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 Heurs et malheurs du néolibéralisme

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Chevillette
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MessageSujet: Blog d'un inspecteur du travail censuré..   Mer 18 Oct 2006 - 23:56

Carnet d'un inspecteur du travail by Bereno

Voilà un extrait d'un blog sur la vie professionnelle d'un inspecteur du travail. Ce blog a été supprimmé et son auteur poursuivi. Je relaie ici un petit texte afin de maintenir la parole muselée par l'Etât.

Dans la continuité de ma note intitulée: "Ce blog est-il malveillant à l'égard des entreprises?" et en guise de réponse aux articles du patronat local dont j'ai reproduit de larges extraits, ceci:

Témoigner.Ce blog a pour seule ambition de témoigner modestement des conditions de travail des salariés, observées dans le cadre de mon activité professionnelle. Ces notes permettent aussi (du moins je l'espère) à quelques-uns d'entre vous de découvrir plus précisément le rôle de l'inspection du travail , son importance dans le paysage social , mais aussi les limites de son action. Ce blog n'est donc pas une arme dirigée contre l'entreprise, même si j'en relate certains aspects négatifs.

En effet, de part la fonction que j'occupe, il m'est donné de voir ce que le monde de l'entreprise, le monde du travail peut générer comme souffrances physiques et psychiques, comme stress, comme précarités....J'entends déjà les cris de protestation sur cette vision partisane de l'entreprise! Aussi, je m'empresse d'ajouter que je ne sous-estime pas le rôle important joué par les chefs d'entreprise dans notre société quant aux biens, et aux services qu'ils produisent seuls ou avec le concours de salariés . La grande majorité d'entre-eux gèrent sérieusement leur entreprise, ne comptent pas leur temps, prennent des risques économiques et doivent faire face aux incertitudes du lendemain...Cependant, n'en déplaise à certains, tout n'est pas idyllique dans le meilleur des mondes, y compris dans celui de l'entreprise. Des salariés, beaucoup de salariés sont sacrifiés au nom de la productivité, du libéralisme,de la mondialisation et souffrent au travail, éprouvent le sentiment d'être une simple variable d'ajustement dans un système économique où l'individu est de moins en moins considéré comme tel.

Ceux-là n'ont pas la parole ou s'expriment à de rares occasions. Leurs discours, leurs craintes, leurs désarrois ne sont pas dans l'air du temps. On s'évertue à les culpabiliser :"comment osez-vous vous plaindre, vous avez un emploi, vous" . Lorsqu'ils sont exclus du monde du travail, on persiste à les présenter comme des assistés qui se la coule douce ! ("Il faut remettre la France au travail"). Beaucoup endurent en silence. Parfois, quand la capacité de résistance ne tient plus qu'à un fil , ils se tournent vers l'inspection du travail, dernier recours, pour essayer de survivre dans un monde où les relations collectives se délitent, où l'individualisme est une valeur montante.

Ce blog c'est cela: des récits sur le monde du travail, sur les travailleurs , sur cette France d'en bas, peu écoutée, peu entendue. Nulle délation, nul mensonge dans mes écrits, tous les faits rapportés sont exacts. Non, je n'ai pas de haine à l'égard des patrons y compris à l'égard de ceux que je rencontre sur ma section d'inspection, mais ma préoccupation première se concentre sur les conditions d'emploi et de travail de ceux que le contrat de travail maintient dans un lien de subordination.

Le phénomène blog ouvre un espace de liberté d'expression formidable. J'utilise ce moyen d'expression non pas comme un "faux zélateur" ou un "vrai corbeau", mais tout simplement en tant que témoin d'une réalité sociale que je décris. Je n'ai jamais insulté, outragé, dénigré; mon but n'est pas de "casser " de l'entreprise ou de couler notre économie ou que sais-je encore... Je mets quiconque au défit de prouver que ce blog a causé le moindre préjudice à une entreprise ! Qu'il dérange certains milieux, je veux bien l'admettre, mais écrire qu'il constitue une menace pour les entreprises voilà une affirmation gratuite et non fondée.

Non, je ne me tairai pas même si quelques-uns le désirent fortement et agissent pour que je disparaisse de la blogosphère. Rassurez -vous mesdames et messieurs les chefs d"entreprises, je ne suis pas une menace qui plane comme un "corbeau " au-dessus de vos entreprises ! Je vous respecte même si on ne partage pas toujours les mêmes analyses. Je n'ai absolument pas l'intention de vous nuire à travers ce blog. Cependant, je continuerai à m'exprimer même si mon témoignage sur le monde du travail est pour vous comme une petite musique dissonante que vous n'avez certes pas l'habitude d'entendre ou que vous n'aimez pas entendre.
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Chevillette
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Jeu 19 Oct 2006 - 0:20

Un autre petit texte pour que vous puissiez juger de la teneur du discours:

Premier contrôle dans ce centre d'appel . L'entreprise A. occupe aujourd'hui 46 salariés dont une grande majorité de femmes. Quarante téléacteurs se répartissent sur deux plateaux. Ils tentent de décrocher des rendez-vous pour des conseillers financiers spécialisés en défiscalisation.

En consultant le registre du personnel, je m'aperçois d'un important mouvement de main d'oeuvre...Beaucoup de démissions dès la première semaine de travail. Les lettres de démission évoquent le stress, la fatigue nerveuse qui ont contraint des salariés à jeter l'éponge au bout de quelques jours.

Surprise: tous les salariés sont recrutés sous contrat à durée indéterminée...mais tous à temps partiel, sur une base de 20 heures hebdomadaires.

La rémunération est constituée d'un salaire de base correspondant au SMIC auquel s'ajoute une prime qui est fonction du nombre de rendez-vous qui débouchent effectivement sur un premier entretien entre le conseiller financier et le prospect. Du 1er au 59ème rendez-vous: 1 euro le rendez-vous, du 60ème au 80 ème: 4 euros, du 81ème au 100ème: 6 euros, du 101ème au 150 ème: 9 euros et au-delà de 150: 11 euros.

Pour motiver les troupes et fixer implicitement un objectif, on précise dans le contrat que le niveau moyen de "production" constaté est de 60 rendez-vous payables pris par mois.

Puis, le contrat stipule que le salarié téléacteur "pourra faire l'objet d'une écoute téléphonique active de ses communications avec les prospects, ceci afin de garantir la qualité des prestations de la société vis-à-vis des prospects. Cette écoute sera réalisée par les responsables d'équipe". Le salarié "déclare en accepté le principe". ...En réalité, pas vraiment l'opportunité de s'y opposer.

Les locaux sont très corrects si ce n'est l'absence de local vestiaire et un nombre insuffisant de WC.

Les postes de travail sur les plateaux techniques ne sont pas à la pointe de l'ergonomie: absence d'écran plat, l'unité centrale horizontale est posée sur chaque plan de travail ce qui encombre les bureaux collés les uns aux autres mais séparés latéralement par de petites cloisons de bois . Les écrans situés près de la baie vitrée reçoivent des reflets lumineux et génère une fatigue visuelle.

Une salariée s'exprime, elle évoque le stress, la fatigue que ce type d'activité apparemment anodine engendre...Elle regrette de ne pas disposer d'un poste isolé afin de na pas entendre ses collègues qui l'entourent...Les voix , les sons qui se mêlent et qui parviennent à ses oreilles, lorsqu'elle est en conversation téléphonique, la déconcentrent.

Stress, tension nerveuse,...le lot quotidien de nombreux salariés.
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Chevillette
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Jeu 19 Oct 2006 - 0:21

Et un petit dernier pour ceux qui aiment lire... Very Happy :

Elle a téléphoné pour me demander d'intervenir dans l'entreprise dans laquelle elle travaille, une fromagerie. "Je ne suis pas râleuse par nature " me dit-elle comme pour se justifier, mais les paroles de son chef d'équipe l'ont incité à réagir.

"Les mamies (elle a 48 ans !) si vous ne pouvez pas suivre il faudra penser à vous recycler et on prendra des jeunes". Voila les propos du chef d'équipe. C'est sans détour et ça fait mal... très mal même quand on se donne sans compter pour l'entreprise depuis des années.

Elle a osé protester contre l'augmentation des cadences de production imposée depuis deux semaines. "A ce rythme là on ne tiendra pas longtemps !" . Il a pas apprécié le chef d'équipe...faut dire que le montant de sa prime dépend du niveau de productivité.

Dans l'atelier d'emballage où elle travaille , la vitesse du convoyeur a été considérablement augmentée. Les ouvrières doivent donc y déposer manuellement, à un rythme de plus en plus soutenu, des "briques" de fromages. Celles-ci sont transportées vers la filmeuse. Si les ouvrières de s'adaptent pas à la vitesse du convoyeur la filmeuse se refroidit et le conditionnement des fromages n'est plus correctement effectué.

Puis , il y a ces torsions du torse qui à la longue cassent le dos : il faut saisir les fromages stockés sur les grilles, se retourner pour les déposer sur le convoyeur...A cela s'ajoute le poids des fromages, des cartons soulevés , transportés à bout de bras...

Les premiers arrêts de travail parviennent sur le bureau de la direction...qui ne semble guère s'émouvoir de cette situation, du moins pour l'instant.

"- Ce sont des financiers qui ont racheté l'entreprise, une seule chose compte pour eux: la productivité...Qu'on y laisse notre santé ils s'en fichent !"

Je lui dis que je me rendrai sur place prochainement pour apprécier la situation et aborder ce sujet avec la direction et les membres du CHSCT. Je n'ai pas réellement d'outil juridique pour contraindre l'employeur à revenir à une cadence plus acceptable pour la santé de ces femmes ...la persuasion et cette phrase d'un article du code du travail :"Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé".

Beau programme...Mais du principe à la réalité le chemin est parfois long, très long.
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Jeu 19 Oct 2006 - 0:28

-En tout cas, vous voyez, rien de bien méchant si ce n'est une description du monde du travail tel qu'il est aujourd'hui avec des employeurs et des conditions loin d'être optimales parfois même légales.

Ce blog a été CENSURE car son contenu déplaisait au minsitére de l'emploi. Voilà où l'on en est en France en 2006.
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MessageSujet: Affaire Ferrayé - quand l'Etat pille les inventeurs   Lun 1 Jan 2007 - 0:05

http://www.googleswiss.com/fr/geneve/jf/video.html

voyez la vidéo (je sais, Courbet bof bof). Mais notez surtout, comment les amis de Ferrayé ont été reçus par l'ambassade de France.



Ougl.
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filantropic
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Lun 1 Jan 2007 - 17:20

Quel merdier cette affaire,
Enjeux gouvernementaux internationaux stratégiques,barbouzes,ex-barbouzes,bandit(s) de la finance internationale,etc..etc..un vrai maelstrom !

Pfouii impossible de me faire une opinion nette ds ce genre d'affaire.

juste 2 reflexions :

-Si son combat est avéré juste, le candide Ferrayé a pêché par tres grande naïveté (surement par méconnaissance de ces milieux de haute voltige)
- Une question me titille aussi : la très très faible couverture médiatique y compris par les médias alternatifs internet du suivi de l'affaire..a ce point là,je trouve bizarre.
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terouga
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MessageSujet: les conseils BOURSIERS de Terouga   Dim 21 Jan 2007 - 17:53

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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 23 Jan 2007 - 11:30

super article, bravo....Mais il ya quand même un semblant de solution non?
Comme le dit très justement Soral, les choses se passent par tranches de trente ans....On coupe des têtes et puis ça recommence...Je pense qu'on est pas loin de ce climat pré insurrectionnel...
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terouga
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 23 Jan 2007 - 21:04

Merci de vos commentaires.

Je ne sais pas si les choses fonctionnent par tranches de 30 ans. Pourquoi cette séquence ?

De plus, le positionnement actuel de Soral ne nous amène pas à une quelconque solution, soyons logique.

Par contre, sans doute va-t-on vers des épisodes violents à répétition, mais sans alternative ni même partis à même d'obtenir une meilleure redistribution des richesses, pas de changement possible sinon l'émergence de Le Pen ou Tapie...
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Sebsebforce
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Ven 26 Jan 2007 - 0:03

Pas mal, la vision est juste. Que faire, puisqu'il est déja trop tard, et que de toute façon, personne ne maîtrise rien? Drôle d'époque !
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Underachiever
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MessageSujet: Agriculture : banque mondiale, Monsanto...   Ven 20 Avr 2007 - 13:13

Ayant "pris conscience" des conséquences néfastes du modèle néo-libéral sur l'évolution de l'agriculture dans les pays les plus pauvres, la banque mondiale envisage de redonner une place aux Etats...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-898659@51-894554,0.html

... Dans le même temps Monsanto et les autres sociétés de biotechnologies affûtent leurs arguments commerciaux et mettent au point les brevets qui leur permettront de s'assurer une totale main-mise dans ce domaine... La stratégie passe bien évidemment par la conquête de ces mêmes pays pauvres... Par exemple : octroi de brevets d'exploitations gratos aux pays d'Afrique histoire de les rendre dépendants par la suite quand l'OGM aura colonisé l'ensemble des champs et des troupeaux...

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/07/SINAI/15435

Finalement on pourrait imaginer qu'il y ait des ramifications entre la nouvelle politique de la banque mondiale et les firmes Biotech. : enrichir ces sociétés en faisant peser sur les états les dépenses liées à l'achat de brevets et de semances... dépenses que les paysans, eux, n'auraient de toute façon pas pu assumer...
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Underachiever
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MessageSujet: hécatombe au travail   Ven 20 Avr 2007 - 19:59

Les suicides sur le lieu de travail s'enchaînent à un rythme effréné. La population des commissariats de police était historiquement connue comme la plus exposée à ce type d'actes (tension liée à la profession et arme de service à disposition), mais depuis quelques temps les entreprises et notamment celles de l'industrie automobile (Renault, PSA) deviennent le "cadre privilégié" dans lequel se déroulent ces événements. Méthodes de management? Perte de la notion de sens de travail? Concurrence? Précarisation? Dans tous les cas difficile de réduire ce phénomène et cette accumulation de cas de morts violentes à des problèmes familiaux... comme aimeraient pourtant le faire les DRH et des directions de la communication des sociétés.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-899353@51-891790,0.html
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laurent666
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MessageSujet: Le libéralisme sous Sarkozy   Lun 25 Juin 2007 - 15:04

Je posterai dans cette enfilade des textes sur le libéralisme mondialisé, sa critique ET sa justification.


Je commence par notre ministre de l'Économie et des Finances.

Un discours de Christine Lagarde,

http://www.exporter.gouv.fr/exporter/Pages.aspx?iddoc=1025&pex=1-2-5-1082-66-976-1025

... qui est un plaidoyer pro-mondialisation, où on noit le poisson sous une tonne d'arguments style "adapter la mondialisation pour un développement durable, et responsable, et blah blah".

... à comparer avec celui-là, prononcé à l'Université de Chicago (le temple de feu Milton Friedman)

http://www.exporter.gouv.fr/exporter/Pages.aspx?iddoc=608&pex=1-2-5-1082-66-72-608

... où on rappelle la nécessaire libéralisation du commerce international, et la nécessité pour la france de réformer les impôts pour attirer les investisseurs étrangers. (traduction gauchiste : permettre au capitalisme apatride de faire plus de profits en France, sans payer de taxes sociales).

... discours cependant attaqué par les "vrais" libéraux ...

http://www.tanstaafl-fr.net/?p=126 (article intéressant)

...qui reproche l'attitude protectionniste française, notamment dans l'agriculture où la PAC sert d'abord les grosses sociétés alimentaires, tout en consommant une part énorme du budget européen.
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jean baptiste
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MessageSujet: Que deviennent les parachutes dorés ?   Dim 1 Juil 2007 - 7:15

Les indemnités de départ ne seront plus automatiques et feront l'objet d'une plus grande transparence. Surtout, leur versement sera soumis à des conditions de performance examinées au moment du départ du dirigeant », stipule le projet de loi présenté le 20 juin au Conseil des ministres. Voilà donc à quoi se réduit la promesse, faite par Sarkozy lors de sa campagne présidentielle, d'interdire les parachutes dorés, ces sommes immenses octroyées au moment de leur départ aux dirigeants des grandes entreprises.

Alors que certains montants d'indemnités de départ de PDG faisaient la Une des journaux, les 8,5 millions d'euros de Forgeard, l'ex-président d'EADS, les 2,5 millions d'euros de Laurence Danon, la PDG du Printemps, (somme représentant plus de 130 années de salaire d'une vendeuse), Sarkozy avait fait mine de protester. En avril 2007, il avait même déclaré qu'il les rendrait illégaux s'il était élu, car il n'acceptait pas « qu'on ait à la fois la grosse rémunération et le gros parachute ». Il avait ajouté, à une autre occasion, qu'il n'était pas normal que les grands patrons négocient « une prime d'éviction en forme de parachute en or » après « avoir conduit leur entreprise à l'échec », ce qui n'est « rien d'autre qu'une forme d'abus de bien social ».

Aujourd'hui, le gouvernement se contente de proposer de conditionner l'octroi d'indemnités aux « performances » réalisées. Cela ne va pas bien loin. Avec une telle « condition », l'ex-patron de Vinci, par exemple, serait tout de même parti avec ses 13 millions d'euros et 35 % de stock-options, puisque son groupe se portait bien. Ce n'est tout de même pas un Sarkozy qui va ôter leur parachute à ses copains PDG.

Quant au front silence assourdissant sur ce sujet...
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Tatave
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MessageSujet: Du Rififi chez les Rothschild   Mer 18 Juil 2007 - 4:08

Eternel rififi chez les Rothschild

L'histoire des rivalités au sein de la famille Rothschild est sans fin. En 1980, à l'issue d'un putsch fomenté par son propre père, Jacob Rothschild avait dû céder la présidence de la banque londonienne N. M. Rothschild & Sons à son cousin Evelyn. Depuis, Jacob s'est évertué à développer ses propres affaires en créant notamment la compagnie d'investissement RIT Partners, spécialisée dans les "coups boursiers".

La bataille acharnée en cours autour de la proposition de la Barclays de racheter la banque néerlandaise ABN Amro pourrait permettre à Jacob le fonceur de prendre sa revanche. Son jeune fils, Nathaniel, dirige le fonds spéculatif américain Atticus Capital, qui détient 1 % de Barclays. Dans une lettre en date du 12 juin, Nat demande à la banque britannique d'abandonner son offre. Beaucoup y voient l'influence de Jacob. RIT Capital et Atticus, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Le lord est comme ça : à 71 ans, il lui est toujours aussi difficile de résister à une vengeance. Son offensive est venue jeter un nouveau froid au sein de la "grande famille".

Il s'agit en effet d'un défi lancé au président de N. M. Rothschild, son cousin David de Rothschild. Le baron français de la City siège au conseil de surveillance d'ABN Amro, favorable à Barclays.

En 2003, David, membre éminent de la célèbre famille de banquiers installés en France depuis cinq générations, a été choisi par son cousin Evelyn pour lui succéder à la tête de l'ancestrale maison londonienne. Cumulant compétences et naissance, le prince de la finance était ainsi récompensé de la réussite de l'intégration des branches britannique et française. De surcroît, David faisait un régent idéal en attendant que les deux enfants d'Evelyn soient prêts pour prendre la relève. Sans oublier son rôle de rempart face aux ambitions de reconquête de Jacob.

Face à Jacob, David de Rothschild peut se prévaloir du soutien de la majorité des institutionnels non britanniques actionnaires d'ABN Amro favorables à la "stratégie industrielle à long terme" de Barclays. Par ailleurs, la Financial Services Authority, l'organisme de tutelle de la City, voit d'un mauvais oeil les manoeuvres des hedge funds (fonds spéculatifs) comme Atticus, qu'elle soupçonne de manipuler les marchés.

Reste que David doit être sur des charbons ardents, puisque 40 % des actions du groupe néerlandais sont aujourd'hui contrôlées par des spéculateurs prêts à tout pour faire monter les cours. En 2005 déjà, le tandem Jacob-Nat a fait capoter l'offre de rachat du London Stock Exchange par la Bourse allemande ("Deutsche Börse"). "Intégrité, industrie, concorde" : ces jours-ci, la devise symbole des Rothschild semble bien mise à mal...

Marc Roche (à Londres, correspondant)
Article paru dans l'édition du 18.07.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-936403,0.html
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hilbert
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MessageSujet: Les assassins financiers   Ven 27 Juil 2007 - 10:25

Je voudrais avoir votre avis sur le livre "Les assassins financiers "de Perkins, John,personnellement ,j'ai pensé que ce livre fut sorti pour donner des morceaux de pain de la réalité


http://portailalbert.info/article.php3?id_article=407
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l'Omnivore Sobriquet
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MessageSujet: Quelle mondialisation économique pour le XXIe siècle ?   Mar 28 Aoû 2007 - 13:35

Bonjour tous.
Je viens de découvrir le passionant entretien avec Pierre Bauchet, académicien, sur le thème ci-dessus pour une heure environ. Tout y passe, (dont Marx, salué une fois de plus), la vue d'ensemble la meilleure que je n'ai jamais lu/entendu. Et très actuel. L'entretien dure une petite heure : http://www.canalacademie.com/Quelle-mondialisation-economique.html
Je vais le réécouter une deuxième fois tout de suite.

C'est sur Canal Académie, une web radio qui fait parler d'elle en ce moment. Y entendre en particulier l'entretien de Christine Sourgins sur ce qu'il faut savoir, absolument, sur l'Art Contemporain ("L'Art Contemporain force à consentir celui qui ne peut pas le contredire."), là : http://www.canalacademie.com/Les-mirages-de-l-art-contemporain.html Elle est l'auteur la plus nécessaire de ces 2 dernières années, d'après moi !

et je remercie 'Le conservateur' pour toutes ces merveilles. http://leconservateur.bafweb.com/index.php?accueil
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nabien
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Jeu 30 Aoû 2007 - 20:18

l'Omnivore Sobriquet a écrit:
Bonjour tous.
Je viens de découvrir le passionant entretien avec Pierre Bauchet, académicien, sur le thème ci-dessus pour une heure environ. Tout y passe, (dont Marx, salué une fois de plus), la vue d'ensemble la meilleure que je n'ai jamais lu/entendu. Et très actuel. L'entretien dure une petite heure : http://www.canalacademie.com/Quelle-mondialisation-economique.html
Je vais le réécouter une deuxième fois tout de suite.

bon je me suis arrêté au 3/4 tellement j'ai trouvé ça chiant, désolé.

il fait un constat assez bateau, et ressasse des banalités, sans prendre parti, en éludant complètement les futurs gros problèmes que va poser cette mondialisation.
Bref, j'ai rien appris, et j'ai l'impression qu'il ne sait pas vraiment de quoi il parle.. (il le dit lui même, il n'a jamais eu à gérer, ça se sent)
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.picvi.com/2008/07/01/amateur-photos/
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MessageSujet: La financiarisation de l'économie (Patrick Verro)   Dim 16 Sep 2007 - 19:54

La financiarisation de l'économie (UDT E&R, Villepreux, les 8 et 9 septembre 2007)

Par Patrick Verro
Publié le 15 septembre 2007


"…Il ne saurait être d’économie de marché efficace si elle ne prend pas place dans un cadre institutionnel et politique approprié, et une société libérale n’est pas et ne saurait-être une société anarchique… " (Maurice ALLAIS, Prix Nobel de Sciences Economiques)


Qu’entend-on par « financiarisation de l’économie » ? :

La libre circulation des capitaux, le décloisonnement et la déréglementation anarchiques ont entraîné une multiplication excessive des actifs financiers et des opérations financières. D’un capitalisme d’état, on est passé à un capitalisme industriel et commercial et aujourd’hui on voit s’installer un capitalisme financier mondial redoutable pour les Etats-Nations
Le libéralisme serait le bouc-émissaire de tous les maux, or le libéralisme est un mythe. Il n’a jamais vraiment été mis en application, sauf peut-être dans les premiers temps de la révolution industrielle , en Angleterre. Pour ceux qui cherchent « l’égalité et la réconciliation », il vaut mieux s’investir dans une réflexion sur les raisons pour lesquelles la concurrence « vraie et non faussée » est toujours évoquée mais seulement comme un idéal, dont on s’empresse d’ailleurs de s’écarter de plus en plus et puis surtout ne jamais oublier que les seules conditions acceptables, pour l’homme, de l’exercice de sa liberté est qu’elle se limite à celle des autres, donc à l’acceptation de la responsabilité comme contrepartie.


Quels sont les faits ? :

47% des actifs des sociétés du CAC 40 sont détenus par des étrangers (on est pas loin des 50% !), 20% par des ‘Fonds de pension’.

La force de frappe des ‘Grands fonds étrangers’ serait de l’ordre de 1 500 milliards $. Ils ont déjà engloutis : le Groupe Taittinger, Le Printemps, Buffalo Grill, Les Pages Jaunes etc., ils auraient en ligne de mire : Vivendi, Carrefour, Saint-Gobain etc.

Les ‘Fonds de pension’ anglo-saxons (KKR, Blackstone, Starwood, Calpers, Scottish Widows …), pour leur part, ont fait mains basses sur : Le Lido, Le Crillon, La Haute Couture Ungaro, Les Chaussures André, Les Surgelés Picard etc.

Quant aux Fonds spécialisés dans les fusions/acquisitions (Quantum –Georges Soros, Carlyle –famille Ben Laden- qui vient, entre autres, de récupérer le friche ‘Imprimerie nationale’, sise dans le XV° arrondissement de Paris…) dont la technique est celle du « lego financier » c’est à dire du dépeçage d’entreprises pour en extraire « la cash », l’achat par pur endettement puis remboursement ultérieur sur « la bête » grâce aux bénéfices et plus-values qui en sont retirés. Il faut savoir que déjà 5 000 PME (entreprises de moins de 250 salariés) sont déjà passées sous contrôle étranger : Revillon, Mont-Blanc, Collants Dim etc. et cela est loin d’être terminé !

Les transferts de technologie contre l’accès à des marchés sont devenus monnaie courante. C’est ainsi que l’on assiste, impuissant, à l’européanisation –et maintenant la mondialisation- des entreprises de ‘Haute technologie’ : EADS, MBDA-Missiles, AIRBUS, AREVA ( ?) etc. La Compagnie European Intelligence Service mentionne même le fait qu’un fond américain- créé par la CIA aurait pu s’emparer de la société GEMPLUS (leader en matière de carte à puce) si la société SAGEM n’avait pas jouer les ‘chevaliers blancs’ !

Une étude récente de la banque « MORGAN STANLEY », qui porte sur les Fonds dits ‘Souverains’ –ultime avatar de la mondialisation résultant du recyclage des excédents pétroliers et des surplus d’épargne de certains états- montre que ces derniers sont capables de mettre sur le tapis aujourd’hui 2 500 milliards $ et en 2015 seront capables vraisemblablement d’en aligner 15 000 (soit l’équivalent de la moitié du Produit Intérieur Brut européen !). Ainsi le QIA ‘Qatar) a – il pris une participation à hauteur de 6% dans le Groupe Lagardère, KIA (Koweit) : 7% chez Daimler –Chrysler. GPF(Norvège)est présent dans près de 100 entreprises françaises :EDF, AXA, BNP, M6 …, sa force d’intervention étant de 300 milliards $. DIC (Dubaï) est devenu majoritaire dans les sociétés gérant les terminaux portuaires aux E-U et ainsi de suite…

A cet ultra-capitalisme s’ajoute donc la puissance de la force étatique ; ce qui veut dire que ces fonds peuvent disposer d’une influence politique dans les pays où ils investissent (ne serait-ce que par le risque de retrait massif de capitaux qu’ils sont capables d’imposer aux économies nationales).

A ce niveau de l’exposé il est utile de rappeler l’une ces conséquences sociales de ces manœuvres prédatrices : 400 000 chercheurs européens (niveau Doctorat) sont partis aux E-U, 2 000 000 de Français se sont expatriés, , 1,5 milliard de personnes dans le monde -soit un tiers de la population en âge de travailler- sont « potentiellement sous utilisés » (Source : Bureau International du Travail).

Et enfin pour terminer ce chapitre, il est également indispensable de rappeler l’essor extraordinaire des mafias, en tous genres et de tous pays (russe, chinoise, albanaise, colombienne , tamoul, israëlienne, turque, indo-pakistanaise etc.) qui sont capables de générer 2 000 milliards $ en attente de recyclage …
Pour la beauté du calcul cela fait 6 000 milliards$ de sauterelles financières susceptibles de s’abattre, à n’importe quel moment, sur les marchés financiers pour les perturber ou les économies nationales pour les désorganiser.


Quelles sont les réactions face à cette situation ?

Celles des états et autres organisation s étatiques paraissent bien faibles eu égard les menaces réelles sus-décrites, d’ailleurs on peut se poser la question de savoir s’ils ont réellement les moyens d’agir pour contrecarrer les méfaits avérés ou éventuels, (même s’il n’est pas question d’éluder certains bienfaits qui peuvent en résulter en matière de création d’emplois notamment) de ces puissances financières mondiales …
Le 17 mars 2007 : 20 syndicats du monde entier ont lancé un appel visant à construire une parade contre l’emprise croissante des Fonds d’investissement, en mettant l’accent sur les conséquences négatives du développement fantastique de ce capitalisme financier, généré par un ‘libéralisme’ forcené et exacerbé par une réglementation insuffisante.

La dénonciation de l’apparition de « Bulles financières » (‘webienne’, immobilière ou mobilière) a été dénoncée par des ‘Grands’ patrons de l’économie, comme Henri Lachman (PDG de Schneider Electric) ou encore un des dirigeants d’AXA. Aujourd’hui nous voyons bien comment la technique de la « Titrisation »l’absorption des créances douteuses » peut, par subtile osmose, se faire par répercution sur l’ensemble des marchés financiers et finalement, par dilution, être supporté massivement par les acteurs les plus faibles desdits marchés (les particuliers-investisseurs notamment).

A coté de ces praticiens de l’économie, des théoriciens ont haussé le ton pour attirer l’attention du public et des pouvoirs publics sur ces dangers bien réels.

Le grand économiste Nicolas Kaldor avait démontré dans ses ouvrages que l'Histoire montrait à l'évidence que le 'Libre-Echange' tendait à favoriser les pays dominants au détriment des autres. En 1984, il avait écrit : « L’industrie a besoin de protection dans deux cas : quand elle est dans son enfance et quand elle est dans sa vieillesse ». La concurrence extérieure ne stimule que si elle s’exerce dans certaines limites, sinon elle tue. L’Europe s’est vu ainsi affaiblie petit à petit dans ses points forts : l’industrie, mais au profit de qui ? elle regrettera certainement un jour d’avoir abandonné l’ossature de son économie et d’avoir livré ses secteurs les plus faibles aux prédateurs internationaux.

Et récemment (dans les années 2000), deux prix Nobel d’Economie (s’il vous plait !) se sont exprimés sans ambiguïté sur le sujet :

- Joseph E. Stiglitz (ancien conseiller du président Bill Clinton) quand il écrit : « Aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas ; ça ne marche pas pour les pauvres du monde ; ça ne marche pas pour l’environnement ; ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale. », attire par ailleurs l’attention sur les risques de spéculation concernant les pays émergents, montre en fin de compte que la mondialisation est un non-sens et qu’il est urgent que les Etats interviennent pour restaurer la concurrence saine et non faussée, en luttant contre les monopoles et autres ententes illicites (comme la téléphonie).

- Pour sa part le Professeur Maurice Allais est encore plus cinglant quand il publie : « (à propos de la libéralisation mondiale excessive des échanges) Cette évolution s’est produite sous l’influence de plus en plus dominante des sociétés multinationales américaines, puis à leur suite des sociétés multinationales du monde entier. Ces sociétés multinationales ont chacune des centaines de filiales. Elles disposent d’énormes moyens financiers, et elles échappent à tout contrôle. Elles exercent de fait un pouvoir politique exorbitant. Elles seules bénéficient de la libéralisation inconditionnelle des échanges sur tous les plans.

En fait, cette évolution s’est accompagnée du développement d’un capitalisme sauvage et malsain.


Quelles sont les pratiques de ces marchés financiers et pour quels résultats ?

Si les Bourses sont les organes pivot de ces marchés. On ne peut pas dire qu’ils procèdent de la quintessence de la ‘rationnalité’ des comportements de ‘l’homo economicus’ La Bourse ressemble en fait bien souvent à l’un de ces jeux où les participants votent non pas pour leur choix propre mais en fonction de ce qu’ils pensent devoir être le choix majoritaire.

« Les ‘marchés financiers’ sont foncièrement instables, c’est leur raison d’être ». Edouard Tétreau, dans un livre plein d’humour ‘Au cœur de la folie financière’, comme le dit la quatrième de couverture : (l’auteur) nous fait découvrir ici l’irrationnel du théâtre d’ombres de la planète Finance » et il sait de quoi il parle puisqu’il fut analyste financier. On peut y savourer les délices de la manipulation des actionnariats, de la création de bulles, la volupté de commettre des délits d’initiés, de réaliser des ‘effets de levier’ exorbitants, les mystères des boites noires des produits dérivés (le qualificatif est involontairement savoureux !) etc. si on ajoute à cela la magie de la ‘Titrisation’, l’art de pratiquer le LBO (Leverage Buy Out), le monopoly des fusions/acquisitions et la pratique outrageante des ‘Stock options’ de leurs accompagnateurs les ‘Retraites dites d’entreprises, qualifiées non sans humour de « chapeau » (!) on comprend mieux alors pourquoi les marchés financiers sont loin du modèle de fonctionnement d’un marché dit de ‘concurrence pure et parfaite’ dont il faut rappeler les hypothèses théoriques prévalentes : atomicité des agents, homogénéité des produits, libres entrée/sortie sur le marché, transparence des informations et mobilité des facteurs de production.

En réalité on assiste à un dysfonctionnement où les investisseurs institutionnels et autres riches opérateurs dictent leurs exigences , notamment au détriment des PME, en recherchant des ‘effets de levier’ (rapport entre dettes et fonds propres) extravagants, en utilisant des outils financiers sophistiqués difficilement contrôlables et en exerçant leur pouvoir de faire endosser les risques engendrés aux autres agents de l’économie. Mais les intermédiaires « de tous poils » ne sont pas en reste quand on sait qu’après le ‘blanchissement de l’argent sale’ existe désormais ‘le salissement de l’argent propre’ par la technique de camouflage dite de l’ETBIDA’ , où l’on se réfère allègrement au concept de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) au lieu de celui plus juste du RE (Résultat d’Exploitation) permettant par là-même de dissimuler les ‘survaleurs’ (ou surcoûts) et autres frais et commissions d’intermédiation. Car il faut savoir que les commissionnements hallucinants : 2% d’un marché mondial évalué à 2 000 milliards !. C’est ainsi que les services financiers représentent aujourd’hui dans les pays développés entre 5 et 10% du PIB (Produit Intérieur Brut).

Ce n’est pas sans raison qu’Eva Joly, ex-magistrate du pôle financier français, vient de pousser un « coup de gueule » en dénonçant un pays (malheureusement : la France) « qui responsabilise ses enfants et ses fous, mais irresponsabilise ses élites », ce qui indique bien que notre pays n’est pas le dernier de la classe, en ce domaine.

D’ailleurs deux économistes : Davis Thesmar et Mathieu Thoenig (polytechniciens, l’un français, l’autre suisse) viennent de démontrer que le développement et l’internationalisation de la sphère financière se faisait au détriment de la partie « réelle » de l’économie (notamment les salariés) dans une étude portant sur les entreprises cotées françaises –période 1977/2003-. En effet les résultats de leurs investigations montrent que les entreprises auraient versées davantage à leurs investisseurs (en devenant certes plus rentables mais aussi plus volatiles) aux dépens de leurs travailleurs. En fait ils ont clairement posé le problème du partage de la Valeur Ajoutée et de l’affectation des risques.
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Dim 16 Sep 2007 - 19:54

Quelles conclusions doit-on en tirer et quelles peut-on propositions faire ?

Si l’application de la théorie des ‘avantages comparatifs’ permet globalement l’amélioration globale des richesses par l’obligation de spécialisation, là où se situe le meilleur savoir-faire, qu’elle entraîne, cette évolution accélérée peut être extrêmement coûteuse pour les pays qui la pratiquent sans discernement parce qu’elle expose ses membres à des fluctuations plus fortes de l’activité. Car le dilemme est celui du partage de la valeur ajoutée en fonction des risques encourus.

Car si les investisseurs peuvent couvrir les risques qu’ils prennent, moyennant un coût supplémentaire, grâce à l’utilisation notamment des produits ‘dérivés’, les travailleurs, eux, ne le peuvent pas et souffrent fatalement d’une surexposition aux aléas. Car comment les salariés, eux, peuvent-ils s’assurer contre ces chocs violents qu’ils subissent ? Et que leur importe de bénéficier de baisses de prix (d’ailleurs souvent érodées par des baisses de qualité), en tant que consommateurs, s’ils perdent par ailleurs leurs sources de revenus par suppression de leurs emplois ou voient leurs revenus ‘réels’ (c’est à dire en termes de pouvoir d’achat) diminuer par la stagnation de leurs rémunérations ?

Le drame est qu’il est impossible de vouloir conserver une protection sociale (élaborée patiemment depuis des lustres) en acceptant d’acheter et de consommer des biens et des services aux prix (c’est aux coûts) de pays producteurs qui, eux, disposent peu ou prou de protection sociale. Il faudra bien un jour trancher ce nœud gorgien : ou bien renoncer aux « avancées sociales », par souci d’égalitarisme, et par conséquent accepter des chutes drastiques de niveaux de vie ou bien faire payer les disparités de niveaux de vie en rétablissant des frontières et des droits de douane. Dans une optique « d’égalité et de réconciliation », il existe bien une solution : réattribuer les droits de douane perçus aux pays qui ont la volonté de remonter leur niveau de protection sociale, mais est-ce bien réaliste ? Car quel(s) sera (ont) le pays (ou les pays) qui acceptera (ont) de donner l’exemple et pourra-t-on contrôler la bonne affectation de ces sommes quand on connaît le niveau de corruption régnant aujourd’hui sur la planète ? Est-on pour autant condamner à voir se reconstituer, pour plaire à Platon, une économie d’esclavage, sachant « qu’esclavage loin des yeux = esclavage loin du cœur » ?

En tout cas un pays semble avoir donné l’exemple : le Japon. Les fonds d’investissements n’y sont pas les bienvenus ! Le 1à juillet 2007 le raid lancé par le Fonds d’investissement américain ‘Steel Partners’ sur le fabricant nippon de condiments ‘Bulldog Sauce’ a subi un échec cinglant. La cour d’appel de Tokyo a débouté ‘Steel Partners’ en confirmant la décision du tribunal du 26 juin, précisant que : « le fonds avait montré que son principal objectif était d’empocher des profits par des transactions financières et, éventuellement par la cession des actifs de la société. » et qualifiant le prédateur d’’acquéreur abusif’ . La Cour d’appel a d’ailleurs rappelé que : « le profit est généré par des activités économiques impliquant, entre autres, les salariés et les consommateurs ». C’est dans cette optique que la société ‘Bulldog Sauce’ a distribué des bons de souscriptions à tous ses actionnaires (sauf ‘Steel Pertners’ indemnisée à hauteur de 13,6 millions d’euros). Cette pilule ‘empoisonnée » a eu pour effet de diluer la part détenue par le Fonds de 10, 15% à 3% environ.

La « Jeanne d’Arc » du Groupe Madame Shoko Ikepa a dit vouloir « défendre une histoire de 105 ans et une marque unique ». Ce plan de défense a d’ailleurs été adopté par 83,4% des actionnaires… D’autres Fonds ont subi des échecs analogues et les entreprises japonaises sont très sensibilisées à ce problème. C’est ainsi que le pourcentage d’investissements étrangers n’est que de 2,4% contre 47,4% en France ! Depuis patronat et gouvernement japonais sont même allés plus loin en unissant leurs efforts pour rendre les fusions triangulaires (c’est à dire par le biais de filiales) très difficiles en imposant un dispositif fiscal opérant comme un véritable barrage.

En conclusions les propositions susceptibles d’être avancées vont dans le sens de « plus de transparence et de régulations » :

- 1) l’instauration de la libération des échanges uniquement dans le cadre d’ensemble régionaux économiquement et politiquement associés, regroupant des pays de développement économique comparable (la « petite Europe » par exemple), chaque association régionale se protégeant raisonnablement vis à vis des autres par :
o 1.1) Interdiction de prises de participation étrangères dans des entreprises nationales (ou européennes ?) présentant un caractère stratégique pour le pays (ou l’Union économique) ;
o 1.2) Mise en place d’un système de normes d’hygiène et de sécurité réaliste et efficace
o 1.3) Elaboration d’un système de quotas sur les produits fabriqués par la Communauté (contingentement) modulables dans le temps et selon les secteurs et les produits ;

- 2) Une proposition de recherche d’outils à mettre en place, permettant de mettre au point une politique des Revenus ou des Rémunérations, pouvant servir de base à une négociation sur le partage de la Valeur Ajoutée.

3) Le renforcement des moyens accordés aux juridictions de contrôle de la régularité des opérations financières (après redéfinitions et précisions de règles éthiques dans ce domaine), contrôles des flux importants de capitaux par une Autorité financière centrale ou niveau pays ou (Union financière) et exercices de pressions pour éradiquer « les paradis fiscaux artificiels » (« The existence of widespread tax avoidance is evidence that the system, not the tax payer, stands in need of radical reform » a écrit Nicolas Kaldor), le bon sens commandant de s’en remettre à cet aphorisme :
« Mon Dieu, donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d’accepter celles que je ne peux pas changer et la sagesse de distinguer entre les deux », généralement attribué à Marc-Aurèle et que l’ironie de l’Histoire doit restituer à un obscur pasteur américain du XIX° siècle.



Par Patrick Verro (économiste-financier)


Bibliographie conseillée :

The Role of Increasing Returns, Technical Progress and Cumulative Causation in the Theory of International Trade : Nicolas Kaldor
Alternative Theories of Distribution bye Nicolas Kaldor (Review of economics Studies)
L’Europe en crise - Que faire : Maurice Allais
La Grande Illusion : Joseph E. Stiglitz
Au Cœur de la Folie Financière : Edouard Tétreau
Bon Appétit Messieurs ! La Grande prédation économique en France : Robert Hautlecoeur


( http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=207&Itemid=172 )
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Tatave
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MessageSujet: Autoportrait d'un banquier   Mer 17 Oct 2007 - 2:38

Autoportrait d'un banquier épicurien

Riche, esthète éclairé, père et collectionneur comblé, l'héritier-orphelin de la banque Lazard se sent léger.

par Pierre de Gasquet

Robert Laffont, 266 pages, 20 euros.

L'autoportrait est un genre difficile en littérature. Surtout lorsque l'on se trouve être l'héritier d'une dynastie bancaire légendaire. Il y a une forme de candeur, voire de fraîcheur, dans cet autoportrait en pied du banquier le plus célèbre de France. A soixante-quinze ans, Michel David-Weill assume. Riche, esthète éclairé, père et collectionneur comblé, l'héritier-orphelin de la banque Lazard se sent léger. C'est avant tout un épicurien. Il assume tout avec le sourire. Sa rupture avec Lazard, son incapacité à trouver un successeur, l'assassinat scabreux de son ex-gendre, Edouard Stern... Tous ces événements bruyants qui en auraient miné plus d'un. Il s'offre même le luxe de philosopher sur la vie et sur lui-même. Sans jamais se prendre trop au sérieux, ni au tragique.

Personnage stendhalien

A l'en croire, dès « l'âge de quatorze ans », Michel David-Weill savait qu'il deviendrait banquier d'affaires, comme son père et son grand-père. Par fidélité à la maison Lazard, fondée par les familles Lazard et Weill en 1876, à San Francisco. On n'échappe pas à son destin dans la famille Weill (le David ayant été accolé par son grand-père dans les années 1920, comme cela se faisait dans la bourgeoisie). Autant le dire d'emblée, cet « Esprit en fête », préfacé par l'historien Marc Fumaroli, est parfois agaçant. Il y a quelque chose de légèrement ingénu, voire d'incongru, dans ce narcissisme triomphant d'un banquier amateur de cigares qui se peint en personnage stendhalien. « La raison pour laquelle j'aime tant «La Chartreuse de Parme» de Stendhal, c'est que le monde y est beau et qu'à aucun moment n'affleurent la nostalgie du temps qui passe, ni cette légère amertume que procure la conscience que tout est mortel, comme dans «Le Guépard» de Lampedusa », confie cet amoureux déclaré de Boucher, Titien ou Rubens... Mais l'essentiel est ailleurs. Au fil des pages, le babillage élégant se transforme parfois en confessions impudiques où le portrait prend de l'épaisseur.

A cet égard, les deux chapitres les plus touchants, parce que les plus personnels, sont sans doute ceux qui portent sur son origine juive et l'argent. « Bizarrement ou pas, je ne peux pas me concevoir comme complètement français sans me rappeler mes origines juives de l'est de la France », explique l'arrière-petit-fils d'Alexandre Weill, théiste ou agnostique, et petit-fils de David David-Weill qui s'est fait baptiser au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Devenu catholique pratiquant après la guerre, à New York, visiteur assidu du Centre des jésuites de la rue de la Chaise, à Paris, Michel David-Weill ne se sent aujourd'hui ni croyant ni vraiment juif... A peine « juif athée », comme disait Sartre. « J'ai abdiqué le droit d'être juif, mais je les comprends », souffle ce descendant d'une « famille bizarre », tout en confiant sa tendresse pour l'humour juif. Sur les femmes et l'argent, ce banquier stendhalien - « ni moral ni ennuyeux... mais fantasque et singulier » - est intarissable, avec une préférence marquée pour les premières.

Finit par percer une forme de désarroi chez ce collectionneur comblé qui aide à entretenir les cimetières juifs de l'est de la France. « On a l'impression que les Français se réfugient dans des instants de bonheur individuel sur fond social malheureux », soupire le banquier-esthète en s'étonnant que l'on puisse être « aussi fatigué et mécontent ». Pour preuve que l'on peut rester riche et... lucide.

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Kiki
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MessageSujet: l'Ultra-libéralisme: un des mes textes de 1999.   Lun 5 Nov 2007 - 20:50

Citation :
Il est assez facile de connaître les chiffres des importations et des exportations tels qui nous sont donnés. Nous y voyons un soi-disant intérêt/bénéfice pour la France. En fait cela est sans prendre en compte les heures de "travail".
Car là seul devrai être l’importance de la chose, car le reste fait le bonheur de ceux qui déplacent des entreprises et ceux qui jouent à la bourse, qui d’ailleurs donne de bons résultats pour certains alors même que des Français sont dans des conditions précaires, voire même à la rue.

Voilà quelques chiffres si nous prenions plutôt les heures de travail en considération:

Selon la tribune des fossés du 14.01.98, la balance commerciale était de 180 milliards de FF en faveur de la France. La répartition faisant pour les importations, comme pour les exportation, 63% avec l’UE, de 15% avec les pays fors de l’OCDE hors l’union européenne, et de 22% des hors OCDE.
Les 40 milliards correspondaient à ce que nous importons des pays hors OCDE, tout en considérant que le PIB de la France est de 8’000 milliards de FF.

Alors calculs:

Importations réelles:
OCDE hors CEE = 15%
Autres = 22%
Total = 37%

CEE à 63% à raison de 37% = 23%
(Car la France importe malgré tout, des produits hors des pays européens par l’intermédiaire des pays européens).

Total des importations:
37% + 23% = 60%
Les 40 milliards -somme qui avait été donnée concernant les importations hors OCDE à raison de 22% se transformeraient;
donc; en 109 milliards.

Maintenant si nous comparions les importations aux exportations sur les mêmes salaires, car mon but est de comparer les
"heures de travail" et non les valeurs. La France importe 9.8% de l’Amérique du Nord, et 15.7% des pays africains et
asiatiques -chiffres donnés par le Quid de 1998- cela corespondrait à:

salaires moyens en FS, selon ce même Quid:
9.8% à, en moyenne, 28’300.- = 10’876.-
15.7% à, en moyenne, 8’800.- = 5’420.-
Total 16’916.-/2 = 8’146.-

Par rapport à Paris qui serait -selon toujours ce même Quid 98- = à un coefficient multiplicateur est donc 3.4 et donc les 109 milliards correspondraient à 371 milliards si tout le monde gagnait le même salaire.

Les 371 milliards sur un PIB de 8’000 milliards correspondent, donc, à un chômage d’environ 5%.
Ceci est sans prendre en considération ceux qui gagnent encore beaucoup moins que les chiffres donnés ci-dessus, tels que les enfants du tiers-monde qui sont exploités.
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laurent666
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Lun 5 Nov 2007 - 22:35

La première partie semble être une démonstration comme quoi les importations hors UE représentent en fait 60% du total des 180 milliards.

Après il y a une disgression qui n'apporte rien au raisonnement, puisque on repart dans la suite du texte de ce chiffre des 60%*180=109 milliards d'importations hors UE pour calculer, en prenant en compte un facteur multiplicateur de 3,4 (c'est quoi ce truc d'ailleurs ? un facteur de productivité ? quelle est sa définition, svp ?), que ça fait environ 5% du PIB et on conclue donc que les importations hors UE nous coûtent 5 points de chômage.

C'est ça le but de l'article ?
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 6 Nov 2007 - 14:45

laurent666 a écrit:
C'est ça le but de l'article ?

Souvenons-nous qu'à l'époque, quasiment tous les politiciens nous ventaient les échanges commerciaux avec les PVD. Selon eux, la France avait tout à y gagner.

Ce texte ne faisait, dès lors, que de démontrer que dans les heures de travail, cela n'allait pas dans ce sens puisque la France y perdait.

En fait, lorsque j'y ai travaillé , c'était surtout pour démontrer une certaine réalité des choses à un Libéral, proche d'Alain Madelin qui avait, alors, son heure de gloire.

Tiens, au fait, il en est où en politique, celui-là ??? scratch scratch scratch
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laurent666
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 6 Nov 2007 - 17:16

L'idée est bonne sauf que (si j'ai bien compris) :

Si la France a une balance nette positive, ça veut dire que la France EXPORTE PLUS qu'elle n'importe.

On ne comprend pas très bien pourquoi on ne considère que les importations hors UE. Il n'y a pas de raison de penser que la concurrence allemande (je pense aux voitures, notamment) ne "detruit" pas les emplois alors que le concurrence indienne ou chinoise, si. Une importation est une importation.

De plus, il y a une disgression qui n'apporte rien que j'ai fait remarqué au dessus déjà.

Enfin, on ne sait pas trop ce qu'est ce coefficient 3,4. Et surtout, il faudait l'appliquer à la totalité des importations et en soustraire les exportations, et non pas l'appliquer au solde net de la balance commerciale (en se trompant dans son signe, qui plus est).

Bref, c'est du niveau Omnivore Sobriquet.
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