Déc 2006 - 6:21

Venez lire la recension de ce livre court mais essentiel:

La Faute de M. Monnet par Jean-Pierre Chevènement:

http://www.salutpublic.fr/spip.php?article78
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juju333diablo
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MessageSujet: Une vie aventureuse !   Ven 13 Avr 2007 - 5:58

http://www.jack-london.fr/pages/toutSavoir/bio.php

http://www.jack-london.fr/pages/toutSavoir/bio2.php

http://www.jack-london.fr/pages/toutSavoir/bio3.php

http://www.jack-london.fr/pages/decouvrir/alcool.php

Dithyrambes et extravagances mis à part, ça fait rêver pas vrai ?

Autre époque, autres moeurs : si on peut éviter cette ritournelle, ça m'arrange.

Bonne lecture.

ps : pour les rêveurs, je conseille "Martin Eden" et "le loup des mers" (mes deux livres de chevet) , pour les durs "le talon de fer" et "le temps des forts".

EDIT : @viscard / en fait l'apprentissage de la lecture et de l'écriture pour London fut beaucoup plus précoce que je ne le pensais. Pardon pour cette exagération qui n'enlève rien à son parcours EXEMPLAIRE.
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ortolan
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MessageSujet: Re: Brèves   Dim 3 Juin 2007 - 0:53

coucou a écrit:
ADG, vous connaissez ? Un très bon auteur de polars! Beaucoup de gouaille....

http://www.pourvengeradg.com/

Citation :
Polar
Foutre-tombe
Tout le panache de l'authentique réac dans l'ADG posthume.
Par Bruno ICHER
QUOTIDIEN : jeudi 10 mai 2007
ADG J'ai déjà donné... Le Dilettante, 278 pp., 19,50 €.

En dépit de toute l'affection que l'on peut porter au défunt, il n'est pas rare qu'un enterrement dégénère en fou rire général. Une grimace du croque-mort, un lapsus du curé ou le dérapage alcoolique d'un vieil oncle gâteux, et c'est la grosse rigolade compulsive. C'est à peu près l'expérience qu'offre le tout dernier roman d'ADG, publication posthume deux ans et demi après la mort de l'auteur, emporté par un cancer tenace. C'est triste parce qu'il n'y en aura jamais plus, mais on se gondole toutes les deux pages. Il faut dire que J'ai déjà donné... convoque tous les personnages créés par Alain Fournier, dit Camille, dit ADG, dans la vingtaine de romans noirs qu'il a publié à la «Série Noire» et un peu ailleurs. Personne ne manque à l'appel. Surtout pas Serguie Djerbitskine, alias Machin, dont personne dans sa bonne ville de Tours où il exerça jadis le métier de plumitif à la Nouvelle République du Val-de-Loire , n'était capable de prononcer son nom, d'où Machin ( le Grand Môme, Juste un rigolo... ). Ni, évidemment, l'avocat Pascal Decroix ( Pour venger Pépère ), ex-para et militant royaliste (et pas pour Ségolène), réac au grand coeur veillant sur un gynécée composé de sa bonne amie Sophie, de Souen, une ravissante Vietnamienne rescapée d'un réseau de prostitution, et de Monique, alias Moune, jeune merdeuse filiforme et arrogante, sa fille adoptive et réincarnation de Zazie.
C'est avec une certaine jubilation que l'on repérera aussi une farandole de seconds couteaux oubliés. A commencer par le myope Jean-Charles Botmarine, ex-employé de banque introverti qui avait défrayé la chronique en se prenant lui-même en otage afin de soulager, sans effusion de sang, le coffre-fort de l'établissement où il travaillait ( L'otage est sans pitié ). Et puis tous les autres, depuis l'austère commissaire Hennique, bloc d'amertume fonctionnaire totalement dénué d'humour jusqu'au cuistre Xavier de Sainte-Crâque, patron du journal tourangeau. Pour autant, ce serait mal connaître ADG de croire que l'homme, à l'automne de sa vie, allait verser dans la nostalgie larmoyante. C'est avec le panache de l'authentique réac, image qu'il a toujours soigneusement revendiquée, que l'auteur, membre du Front national et vieil ami de Le Pen, a réglé ses comptes. Chacun a droit à son paquet. Les fourbes socialistes, naturellement, mais aussi la droite veule et mollassonne, les francs-maçons à côté de la plaque, sans oublier, plus réjouissant car inédit, une extrême droite extrêmement branquignole.
Le plaisir, toutefois, est ailleurs. D'abord, dans la construction du roman, mise en abyme de deux récits complémentaires qui lui confère une valeur testamentaire. De nos jours, Pascal Decroix, la soixantaine bien entretenue, débarque en Nouvelle-Calédonie flanqué de sa fille devenue son assistante. Il vient se recueillir sur la tombe de son vieux complice Machin dont la dépouille à moitié bouffée par la faune sauvage locale a été retrouvée dans la jungle. Le journaliste avait quitté précipitamment sa bonne Touraine pour se refaire une santé (tout comme ADG dans les années 80) dans les environs de Nouméa. Inutile de rappeler quelle douce quiétude l'attendait là-bas. Bref, Decroix récupère à cette occasion un tapuscrit rédigé par Machin en 1981, récit lyrique d'une aventure qui devait précipiter son exil aux antipodes. C'est à la double lecture de l'enquête de l'avocat et du roman apocryphe qui nourrit l'investigation, que l'on retrouve, en même temps que la grisaille humide des Pays-de-la-Loire, la verve argotique des débuts d'ADG, l'acidité de sa plume et son amour immodéré pour le calembour à la condition qu'il soit très mauvais. Par ailleurs, tout cela ne finit pas très bien mais ça, on le savait avant d'ouvrir le livre. (source)
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dreck93
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MessageSujet: Raymond Hunt   Mer 25 Juil 2007 - 6:39

Raymond Hunt est un auteur anglais né en 1869 et mort en 1903. Essayiste romantique, il est l'investigateur d'un style littéraire décalé, abstrait et emprunt d'humour.

Sa jeunesse se passe à Newcastle (1869 - 1893) dans un cadre de bourgeois modeste où il étudie la littérature, il se passione pour Baudelaire et voue un culte à l'art d'attirer une femme dans son lit. Il collectionne les conquêtes mais n'arrive guère à rester longtemps avec chacune d'elles. C'est ce qu'il appellera "sa malédiction de la solitude". Même s'il se disait libertin, il aurait bien aimé établir un vrai lien affectif avec une autre femme que sa mère.

Blasé de cette société du superflux, de l'artificiel et la méprisant ainsi que les femmes, il s'exile en Inde. Il vit dans la région de Goa (1893 - 1895) et entreprend un voyage initiatique. Mais c'est plus une odyssée destructrice qu'autre chose car il découvre une drogue dure, une poudre très peu connue appelée le satyajit. Il fait néanmoins la connaissance d'une prostituée dont il ne connaîtra que le pseudonyme : Kâvêri et restera avec elle 4 mois, ce sera sa relation la plus longue. Ses écrits sont prolifiques durant cette période quand il ne voyage pas.

Puis vient un retour à la civilization occidentale, il s'établit dans la banlieue d'Hamsterdam (1895 - 1903) pour y finir ses jours qui sont comptés à cause des marques laissées par la drogue. Pour se désintoxiquer, il prend de l'herbe, moins toxique que sa précédente consommation. Il sombre dans la torpeur et est interné dans un hopital quelques mois avant sa mort. Il s'échappera épris de liberté et se pendra du haut d'une falaise.


Bibliographie :

- Romantisme abstrait (1894)
- A dans une autre vie (1901-1902)

Sa première oeuvre est remarquable et traite d'une manière originale du rapport homme/femme soulevant ainsi beaucoup de thèmes sociétaux tels que la pauvreté, la solitude etc... On peut remarquer que le deuxième livre est plus profond que le premier, cependant il reprend beaucoup de thèmes du précédent d'une autre façon. Son titre laisse présager la préméditation de son suicide.


Citations :

"Sachez sombres imbéciles [...] l'innocence est dans l'innovation." "Pourquoi je ne me marierai pas ? Car aucune femme n'est plus fidèle que ma mère" "La poudre est nocive mais pas autant que ne l'est mon esprit." "Il faut se fier aux apparences, mon nom signifie la chasse." "Ce qui lie hommes femmes s'appelle glace et l'amour s'appelle soleil." "Un paysage peut me paraitre fort sympathique dès lors que je n'y séjourne pas plus d'un certain temps." "J'aime déplaire, et heureusement car c'est ce que je fais de mieux"


Héritage :

Malheureusement pour son âme, il reste méconnu. Beaucoup de ses écrits ont été volés ou copiés, on retrouve ses empruntes chez certains sociologues de notre temps... Il est très difficile de trouver des traces originales de cet auteur édité à de rares exemplaires.


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_hunt
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Jean-Pierre TILLENON
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MessageSujet: Décès de Pierre TILLENON   Sam 8 Sep 2007 - 11:32

Les décès peuvent être l'occasion de réviser quelques notions de base qui sont les nôtres en parlant des amis travailleurs et patriotes qui nous quittent.


Dans la Tradition européenne, entre les guerriers devenant “Chevaliers militaires” pour figurer la "volonté mise en ordre" et les compagnons devenant “Chevaliers du travail” pour matérialiser l'"Intelligence mise en forme", il n’y a que les armes qui changent. Tous ces disciples philosophes se retrouvent avec des femmes devenant “Dames” qui symbolisent l'"Amour muté en sagesse" et l'énergie donnant la vie. Tous et toutes doivent incarner l’esprit, la trilogie, la trinité, le "Tribann" dans le même idéal de bâtisseurs d’États. Ces États philosophiques doivent représenter, reproduire l'ordre cosmique sur terre. Pierre TILLENON, "Thénénan" de son nom de Chevalier, était disciple de la fonction "Intelligence/forme".


Pierre Tillenon est donc passé sur l’autre rive de la vie samedi 21 juillet à 14 h 30.
De l’église d’Alfortville où il fut baptisé à l’église de Chevilly-Larue pour ses funérailles, il y a le long chemin d’une vie de 83 ans. Elle passe par Boulogne, Montparnasse, Lannilis, pays de sa famille bretonne, Villejuif, L’Haÿ-Les-Roses, de nombreux pays étrangers et aéroports de travail comme Orly, Le Bourget etc…

Par idéal, il apprit d’abord le noble métier de chaudronnier forgeron, fonction sacrée chez les Celtes. C’était un homme de coutume. Il venait de l’aristocratie paysanne du « Léon », pays de « légion », surnommé la « terre des prêtres » en Bretagne du Nord.

Ce « Père tranquille » généreux était un ancien résistant correct. Il avait rejoint le réseau FFI du Finistère à 19 ans sous le nom de « Lejeune ». Il était proche du Conseil national de la Résistance après que son association, la « Jeunesse ouvrière chrétienne » fut interdite en août 1943. Il s’est, ensuite, engagé dans l’armée de Leclerc pour la durée de la guerre en 1944.

Il fut garagiste puis Cadre consciencieux dans l’aviation comme Radio et Mécano cellule, Il travailla pour la SNECMA, la SEPR, la TAI, AIR INTER, AIR France. Il fut aussi un philosophe à la manière classique. Il n’était pas intellectuel mais spirituel. Ce disciple de Saint Eloi était un perfectionniste, un Maître Ouvrier, un compagnon du devoir de l’aristocratie ouvrière. Les carlingues d’avion étaient pour lui les nouvelles armures de la chevalerie. Son modèle était le Chevalier de la Renaissance, bâtisseur de cathédrales. Il avait reçu une bonne éducation celtique traditionnelle, par son père, pharmacien et Druide de Bretagne. Il l’intronisa, jeune aspirant, dans le collège des druides sous le nom de « Thénénan ».

Il fut toute sa vie un catholique tempérant, Preux du travail, c’était un constructeur calme, non-violent et mesuré. C’était aussi un artiste, bon dessinateur et bon peintre. Il construisit tout seul sa maison en banlieue parisienne à L’Haÿ-Les-Roses. Il était humble et très discret. Il aspirait simplement à être tranquille pour bien travailler. C’était aussi un diplomate prudent au service du Vrai, du Bien, du Beau.

Il fut patron, employé, pauvre, puis riche, puis pauvre à nouveau mais toujours honnête et déterminé. Avec gaieté, il habitait dans le quartier de ses anciens ouvriers qui l’aimaient aussi pour son ironie. C’était un humoriste. Il était désintéressé et restait au service des valeurs européennes classiques. Il aimait la rectitude. Il disait qu’il fallait avoir une pensée juste et droite pour avoir une conduite correcte.
C’était un original hermétique. Il avait fait son devoir national, mais ne s’était même jamais inscrit aux « anciens combattants ». Il n’aimait pas l’esbroufe, les lauriers de la gloire et de la célébrité. Il avait droit à plusieurs décorations, mais la seule qu’il accepta fut la « médaille du travail »… Avec bon sens pratique, il jugeait toujours les gens sur leur travail concret et non pas sur leurs discours abstraits.

Il avait une éthique fondée sur « Honneur et travail », l'honnêteté, la fidélité à la parole donnée, le service rendu, la générosité. Il ne recherchait pas le grand confort mais l’effort et la persévérance.
Toute sa vie, il a su rester très modeste. Il était attentif avec les dames, bienveillant avec les enfants, affable avec les personnes âgées, indulgent avec les égarements et les faiblesses d’autrui. Ce patriote réservé était resté fidèle à l’esprit de famille et à son engagement dans la JOC étant jeune.

C’est un très gentil et bon vieux soldat qui est parti aujourd’hui à 83 ans dans la sagesse divine et les lois de l’ordre cosmique qu’il a toujours respecté. Je sais qu’il sera bien jugé et qu’il est bien là où il se trouve parce qu’il n’est pas mort en héros mais qu’il a vécu en héros. Il a été fidèle, au quotidien, à ses choix, à son éthique. Ce qui est souvent beaucoup plus difficile.
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el spirito
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MessageSujet: Re: Brèves   Jeu 8 Nov 2007 - 23:33

milla a écrit:
Jean-Patrick Manchette, ce génie

Je viens de relire en quelques jours "L'affaire N'gustro" et "Nada" et Jean-Patrick Manchette me semble etre définitivement le plus grand sociologue Français des années 60/70 (en plus d'etre un des 5 meilleurs romanciers du XXème siècle)

Tout y est : L'abjection du systéme économique, l'inutilité et le cynisme du pouvoir politique (Giscardien ou Mitterandien), la bêtise des gauchistes et des fafs, le désespoir des "p'tites gens"...

Un constat largement encore valable aujourd'hui.

Quelques extraits :

"J'ai fait une erreur. Le terrorisme gauchiste et le terrorisme etatique, quoique leurs mobiles sont incomparables, sont les 2 machoires du....... même piége à cons.

Le régime se défend évidemment contre le terrorisme mais il ne s'en défend pas, au contraire il l'encourage, il en fait la publicité. Le desperado est une marchandise comme une autre, une valeur d'échange, un certain modéle de comportement, comme le flic ou la sainte. l'état rêvé d'une fin horrible et triomphale dans la mort, dans la guerre civile absolument généralisé entre les cohortes de flics et de mercenaires d'une part et les commandots du nihilisme d'autres parts... Pour ensuite compter les points et emporter le match. C'est l'éternel piège tendu aux révoltés et je suis tombés dedans... et je ne suis pas le seul... et ça m'emmerde bien !"

Le catalan fixa l'ombre et se frotta machinalement la bouche avec la main.
Il eut la vision de son père ; debout sur une barricade; c'est le soir du 4 mai 1937 à Barcelone, le prolétariat révolutionnaire s'est insurgé contre la bourgeoisie et les staliniens, une balle va frapper dans une fraction de seconde le père de Buenaventura Diaz, dans une fraction de seconde l'homme sera mort, dans quelques jours la commune de Barcelone sera écrasé, dans peu de temps elle sera enterré sous la calomnie.

__La condamnation du terrorisme, dit Buenaventura, n'est pas une condamnation de l'insurection mais un appel à l'insurrection.


ou :

Quatre heures du matin. Le prolétariat dormait d'un œil dans sa balieue, les cadres eux, sur leurs deux oreilles d'âne dans leurs superclapiers du front de seine. Les dernières Pizzerias du quartier St Germain fermaient leurs portes sur des travelos alanguis et ravissants. Les filles de bonnes familles ahuries par l'alcool et le Kif se faisaient défoncer dans la banlieue Ouest et singeaient la jouissance pour combattre le mal de cœur. Les clodos se transmettaient des maladies vénériennes sous les ponts. Et la coupole fermait après que des intellectuels s'égaillaient au carrefour Raspail en se promettant de se téléphoner...
Une Manchette dans la gueule,ça fait mal...et parfois réflechir!!! cheers
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MessageSujet: Re: Brèves   Ven 21 Mar 2008 - 23:16

De l'ancien membre Tdes, signalons ce site où il écrit à ses heures perdues des nouvelles fantastiques : http://tdesmond.free.fr/nouvelles/

D'un autre ancien membre, Fabrice Trochet d'Angers. auteur du http://www.legraindesable.com et du blog http://ungraindesable.hautetfort.com

Et d'un dernier, Narkotik : http://www.philippenollet.com/

Signalons aussi ce formidable site réalisé par de généreux bénévoles (si vous voulez les rejoindre, n'hésitez pas) pour rendre disponibles à tous des livres libres de droits : http://www.ebooksgratuits.com/

Recommandons aussi l'Adamantine, le webzine de Harry Morgan, feuille permanente consacrée aux littératures dessinées. Si vous vous intéressez à la bande dessinée, à sa théorie, à la recension exhaustive de la littérature secondaire, au strip américain, au manga, au petit format français, vous êtes à la bonne adresse.

http://www.sdv.fr/pages/adamantine/

Enfin terminons par 3 blogs de passionnés de littérature, celui d'Angèle Paoli, les carnets de JLK et poezibao :
  • http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/
  • http://carnetsdejlk.hautetfort.com/
  • http://poezibao.typepad.com/poezibao/
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MessageSujet: Re: Brèves   Jeu 6 Nov 2008 - 22:02



L'intégrale Jules Verne est proposée par le courageux site bénévole "ebooksgratuits.com" (ouvert aux bonnes volontés) !!!

Vous pouvez télécharger la totalité de l'archive zip (145 Mo). L'index, qui fait l'objet d'une archive zip séparée, a également été mis à jour. Le site conseille de copier le contenu de cette archive zip dans un dossier de votre disque dur, ou le graver sur un CD (un joli cadeau à faire...).

Le lien vers cette intégrale :

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Oshun
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MessageSujet: Garrison Keillor   Dim 15 Mar 2009 - 13:45



Injustement inconnu en France (jamais traduit, en tout cas jamais correctement), Garrison Keillor est un des derniers écrivains américains de la veine humoriste de Mark Twain, E. B. White ou James Thurber. Natif du Minnesota, initialement publié dans le New Yorker et l'Atlantic Monthly, il connaît depuis les années 80 un succès populaire à travers son émission satirique A Prairie Home Companion. Excellent auteur de nouvelles (plus que de romans), il est l'auteur entre autres des recueils Happy to be Here, Lake Wobegon Days, et The Book of Guys (dont j'essaie depuis des années de fourguer la traduction à un éditeur français).
Traduit par mes soins, voici son article de Noël pour le magazine en ligne salon.com. Version originale de l'article ici.


Ne pas presser ce bouton en position assise

L’inscription placée au-dessus du bouton de la chasse d’eau dans les toilettes d’un avion est de celles qui mobilisent l’imagination : « Ne pas appuyer sur ce bouton en position assise. » On se représente les ingénieurs en train de tester l’appareil avec des mannequins en chiffon à gros derrière plat auxquels le vide provoqué par l’appareil arrache le fondement. « Et merde ! trois ans à bosser là-dessus ! » se disent les ingénieurs. Que faire ? Ils font rédiger une note de précaution par des avocats, assez courte pour être imprimée en gros caractères afin que les idiots puissent la lire — parce que, selon toute probabilité, il faut être idiot pour actionner la chasse d’eau encore assis.

Pour ces raisons, ils se sont limités à ces neuf mots et ont renoncé à imprimer : « La pression du bouton de chasse d’eau en position assise risque d’aspirer votre côlon et de vous faire un nouvel orifice tout en vous faisant subir un changement de sexe dans des conditions que vous n’imaginez même pas. »

Afin de réfléchir sur ce sujet, je me suis assis sur le siège des toilettes de l’avion — refermé — et je me suis rendu compte que, du point de vue de la personne assise à cette place, la note de précaution n’était pas si visible que ça. N’importe qui peut s’asseoir là sans remarquer ces neuf petits mots ou les confondre avec tout autre avertissement sans conséquence, tels que « Ne jetez pas votre portefeuille dans les toilettes » ou « N’utilisez pas plus de papier que nécessaire », le genre d’inscription écrit par des crétins pour des crétins. J’imagine très bien qu’à ce moment, l’esprit distrait par une turbulence en vol ou stressé par l’attente d’autres personnes à la porte, il appuie sur le bouton « chasse d’eau » pour sentir soudain les serres aiguës de l’appareil lui aspirer les fesses comme un python engloutit un rat. Il essaie alors de se dégager. Impossible.

C’est alors que l’hôtesse de l’air tapote doucement à la porte. Elle demande : « Tout va bien, monsieur ? »

L’homme assis sur ce siège de toilettes, M. Murphy, ne sait que répondre. Parce qu’en réalité, c’est quelqu’un de très bien. C’est un économiste au brillant CV, marié à une femme très chic et pleine de ressources ; ils ont trois beaux enfants qui ne prennent pas de drogues et sont promis à un bel avenir. Et il se rend à Washington pour un entretien qui peut lui assurer une très belle position au département du Trésor.

Oui mais voilà : il est coincé dans le siège des toilettes.

L’hôtesse parvient à convaincre M. Murphy de déverrouiller la porte. Elle cherche à l’extirper du siège en le tirant par les poignets, puis elle retrousse ses pans de chemise pour introduire un appel d’air en enfonçant ses doigts élégants entre le siège et le postérieur de M. Murphy. Mais il est bel et bien coincé.

Au cours d’une nouvelle tentative désespérée, elle appuie involontairement sur le bouton. On entend un énorme bruit de ventouse qui secoue l’avion entier, et le pauvre Murphy sent ses entrailles tirées vers le bas. Il tombe dans les pommes. Quand il revient à lui, l’avion a dû atterrir en urgence à Schenectady et six hommes en combinaison jaune fluo découpent le siège des toilettes avec un chalumeau à acétylène. Ils le soulèvent, encore engoncé dans son siège, le portent à bout de bras vers un chariot d’ambulance, et c’est là, à ce moment précis, que la chance commence à lui faire défaut.

Un passager prend une photo avec son téléphone portable et l’image fait le tour du monde par Internet. Elle n’est pas publiée dans le Times, le Post ou le Tribune, mais tout le monde la voit : une brioche à deux boules avec bras et jambes, posée sur une assiette.

Il n’est pas bon pour un économiste de rester coincé dans les toilettes. C’est une des grandes règles tacites de la vie. C’est pourquoi le National Enquirer titre UN ÉCONOMISTE COINCÉ DANS DES TOILETTES D’AVION, qu’une carrière prometteuse est étouffée dans l’œuf et que le pauvre Murphy, réduit à l’exil, enseignera la comptabilité dans une école de secrétariat au Costa Rica.

Les gens font toujours ce qu’on leur recommande de ne pas faire. Ça arrive tout le temps. Ici, dans ma toundra glaciale, on appelle ça « le syndrôme de la langue sur la poignée de pompe gelée ». Si vous posez le bout de votre langue sur la poignée en fer d’une pompe par une journée glaciale d’hiver, votre langue gèlera et restera collée à la poignée, et vous resterez là, impuissant, incapable d’appeler au secours. D’ailleurs ça ne vous aiderait pas beaucoup, la plupart des poignées de pompe de nos jours étant situées dans des régions rurales reculées. Nous sommes régulièrement informés de choses à ne pas faire et pourtant, nous le savons très bien, un beau jour nous les faisons. Quelque part, il y a une poignée de pompe qui m’attend.

Je m’attends toujours à l’apparition d’une tragédie au moment de Noël. Le temps des réjouissances, des réunions familiales, et soudain — horreur ! — vous actionnez la chasse d’eau de l’avion encore assis et votre vie ne sera plus jamais comme avant.
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Le Bon Docteur
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MessageSujet: Fabrice Luchini lit Philippe Muray   Lun 26 Avr 2010 - 14:40

Alain Finkielkraut reçoit Fabrice Luchini dans son émission de France Culture pour son spectacle "Fabrice Luchini lit Philippe Muray".

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/

Ça donne envie de lire Philippe Muray.

----------------------------------------------------------------

-> émission en podcast :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2010/04/24/c6a9626b6dd14ccb38779ff0d7ea2b3b.html

-> sur le spectacle :
http://moustach.wordpress.com/2010/04/19/fabrice-luchini-lit-philippe-muray-au-theatre-de-latelier/

-> places :
http://www.theatre-atelier.com/spectacle-fabrice-luchini-lit-philippe-muray-54.htm

Citation :



Il lira du Philippe Muray au Théâtre de l'Atelier, les 28 et 29 mars, et deux jours après il sera au cinéma dans Les invités de mon père, d'Anne Le Ny. Fabrice Luchini est un homme occupé. Il s'est confié au Figaro Magazine avec pour arme son aisance habituelle...

Un peu de politique, un peu de son enfance, un peu de son show-biz...

Fabrice Luchini, c'est un acteur de cinéma qui était coiffeur, et qui aime la littérature comme un enfant aime les bonbons.

La politique, après tout, il s'en fiche, il ne sait pas se situer, il est paumé : "Politiquement, je me situe sur une ligne chabrolienne : je suis de gauche, hélas. Je me dis de gauche parce que dans mon métier, c'est préférable si on veut trouver du travail. J'ajoute hélas, parce que le cahier des charges de l'homme de gauche est quand même plus difficile à tenir : quand l'homme de droite, caricaturalement, peut se revendiquer individualiste et hédoniste, l'homme de gauche doit se révéler généreux, partageur, merveilleusement humain, prêt à loger chez lui du sans-papiers. C'est un travail à temps complet, je vous assure."

Perdu, Fabrice Luchini s'interroge : "Je crois que je ne suis ni de droite ni de gauche. Au réveil, je me trouve dans un état d'absence totale d'élan. Puis pendant quelques heures, je me sens offensif, vaillant, plutôt de droite. A midi, un grand sentiment de compassion pour mon prochain m'envahit : je passe à gauche, je m'énerve contre les écarts entre les salaires, l'absence de justice sociale et je branche France Inter qui, au bout d'une heure, me fait virer à nouveau réac. Du coup, je bascule sur RTL qui me donne vite envie de voter PS. En fin de journée, je fais le point et je conclus que je suis gaulliste de gauche." Il conclut, persuadé : "Oui, c'est cela : je suis un gaulliste de gauche."

Sa prose est bonne. Son ton est drôle, enlevé, limite désabusé. 300 000 spectateurs l'ont vu faire Le Point sur Robert, avec près de 800 représentations, de Paris à Quebec en passant par New York... Fabrice Luchini est aimé pour cette facilité d'expression, cette faculté charismatique à absorber les autres grâce à la forme de son dialogue. Un peu comme Edouard Baer d'ailleurs.

La rançon de cette gloire : "Il en fait trop !". Voilà ce que ses détracteurs, souvent certainement jaloux à en crever, lui reprochent. Facile comme attaque. Il s'en défend : "En France, toute passion est suspecte. La mienne, que je veux communicative, passe pour de l'hystérie. Pourtant, je ne fais pas de numéro, je ne fais pas ça pour séduire." Pour preuve, il offre une anecdote amusante : "Lors de la cérémonie des César, comme on s'ennuyait un peu, j'ai bavardé avec Laetitia Casta. Comme elle est belle, corse et intelligente, je fournissais un peu, mais en tout bien tout honneur : je sais qu'elle est mariée à un Italien costaud et mère de trois enfants. Bref, à un moment, elle me demande si je joue tout le temps comme là, avec elle, en ce moment. Ma réponse est non, bien sûr ! Le matin, je ne me lève pas en lisant du Nietzsche à ma plante verte, sinon il faudrait m'enfermer !"

Une interview sans confidence n'est pas une interview de qualité. Fabrice Luchini s'est confié.

Ses parents étaient partagés quant à la carrière du fiston : "Ma mère venait de l'Assistance publique et faisait le ménage au Figaro, notamment le bureau de Michel Droit. Elle observait ma carrière avec méfiance. Mon père, lui, immigré italien de Longwy, dont le propre père avait eu la jambe broyée sous un chariot, ne cachait pas sa fierté."

Voilà pour la confidence. Histoire de cerner un peu davantage le personnage. Un peu plus attaché à lui du fait...

http://cinema.aol.fr/fabrice-luchini-comment-il-a-drague/article/20100327165306005034275?rsp=Cin%C3%A9ma%20France

Debord & Murray :

Citation :
Dire que Muray “règle son compte” à Debord est inexact. Au contraire, dans un entretien paru dans la revue “Immédiatement” il se place dans le prolongement des théories de Debord, mais en y apportant une nuance de taille : “On n’est plus du tout au stade de l’homme séparé, passif devant le spectacle. La fusion de l’humain et du spectacle a eu lieu dans la société hyperfestive. C’est d’ailleurs ce qui me sépare radicalement de Debord.”
Interrogé sur ce revirement, lui qui avait auparavant encensé le grand maître situ, Muray explique : ” Je m’en prends aux debordiens de la dernière heure plutôt qu’à Debord, qui est tout de même un grand écrivain. J’attaque surtout ceux qui en font l’éloge retardataire au moment même où sa grille de lecture n’est plus utilisable. J’ai la conviction que notre époque est toute neuve, complètement inédite, et qu’elle ne peut plus être comprise à travers cette grille debordienne selon laquelle l’homme archi-aliéné est l’homme spectateur, séparé de la vie réelle. L’individu que je vois émerger est un acteur, un acteur complet de sa propre existence, et tout l’y encourage. On ne peut plus, sans anachronisme, mener une critique de la séparation parce que toutes les séparations, toutes les différences, toutes les frontières sont abolies. Plus aucune barrière ne sépare le spectacle du spectateur. C’est la réalisation, en un sens – un sens infernal, mais enfin… du debordisme.”

http://ilikeyourstyle.net/2009/09/01/menage-et-marque-pages/

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MessageSujet: Re: Brèves   Mer 28 Avr 2010 - 12:57

Fabrice, try to remember, a night... Angel


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MessageSujet: Re: Brèves   Mer 28 Avr 2010 - 15:01

Ah ? Tu nous racontes tes aventures avec Fabrice ? Smile
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MessageSujet: Re: Brèves   Jeu 29 Avr 2010 - 1:30

Théâtres d'ombres, théâtre de l'absurde, théâtre de la cruauté, théâtre sorcier, choisis ta formule pour ce forum selon ton bon plaisir.


Avoir raison, voire avoir raison de l'autre comme s'en persuadent ceux adonnés à l'exercice narcissique de la parole (qui n'est donc en ce sens qu'opinion se prenant pour parole d'évangile), voilà la marotte des polichinelles qui s'étalent, eux et leur ego, sur un forum. Où est la réciprocité ? Voilà pourquoi il me sied, vague spectre errant sur ces lieux désolés propices aux humeurs sombres, de secouer leur vieux fond anthroponoïaque au moindre prétexte quand me semble avoir pignon sur fil.

Mourroir le pasteur pasteurisé au puritanisme dans ses entretiens colorés avec la mégère mal apprivoisée Zabeth Levit ("Hystérie : La confondre avec la nymphomanie" rappelait Gustave Flaubert dans le Dictionnaire des idées reçues) dans feu la petite gazette royco-bourge Immondainement (du généreux Richard cœur de chineur), Finky l'empesé rabbi déculotté dans un échange autistique avec Luchini singe grimacier de la diction comme cache-misère égolâtre (et n'allez pas croire là que ce soit là simple maladie professionnelle), amusant chiasme au passage ce petit carré, toute cette logique de la représentation (prenant le spectacle pour la société, l'ego pour le monde, la perception pour le réel) qui n'est qu'une (im)posture en théâtre privé (subventionné), voilà une extravagance encore plus vulgos que les traves du Folies Pigalle ou les rolex surdimensionnées des novaritchs élyséens lors d'un voyage au bout de la nuit d'ivresse.

N'est-il pas pourtant inscrit en nous depuis la nuit des temps, comme le souligne, amusé, Cavanna dans "et le singe devint con", que les hommes, des cavernes aux troquets popus en voie de disparition, se réunissent pour causer et même refaire le monde ? Redevenons troglodytes, irrémédiablement, et réapprenons ainsi, par-delà nos grognements et nos grattements, la parole nue : qu'elle ne s'habille plus des habits des autres !
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