LE FORUM DES ÉGARÉS




Post mortem nihil est
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Gueulantes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
l'Omnivore Sobriquet
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 713
Age : 51
Localisation : France
Date d'inscription : 02/12/2006

MessageSujet: Les deux républiques : placard électoral de Victor Hugo...   Sam 2 Déc 2006 - 22:53

... qui avait tout compris.
En attendant de vous infliger ma prose, le mieux est peut-être de lire d'abord l'impression visionnaire du candidat Victor, telle que collée sur les murs de Paris en juin 1848.
Vous pouvez reluquer l'original par exple là : http://expositions.bnf.fr/hugo/grands/est_08.htm
Particulièrement parlante pour nos jours actuels en dangers de ségolèneries, menacés du sarkonil, qui mérite son affichage dans le Soral forum. Les mal-comprenants remplaceront drapeau-rouge par seringue-orange, ou Orange Cubik pour être bien clair.., et encore... même pas. Non. Pas un cheveu, pas un poil ... //////////////////////////////////////////////////////

VICTOR HUGO
A SES CONCITOYENS
--------

Mes concitoyens,

Je réponds à l’appel des soixante mille électeurs qui m’ont spontanément honoré de leurs suffrages aux élections de la Seine. Je me présente à votre libre choix. Dans la situation politique telle qu’elle est, on me demande toute ma pensée. La voici:
Deux républiques sont possibles.


L’une abattra le drapeau tricolore sous le drapeau rouge, fera des gros sous avec la colonne, jettera bas la statue de Napoléon et dressera la statue de Marat, détruira l’Institut, l’École polytechnique et la Légion d’honneur, ajoutera à l’auguste devise : Liberté, Égalité, Fraternité, l’option sinistre : ou la Mort ; fera banqueroute, ruinera les riches sans enrichir les pauvres, anéantira le crédit, qui est la fortune de tous, et le travail, qui est le pain de chacun, abolira la propriété et la famille, promènera des têtes sur des piques, remplira les prisons par le soupçon et les videra par le massacre, mettra l’Europe en feu et la civilisation en cendre, fera de la France la patrie des ténèbres, égorgera la liberté, étouffera les arts, décapitera la pensée, niera Dieu, remettra en mouvement ces deux machines fatales qui ne vont pas l’une sans l’autre, la planche aux assignats et la bascule de la guillotine ; en un mot, fera froidement ce que les hommes de 93 ont fait ardemment, et, après l’horrible dans le grand que nos pères ont vu, nous montrera le monstrueux dans le petit.

L’autre sera la sainte communion de tous les Français dès à présent, et de tous les peuples un jour, dans le principe démocratique ; fondera une liberté sans usurpations et sans violences, une égalité qui admettra la croissance naturelle de chacun, une fraternité, non de moines dans un couvent, mais d’hommes libres, donnera à tous l’enseignement comme le soleil donne la lumière, gratuitement ; introduira la clémence dans la loi pénale et la conciliation dans la loi civile ; multipliera les chemins de fer, reboisera une partie du territoire, en défrichera une autre, décuplera la valeur du sol ; partira de ce principe qu’il faut que tout homme commence par le travail et finisse par la propriété, assurera en conséquence la propriété comme la représentation du travail accompli, et le travail comme l’élément de la propriété future ; respectera l’héritage, qui n’est autre chose que la main du père tendue aux enfants à travers le mur du tombeau ; combinera pacifiquement, pour résoudre le glorieux problème du bien-être universel, les accroissements continus de l’industrie, de la science, de l’art et de la pensée ; poursuivra, sans quitter terre pourtant, et sans sortir du possible et du vrai, la réalisation sereine de tous les grands rêves des sages ; bâtira le pouvoir sur la même base que la liberté, c’est-à-dire sur le droit ; subordonnera la force à l’intelligence ; dissoudra l’émeute et la guerre, ces deux formes de la barbarie ; fera de l’ordre la loi des citoyens, et de la paix celle des nations ; vivra et rayonnera ; grandira la France, conquerra le monde, sera, en un mot, le majestueux embrassement du genre humain sous le regard de Dieu satisfait.


De ces deux républiques, celle-ci s’appelle la civilisation, celle-là s’appelle la terreur. Je suis prêt à dévouer ma vie pour établir l’une et empêcher l’autre.

VICTOR HUGO.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
el spirito
Sophiste d'estaminet
Sophiste d'estaminet
avatar

Masculin
Nombre de messages : 710
Age : 52
Localisation : république bananière!
Date d'inscription : 10/10/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Dim 3 Déc 2006 - 3:50

Yope on est pas le plus grand poète Français pour rien!!! Amen
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ajax
Résistant anti-système
Résistant anti-système
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1521
Date d'inscription : 21/11/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Dim 3 Déc 2006 - 6:26

Victor Hugo, c'est un peu le François Mitterrand du XIXe siècle dans le sens où derrière de jolies formules, de très jolies formules pour ce qui concerne Hugo, se cachaient des hommes absolument ignobles capables de manger à tous les rateliers. J'ai, pour ma part, bien plus de respect pour Jules Vallès que je compte comme un des plus grands auteurs de tous les temps.

Citation :
De ces deux républiques, celle-ci s’appelle la
civilisation, celle-là s’appelle la terreur. Je suis prêt à dévouer ma
vie pour établir l’une et empêcher l’autre.

je l'ai connu Bonapartiste, royaliste etc.... Son épitaphe aurait du comprendre cette maxime : "il était prêt à dévouer sa vie pour établir l'une et empêcher l'autre, mais tout compte fait, a supporté les deux"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MAGGLE
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2559
Localisation : Suburbs
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Médecins béninois go home !   Sam 3 Fév 2007 - 2:03

Un texte de Camille Amouro de 2003 en réponse à Sarkozy que je recopie ici puisque Sarko avait repiqué son argumentaire à Alain Soral :


Je profite de l’actualité pour donner une petite explication à un monsieur des fidèles lecteurs de nos chroniques. Il a un nom et une origine aussi peu français que les vôtres et le mien (Sarkozy ?), mais sous son air de poupée choyée, c’est un monsieur très important pour les Français. Il est, je crois, le chef de la police ou de la douane ou quelque chose dans le genre.

En tout cas, concrètement, il est chargé par le gouvernement français de reconduire les individus sous-développés à la frontière, de réduire la quantité de visas accordés à ce type d’individus, d’empêcher la prostitution et la mendicité, de fusionner toutes les associations musulmanes (mosquées) en une seule et gigantesque association financée par la France et dont les présidents (imams) ne seront plus désignés en vertu de la loi du premier juillet 1901, mais nommés (« formés ») par l’État français. Il est aussi chargé, je crois, de disperser les jeunes qui se regroupent dans les quartiers et de créer des spectacles antiterroristes dissuasifs pour les futurs candidats à la mort. Bref, c’est un monsieur qui a du cran pour que la France elle-même choisisse de lui confier, lui dont les parents n’avaient pas été reconduits à la frontière, ce qu’elle considère comme la priorité de ses priorités aujourd’hui.


La semaine dernière, j’écrivais qu’il n’y avait pas beaucoup de dentistes au Bénin. Dimanche, ce monsieur a redit à la télévision qu’il y avait moins de médecins béninois au Bénin qu’en France, en prenant soin d’ignorer mes deux autres révélations, à savoir que les habitudes hygiéniques de la masse ne nécessitent peut-être pas davantage de dentistes et que d’ailleurs s’il y en avait plus, ils chômeraient parce qu’il n’est pas certain que la population ait les moyens de les payer. De là à suggérer que les médecins français d’origine béninoise retournent au Bénin, il y a quarante-trois ans d’hésitations, de réflexions, et six mille kilomètres que M. Sarkozy n’a pas hésité à franchir en un clin d’œil, du bas de son plateau de télévision.

Je suis certainement le plus épouvanté, le plus choqué, de voir que des praticiens pour la formation desquels l’État sous-développé a sacrifié des deniers importants de ses maigres ressources aient si peu de morale pour ne pas retourner servir, en retour, le même État, si peu de dignité pour laisser croupir leur propre peuple dans la maladie en s’investissant au luxe d’autres populations (puisque tel est le raisonnement). Mais, n’en déplaise à M. Sarkozy, parfois, souvent même, j’allais dire presque toujours, l’explication des phénomènes peut permettre de mieux les comprendre, d’éviter des contre-vérités et de leur apporter une réponse adéquate.

Au Bénin, en effet, pays sous-développé en voie de développement, il y a beaucoup de médecins. Il y a même beaucoup de médecins de qualité. En tout cas, il y a des médecins qu’on va voir quand on tombe malade et qui vous auscultent, vous soignent. Ils ne sont que moyennement débordés, sauf au Centre hospitalier et universitaire de Cotonou où il se pose, depuis de nombreuses années, hélas ! de sérieux problèmes d’organisation administrative et qui ont pour conséquence d’accumuler des cas graves et finalement de rendre cet endroit peu fréquentable. La compensation à cet absentéisme est la prolifération des cliniques ou cabinets médicaux (où exerce d’ailleurs quelques rares Français, mais surtout les mêmes médecins du CNHU).

Mais ils demeurent assez chers pour la capacité de la majorité des citoyens qui, pour les petites maladies s’adressent au centre de santé le plus proche car il y en a généralement un. Feu le docteur Alfred Comlan Quenum, les équipes professorales de la faculté des sciences de la santé et l’ancien régime du PRPB ont fait, chacun à son niveau, de gros efforts en la matière, pour un État qui existait depuis seulement une vingtaine d’années, et cela mérite d’être signalé.

Je ne vais pas revenir sur le vieux débat concernant les mesures du développement : combien de médecins pour combien d’habitants, etc. Il me semble aberrant. L’exemple du cure-dents que je donnais la semaine dernière parmi tant d’autres convient clairement pour dire que la quantité de dentistes ne détermine pas, à elle seule, la bonne santé dentaire d’une population. De même, le fait qu’il n’existe qu’un hôpital psychiatrique pour tous les sept millions de cerveaux béninois ne rend pas les béninois plus débiles que n’importe quel autre peuple. Ils ont d’autres types de comportements sociaux qui compensent la capacité biologique des individus à assumer « l’anormal », d’autres types de thérapies même et d’autres possibilités de guérison en cas de maladie. En revanche, pour y voir déjà servi, je sais que ce seul centre psychiatrique a besoin de plus de moyens financiers pour mettre en œuvre plus judicieusement encore les programmes et plans de suivie, d’insertion et peut-être même de soins.

L’autre exemple, et je m’en arrête là puisqu’on pourrait en prendre dans chaque domaine, c’est la chirurgie. Il y a un petit village à deux cent vingt kilomètres de Cotonou (Cakaloké) où depuis des générations des individus d’une même famille se consacrent à une activité qui aurait été bannie depuis des lustres en France, sous prétexte de médecine illégale. Lorsqu’un membre est touché par une luxation, une entorse et même une fracture, sans autre blessure, cette famille soigne le membre par de simples massages. J’ignore si cela est scientifique, mais le résultat est positif à cent pour cent à condition que le malade soit pris en main dès le jour de son accident. C’est notoire quand bien même marginal. C’est presque gratuit, mais c’est très peu pratiqué parce que cela n’intègre pas les schémas des programmes de santé. Tout comme le papayer qu’on n’a pas attendu le professeur Montagnier pour intégrer dans nos gestes de guérison. Je veux dire qu’au Bénin, le médecin n’est pas un dictateur et le patient potentiel un assisté incapable de prendre lui-même certaines décisions de survie.

Tout ceci pour dire que le Bénin ne souffre d’aucun problème de manque de médecins. Ce dont il a besoin en matière de santé, c’est d’abord plus de sous, même si déjà, souvent, le budget de l’Education nationale et celui de la Santé représentent à eux seuls environ la moitié du budget de l’État. Ce ne sont pas les médecins qui manquent. C’est la capacité administrative et financière à les répartir, à leur donner des moyens d’action à côté d’habitudes positives qui disparaissent (la consommation de l’infusion du kodo, tous les matins par les enfants, par exemple, qui cède de plus en plus au Nescafé au lait ou au Milo). Car, il faut le dire, nous avons du talent pour ne récupérer dans les apports de nos contemporains que les éléments de consommation les plus nocifs. Ce dont la santé béninoise a besoin, c’est d’équipements sanitaires modernes qui complète la compétence, la conscience et l’intégration sociale des médecins du Bénin. Ce dont la médecine béninoise a besoin le plus, c’est plus de capacité financière des citoyens pour payer les remèdes de plus en plus chers qui s’imposent et bouleversent leurs habitudes.

S’il y a des médecins d’origine béninoise en France qui exercent et qu’il n’y a pas d’autres médecins qui chôment, pour moi, et d’après ma logique en voie de développement, cela signifie qu’en France, il y a besoin de médecin aussi. Mais il y a plus que la logique. Il y a la vérité des faits.

Récemment malade, j’ai été confronté à cette médecine française. J’ai été invité à l’écrire. Ce n’est évidemment plus la peine puisque, quelques semaines plus tard, j’ai commencé à entendre la publicité d’un roman intitulé « Docteur, puis-je vous voir avant six mois ? » Un titre qui à lui tout seul résume la totalité de mon aventure tout en me rappelant les conditions dans lesquelles, à Cotonou, sans ambulance, ma compagne fut sauvée d’un semi-coma provoqué par une crise de palu, dans une clinique ordinaire où j’ai dû la transporter dans l’urgence. Les Français estiment que leur médecine est la meilleure au monde. Ce n’est pas faux ! c’est français.

Or, je constate que dans la meilleure médecine du monde, il vaut mieux avoir un rendez-vous avec la maladie, une année auparavant, choisir la bonne maladie pour ne pas se tromper de spécialiste, passer forcément par un généraliste (c’est la loi) dont le rôle n’est pas de soigner, mais d’écrire pour te prescrire des aspirines ou quelques bricoles que la pharmacie refusera de te vendre sans cette ordonnance, et un mot sans lequel le spécialiste ne te prendra pas, même six mois plus tard. Si tu es sous-développé en plus, tu dois refaire une énième fois le test du Sida, avant toute chose, et avec beaucoup de chance, quelqu’un te dira, dans la foule des personnes par où passer, le nom de ta maladie. En dix ans, depuis mon problème de dent, j’ai été confronté à la médecine française quatre fois. Quatre fois, j’ai subi ce genre de pratiques à Paris, au Sud et au Nord de la France. Et puisque pour un rhume ou des céphalées, les hommes d’État africains vont se faire soigner en France, je commençais à me demander si je n’étais pas malchanceux et à me dire qu’il n’était pas possible que les choses fonctionnent ainsi. La publication de ce roman auquel je faisais allusion me rassure à cet effet.

Ne soyons pas hypocrites, si la liste d’attente dans les cabinets médicaux est si longue, c’est soit que la machine est mal huilée, soit qu’il manque des médecins ou encore les deux. Or, s’il manque des médecins, pourquoi ceux qui sont d’origine béninoise ne pourraient pas servir ? Pour qu’on ne dise plus : « Va voir le Béninois du coin, les médecins béninois sont sérieux » ? Très exactement comme on m’a déjà dit des médecins juifs ? Vaut-il mieux entendre cette exhortation vers les médecins juifs uniquement ? Sans doute, ce serait plus propre ! En quoi la présence de médecins d’origine béninoise gêne-t-elle la sécurité de l’État français ? Je défie M. Sarkozy d’apporter une réponse non biaisée à cette question.

L’autre réalité, revêche, preuve également de l’indignité des personnes concernées au regard de la dette de formation qu’elles ont parfois envers leur État, c’est que la plupart ne sont même pas employées à leur juste valeur. Un certain nombre servent d’aides-soignants avec leur grade de médecins. Et tout en s’humiliant ainsi au regard du prestige de leurs collègues européens, elles sont forcément efficaces pour les missions qui leur sont confiées. Ces médecins-aides-soignants-sous-développés ne prennent en revanche la place de personne. Au moment où l’État français fait la cour à des aides-soignants espagnols ou d’ailleurs, voici que des individus de niveau d’étude supérieur, qui en plus maîtrisent votre langue parfois même mieux que certains parmi vous, se livrent au même prix, et la plus grande récompense que vous leur apportez, c’est de suggérer qu’ils constituent un problème d’immigration. C’était trop curieux pour ne pas être évoqué !

Enfin, ce que je voudrais expliquer à M. Sarkozy, même s’il estime que les explications empêchent de progresser, c’est tout simple. C’est qu’en réalité, la majorité de ces médecins n’ont même pas bénéficié d’aide ni de l’État béninois, ni de la France, pour payer leurs études. Leurs familles ont souffert pour accumuler des CFA et les envoyer étudier en France. Dans le contexte mondial actuel où l’employé a remplacé l’individu, il est totalement archaïque d’empêcher les gens d’offrir leur service où on en a besoin et où ils estiment, à tort ou à raison, qu’ils se vendent le plus cher.

Aussi pernicieuses qu’elles soient, des affirmations de ce genre discréditent radicalement les progrès qu’on semble attribuer à l’intelligence et nous ramènent vers une question d’origine toute simple : que voulons-nous au juste ? Et : ce que nous voulons est-il vraiment différent, positivement, de ce qu’expriment les individus que nous caricaturons pour les besoins de la politique ? Sans détour, je soutiens que les Français auraient été surpris d’entendre un M. Le Pen faire la même suggestion. Mais quand c’est un M. Sarkozy qui tient de ces propos, ils ne sont même pas relevés. Que l’on se rassure, si tous les médecins béninois de France décident de rentrer au Bénin, ils ne traverseront pas deux frontières ! Ils sont demandés ailleurs aussi, grâce à une réputation dont ils héritent.

Et vous savez comment on accueillerait votre discours au Bénin ? « Caramba ! Sa première copine a dû épouser un médecin béninois et il a mal ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Le jeune   Ven 16 Mar 2007 - 0:21

C'est quoi "le jeune" ?
A cette heure d'une émission de France 2, "le jeune" est devenu ma raison d'éteindre cette boîte à cons.

"le jeune", "le jeune" doit avoir..., il faut aider l'entreprise qui emploie "le jeune", "le jeune", l'ordre juste pour "le jeune" ... depuis quand l'âge vous définit-il une catégorie sociale ?

Le jeune n'existe pas, le jeune, une invention de la caste politique en ces temps de crise pour rafler les voix d'une partie de l'électorat. "Le jeune" est une création technocratique en réponse à ses erreurs de gestion depuis des décennies.
"Le jeune", c'est surtout un con, une tête, un bosseur, un glandeur, un profiteur, un exploité... c'est pas "le jeune", c'est "un individu" qui doit en conséquence jouïr des mêmes droits et devoirs que le reste de la population, ni plus, ni moins. Je ne suis pas un âge, bordel !

Ah, entre cette jeunesse de péteux qui se morfond dans le jeunisme pour réclamer l'assistanat aux politiques, le prolongement de Papa-maman avec l'Etat. Ces technocrates doivent comme tous bons parents fascistes et réacs, talocher ces fumistes pour leur faire intégrer : l'effort, le travail et ainsi, l'accession aux sentiments de la communauté.
En place de cette matûrité qui termine d'accomplir l'individu, on a "le jeune", sorte d'animal incapable de se revendiquer de lui, de ses actes, de ce qu'il est. "Le jeune"... et Ségolène, il faut dire "La vieille" ? Quoi que la couche de maquillage et 35 années passées à rien foutre dans la soie républicaine entretiennent remarquablement.
Revenir en haut Aller en bas
laurent666
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 952
Localisation : nissa
Date d'inscription : 15/10/2006

MessageSujet: Ode à l'échange culturel   Mer 4 Avr 2007 - 1:35

L'ouverture aux cultures étrangères permet de décentrer sa petite conception étriquée de soi et de sa société, et de la mettre en perspective vis-à-vis d'autres modes de pensées.

Pour avoir conscience de sa culture, il faut avoir d'autres référents. Sinon contre quoi la "défendre" ?

Il est donc enrichissant, et même nécessaire, de développer le rapport à l'autre et comprendre son point de vue. Cela permet de questionner le nôtre, et éventuellement de l'affirmer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
laurent666
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 952
Localisation : nissa
Date d'inscription : 15/10/2006

MessageSujet: paroles de terroristes   Sam 21 Avr 2007 - 1:03

« Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d'un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français. Ce patrimoine provient d'un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l'homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale. Nous croyons qu'on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière. »

Jean-Marie Bastien-Thiry
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
laurent666
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 952
Localisation : nissa
Date d'inscription : 15/10/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Mar 17 Juil 2007 - 2:57

l'Omnivore Sobriquet a écrit:
.

VICTOR HUGO



Pas du tout binaire et simpliste dans son discours, le gars.

On dirait que Hugo a ete l'inspirateur de Georges Bush tentant de nous vendre la guerre d'Irak au nom de l'Axe du Bien contre l'Axe du Mal....

J'aurais choisi le drapeau rouge, apres un tel discours manicheiste a 2 francs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ajax
Résistant anti-système
Résistant anti-système
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1521
Date d'inscription : 21/11/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Sam 29 Sep 2007 - 11:03

http://ourworld.compuserve.com/homepages/bib_lisieux/hernani.htm

Citation :
[...]

Des poitrines de poulet, des mollets de coq ! - On dit que ceux de 1830 agitaient des têtes de lion sur des cous d'athlète ; avec cela des appétits à manger un veau, des poings à tuer un boeuf !

C'est donc que le romantisme a vieilli ou que, bourré de mauvaise graisse, il a fait des fils rachitiques.

[...]

Jugeons donc froidement les choses, et voyons d'un coup d'oeil ce que vaut Hernani !

Il y a de grands vers sans doute, mais pas une situation juste et puissante, et surtout rien, rien qui ressemble de près ou de loin à une oeuvre de liberté et de combat ! Quoi ! c'est de ce mélodrame qu'on a dit qu'il fut le point de départ d'une révolution !


[...]
Voilà le drame ! Il n'y a point là de quoi faire tourner les têtes ni déranger les sergents de ville ! Le boulevard du Temple en a vu bien d'autres.

[...]
M. Victor Hugo n'est qu'un superbe monstre.

Il est venu au monde, la tête et la poitrine vides, sans cerveau ni coeur ; mais, comme ce Memnon dont il parle, il chante dès qu'un rayon le touche, rayon de soleil ou de gloire, feu d'église ou éclair d'épée, flamme qui jaillit de la couronne d'un roi ou du fusil d'un émeutier !

Il fut le Memnon de beaucoup de gens et de bien des choses : de Napoléon Ier, de Charles X, de Louis-Philippe, le sous-Memnon du Président, et le voilà redevenu le Memnon en chef de la liberté !


[...]

Fils d'une mère catholique, M. Hugo a dans le sang l'amour des tiares et des diadèmes, comme un nègre a l'amour du clinquant et des verroteries, il aime les pèlerins, les moines, découpe dans l'air des cathédrales, et je parie qu'il croit aux revenants !

Fils d'un père soldat, il a chanté la guerre, la guerre horrible, d'où les tyrans sortent éperonnés, bottés, en criant : la Patrie, c'est moi !

[...]

Je préfère sans doute son exil là-bas, aux funérailles de l'autre, entre des haies de sergents de ville qui saluaient. Mais n'oublions rien ; et n'écrivons pas que Hernani est un chef-d'oeuvre, - ce qui serait une sottise, - ni que M. Victor Hugo est un révolutionnaire ! - ce qui serait un mensonge et un danger !

et voila le grand Dieu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
l'Omnivore Sobriquet
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 713
Age : 51
Localisation : France
Date d'inscription : 02/12/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Sam 29 Sep 2007 - 12:14

Pourquoi "donc" ?

(n.b. je conchie moi-même le Victor - mais ai-je besoin de 'me justifier' ainsi à vos yeux ? - , ses âneries anti-chrétiennes proto-hollywoodiennes par exemple, il n'empèche que le placard en question nous parle d'aujourd'hui - remplacez drapeau rouge par cube orange si ça peut vous aider à comprendre -, de la situation actuelle, et des enjeux de maintenant pour les années qui viennent. Il est particulièrement louable. Très bien. Pourquoi les travers de Victor nous (vous) empècheraient de lire ?)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MAGGLE
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2559
Localisation : Suburbs
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: En avoir ou pas...   Lun 4 Fév 2008 - 3:48

Armand Robin, dans une lettre adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris :

« Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine,
il m’est parvenu que de singuliers citoyens français m’ont dénoncé à vous comme n’étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.
Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve d’une désapprobation pour laquelle il n’est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d’étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs; et j’ajouterai même (c’est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules. Vous n’êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l’écoute des radios étrangères ; j’apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements ; mais, le propre des criminels étant surtout d’être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes? Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d’innocents en Pologne ?
Si je vous écris directement, messieurs, c’est pour remédier au manque de talent de mes dénonciateurs ; cette variété de l’espèce humaine, particulièrement fréquente sous les régimes vertueux, manque de subtilité et de perfection ; je suis persuadé qu’elle ne m’a pas dénoncé à vous avec le savoir-faire qui s’impose dans cette profession. Vous avouerai-je qu’il y a dans ce manque d’achèvement quelque chose qui me choque et que je tiens à corriger? Je voudrais, par simple goût du fini, suppléer aux déficiences de ceux qui veulent ma mort.
Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non portées à l’extrême. Vous créez, messieurs, un monde tel qu’on ne sait plus s’il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s’entendre dire chaque matin : “Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux !” On veut, messieurs, m’empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s’étend au-dessus de moi ; eh bien ! messieurs, non seulement j’ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j’ai décidé de courir.
La Renommée, cette déesse présentement bien florissante, répand par toute la ville que je suis un fou. Sans doute est-ce cela qui vous retient ; je voudrais détruire en vous ce scrupule qui m’est profitable ; je puis vous assurer: je suis le contraire d’un fou et j’ai une conscience fort exacte de tout ce que je fais. Ce n’est pas être fou que de dire en toute circonstance la vérité ; la vérité est toujours bonne à dire, et singulièrement lorsqu’elle est sûre d’être châtiée. La somme de délectation que j’éprouve à vous dire directement : “TUEURS, VOUS ÊTES DES TUEURS” dépasse les délectations que vous aurez à me tuer.
Je voudrais être menacé avec précision. Et d’autre part ce serait mal respecter l’ordre de l’assassinat, qui devient l’ordre coutumier de ces temps, que de contraindre les candidats à mon assassinat à fouiller toute la ville pour me trouver; mon adresse actuelle, messieurs, est ignorée de presque tous ; la voici. Venez ! Je ne m’en irai pas ! Je laisserai même la porte ouverte. Vous m’y trouverez sans fatigue en ces heures très matinales où, jeannots lapins d’un nouveau genre, vous vous plaisez à commencer vos inédits ébats.
Messieurs, vous aurez été sans doute quelque peu surpris qu’en tête de cette lettre je vous aie nommés : “Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine” ; il est peu probable que les singuliers citoyens français qui vous fréquentent soient à même de vous expliquer le sens de cette appellation ; je suis enclin à croire qu’ils ne doivent guère comprendre le français ; je dois donc perdre encore un peu de temps à vous préciser que cette appellation m’a été suggérée par la pesanteur bien connue de vos pas et le bruit également très connu de vos bottes.
Vous avez de singuliers arguments, messieurs, pour propager l’idée que votre race est l’excellente : ce sont des arguments de cuir.
Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme. Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand ; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d’être assassiné à côté de lui.
Armand Robin »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jul le Marteau
Duelliste chevaleresque
Duelliste chevaleresque
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2335
Age : 109
Localisation : Lorraine, 54 M&M.
Date d'inscription : 10/02/2007

MessageSujet: Re: Gueulantes   Lun 4 Fév 2008 - 9:42

Et ensuite?
Que s'est-il passé?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MAGGLE
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2559
Localisation : Suburbs
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Lun 4 Fév 2008 - 11:02

Rien...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MAGGLE
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2559
Localisation : Suburbs
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Gueulantes   Mar 5 Fév 2008 - 0:09

L'avis de l'auteur sur les suites données à sa missive à la Gestapo :

Titre d'éditeur : Un Démenti.

[...]
"Je profite de l'occasion pour ajouter qu'il est absolument injuste de parler de courage à propos de ma façon de faire. Il n'y a là absolument rien qui vaille la peine qu'on s'y arrête : je n'avais fait que tirer la conclusion d'un séjour au milieu du peuple russe : on ignore généralement à l'étranger qu'un nouvel état de conscience humaine et né là-bas ; j'ai su en parlant là-bas avec des Russes que beaucoup de gens, sous la terreur généralisée et permanente instaurée dans ce paradis, demandaient officiellement à être arrêtés etc, etc ; or ceux-là n'étaient jamais arrêtés ; par contre les gens qui acceptaient le système de la peur, qui prenaient des précautions, ceux-là...
Je n'ai donc absolument aucun mérite à avoir fait sous les divers tyrans les gestes exactement les plus indésirables pour les diverses variétés d'assassins."

Bref, voilà pour l'explication "métaphysique". Mais tout ceci ne nous avance pas plus sur la réaction ou l'absence de réaction concrète des services de la Gestapo...

La suite au prochain épisode.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gueulantes   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gueulantes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE FORUM DES ÉGARÉS :: PLACE DE GRÈVE-
Sauter vers: