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 L'Europe à l'heure suisse

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ortolan
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MessageSujet: L'Europe à l'heure suisse   Jeu 14 Fév 2008 - 22:11

Dans les jours qui viennent, paraîtra sur la toile un livre qui, à n'en pas douter, intéressera nos amis d'Helvétie ! Il s'agit d'une réflexion de fond sur la vocation européenne de la Suisse, partant des fondements historiques anciens (voire antiques !) de cette petite patrie. " Aujourd’hui, peut-on y lire, plusieurs positions s’affrontent concernant les rapports entre la Suisse et l’Europe. Parmi les voix qui s’élèvent, certaines sont pour une adhésion sans conditions, d’autres pour une intégration progressive et négociée, et d’autres encore contre toute forme de participation à la construction de l’Europe actuelle. Je prétends n’avoir emprunté aucun de ces chemins, dont certains se divisent encore en quelques obscurs sentiers. Tous ces chemins sont praticables et nul ne peut dire où ils conduiront. C’est même une des manifestations de notre liberté ontologique que cette indétermination de l’avenir. Dans l’incertitude que tout être éveillé partage quant au futur, hormis l’assurance que tout a une fin, se scellent les décisions que nous devons prendre chaque jour. Un autre chemin, un autre avenir, le dévoilement du destin d’une idée, celle qui unit la démocratie directe et le fédéralisme intégral dans l’identité historique du peuple suisse, voilà ce à quoi j’ai souhaité contribuer."

Ceux ne partageant pas l'engouement pour l'Europe (pas celle de Bruxelles !) de J. Becht, l'auteur, trouveront toujours matière à réfléchir dans la défense rigoureuse de la démocratie directe (seule vraie démocratie pour Rousseau _ Suisse aussi, bon sang ne saurait mentir !) qu'il propose ici.

Ouvrage que l'on retrouvera sur le site d'une nouvelle maison d'édition électronique, dont le fondateur n'est autre que l'auteur !
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ortolan
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MessageSujet: Re: L'Europe à l'heure suisse   Jeu 21 Fév 2008 - 3:02

Lettres d'un Européen au peuple suisse est désormais disponible... C'est, je crois, le livre que tout Suisse de bonne souche devrait avoir lu ! Raison de plus, pour nous autres Français, de le lire aussi !! :love:

Citation :
A partir d'une lecture singulière de l'histoire suisse, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, l'auteur entend cerner les linéaments de définition d'une certaine “idée de la Suisse”, fondamentalement issue de la pratique concrète de la démocratie directe et du fédéralisme à travers les siècles.
Il souligne l'importance des débats contemporains les plus délicats (armée de milice, naturalisations, secret bancaire...) concernant l'actuelle déconstruction de l'identité politique helvétique, orchestrée selon lui en vue d'une adhésion de la Suisse à un projet de construction européenne qui en nie pourtant les principes fondamentaux. Démocratie directe et démocratie représentative, pouvoir des oligarchies politico-financières et pouvoir des citoyens, Etat jacobin centralisé et Etat fédéral, progressisme et conservatisme, idéologie du “politiquement correct” et décisions populaires, ce qui s'affronte sur la scène suisse ce sont deux orientations radicalement différentes qui détermineront l'avenir de la Suisse et l'avenir de l'Europe.
Derrière l'idée pluriséculaire de la Suisse, réside pour l'auteur la garantie d'un autre avenir européen concevable, pour lequel il formule diverses propositions, dont la principale est de faire de la Suisse le district fédéral neutre de l'Europe, qui deviendrait ainsi le point de rayonnement des principes de démocratie directe et de fédéralisme sur tout le continent,
et le lieu de réactivation d'une Europe des peuples qui respecte les désirs les plus fondamentaux de ses citoyens.
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MessageSujet: Re: L'Europe à l'heure suisse   Dim 16 Mar 2008 - 21:05

Hamster Jovial a écrit:
mr vaughn a écrit:
faudrait pas trop idéaliser non plus la "démocratie directe", je la mets entre guillemets, car pour faire aboutir une initiative populaire(outre la récolte de signatures) sans qu'il y ait de puissants lobbys derrière est devenu quasiment impossible. Mais il faudrait peut être mieux éduquer le peuple a l'exercer cette "démocratie directe".... malheureusement le suisse d'aujourd'hui est très peu politisé.

Citation :
faudrait pas trop idéaliser non plus la "démocratie directe", je la mets entre guillemets, car pour faire aboutir une initiative populaire(outre la récolte de signatures) sans qu'il y ait de puissants lobbys derrière est devenu quasiment impossible.
Tellement impossible que 3 valaisans ont il y a un quinzaine d'année déclenché un référendum (modification de la constitution) à trois…
Citation :
mais il faudrait peut être mieux éduquer le peuple a l'exercer cette "démocratie directe"....
C'est bien une idée de Français ça. La démocratie directe se pratique dans certains cantons depuis au moins 800 ans (la date de 1291 ne repose que sur le document le plus ancien disponible mais il fait référence à d'autres plus anciens et ceci se faisait sous le sceau de landsgemeinde), l'information donnée aux citoyens pour voter dépasse de loin ce qu'on ose nous infliger ici quand il arrive qu'il y ait un référendum…

C'est plutôt les Français qu'il faudrait former à la démocratie, il y a du travail.
Citation :
malheureusement le suisse d'aujourd'hui est très peu politisé.
Certe, avec raison, un politicien, on s'en méfie. en fait, les Suisses remettent à leur juste place les politiciens et la politique, "point trop n'en faut". Au contraire des Français qui adorent s'agiter, parler (bien, enfin de moins en moins) pour ne rien dire et refaire le monde dans un verre d'eau. Ce qui ne veut pas dire que le système soit parfait, il a des défauts et des incohérences mais la terre ne s'arrête pas de tourner parce qu'un conseiller fédéral éternue. Quand au contrôle, il se fait, mais c'est un seconde nature helvète le contrôle.

Pour revenir au sujet, le fantasme de l'adhésion suisse à l'UE repose sur plusieurs oublis :
- que le Peuple a clairement dit NON, et ce jusqu'en 2017
- que le conseil fédéral a fini par comprendre le message
- et en a profité pour négocier pas trop mal les Bilatérales, Ce qui fait que la Suisse à une bonne partie des avantages sans les inconvénients du Machin.
- les politiques qui poursuivent l'UE de leurs assiduités on un point de vue idéalisé hors de la pratique quotidienne de la Commission, le Neinsager ne l'oublient pas, eux.
- c'est un phénomène urbain (Bâle, Zürich) et romand, ce n'est pas toute la Suisse.
- il va de pair avec le tout aussi fantasme de la Suisse moderne où Zûrich se croit le centre du monde et où l'Expo 02 parait une réussite. (Nestlé pour y avoir cru a bien planté Cailler)

Résultat, les Tshirts à croix fédérale ont fleuri, et bien plus loin dans la population que les groupuscules d'abrutis néonazillons qui perturbent annuellement le Grütli au lieu d'aller traire les vaches. Ce qui dans un état qui n'est pas une nation, est quand même pas mal.

Il reste amusant de voir que les partis qui se fixent sur la question européenne sont aussi ceux qui rêvent de bipolariser le système politique et sortir du système de consensus gouvernemental qui permet au pays d'être gouverné par les partis qui représentent 80% du parlement, ce qui force tout le monde à écouter l'autre et au compromis.
La Suisse a une tradition datant de la fin du Moyen-Âge de liberté communale, on est donc loin de toute "idéalisation" dans la pratique. De plus Tocqueville ne montrait-il pas, à juste propos selon moi, que s'intéresser à la politique nationale exigeait préalablement une implication à un échelon local ? D'autre part, quitte à évoquer la dépolitisation, c'est un peu facile de ne pas interroger les causes internes à ce phénomène, n'est-ce pas là un argument quelque peu "paresseux" (du type "à quoi bon ?") ?

Quant à la vocation européenne pour un Suisse, elle pourrait surprendre si on n'avait pas en tête le fédéraliste et écrivain suisse Denis de Rougemont par ex. qui en a donné, par ses actes et ses écrits, une expression vivante.

Remercions donc ortolan de nous avoir signalé ce courageux écrivain-éditeur qui mérite attention.
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