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 Un premier bilan de la mobilisation sociale

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Molodoi
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MessageSujet: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Mer 21 Nov 2007 - 22:01

Un premier bilan de la mobilisation sociale contre le gouvernement Sarkozy par le journal Rébellion ...

La semaine s'annonce importante pour la suite des mouvements sociaux qui traversent les services publics et le monde étudiant.
Si on peut discuter de l'efficacité de certaines méthodes employées ( le blocage des facs et des transports ne génant pas les oligarques qui nous gouvernent. Au contraire, ils misent sur le pourrisement de la situation pour rendre l'action des grévistes impopulaire), on ne peut remettre en question l'importance de réagir aux attaques contre les retraites et l'enseignement. Cars, elles seront suivit d'autres encore plus importantes et qui toucheront l'ensemble des acquis sociaux.

Point possitif dans la mobilisation actuelle, il semble que la "base" a compris le rôle exact des syndicats. Ces appareils bureaucratiques veulent
une fois de plus canalyser les luttes pour pouvoir au plus vite négocier. Ils veulent en finir rapidement avec les tendances autonomes qui les destabilisent.

A l'heure actuelle, les mouvements sociaux en cours doivent trouver de nouvelles méthodes et terrains d'action pour élargir à tous les travailleurs la lutte ( comme les péages gratuits, la gratuité des transports ou de l'électricité pour les foyers des classes populaires, une ouverture des facs vers l'extérieur pour en faire des université véritablement populaire). Cela passant par une autonomie totale par rapport aux bureaucraties syndicales et aux partis de gauche comme d'extrême gauche.Mais surtout par une convergence des résistances populaires dans la création d'une authentique alternative socialiste révolutionnaire au système. Nous oeuvrons à notre niveau et avec nos modestes moyens à cela.


Pour ceux qui veulent agir concrètement sur le terrain un tract est disponible sur notre blog ( en attentant les affiches) :
http://rebellion.hautetfort.com/
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Molodoi
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Mer 21 Nov 2007 - 23:30

Pour répondre, en gros, il y a deux aspect de la loi Pécresse qui sont dangereux.

Pour le financement, il ne se fera plus de manière planifiée et récurrente par rapport aux besoins exprimés par les universités et les populations mais suivant une logique de contrat entre l’université et l’État visant à valoriser une recherche plus compétitive.

Quant à la « gouvernance », les universités seront désormais dirigées par un nombre restreint de personnes regroupées au sein d’un Conseil d’Administration comprenant une grande proportion (jusqu’à 40%) de « personnalités extérieures », représentantes du « monde économique ».

La boucle de la liquidation du service public est ainsi bouclée : par le biais des financements les entreprises contraignent les universités à orienter leur recherche et leurs enseignements dans un sens qui leur profite, par le biais du CA où elles ont la main haute elles font acter leur volonté par la direction politique de ces mêmes universités.
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Mer 28 Nov 2007 - 21:25

Murat a écrit:
Le père peinard a écrit:
Murat a écrit:
On n'a déjà ouvert quelques discussions sur le thème, ta pseudo rébellion, en réalité de la pro-branlette conservatrice, ne maquille qu'une publicité voyante et chiante.

Je suis las.

Que font les modérateurs.

Dis donc petite merde consanguine, tu étais moins vindicatif lorsque nous discutions au Thor et que je t'exposais nos orientations clairement "révolutionnaire" de Rébellion.

De plus, que tu n'adhéres pas, on s'en tamponne, mais évite les insultes faciles. Tu n'as qu'a créer ta revue identitaro-survivaliste et assumer la parution tous les deux mois, pendant au moins 4 ans.....


Comme je (te) l’ai dit… le don aux initiatives privées et éparses qui fonctionnent, en second et sur du long terme, détourner ses rentes, voire les rentes du système (j’y reviens après).

C’est quoi la rébellion ? Qu’elle est la révolution défendue ? La branlette dans le système avec l’argent du privé ? Je la connais la mentalité cheminot, ni révolutionnaire, ni progressiste. Juste une masse d’égoïstes, coupée du monde du travail (et dire que vous osez les nommer « travailleurs » !, merde, ça me fait mal pour les vrais bosseurs) et qui n’a strictement aucune conscience de la nation, ou de toute autre forme de respect pour la société non-fonctionnaire.
Or, ce n’est pas Soral qui me contredira, le travail donne la conscience de ce qu’est la société, de ce qui l'a fait marcher et lui assure un avenir ; non le militantisme syndical. Si rebellion anti-système il doit y avoir, elle doit se faire par le travail et les travailleurs.

D’ailleurs Soral ne soutiendrait en rien ce mouvement étudiant ou les cheminots (pour les seconds, voir un texte dans Soral à St Tropez, c'est clairement dit).



Dixit « Révolution étudiante », « Sarko s’en prend à l’enseignement national »… flûte mais faut agir alors. Sauf que, ce qui vient des étudiants français n’est pas révolutionnaire mais bien « pro-système », cette masse de troufions veut juste s’assurer, aux frais des autres, qu’on lui réserve une place dans la partie branlette et consommatrice du système. L’enseignement national, ce n’est pas Sarko qui l’a tué, mais les âneries pédago-égalitaristes anti-françaises.

Ce qui m’a amené ici, et j’espère beaucoup d’autres, c’est que le soralisme (si il existe) considèrer(ait) qu’un ouvrier maghrébin qui tape sur la gueule d’un financier et d’un fonctionnaire est anti-système, qu’un ouvrier français qui tape sur la gueule du financier, du fonctionnaire et de la main d’œuvre immigrée est davantage anti-système. L’espérance rebelle d’un Soral, c’est d’unir ces deux ouvriers, deux victimes du système, contre l'immigration, les financiers et tous les profiteurs du système. Certainement pas de se ranger aux côtés d’étudiants en bêtise qui recherche la mondialisation heureuse sans effort ou du côté des fonctionnaires, forcément pro-système, qui regardent le privé prendre le mondialisme dans la gueule et continuent de voter pro-mondialiste parce qu'ils en tirent une position publique leur permettant de réclamer pour eux.


Je termine sur l’action. Outre le don aux initiatives privées qui font des « buzzs », il y a aussi le détournement du capital rentier au profit de la cause des travailleurs français. Par exemple financer une SCI ou Société civile forestière dont les rentes iraient à la fois aux travailleurs, à l’extension du patrimoine et aux actions politiques. Voilà comment l’on détourne utilement le système, des "placements banquiers politiques".

Ca ne veut rien dire ce blabla anti-syndicaliste primaire. Oui, le syndicalisme est petit-bourgeois, admettons. Comme la révolution française fut menée par des avocats et des bourgeois. Mais ca reste le meilleur outil pour se préserver et s'organiser pour agir concrètement.

Quant à cette phrase, elle est extraterrestre : « Si rébellion antisystème il doit y avoir, elle doit se faire par le travail et les travailleurs ». Ah ? Et concrètement, comment si sans l’outil syndical ? Comme la politique, le rapport de force n’existe que grâce au Parti. Enfin, à ma connaissance. Un syndicat est un parti de salariés. C’est affligeant de voir le nombre d’abstention. T’auras toujours des rigolos, des fantoches, à la tête des syndics, mais ils sont souvent conduits par les meilleures Directions. Pose-toi la question : Pourquoi, c’est des tocards syndicalistes qui mènent la danse.

Le principe de réalité du monde de l’entreprise, ce qui existe, le droit, les instances des salariés, le vrai, tu connais?

Et puisque tu cites Soral, je cite Soral :

"Est-ce que vous pensez que les ouvriers au XIXème siècle ont demandé gentiment au patronat de leur donner des acquis sociaux au nom de l'égalité et des droits de l'homme ? Non, ils se sont organisés, ils ont trouvé la faille, notamment la grève, pour peser dans le rapport de force. S'ils s'étaient contentés de pleurnicher et de brûler des calèches, on leur aurait envoyé l'armée."
------------------------------------------------------------------------------
Citoyen a écrit:
@ Murat.

Ma foi si tu préfères fantasmer sur une métaphysique lutte des "vrais travailleurs"... Le combat pour la pureté raciale c'est déjà difficile, mais si il faut élever la pureté à la lutte des classes on peut toujours attendre...

Le principe de réalité aujourd'hui c'est que seuls ceux qui le peuvent font grève, ceux qui le peuvent c'est ceux qui ont la sécurité de l'emploi (cheminot) et ceux chez qui le principe même d'une grève est absurde puisqu'ils ne produisent pas (étudiants)...

Après on peut tout à fait discuter des syndicats comme forme complètement dépassée.

Citation :
Ce qui m’a amené ici, et j’espère beaucoup d’autres, c’est que le soralisme (si il existe) considèrer(ait) qu’un ouvrier maghrébin qui tape sur la gueule d’un financier et d’un fonctionnaire est anti-système, qu’un ouvrier français qui tape sur la gueule du financier, du fonctionnaire et de la main d’œuvre immigré est davantage anti-système. L’espérance rebelle d’un Soral, c’est d’unir ces deux ouvriers, deux victimes du système, contre l'immigration, les financiers et tous les profiteurs du système.

Ben voyons, le fonctionnaire comme ennemi de classe au même titre que le financier...
Moi je ne sais pas ce qu'est le soralisme (sa lecture de la lutte des classes est peu claire) et je me base plus sur Clouscard et dans ce cas il faut admettre que ces deux ouvriers ont absolument intérêt à s'allier avec le fonctionnaire puisqu'ils constituent avec lui le "travailleur collectif" selon son concept...
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Viscard
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 12:27

Murat a écrit:
Viscard a écrit:
(...)

Ca ne veut rien dire ce blabla anti-syndicaliste primaire. Oui, le syndicalisme est petit-bourgeois, admettons. Comme la révolution française fut menée par des avocats et des bourgeois. Mais ca reste le meilleur outil pour se préserver et s'organiser pour agir concrètement.

Quant à cette phrase, elle est extraterrestre : « Si rébellion antisystème il doit y avoir, elle doit se faire par le travail et les travailleurs ». Ah ? Et concrètement, comment si sans l’outil syndical ? Comme la politique, le rapport de force n’existe que grâce au Parti. Enfin, à ma connaissance. Un syndicat est un parti de salariés. C’est affligeant de voir le nombre d’abstention. T’auras toujours des rigolos, des fantoches, à la tête des syndics, mais ils sont souvent conduits par les meilleures Directions. Pose-toi la question : Pourquoi, c’est des tocards syndicalistes qui mènent la danse.

Et puisque tu cites Soral, je cite Soral :

"Est-ce que vous pensez que les ouvriers au XIXème siècle ont demandé gentiment au patronat de leur donner des acquis sociaux au nom de l'égalité et des droits de l'homme ? Non, ils se sont organisés, ils ont trouvé la faille, notamment la grève, pour peser dans le rapport de force. S'ils s'étaient contentés de pleurnicher et de brûler des calèches, on leur aurait envoyé l'armée."

Les ouvriers du XIXième siècle n'avaient pas un milliard et demi d'africains comme main d'oeuvre concurrente dans leur propre nation. La valorisation des ouvriers passe par un rapport de force avec le capital et les diplômés, rapport de force qui en raison de cette invasion migratoire ne s'établit plus.

L'urgence syndicale, si elle existe, est donc migratoire plus que retraite ou conditions de travail (notons que les chutes des derniers découlent aussi du premier).

De sorte que se ranger au côté d'un syndicalisme français qui raisonnent "mondialement", ne fait plus le distingo entre un bucheron auvergnat et un senegalais passant la frontière, ne mènera à rien.


Citation :
Le principe de réalité du monde de l’entreprise, ce qui existe, le droit, les instances des salariés, le vrai, tu connais?

Bidon, quand je vois les arabes analphabêtes qui peuplent certaines entreprises ou simplement les abrutis nés chez nous, leur terrain neuronnal n'est pas propice à accueillir des notions aussi complexes que "c.e., délégué, droit, etc". Beaucoup ne comprennent même pas leurs fiches de paie.


- Il faut rétablir un rapport de force.
- Le syndicalisme français est l'une des forces les plus actives qui l'a cassé. En conséquence, c'est un ennemi.


Je crois que t'es à l'Ouest mon gars. Tu verras qu'aujourd'hui, beaucoup d'arabes se syndiquent, occupent et montent leurs syndicats dans les boîtes. Avec la dérive communautaire d'ailleurs de jouer sur le racialisme plutôt que sur le droit du travail. Ca arrive. Comme les féministes de plus en plus opposent le travailleur homme et femme. L'homme serait un privélégié. Encore cette théorie du privilège que Sako agite à tout-va pour que les couches populaires se bouffent entre elles.

Pour toute proposition et débat, il faut diviser en deux blocs, pour chaque fiche de poste, pour chaque chose, il faut distinguer par le sexe. C'est aberrant. Pour le grand plaisir des patrons qui y voient des brèches énormes. C'est pas faire preuve d'analphabétisme cette attitude.

Après ton délire, ça te regarde.

Sinon, je rejoins Laurent666 sur la vocation basique du syndicalisme.

Le problème, c'est qu'il a la fonction politique d'un parti car le PS est mort.

laurent666 a écrit:
Murat a écrit:

De sorte que se ranger au côté d'un syndicalisme français qui raisonnent "mondialement", ne fait plus le distingo entre un bucheron auvergnat et un senegalais passant la frontière, ne mènera à rien.

Il ne me semble pas que la CGT, par exemple, s'intéresse aux droits des sans-papiers. Il ne me semble pas qu'elle soit internationaliste. La CGT a toujours eu une position claire : ouvriers contre patrons. Il n'a jamais été question de race ou quoi que se soit.


Laurent666 a écrit:

- Il faut rétablir un rapport de force.
- Le syndicalisme français est l'une des forces les plus actives qui l'a cassé. En conséquence, c'est un ennemi.

Je dirais plutôt qu'ils n'ont pas réussi à maintenir le rapport de force qu'ils avaient après la guerre.

Ce qui en fait des impuissants inutiles, mais non pas des ennemis.
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 16:56

Je crois qu'on ne s'entend pas sur la source qui fait naître une hypothétique "égalité sociale", ou je préfère "méritocratie sociale".

Vous estimez qu'il est possible d'y arriver par des artifices démocratiques (lois, syndicats, grèves), lorsqu'il ne s'agit là que de la touche finale à un équilibre naturel ! Malgré toutes les lois du monde, gréver autant qu'il faut, si en face le capital peut disposer de plus pour beaucoup moins cher. Vous serez écartés quoi que vous fassiez.


Pour être schématique, mettez en parallèle deux états d'Amérique, la Floride cosmopolite et le Wyoming. Malgré vos efforts syndicaux pour une meilleur rétribution des travailleurs, vous n'y parviendez pas en Floride. Alors que cette quasi égalité sociale est naturelle au Wyoming.

C'est le sentiment de destinée commune d'une population qui est la source du partage, de la juste paie des choses. Et c'est parce que les patrons n'ont plus rien de commun avec l'ouvrier (de plus en plus importé) qu'ils rétribuent en premier lieu les actionnaires (des blancs diplomés comme lui). Les syndicats français ont participé, souvent encouragé par opportunisme électoral, cette implosion de la nation française et avec elle, son socialisme naturelle (l'entraide instinctive). Rappelez vous 2002, les syndicats ont pris cause pour le système.

Donc j'y reviens, le syndicalisme en France est l'ennemi. Il doit disparaître. La CGT s'intéressait encore aux ouvriers lorsque ces troupes allez casser la gueule aux travailleurs maliens... aujourd'hui, elle les défend et leur offre le couvert. Trente ans de ces âneries et je devrais militer avec eux ? Qu'ils assûment leur dépot de bilan sans moi.


N.B. : J'ai fait beaucoup de boîtes. J'ai toujours constaté une meilleur ambiance et plus grande volonté au travail dans les entreprises où les syndicats étaient réduits à un rôle administratif.


Ajout ...

Le Wyoming (pas de mexicains, de noirs, d'asiatiques)

...pas un papier par terre !


La Floride


voilà... les syndicats français nous ont ammené à ressembler à la Floride
en nous faisant croire qu'il serait possible d'y maintenir une cohésion sociale... des traîtres à la cause ouvière et nationale.
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laurent666
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 20:46

Murat a écrit:
Et c'est parce que les patrons n'ont plus rien de commun avec l'ouvrier (de plus en plus importé) qu'ils rétribuent en premier lieu les actionnaires[/b] (des blancs diplomés comme lui).
Et qu'il paye au lance-pierre des blancs non-diplomés (caissières, etc.)

Ca n'est pas une question de couleurs. C'est une question de rapport de force. Que les chômeurs soient blancs ou noirs, ça n'a pas d'importance. L'important, c'est qu'il y ait des chômeurs, pour que le patron puisse maintenir des salaires bas.


Murat a écrit:

Les syndicats français ont participé, souvent encouragé par opportunisme électoral, cette implosion de la nation française et avec elle, son socialisme naturelle (l'entraide instinctive). Rappelez vous 2002, les syndicats ont pris cause pour le système.

Donc j'y reviens, le syndicalisme en France est l'ennemi.
Mais non. Il est devenu inutile. Il est à bout de souffle. Il n'a plus de force.
On ne frappe pas un mourant, c'est se tromper de combat, et c'est déshonorant pour celui qui frappe.

Réfléchis plutôt à comment faire convaincre ton patron de te filer plus de blé (qu'il adopte un régime spécial pour toi, quoi) .
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 21:00

Je fais plus simple, car vous ne voyez pas où je souhaite en venir.


Si le syndicalisme existe et si l'on doit en passer par là. C'est que nous avons des problèmes plus urgents concernant la cohésion naturelle de la population. Dans une population naturellement unie, un patron n'a pas le souhait, le désir de rabaisser l'ouvrier. Puisqu'au contraire, il l'intègre à sa vision de la société.

Il faut donc oeuvrer à une société où le patron, le financier reconnaît dans n'importe quel citoyen de sa nation, un partenaire de route. Pour celà, il faut que les deux extrêmes de la chaîne aient des origines et un but communs.
Seule la nation, la culture, l'ethnie et le territoire arrivent aujourd'hui à transcender les intérêts pécuniers.

Pour exemple (je reprends le thème plus haut) : un patron Corse qui se sent corse, parle corse, culpabilisera à s'enrichir honteusement sur le dos d'autres Corses (qui n'hésiteront pas à lui faire payer) alors qu'il n'aura aucune honte à le faire avec des immigrés (qui ne lui feront pas payer puisque le modèle de société est l'individualisme).


Voilà pourquoi il n'y a rien de plus social que le "communautarisme national", hors je n'ai pas entendu beaucoup de syndicalistes chanter la marseillaise.
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 21:35

Murat a écrit:
.....

Ok.

Sauf que je ne pense pas que tu arriveras à convaincre ton patron qu'il faut qu'il te file plus de blé parce que t'es blanc et que tu as la même culture, etc.

Tu vas t'apercevoir que le patron, qu'il soit raciste ou pas, il cherche avant tout à gagner du blé.

C'est la base même du système capitaliste.

Et c'était déjà comme ça bien avant l'envahissement de la France par les allogènes (pour parler comme un identitaire). Lire Zola. Ou plus sérieusement : Simone Weil. (Avec un W). Chaplin les temps modernes, c'est bien aussi. Et ça montre parfaitement qu'un patron blanc peut très bien exploiter son semblable ouvrier blanc bien homogène.
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 2 Déc 2007 - 22:58

laurent666 a écrit:
Murat a écrit:
.....

Ok.

Sauf que je ne pense pas que tu arriveras à convaincre ton patron qu'il faut qu'il te file plus de blé parce que t'es blanc et que tu as la même culture, etc.

Tu vas t'apercevoir que le patron, qu'il soit raciste ou pas, il cherche avant tout à gagner du blé.

C'est la base même du système capitaliste.

Et c'était déjà comme ça bien avant l'envahissement de la France par les allogènes (pour parler comme un identitaire). Lire Zola. Ou plus sérieusement : Simone Weil. (Avec un W). Chaplin les temps modernes, c'est bien aussi. Et ça montre parfaitement qu'un patron blanc peut très bien exploiter son semblable ouvrier blanc bien homogène.


Vous en doutez, j'illustre encore alors.

Quelles sont les lieux de France où les écarts de richesse sont les plus faibles ? Le Pays Basque, la Vendée, la Bretagne, la Creuse. Leurs opposés, la Côte d'Azur ou l'ïle de France, territoires cosmopolites.

Les forts écarts de richesse sont le pendant de l'individualisme, l'individualisme est le pendant du cosmopolitisme, le cosmopolistime le pendant du mondialisme, le mondialisme le pendant des jouisseurs apatrides. Tout ce tient.


Dans Les Temps Modernes ou Zola, on a l'exemple de grosses structures qui déstructurent le communautarisme national au profit d'un communautarisme social qui rend la barrière des classes infranchissables. C'est justement parce que les références à la nation, à la culture, etc. ont implosé que les patrons ne reconnaissent plus l'ouvrier que comme un tas de muscles.
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laurent666
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Lun 3 Déc 2007 - 22:48

Murat a écrit:

Quelles sont les lieux de France où les écarts de richesse sont les plus faibles ? Le Pays Basque, la Vendée, la Bretagne, la Creuse. Leurs opposés, la Côte d'Azur ou l'ïle de France, territoires cosmopolites.
Oui, mais la Cote d'Azur ou l'Ile de France sont des régions plus riches que le Pays Basque, la Bretagne et la Creuse.

Or, c'est un fait connu qu'il y a plus d'inégalités dans les zones riches que dans les zones pauvres. C'est d'ailleurs grâce aux minimas sociaux, qui sont les mêmes en Bretagne que sur la Côte d'Azur. On ne peut pas être moins riches que le RMI ou gagner moins que le SMIC, quel que soit la région (et indépendamment des prix pratiqués dans les régions, ce qui entraîne que le smicard d'Ile de France ou de Cote d'Azur vit moins biens que celui de Bretagne ou de la Creuse, d'ailleurs).

De plus, l'étude de la distribution des richesses montre que ca n'est pas du tout une courbe de gauss. Il n'y a pas des pauvres et des riches en quantité identique, il y a beaucoup plus de pauvres que de riches, et plus on s'avance dans la richesse, plus celle ci croit proportionnellement vite. Pour illustrer, il y a beaucoup plus de différences de fortune entre Bill Gates et Lagardère, qu'entre un patron de PME et un smicard.
Il y a beaucoup plus d'écart entre riches, qu'entre pauvres.

Les minimas sociaux diminuent un peu l'inégalité, c'est la raison pour laquelle la France est moins inégale que les USA, alors que l'américain moyen est plus riche que le le français moyen.


Citation :
Les forts écarts de richesse sont le pendant de l'individualisme, l'individualisme est le pendant du cosmopolitisme, le cosmopolistime le pendant du mondialisme, le mondialisme le pendant des jouisseurs apatrides. Tout ce tient.
Si il est exact que l'individualisme est forcémement ennemi de l'égalité de fortune, ça n'est pas forcément le cas du cosmopolitisme. L'immigration a été décidé pour développer plus vite la France, la rendre plus compétitive, et ne pas augmenter les salaires locaux. C'est un projet capitaliste tout à fait cohérent. Lorsque le plombier polonais demandera le même salaire que le plombier français, la France ne le fera plus venir. Pareil pour l'infirmière tunisienne ou l'informaticien marocain. On n'a pas fait venir ces gens pour rendre la France cosmopolite, on les a fait venir parce qu'on les paye moins cher et que c'est "bon pour la croissance".


Citation :

Dans Les Temps Modernes ou Zola, on a l'exemple de grosses structures qui déstructurent le communautarisme national au profit d'un communautarisme social qui rend la barrière des classes infranchissables. C'est justement parce que les références à la nation, à la culture, etc. ont implosé que les patrons ne reconnaissent plus l'ouvrier que comme un tas de muscles.
Oui, indépendamment de toute idée cosmopolite et de toute immigration. Oui.
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MessageSujet: Re: Un premier bilan de la mobilisation sociale   Dim 9 Déc 2007 - 20:46

Certes Laurent, et c'est ce que je vous avais dit. Rappelez-vous, je vous avais parlé de la Californie. Mais le système californien, c'est à dire la Côte d'aZUR à l'échelle française, pose d'autres problèmes. Notamment sa viabilité à long terme.

Evidemment ce système inégalitaire qui importe le tiers monde en son sein pour gagner en productivité produit plus de richesse. Mais, quelles sont les conséquences de ces importations massives d'humains déclassés et quasiment inassimilables ? Quel type de société souhaitons ? Une communauté soudée dans un territoire démographiquement proportionné ou cet empilement de béton sans histoire ni références, d'individus qui se regardent creuver sans bouger puisque il est chimère de leur faire appréhender la société comme leur communauté.

La société ce n'est plus eux, eux se résument à leur individualité et leur groupe ethnico-culturel. D'où un coût social (police, assurances, vols, etc.) fracassant dans ce modèle.


Citation :
Si il est exact que l'individualisme est forcémement ennemi de l'égalité de fortune, ça n'est pas forcément le cas du cosmopolitisme.


C'est où je vous pense utopiste. LE COSMOPOLISTISME, C'EST L'INDIVIDUALISME ! Sans individualisme, le cosmopolitisme ne s'exprimerait pas, c'est parce que la société a abandonné sa perception comme une communauté unie face aux vicissitudes de l'existence et les restes du monde, que le cosmopolitisme se développe.


Citation :
L'immigration a été décidé pour développer plus vite la France, la rendre plus compétitive, et ne pas augmenter les salaires locaux. C'est un projet capitaliste tout à fait cohérent. Lorsque le plombier polonais demandera le même salaire que le plombier français, la France ne le fera plus venir. Pareil pour l'infirmière tunisienne ou l'informaticien marocain. On n'a pas fait venir ces gens pour rendre la France cosmopolite, on les a fait venir parce qu'on les paye moins cher et que c'est "bon pour la croissance".

Deux choses.

Je suis d'accord, le cosmopolitisme n'était pas souhaité... mais devant l'incurie de nos politiciens tapettes à se comporter en hommes et l'inquisition médiatique permanente, nous en sommes venus à vanter ce qui nous détruit.

En second, je ne suis pas sûr l'invasion migratoire ait été programmée. Certes Giscard nous a rapatrié les familles pour éviter l'évasion fiscale des travailleurs... mais je pense que cela résulte surtout d'un " vaste merdier généralisé où personne n'a jamais osé prendre ses responsabilités face au problème de peur de perdre un siège, une promotion ou un réseau ". Ils ont repris en choeur les inepties d'une poignet d'idéalistes teuteux, une fois le rouleau en place, personne en place n'a plus osé se dresser.
Pas de "plans migratoires"... plus un laisser-aller général.


Vous verrez, le temps passant vous abandonnerez cette chimère qu'est cette caricature de société pour un retour à une société qui aura su conserver ses racines et références, dans laquelle le social est naturellement plus présent.
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