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 Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain

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Osiris
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Dim 17 Déc 2006 - 16:59

Kamo a écrit:
http://forumtrots.agora-system.com/lcr/index.php?showtopic=10237

Et n'essayez pas trop d'intervenir pour le défendre, ça sera la porte assurée pour "fascisme". Je sais par expérience qu'il est impossible de dialoguer sur les forums trotsko-gauchistes.

Le passage le plus drole entre nombre d'inepties est celui où ils reprochent à Alain de ne pas être marxiste. Venant de la LCR qui n'en a rien à foutre du marxisme (elle lui préfère le gauchisme pour analyser les problèmes de société), c'est vraiment bien risible !

Je comprends leur haine et leur révulsion à l'encontre du camarade Soral. Il les a déjà identifié et démonté dans ses interviews comme des suppots du mondialisme. Ca a du les blesser au plus profond de leurs âmes de petits bourgeois incultes. Quand à leur parallèle NSDAP-FN avec le rapprochement Soral-Le Pen, c'est une vaste escroquerie intellectuelle cherchant à mystifier le fait que ces bêtes n'ont pas de cerveaux et qu'ils sont des super-méga-ultra-conformistes.

Comme disait le philosophe Dieudonné Pape :

Citation :
Pardonne à la bête que je suis les offenses proferées mais je n'ai pas d'âme! Je ne suis qu'une bête! Mes paroles ne sont qu'un grognement instinctif [...]
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Mar 16 Jan 2007 - 18:33

christophe a écrit:
francois9 a écrit:
Et voilà, j'ai été banni, et ce jusqu'en 2012! J'ai juste dit qu'ils voteront(s'ils ont la majorité pour voter) Royal, et que leur engagement n'était dû qu'à une crise de rébellion envers leur entourage(ou un complexe de gauche-leurs parents gagnant trop d'argent)
Quelle ouverture d'esprit.

Oh ben ca va encore... J'ai été banni pour moins que ça sur leurs forums. Et a la base je suis d'extrême gauche... Laughing Laughing

Ah oui, effectivement!
Moi à la base, j'ai rien contre eux, je cherche juste à parler mais on peut même pas débattre sans qu'on se fasse traiter de "réac"(qui fait parti du vocabulaire de base-avec facho-pour faire taire quiconque qui essaie de debattre avec eux!)
Il faut toujours employer des mots très simplistes et surtout très vagues pour embêter les empêcheurs de tourner en rond(omme moi!)
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Tatave
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Sam 20 Jan 2007 - 2:23

Trotsko-gauchistes : néologisme ? pléonasme ? ou barbarisme ???
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thomassxb
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MessageSujet: Les gauchistes parlent de Soral   Dim 20 Mai 2007 - 20:04

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=81795

La veille sanitaire intellectuelle est toujours active on dirait...
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Lun 21 Mai 2007 - 8:07

elenfoiro a écrit:
Bibi Clemenceau a écrit:
J'ai rien compris. Il leurs reproche quoi en fait, quand ils disent par exemple qu'un Venezuelien sera au Cap d'Ague, ou que Alain de Besnoit parle du coté revolution de Mai 68 ?
Que c'est des nazis-fachos.. Et antisémites, n'oublions pas !

C'est comme pour Nabe ! Sur quoi portent leurs griefs ?Parce que le "régal" est réédité ? Ah, en tout cas, avec leur éreolution partout, jus'au communisme", ils me font bien marrer. Eh oui, comme dit elenfoiro, c'est mignon
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Lun 21 Mai 2007 - 20:43

thomassxb a écrit:
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=81795
C'te lien je me le garde pour me bidonner Mdrrr Mdrrr Mdrrr
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Lun 21 Mai 2007 - 20:44

Gérard Miller a écrit:
Kamo a écrit:
Citation :
Pour le PCMLM, mai 2007.

http://www.lescommunistes.net/~infos/

Le PCMLM compte au maximum une dizaine d'adhérents.

Et ben ça fait toujours plus que E & R ....
Peu importe la quantité puisqu'il y a la qualité (Gérard Miller Super ) Cool
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Mar 22 Mai 2007 - 1:41

Bibi Clemenceau a écrit:
J'ai rien compris.
T'inquiètes pas il n'y a rien à comprendre. Cool C'est un charabia pseudo-révolutionnaire qui n'a ni queue, ni tête. Confus Ils sont dans une "faille temporelle". Ils sont coincés en 1930. Ils n'ont rien capté de l'évolution du monde depuis près de 80 ans. Ce sont des clown
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Mar 22 Mai 2007 - 16:16

Raed a écrit:
Prophet a écrit:
Raed a écrit:
Citation :
Jean-Louis Costes, se définit comme un "artiste" faisant des performances, comme par exemple lorsqu'il se recouvre de ses propres excréments avant de les manger, de se masturber avec, etc. Véritable "idole" de la scène artistique "underground"

Soral a critiqué ces performances dans l'une de ses interviews.

dans quelle interview ? moi au contraire j'avais vu une vidéo où il disait tout le bien qu'il pensait de Costes, et que de plus ils se connaissaient (sur Salut Public il me semble...) Alain Soral lui passait un "petit coucou" et disait que les deux hommes se situaient dans la "meme ligne"...

Désolé, tu dois avoir raison, j'ai du confondre avec la position de Gollnisch qui se déclarait contre les machines à caca.

Venant de Gollnisch, ça m'etonne moins... n'empeche Costes est ce qui se fait de pire dans la scène dite "underground"(et est le plus jusqu'au boutiste)
J'avais vu une vidéo (qui date de 98) où il critiquait le FN. J'aimerai savoir ce qu'il en pense aujourd'hui.. domage que l'on ne puisse pas lui envoyer de mails comme à Vaquette...
Quequ'un connait-il Vaquette sur ce forum par hasard?
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Jeu 24 Mai 2007 - 22:49

Alain Soral est effectivement très respectueux (voire admiratif) du travail de Costes, tant au niveau de la scène que de l'écriture. Rappelons l'existence de deux romans de Costes, ainsi que quantité de textes publiés dans la revue Cancer! ou sur Internet.
Il y a aujourd'hui une grande cohérence dans le fait de lire en public Soral, Nabe et Costes : je vois difficilement comment on peut s'intéresser à l'un d'eux sans (au moins) jeter un oeil sur les deux autres.
Costes a prouvé, de par la longue litanie de procès interminables intentés par l'UEJF (évidemment très peu médiatisés), qu'il avait touché certains points particulièrement sensibles dans la pensée dominante.
Quant au texte du PCMLM, je ne le taxerai pas de gauchiste. Ce groupuscule s'attaque au contraire à tout ce qui ressemble de près ou de loin aux gauchistes (anars, socialistes, keupons etc.). Ce sont bel et bien des marxistes essentialistes, possédant la rhétorique typique des années 30, et qui sont par nature radicalement incapables de comprendre en quoi la société a évolué. Ce sont des mecs capables d'expliquer en 2007 que l'Eglise catholique est une force dominante patronale exploiteuse des travailleurs. Le mot "bourgeois" apparaît dans chacun de leurs paragraphes. J'ai bien peur que leur définition du terme ne ressemble que trop à celle du strict marxisme-léninisme originel.
En tous cas, ils ne sont bien sûr pas venus "porter la contradiction" à notre soirée-meeting de la Waffen SS. Dommage, on les attendait de pied ferme.
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Thomas Demada
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Ven 25 Mai 2007 - 3:08

Tout le monde peut intervenir sur Indy', il n'y a absolument pas de ligne: Si il n'y a rien d'ambigu, le papier est validé...

L'antisionisme radical y cotoie le "sionisme de gauche" sauce islamophobe de "l'ortografiste dégénéré". Un article assez classique de Bellacio passe à la trappe parce qu'il utilise le concept d'Eurasie...

Ou le redforum qui juge la prose de Céline à travers son (bruyant mais finalement picrocholin) engagement politique...

Si certains à la gauche de la gauche de la gauche pratiquent l'amalgame, aucune raison de les imiter, de les suivre, voir de les dépasser...

Quant à Costes ou Nabe, j'ai priapé moi-même comme un Guy Georges devant les lignes de "Roi du shit" ou "Les pieds blancs". Mais il faut admettre que leur subversion même ne peut être que minoritaire... La culture populaire, ce n'est pas de ce côté là qu'on la piochera...
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Kamo
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Ven 25 Mai 2007 - 3:51

Citation :
Quant au texte du PCMLM, je ne le taxerai pas de gauchiste. Ce groupuscule s'attaque au contraire à tout ce qui ressemble de près ou de loin aux gauchistes (anars, socialistes, keupons etc.).

Je ne suis pas d'accord. Pour connaitre un peu ce groupuscule totalement insignifiant qui m'a gratifié d'un article, je peux dire qu'ils sont des gauchistes pur jus.

Par exemple dans un de leur texte intitulé frauduleusement "Vive le léninisme !", ils disent "Nous, les maos, nous sommes plus proches des anarchistes partisans du Black Block, des spontanéistes heureux de casser les symboles du capitalisme, des squatters et des punks, des partisans clairs des teufs sans présence étatique, que des cercles "marxistes-léninistes" et autres bavards ennuyeux". Ils disent également "le prolétaire qui regrette les vitrines qui volent, c'est un con qu'il faut éduquer politiquement ". Bref comme tous les gauchistes, ils sont très éloignés du marxisme. Des bons idiots utiles.
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Dim 12 Aoû 2007 - 0:02

Pour en revenir à un site cité précédemment, voilà un texte qui prétend ranger dans une case bien confortable idéologiquement Alain Soral :

Citation :


Psychologie de masse du fascisme : des « rebelles » au service d'un « fondamentalisme » pour « régénérer » la société

Nous vivons aujourd'hui une période historique : celle de la décadence du capitalisme après la période d'accumulation commencée en 1945, qui est également celle de la seconde grande vague de la révolution mondiale. Les explosions sociales dans les métropoles, les guerres populaires se développant - au Pérou, en Inde-, les révoltes et guérillas dans de nombreux pays, les interventions militaires impérialistes - toute cette réalité annonce ce que sera demain.

Dans ce contexte, l'idéologie fasciste renaît de ses cendres dans les métropoles impérialistes, et donc la France. Dans les années 1960-1990, le fascisme n'a consisté qu'en des propositions stratégiques fournies à la bourgeoisie par différentes organisations d'extrême-droite; mais la bourgeoisie impérialiste était bien trop faible. La bourgeoisie industrielle, hégémonique au sein de la bourgeoisie, maintenait sa domination sur les masses populaires grâce aux restructurations et à la répression ciblée, comme avec les lois anti-casseurs; l'extrême-droite n'avait tout au mieux comme fonction que celle de s'opposer à l'extrême-gauche. De cette époque, on n'a retenu que « Occident » ou encore le « GUD », organisations se focalisant sur l'anti-communisme, car de véritables structures fascistes comme le « GAJ » ou le « PNFE » ont été des feux de paille.

Aujourd'hui tout a changé : le fascisme se propose comme alternative crédible; sa tâche, définie par la bourgeoisie impérialiste, n'est plus comme auparavant de liquider l'extrême-gauche issue de mai-juin 1968, mais de réorganiser les structures de la société capitaliste. Cela signifie que le fascisme se pose comme mouvement de masse, dès le départ, quelle que soit la petitesse des structures créées à l'initial. Les fascistes ne se rassemblent plus en une seule structure concentrée dans l'attaque des rouges; ils créent au contraire de multiples mouvements cherchant à établir une base de masse. Il y a ainsi des initiatives contre l'euro, contre le mariage gay & lesbien, pour les Serbes du Kosovo, en faveur des « SDF », etc.

Pour cette raison, des organisations comme Réflexe ou Ras-l'front ne comprennent rien à la situation, et s'imaginent que le fascisme n'existe pas en France en 2007 en raison de la grande faiblesse des quelques organisations de l'ancienne extrême-droite qu'ils ont dans le collimateur. En réalité, le fascisme ne cesse de progresser, mais pour le comprendre, pour le voir, il faut impérativement avoir une analyse reposant sur le marxisme-léninisme-maoïsme. C'est une question d'économie politique.

Sans économie politique, on est incapable d'expliquer pourquoi Dieudonné soutient Le Pen, pourquoi Sarkozy se revendique de Jaurès et Blum, pourquoi la « socialiste » Royal fait l'apologie de l'ordre, pourquoi Le Pen attaque dans ses discours « le grand capitalisme financier. »

Car il existe un symbole tout à fait parlant de ce qu'est le fascisme : Che Guevara à qui on rajoute une « croix celtique » sur le béret. Cette figure du « rebelle » utilisée par une frange de l'extrême-droite résume parfaitement la ligne sociale ET nationale du fascisme. Le fascisme se veut révolutionnaire et social; il n'a rien à voir avec l'idéologie ouvertement conservatrice de l'extrême-droite des années 1960-1990, qui était une idéologie défensive et non pas offensive.

Dans la Cabane dans la vigne (1945), l'intellectuel d'extrême-droite Ernst Jünger rappelle l'essence de la théorie fasciste, en définissant ainsi son ouvrage « Le Travailleur », paru en 1932 : « ce livre décrit, entre autres choses, la mission historique des deux grands principes, le nationalisme et le socialisme, mission tout à la fois de rattrapage du passé et de préparation de l'avenir. »

Il faut bien voir que l'extrême-droite des années 1960-1990 servait les bourgeoisies industrielle et impérialiste; aujourd'hui le fascisme ne sert plus que la bourgeoisie impérialiste. L'extrême-droite des années 1960-1990 collait les affiches de Chirac; la nouvelle produit des militants qui, au-delà du caractère pathétique de l'action, veulent l'assassiner, comme avec la tentative de Maxime Brunerie lors d'un 14 juillet. L'extrême-droite des années 1960-1990 attaquait des locaux du P « C » F ou de l'URSS en 1981; aujourd'hui elle a dans ses discours comme ennemi principal les USA, en rapport également avec la destruction du bloc social-impérialiste russe et la place désormais libre aux contradictions inter-impérialistes franco-US et EU-USA.

Il s'agit d'une évolution reflétant profondément les changements structurels du capitalisme français, changements qui ont engendré la mobilisation politique de toute une partie appauvrie de la petite-bourgeoisie. Cette dernière, désireuse de s'organiser politiquement, s'est tournée vers différentes idéologies.

Le trotskysme de la LCR et l'anarcho-syndicalisme de la CNT ont parfaitement satisfait ses besoins dans le courant des années 1990. Il suffit de constater quelles couches sociales ces mouvements ont touché, socialement comme politiquement. Mais la crise s'avançant inexorablement, ces mouvements sont passés de mode; la rébellion petite-bourgeoise devait trouver un autre terrain pour se développer. A la place de l'anarcho-trotskysme se sont développées d'autres structures, permettant un meilleur élargissement des revendications petites-bourgeoises.

Tous ces domaines ont un même principe de fonctionnement : ils permettent l'existence et l'apologie du rebelle sans « contenu », le « rebel without a cause » (« rebelle sans Cause »). Un « rebelle » irréductible à toute idéologie, comme le rebelle paysan qui fauche les cultures OGM ou le rebelle hooligan qui se pense « martyr » de la société liguée contre les supporters de football, le rebelle populaire qui se fait justice lui-même (« le punisseur », les films « Deathwish » avec Charles Bronson) ou le rebelle d'Etat qui applique la justice bafouée (Inspecteur Harry, Rambo).

Le rebelle n'est pas « politique », il est « juste un français parmi tant d'autres », il est quelqu'un croyant encore aux « vraies valeurs » (la « fidélité », l'« amitié », la « justice », l'« honneur », etc.). Il ne choisit pas - il est choisi. Le rebelle est « happé » dans un mouvement le dépassant ; aucun supporter de club de football ne raisonne en terme de « choix » de son club, pas plus que la jeune fille gothique ou le jeune homme adoptant le look taliban.

Les rebelles ne pensent pas avoir choisi une culture de refus du monde dominant et de ses valeurs, ils pensent être en quelque sorte « élus », « naturellement » différents, « irréductibles » à la culture dominante. Le « rebelle » est par conséquent « poète », « philosophe », « apolitique », « sincère », « authentique », au-delà des concepts de « droite » et de « gauche » et se sent totalement étranger à toute considération politique.

Pour le rebelle, la politique relève du « choix » et n'est ainsi pas authentique; il n'admet que ce qui vient « de lui-même », c'est-à-dire ce qu'il pense venir de lui-même : la fascination pour les runes germaniques et les pays nordiques idéalisés en paradis « aryen », le sacrifice de soi-même pour « son » club, la vénération d'une esthétique « provocatrice », le culte d'un mode de vie particulier, le cynisme intellectuel élitiste de type "dandy", etc. Le rebelle se fonde ainsi sur sa propre revendication individualiste égoïste et pour lui si « militantisme » il doit y avoir, alors il doit être « spontané »; le seul ennemi du « rebelle », c'est le « monde moderne », ce qui compte pour le rebelle c'est la « révolte contre le monde moderne » (Julius Evola).

Le rebelle est anti-matérialiste; pour lui le temps, l'histoire n'existent pas. Il a une attitude totalement idéaliste : l'homme, le peuple, la nation vrais sont éternels; ils forment et façonnent le monde qui les entourent. La société ne doit pas évoluer ou bien n'évolue pas. A l'opposé de cet idéalisme antisocial, nous disons avec Marx : « Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience. »

Les fascistes se rejoignent sur la question de l'« ennemi », qui est le « monde moderne », parfois aussi appelé « monde bourgeois », même si après ils ont d'énormes divergences sur les valeurs qu'il faut mettre en avant, comme en témoignent les débats entre fascistes, venus d'Europe combattre pour Franco dans les années 1930, dans le roman « Gilles » de Drieu La Rochelle, ou encore récemment lors de l'implosion de l'ex-Yougoslavie, où la majorité nationaliste a soutenu la Croatie jusqu'à avoir des gens s'enrôlant dans l'armée croate, mais où certains royalistes et beaucoup de nationalistes- « révolutionnaires » étaient pro-serbes.

Au-delà des différences idéologiques, les fascistes se rejoignent sur cette thèse essentielle pour eux : « Aujourd'hui, dans le désarroi des consciences, nous sommes malheureusement en mesure de dire que le monde moderne s'est trouvé, et qu'il s'est trouvé mauvais. » (Charles Péguy). Et pour servir la soupe à ces rebelles, les fascistes génèrent des cultes à certains intellectuels qui ont associé vie littéraire et politique : Yukio Mishima, Antoine de Saint-Exupéry, Léon Degrelle, Drieu La Rochelle, Robert Brasillach, José Antonio Primo de Rivera, Ernst Jünger, Ezra Pound, Frédéric Nietzsche, Corneliu Codreanu, Julius Evola, René Guénon....

Et qu'importe les retournements de veste de ces auteurs, leurs changements de ligne parfois à 180°. Ce qui compte chez eux c'est leur « style », leur position « aristocratique »: « On ne peut aujourd'hui oeuvrer en société pour le bien de l'Allemagne; il faut le faire dans la solitude, comme un homme qui ouvre avec sa machette une brèche dans la forêt vierge, soutenu par l'unique espoir que, quelque part dans les fourrés, d'autres travaillent à la même oeuvre. » (Ernst Jünger, Coeur aventureux première version).

Ce culte permet de renforcer le côté « brutal » du fascisme, le caractère « élémentaire », totalement idéaliste. Le rebelle est un idéaliste, un « doux rêveur » n'attendant qu'un prétexte pour devenir un SA. Le rebelle pense être le seul être humain authentique dans un monde en perdition ; « La définition la plus profonde du fascisme c'est celle-ci : c'est le mouvement qui va le plus franchement, le plus radicalement dans le sens de la restauration du corps -santé, dignité, plénitude, héroïsme-, dans le sens de la défense de l'homme contre la grande ville et contre la machine.» (Drieu La Rochelle, « Chronique politique »).

Mais cette quête de l'individu est toujours « collective » - voilà pourquoi le fascisme est la véritable idéologie de l'impérialisme. C'est la contradiction du fascisme, contradiction qui est le moteur de son idéologie. D'un côté le fascisme est le produit de l'angoisse individuelle du petit-bourgeois, de l'autre il est une massification de l'aspect militaire de la société impérialiste. D'un côté, comme le philosophe et écrivain militariste allemand Ernst Jünger l'a résumé dans « Le traité du Rebelle », le rebelle est un individu ayant « recours aux forêts » pour s'isoler, conserver son caractère inébranlable.

Car quoique fasse le rebelle, il est un paria, il est fondamentalement rejeté, mis à l'écart et donc en même temps un vrai révolutionnaire, un conspirateur, un saboteur du « système ». Les skinheads racistes font ainsi tout un culte du symbole du « skin crucifié sur une croix », symbole de leur martyr social, vécu individuellement au jour le jour. De la même manière que les personnages du film « Fight Club », le rebelle ne compte que sur lui-même car la vérité est en lui seul. « Il n'a pas besoin de théories, de lois forgées par les juristes du parti, pour savoir où se trouve le droit. » (Ernst Jünger, Le traité du Rebelle).

Voilà pourquoi, lorsqu'il forge sa culture, il est comme Apollinaire et les futuristes italiens, il aime l'affrontement et en même temps l'isolement, la patrie et la guerre, qui sont pour lui des occasions de prouver qu'il sait mettre sa vie en jeu, que dans la bataille il reste un être « vrai ». Drieu La Rochelle l'explique ainsi : « L'homme n'existe que dans le combat, l'homme ne vit que s'il risque la mort. » Le Rebelle n'a qu'une obsession : se sentir maître de soi, ou comme Drieu La Rochelle le fait dire à l'un de ses héros: « La vie n'allait pas assez vite en moi, je l'accélère. La courbe mollissait, je la redresse. Je suis un homme. Je suis maître de ma peau, je le prouve ».

Mais de l'autre côté, le rebelle ne peut pas agir seul. Il a besoin de fusionner avec les autres rebelles, afin de célébrer son existence. Voilà pourquoi les organisations fascistes ont toujours des rituels, des cérémonials, etc., comme le montrent très bien les SS, les SA mais de fait toute organisation fasciste, qui nécessairement forge une mystique « révolutionnaire ». Il y a la nécessité pour chaque individu de fusionner en un rouage de la machine « mystique » : « Chaque existence individuelle devient alors, sans que la moindre équivoque puisse subsister longtemps, une existence de Travailleur; à la guerre des chevaliers, à celle des souverains, succède la guerre des travailleurs. » (Ernst Jünger, « La mobilisation totale »).

Le mouvement « mystique » de l'histoire dépasse alors les individus : « La mobilisation totale, en tant que mesure décrétée par l'esprit d'organisation, n'est qu'un indice de cette mobilisation supérieure accomplie par l'époque à travers nous. Cette mobilisation-là possède sa propre logique et si la logique humaine veut garder quelque efficacité, il lui faudra suivre un cours parallèle. » (Ernst Jünger, « La mobilisation totale »). Le rebelle se donne corps et âme, aujourd'hui pour un culte de l'esthétique gothique ou pour son club, demain pour la guerre impérialiste.

A ce titre, il est aisé de voir que le fascisme ne se place pas qu'à l'extrême-droite de l'échiquier politique. Lors de ses conférences au Front National, le théoricien "marxiste" Alain Soral explique que la « droite » doit lire des auteurs de « gauche » comme Proudhon et Sorel, et que de même la gauche doit lire des auteurs de droite.

Le principal vecteur de la propagande anti-communiste dans les années 1990 n'a pas été l'extrême-droite, mais l'extrême-gauche; les milieux anarchistes et trotskystes ont très largement soutenu la diffusion d'ouvrages comme « Fascisme brun, Fascisme Rouge » d'Otto Rühle, où est expliqué que « la lutte contre le fascisme passe par la lutte contre le bolchévisme ». De même avec le psychanalyste Wilhelm Reich pour qui tout est sexuel et comme quoi le communisme revient au fascisme, ou bien encore l'intellectuel anglais Georges Orwell, ancien policier colonial anglais ayant fini sa vie comme agent des services secrets anglais, pour qui la révolution est tout au plus une aventure individuelle et le communisme le « totalitarisme » décrit dans son roman « 1984 ». Sans parler du respect pour des intellectuels comme Gracq, Camus, Sartre, Beckett, Ionesco, Georges Bataille (qui expliquait dans « Acéphale » : « Je suis la joie devant la mort... je suis moi même la guerre. »), Dali, Céline....

La suite est là : http://www.lescommunistes.net/~infos/docus3/psymasrebel2007.html
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Dim 12 Aoû 2007 - 0:48

texte bien puant, en partculier le passage gerbant sur orwell, mais rien d'étonnant de la part de mammouths communistes

et leur éternelle référence au "fascisme", c'est d'un ridicule!

tout comme l'idée que les antisystèmes seraient liés à "la bourgeoisie impérialiste"


pauvres hommes, ils me font penser à ces musulmans qui croient que tout est dans le coran et rien que dans le coran, ils font de même avec leur "marxisme" dessechant.
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Dim 12 Aoû 2007 - 6:31

Citation :
pauvres hommes, ils me font penser à ces musulmans qui croient que tout est dans le coran et rien que dans le coran, ils font de même avec leur "marxisme" dessechant.

Sur le coran d'accord, mais sur le marxisme, là c'est moi qui vais avoir un ulcère Mdrrr
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   Dim 12 Aoû 2007 - 14:33

j'ai pas dit LE marxisme, mais LEUR marxisme Wink


je vois pas lasch ou michéa tenir un discours aussi rance
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MessageSujet: Re: Les trotsko-gauchistes parlent d'Alain   

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