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 Dieudonné en exil ?

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jazza
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MessageSujet: Re: Dieudonné en exil ?   Sam 19 Juin 2010 - 18:36

ah oui?
et c'est la colère comment, à ton avis?
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MAGGLE
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MessageSujet: Re: Dieudonné en exil ?   Sam 19 Juin 2010 - 22:06

Quelques éléments de réponse :

-A propos de son père :

Citation :
Son père, Paul Lévy, a été l'un des rares à ouvrir les colonnes de son hebdomadaire, Les Écoutes, à l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, en fuite à l'étranger, avec lequel il entretenait une longue correspondance.

Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_L%C3%A9vy


Citation :
Paul LEVY (patron de presse): " Je lui raconte que Céline est dans une situation désolante. Après avoir refusé son extradition, le gouvernement danois l'a emprisonné pendant dix-huit mois. Il est aujourd'hui malade et réfugié dans une chaumière qu'il chauffe avec de la tourbe...Je m'arrête et Paul LEVY, reste un instant silencieux..." Comment, dit-il enfin, peut-on faire tant de mal à cet homme ! Cet immense écrivain qui a le droit de tout dire ! Faites tous les échos que vous voudrez dans Aux Ecoutes et dites à Céline que je mets cent mille francs à sa disposition."

Céline, bien sûr, n'accepta pas l'argent, mais il fut ému par tant de courage et d'amitié: " Ce LEVY a plus d'honnêteté que les Aryens habituels, laquais et donneurs par destination". Céline parlera plusieurs fois de ce qui le rapprochait de Paul LEVY: le privilège de l'âge, hélas...et le souvenir tragique de la guerre qu'ils n'auraient jamais voulu revoir." (Pierre Monnier, La France, 20-26 nov. 1991).

-Sur Thierry Lévy lui-même :

Interview :

http://fr.calameo.com/read/000000009c52784f7f9dd

Une critique sioniste de son dernier livre :

Ariel Gurevitz a écrit:
05 avril 2010
Réplique à “Lévy oblige”, de Thierry Lévy

Thierry Lévy se demande dans quel sens il est juif, et il y répond pour se défendre d’un à-priori que son nom pourrait susciter. Afin d’écarter toute ambiguïté il précise qu’il « ne pratique aucune religion, ne respecte aucune tradition, ne fait partie d’aucun groupe, d’aucune coterie, d’aucun réseau ». Il n’autorise donc personne à parler à sa place et refuse l’embrigadement. Finalement il ressort que l’auteur se considère comme juif uniquement dans le regard de l’autre. Il eût donc été « déportable » sous Vichy en dépit de son propre regard sur lui-même, et de son absence totale de références à la tradition juive. C’est l’optique sartrienne, dont il dit qu’elle eut un effet bienfaisant le jour où il la découvrit. Mais c’est une définition par défaut, comme si on ne pouvait être juif sans que le regard de l’autre nous l’apprît. Cette définition ne me concerne pas parce qu’elle fait l’impasse sur la réalité d’un peuple qui a des valeurs, un système de pensée, un héritage religieux et une vision du monde qu’il perpétue depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours avec une stupéfiante vitalité.

Thierry Lévy se croit obligé de se justifier d’être en dehors du judaïsme en critiquant ceux qui sont en dedans. Il a ses idées sur le communautarisme, l’identité, la nation, la vie en société et bien d’autres choses encore. Ce ne sont pas les miennes, mais alors que je respecte sa différence, lui pense légitime de stigmatiser la double allégeance de ses concitoyens juifs, d’attaquer l’Etat d’Israël et l’unicité de la Shoah afin de donner de la consistance à sa posture.

« Lévy oblige » est un ouvrage clair, bien écrit et soigneusement documenté, mais c’est l’histoire de son auteur, pas la mienne ni celle des quinze millions de membres des communautés juives à travers le monde, dont six millions en Israël dont il ne partage ni la langue, ni les références ni la sensibilité. Je peux le comprendre dans une certaine mesure parce qu’à sa place, descendant d’une famille juive assimilée, convertie au catholicisme, se sentant « chez soi dans une église », je n’aurais probablement pas non plus eu la science infuse pour savoir comment fonctionne un juif « communautaire ». Reste qu’il a beau se défendre de ne pas être le Lévy que l’ont croit, ses thèses sur la disparition de l’antisémitisme sont épouvantables et glaçantes pour ceux qui se veulent porteurs du judaïsme et le vivent au quotidien. Ses attaques contre Israël sont détestables et passent sur la judéophobie du monde comme si c’était un détail.

Thierry Levy va au-delà de son propos initial, qui est de se distancier d’une communauté à laquelle il lui arrive d’être associé malgré lui par son patronyme. Au lieu de s’en tenir à celà, il fait une attaque en règle de la communauté juive et fustige le « retour en force du conservatisme religieux », la « fièvre identitaire associée au repli communautaire » et la « la persistance de la guerre en Palestine ». Il pontifie avec une logique inflexible, aveugle et assassine, que tout les juifs devraient ressentir ces choses-là comme lui. Il est arrogant et méprisant envers une culture et une histoire dont il ignore à peu près tout malgré les miettes qu’il puise savamment dans des lectures ciblées pour la circonstance. Il prétend refuser de se laisser réduire à ses origines sous prétexte de conserver sa « complexité » plutôt que d’endosser le simplisme juif. Connaît-il, cités pêle-mêle, Philon d’Alexandrie, Maimonide, Einstein, Freud, Kafka, Stefan Zweig, Arthur Koestler, Hannah Arendt, Heinrich Heine, Levinas, Gershwin, Benny Lévy, Disraeli, Walter Benjamin, Franz Rosenzweig, Martin Buber, Spinoza ? Thierry Lévy est-il plus « complexe » qu’eux, qui se sentaient juifs avant de savoir s’ils l’étaient ou pas dans le regard des autres?

Il est vrai qu’un juif vivant aujourd’hui en Occident n’a pas à craindre les institutions ni les pouvoirs en place. La France est un Etat de droit, mais comment peut-on croire que c’est définitif au regard de l’Histoire, en France où ailleurs, alors qu’il y a encore des gens en vie qui ont connu le « Statut des Juifs », quand on trouvait en plein Paris des panneaux « interdit aux juifs et aux chiens»? Et comment oublier que, bien après la Shoah, L’Europe de l’Est, l’Union Soviétique et la plupart des pays arabes pratiquèrent un antisémitisme d’Etat dont on n’ose imaginer les effets si Israël n’avait été là pour accueillir des millions de juifs errants?

Si Israël disparaissait, les juifs pourraient se retrouver à la merci d’un racisme que rien n’arrête en temps de crise. Thierry Lévy croit-il comme Fukuyama, après Marx et Hegel, que l’Histoire est finie, que tout est dit sur la société humaine et qu’il n’y plus qu’à se laisser porter par la logique de la démocratie et de la modernité pour que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Oublie-t-il que Voltaire fut un antisémite virulent ? Le Siècle des Lumières a permis l’émancipation des juifs, mais n’a en rien diminué l’antisémitisme. Au contraire: l’émancipation l’a renforcé, parce qu’en sortant des ghettos et en devenant des citoyens à part entière, les juifs furent perçus comme des concurrents au plan intellectuel, politique, scientifique et économique.

Avancer qu’Israël n’a pas résolu la question juive parce que la guerre y sévit est inepte. C’est oublier que la France et ses voisins n’ont eu de cesse que de guerroyer tout au long de l’Histoire avant d’arriver à une pacification relative. Qui remet en question la légitimité de la France malgré les nombreuses zones d’ombres qui entourent ses frontières, en métropole comme dans les territoires d’outre-mer ? Pourquoi l’Etat d’Israël n’aurait-il les mêmes droits? Qui défendait les juifs avant l’Etat d’Israël ? Pour un seul Zola, combien de Maurras, combien de Drumont, combien de Brasillach, combien de Céline, combien de Laval?

Le fait que la France ne soit plus antisémite ne change rien à l’intemporalité de la question juive, dont la seule solution légitime, pragmatique, pratique, praticable, pratiquée et qui sans aucun doute possible a fait ses preuves, c’est l’Etat d’Israël. Il y a une extraordinaire cécité à ne pas voir que l’assurance relative des juifs en Diaspora s’adosse à l’Etat d’Israël. Comment ne pas comprendre que chaque antisémite, qu’il soit une personne, un groupement ou un régime sait qu’aujourd’hui l’Etat d’Israël riposte à la judéophobie sans faillir, quel que soit l’endroit de la planète où elle se manifeste.

Quand le Conseil de l’Europe chercha un maestro pour adapter « l’Ode à la Joie » en hymne européen il ne trouva rien de mieux que de confier la tâche à Von Karajan, immense musicien mais ancien membre du parti nazi pour chanter la fraternité humaine.

Les nazis ont aujourd’hui pratiquement disparu, mais d’autres fascistes promettent à leur tour d’éliminer ceux qui s’opposent à leur vision du monde. On peut penser dans notre vieille Europe que ce fléau n’est qu’un mauvais rêve, que cela passera comme une mauvaise grippe. On peut le penser. Mais les juifs en Israël sous le feu des missiles n’ont que faire de ce que pense l’Europe, cette Europe judéophobe dont le sol n’est pas encore sec du sang juif versé dans l’indifférence la plus totale, toutes nations confondues. L’Europe et ses penchants criminels, comme dit Jean-Claude Milner dans son essai sur l’Europe malade de ses juifs; l’Europe amnésique traînant sa gueule de bois après un vingtième siècle sinistre, l’Europe titubant dans les relents des improbables noces nazies et staliniennes, l’Europe avachie qui s’ébroue, attend, et remet tout à des lendemains qui forcément déchanteront ; non, décidément non, cette Europe-là n’a pas de leçons à donner aux juifs.

La modernité n’a rien changé à l’antisémitisme. De l’Argentine à la Russie, du Danemark à l’Afrique du Sud, dans le monde entier les institutions juives sont le théâtre d’attentats antisémites de manière récurrente. L’idée que l’antisémitisme appartient au passé et serait dû à l’ignorance et à l’obscurantisme est fausse. Heidegger, Céline, Luther, Erasme, Maurras, Balzac, Wagner Voltaire n’étaient ni ignorants ni obscurantistes.

Source : http://arielgurevitz.blog.lemonde.fr/2010/04/05/replique-a-%E2%80%9Clevy-oblige%E2%80%9D-de-thierry-levy/
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jazza
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MessageSujet: Re: Dieudonné en exil ?   Dim 20 Juin 2010 - 2:37

mais alors, qu'est-ce qu'il a contre Dieudonné?
Il était quasi hystérique pendant ladite émission, il est vrai. Je n'ai pas du tout aimé son attitude.
C'est peut-être plutôt lui qui se plante à propos de cet artiste, il n'a pas compris ce que a amené Dieudo à devenir un anti-sioniste et anti-lobby-juif ardent.
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MessageSujet: Re: Dieudonné en exil ?   Dim 20 Juin 2010 - 5:43

Je pense qu'il n'a rien personnellement contre Dieudonné mais contre les manipulations dont il suppose à tort ou à raison qu'il est victime.

Dieudonné n'a pas supporté que Lévy le lui dise et Lévy n'a pas supporté que Dieudonné le traite en retour de malhonnête. A partir de là, tout est parti en vrille : blessures mutuelles d'amour propre.

C'est dommage car je pense qu'une conversation hors caméra entre eux aurait pu être beaucoup plus constructive ; chacun, de mon point de vue ayant en partie raison, en partie tort.
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Le Bordelleur
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MessageSujet: Re: Dieudonné en exil ?   Mer 13 Oct 2010 - 1:29

Ce soir au programme, sur france3, l'humour, peut-on rire de tout, politiquement incorrect etc.

Tous marrants sauf, qui ?

Dieudonné, n'est pas marrant, il est antisémite... Avec tous ceux qui le balancent... Ca devait être le côté humour noir de l'émission !

Tout le temps je suppose. Laughing
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