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 La grève, les étudiants et l'entreprise

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Viscard
Valet apatride du Grand Capital
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MessageSujet: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 20:10

Un train de retard !

J'observe que des étudiants tiennent un discours bien formaté et très réglé. Par qui ? Secret… Ils fustigent l'implication des entreprises dans le monde universitaire. Bien mal leur en pris ! Ils ne veulent pas de cette ingérence, de ce colonialisme de la pensée au nom d'une sacrosainte autonomie, garante de la liberté de pensée et de la didactique.

Première chose, si les Facs étaient aussi libres que ça, elles promouvraient des thèses et des auteurs, autrement subversifs que Deleuze et Foucault. Non ? Ce n’est pas le cas. Les soixante-huitards tiennent encore un sacré pavé.

Deuxième chose, le combat contre l'entreprise est un combat naïf comme le menaient les antifascistes contre le fascisme de papa. L'entreprise incarnerait selon les collectifs étudiants la peur primale, le grand danger du capitalisme. Cette logique surannée veut démontrer que la Fac doit former des historiens, des psys, des géographes, des économistes et pas des salariés, ce qui constitue quand même la grande gamelle de la France.

Primo, les 90% de ces grands penseurs deviendront des salariés et non pas des universitaires (profs en général). Ca leur fait un trou mais c’est comme ça. Principe de réalité, qu’ils le veuillent ou non. J’aimerai qu’ils se battent plutôt pour qu’on leur apprenne les fonctions et les rapports de force dans une entreprise (syndicat, CE…). C'est plus ingrat mais plus réel aussi. Et rien à voir avec le Réel de Parménide, Bergson ou Deleuze !

Deuxio, ce n’est pas sur l’entreprise qu’il faut taper à l’heure où justement des salariés se démènent pour sa préservation. En ce moment, le capital financier estime pouvoir se substituer aisément aux rendements productifs humains. D’un point de vue comptable, c’est vrai. Bosser c’est un luxe, et dans son propre pays encore plus ! Faut-il rappeler cette réalité. Des étudiants ne veulent pas devenir des salariés, soit ! Les Entreprises embaucheront des sans papiers ! L’amendement sur la Loi de l’Immigration permet cela dorénavant ! Soral avait vu juste. Mais qu’on arrête avec ce mythe de l’autonomie qui flatte la déconnexion aux réalités économiques et sociales. Pire, ça flatte la paresse, ça freine la raison dans les combats sociaux.

Je sais que travailler pendant qu’on est en fac, c’est galère…Que dormir dans des conditions pas terribles, c’est pas top…Ca c’est un problème…On est passé par là…On a du parfois arrêter…quoi...la Thèse…Et alors ? Ca donne quoi une thèse ?... Ca te fait bouffer ? Et ca fait bouffer tout le monde ? Quand on sait que le taux de réussite est de 3% pour le Capes/Agrég de Philo, ça laisse une marge. Ces revendications anarcho-libertaires, reposent sur une réalité sociale certes (inégalité devant l’Education) qui ne permet pas aux mêmes de payer la scolarité. Vrai. Je diverge gravement sur le sens et la vocation de ces étudiants après la faculté, sur leurs visions du marché et du monde du travail. Leur idée du combat, de la nécessité du capital, de l’organisation et des institutions pour les salariés dans l’entreprise.

Comme Pasolini qui a pigé tardivement que taper sur le fascisme ( à combattre) avait aussi fait le lit de la société de consommation (néofascisme), taper sur l'entreprise fait le lit du néolibéralisme.

Un anticapitalisme de retard donc !


Dernière édition par le Jeu 15 Nov 2007 - 20:30, édité 5 fois
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Patrick122
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 20:15

Putain, comme c'est vrai tout ça...

:shock:
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dpf
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 20:19

cela dit pour la réforme en elle -même il faut qu'il y ait de la transparence pour que les étudiants sachent si un cours est sponsorisé par une entreprise

sinon c'est la porte ouverte à tous les lobbying; la preuve justement sur le site d'E&R tirée d'un site, justement, de lobbying:

http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=404&Itemid=110
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dpf
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 20:35

Viscard a écrit:
Donc on ramène la critique sur le terrain économique, entre telles et telles entreprises, etc... Sur des règles à respecter ( ce qui existe déjà mais qu'il faut sacrément contrôler) et pas n'importe quelles entreprises. D'accord. L'offensive libérale existe, je le nie pas. Mais ne pas tout confondre.

Ce qui est très différent du refus affiché de devenir au fond...un salarié !

Pour les marxistes, je rappelle que le salariat est la condition, la dualité qui l'oppose à la bourgeoisie. Faire disparaître le salariat, sans que cela soit motivé par le salarié, est une réussite néolibérale et non pas gauchiste !

Ma remarque était très précise et très ciblée sur le problème spécifique du lobbying en sciences humaines; ce n'était ni une approbation ni une critique de votre analyse de fond.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 20:58

Je suis d'accord et je ne suis pas d'accord.

Je ne suis pas d'accord déjà car le discours des "bloqueurs" est malgré lui et une apparente radicalité assez ouvert à l'entreprise. Ils veulent des stages rémunérés par exemple. C'est parallèle aux propositions de l'extrême gauche qu'on entendait dans la campagne présidentielle : le SMIC à 1500€ (suppose tout simplement une conversion idéologique sur la société de consommation, suppose qu'il faut forcément consommer plus).

Bref je ne crois pas que l'entreprise en elle-même soit à ce point brocardée.

Je suis d'accord sur le fait que le savoir produit par les universitaires n'est pas forcément plus indépendant subversif et libre s'ils sont financés par le public ; les auteurs que tu as cité témoignent de cela. (Cependant il ne faut pas confondre ceux qui sont portés au pinacle par l'intelligentsia et ceux qui essayent de penser en silence)

Mais si l'argent public n'est évidemment pas une garanti d'indépendance qu'en sera-t-il de l'argent de l'entreprise...?

L'idéal à mon avis est le financement par des mécènes indépendants...


Dernière édition par le Ven 16 Nov 2007 - 0:26, édité 1 fois
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filantropic
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 21:08

A mon sens il s'agit d'un faux problème. De nombreuses universités travaillent déjà - depuis longtemps- avec les entreprises dans le cadres de projets. Ces dernières sont essentiellement axés sur les secteurs techno scientifiques, chimie, ainsi que certains pôles de sciences sociales.

La seule chose à "protéger" du monde marchand reste le noyau dur des sciences humaines comme l'Histoire,histoire des arts, l'anthropologie etc.. et là encore, si autonomie il y a , nous aboutirons pour garder cette indépendance à une hausse très importante des droits d'inscription et des frais à la charge des étudiants accompagné d'une sélection plus importante à l'entrée.

Nous assistons peut être au début de la fin de l'université anti chambre de l'anpe dite université "poubelle".. Mais ou vont ils aller ??

Pour le reste, ces gesticulations médiatiques m'indiffèrent, n'étant selon moi que le fruit de l'agit prop laborieuse et pénible des milieux trotskars habituelle, travaillant pour le PS. La "contre manif" anti blocage étant surement piloté par des réseaux proche de l'UMP.
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pimpam
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Jeu 15 Nov 2007 - 22:33

J'ai reçu un mail affirmant ceci. Je n'ai pas vérifié la véracité de ce classement...


Citation :
Une idée reçue, et bien entretenue, veut que la France soit le pays "champion du monde de la grève".

Or...

Sur les 18 pays les plus industrialisés du monde, la France arrive 11ème en jours de grèves.

En Italie, il y'a 7,6 fois + de jours de grève, 3,2 fois + au Royaume-Uni et même 1,6 fois + aux Etat-Unis!!!

Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement, le Danemark est premier, la Norvège est 4ème et la Finlande 7ème!

http://www.liberation.fr/rebonds/291234.FR.php

Aujourd'hui 15/11/2007, en Allemagne il y a une très grande grève dans les chemins de fer qui paralyse 50% du traffic à l'Ouest et 90% à l'Est!

http://fr.news.yahoo.com/afp/2007111...d-f41e315.html

En mars 2006, il y'a eu une grève énorme en Angleterre, paralysant tout le service public.

http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,3292949,00.html

Si c'est vrai, c'est plutôt intéressant, et peu conforme à ce qu'on entend quotidiennement dans les médias et au bistrot !
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 1:03

Viscard a écrit :

Citation :
Pour les marxistes, je rappelle que le salariat est la condition, la dualité qui l'oppose à la bourgeoisie. Faire disparaître le salariat, sans que cela soit motivé par le salarié, est une réussite néolibérale et non pas gauchiste !

Tu ne pourras jamais "faire" disparaitre le salariat, compte tenue du fait que les métiers à trimer font la joie du grand capital, la seul disparition du salariat ne viendra que par le biais de l'automatisation, et là il y aura un nouveau problème, que feront les "forces de progrès" pour vivre, en viendra le chaos, actuellement c'est une résultante qui arrive à son "jusqueboutisme" pour une meilleure compétitivité, le seul hic est que l'on produit plus, mais l'on ne peut plus consommer, actuellement, le capital se suffit à lui-même, c'est là ou je diffère de Clouscard, c'est que je le conçois en tant qu'entité, se rebellant contre son maitre, il se suffit à lui-même

En effet, la force du capitalisme est dans la productivité d'un pouvoir anonyme, dans la séparation, l'hétéronomie de l'argent. La force du capitalisme est dans l'augmentation de la force productive et dans le bon marché des marchandises.

Mais, le tort du capitalisme, de l'économie séparée de la société et refusant toute limite, est de se retourner en fin de compte contre la société dont elle dépend.
Le capitalisme ne peut durer une fois l'unification planétaire achevée, mais ce n'est pas tant l'action révolutionnaire que l'épuisement de sa productivité qui cause sa perte.

Le capitalisme est le règne de l'abstraction, de la séparation, de la division du travail, de l'isolement de l'individu, de la concurrence de tous contre tous, de l'objectivation et de la domination des calculs froids, mais c'est aussi un productivisme qui a libéré le travail en l'automatisant, liberté objective ouvrant la voie à un temps libéré.

Pour répondre à ton post sur la FAC, je suis d'accord effectuer une grêve par culture 68 ard, ne leur rendra pas service, effectivement les étudiants ne sont plus en corrélation avec les demandes des entreprises,

Mais sur le débat, je ne veux pas qu'une FAC a un meilleur enseignement qu'une aute, sinon on en revient aux différences de connaissances, et là il n'y a plus rien de républicain
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el spirito
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 1:06

Un autre problème vu par le "pérroquet libéré"...assez Soralien,parfois!!

Grève des transports en Ile-de-France : fractures urbaines et facture sociale
En Ile-de-France plus qu'ailleurs, la grève des transports en commun met crument en lumière les nouvelles inégalités sociales et urbaines. La gauche - Bertrand Delanoë en tête -, passe à côté et loupe le coche.




La grève pénalise d'abord les petits salariés exilés en banlieue En réponse à une question de journaliste sur le rôle du Vélib en période de grève, Bertrand Delanoë a récemment déclaré que "la mairie de Paris n'est pas là pour gêner les grévistes". En bref, il se satisfait pleinement du bordel ambiant, sans se soucier un instant de son impact économique et social.

En Ile-de-France pourtant, la grève des transports en commun handicape principalement les individus à faible revenu qui, flambée immobilière oblige, sont dans l'obligation d'habiter de plus en plus loin – parfois à plusieurs dizaines de kilomètres - de leur lieu de travail. De même, elle touche en priorité les emplois les plus précaires, de type familiaux. Les salariés d'entreprise et des administrations sont jusqu'à un certain point relativement privilégiés, puisqu'ils bénéficient à la fois d'une souplesse organisationnelle (RTT, jours de congés) et d'une possible indulgence de leur patron sur les horaires de travail en de pareilles circonstances. Ce n'est pas le cas des employés de maison – femmes de ménage, étudiantes qui vont chercher les enfants à la crèche,…- qui ne seront jamais payées pour des heures non travaillées.

Pour toutes ces raisons et n'en déplaise à Bertrand Delanoë, cette grève n'est pas de gauche. Il ne s'agit que de l'expression revendicative de factions. Il fut une époque où les héritiers des jacobins défendaient la loi de la République, expression du peuple, garante de l'intérêt général... Or, que l'on partage ou non les objectifs de la réforme des régimes spéciaux, peut-on sérieusement en contester le caractère démocratique ?

On s'est beaucoup moqué, à raison, de la très bourgeoise Christine Lagarde qui proposait aux Français de prendre leur vélo pour faire face à la flambée des cours du pétrole. Finalement, c'est aussi l'alternative que Bertrand Delanoë et la gauche parisienne ne cessent de proposer aux Parisiens et aux banlieusards depuis 2001.

Le maire de Paris, qui pense déjà aux présidentielles de 2012, ferait mieux de méditer cette réalité sociale : les Français ne sont pas tous à l'image des Parisiens, aisés vivant en centre ville, sans enfants, en relative forme physique… Il est temps que la gauche recentre son discours autours de la question sociale et s'adresse de nouveau aux employés précaires relégués en banlieue, aux familles des classes les moins favorisées, aux personnes âgées, bref aux plus fragiles pour qui le vélo n'est pas la solution « progressiste » qui s'impose…

En France, il est de notoriété publique que les syndicats traditionnels ne sont plus représentatifs des salariés depuis bien longtemps. En courant derrière les intérêts catégoriels et en niant les nouvelles fractures urbaines, la gauche française risque de subir le même destin.
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Ritoyenne
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 3:50

Franchement, Viscard, ça se voit que tu ne cottoies plus le monde étudiant, car ta critique est vraiment à côté des réalités des craintes des étudiants concernant la LRU.

Je ne vais pas jouer mon gauchiste, et je ne vais pas t'envoyer ni à la lecture de la dite loi (très compliquée d'ailleurs à lire) ni à la lecture de documents intéressants et réfléchis sur ce qu'elle permet dangereusement, ni à la lecture d'analyses de sociologues, de profs, de philosophes, etc. car ça ne t'intéresse de toute façon pas - sinon, tu l'aurais déjà fait, et tu ne dirais pas n'importe quoi sans t'être informé.

Cela dit, si jamais ça t'intéresse de ne pas dire n'importe nawak sur ce que les étudiants trouvent dangereux dans cette loi (et ce mouvement n'est en rien un rejet primaire de l'entreprise en soi, comme représentante du libéralisme, dire ça c'est faux, c'est un mensonge, et un mensonge, même bien dit et écrit avec des mots qui font jolis, reste un mensonge), alors tu peux toujours me PM, je ferai suivre.

Comme je passe mes journées à participer au mvt étudiant, en rentrant chez moi (à pied, de la Sorbonne jusqu'à Ivry) j'ai tout sauf envie de continuer. Et lire ça de ta part ça me fait mal au cul.
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Viscard
Valet apatride du Grand Capital
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 13:53

Franchement, Ritoyenne, ça se voit que tu ne côtoies pas le monde du travail, car ta critique est vraiment à côté des réalités des craintes des salariés, qui seront, quoi que tu dises l’avenir de ces étudiants, défendu tant que bien mal par les salariés ! Réglage: j’ai côtoyé la fac de Paris X. J’ai fais cinq ans et un DEA de philo. J’ai fait une Première année de thèse et j'ai tout lourdé. Donc je connais en partie ce milieu, les profs, leurs idéologies.

Pour répondre à Ravachol, je ne pense pas que le salariait ait vocation à persister. C’est un mode opératoire du capitalisme à l’ancienne, qui ne correspond plus à la financiarisation du capital néolibéral. Le Capital n'a plus besoin du travail et ne se soucie plus de la rémunération décente. Ca devient une rareté, un luxe pour les couches moyennes ! L'alliance du PS au Capital s'est faite dès 83 sous Mittérand, on le sait tous, c'était du centrisme ! Aujourd'hui c'est une période radicale du capital financier. L’espace productif dévoué à nos pays va se réduire considérablement, ce domaine étant trop coûteux. Persisteront quelques secteurs dans les services. Et je rappelle que les offensives libérales concordent pour flinguer le contrat de travail et allouer des droits spéciaux, des rémunérations au smic (ou en viendra aux forfaits tu verras) à des sans papiers qui font de plus en plus les boulots précaires. Il suffit d’aller dans les arrières cuisines des pizzérias et des restos pour piger.

Pour répondre à Ravachol, c'est ceux-là, qui font "la joie du grand capital". Le CIP cassé, le CPE rejeté, le CNE désavoué par l'OIT déboucheront de toute façon sur un contrat qui flinguera à terme le Droit du travail en France. C'est la marotte du MEDEF. Comme la remise en cause des droits syndicaux. La loi libérale sur les sans papiers est une réussite pour le MEDEF dont l'impact sera redoutable pour les travailleurs et le coût du travail en france. Mais, ca c'est pas le sujet, c'est vrai t'es étudiant-à-vie....

C’est dingue Ritoyenne comme t’es limité. J’ai lu ceci :

*le texte de loi du 11 août 2007
*premier tract national du 6 juillet 2007
*communiqué intersyndical du 18 juillet 2007
*tract distribué lors des inscriptions de juillet
*les motions votées dans les universités
*des articles de presse sur la loi
*l'analyse de la loi par la FSE Caen
*le contexte international de la loi

J’en tire quoi...

Dans la droite ligne du LMD ( ce qui n’était pas un mal, quand on voyait le nombre de trous du cul, trainés en Droit, en Psy ou en Philo, sachant pas quoi foutre de leurs dix doigts pendant les 1er et 2eme années….A repiquer et repiquer…), la proposition de loi Pécresse, voudrait poursuivre la capitalisation de l'université, c'est-à-dire sa "soumission la plus complète aux intérêts du patronat". C’est quoi "LE patronat" comme ils disent les étudiants ? Des représentants d’au moins une entreprise dans un CA, d’un acteur économique et social…T as déjà vu une Comité d’entreprise dans ta vie ? Une table de négociation avec tous les acteurs économiques et sociaux qui jouent dans un débat ? Parce que là, tu me fais peur !

La sélection à l'entrée de l'université serait un des objectifs à court terme. La fac est une poubelle qui doit servir des gens motivés ! La Fac sélectionne in fine par concours et rejette les ¾ des Capes et Agrégs. Arrête ta branle Ritoyenne ! La loi prévoit une deuxième condition obligatoire pour être admis à l'université : en plus du bac, il faudrait se soumettre à une procédure de préinscription. Et alors, ca existait déjà en 1993 et sur minitel, c’est quoi le problème ? Je pense que les lycées sont très responsables, et la mentalité des profs, qui frisent celui de Ritoyenne, essentialiste qui renie le manuel et le technique ! Ah mais c’est mieux la fac, il pourrait qu’on y serait moins con !

Les modalités de cette préinscription ne sont pas détaillées dans le projet de loi, des recommandations seraient cependant contenues dans le dispositif Goulard et le rapport Hetzel. Celles-ci pourront comprendre des questionnaires détaillés, des présentations de dossiers avec lettres de motivation, et même des entretiens avec des enseignants. Je trouve ça très bien ! Combien de bras cassés à la Fac ? Ou de paumés dans des filières ? Pose-toi plus la question de savoir qu’on pourrait réorienter dans des domaines plus techniques qui cherchent de la main d’œuvre et pas des penseurs heideggériens et toute la clique universitaire contemporaine.... Enfin, tu préfères les sans papiers qui bosseront dans les secteurs en pénurie, j'imagine. C’est bon, ton raisonnement outré de penseur universitaire, rejoint la bonne logique libérale.

Cette préinscription aurait pour objectif affiché de dissuader d'entrer dans les filières jugées "non rentables" par les entreprises, elle servira également de marche-pied à une véritable sélection. Il n’a jamais été écrit que les entreprises décideraient de manière exclusive sur la vocation d’une filière. Ils sont dans un Conseil, ils ne sont pas majoritaires. Ils y sont présents depuis un certain temps dans les filières des sciences dures. Pas la tienne qui est une science molle.

D’ailleurs à ce sujet, je voudrais dire aussi, que ce ne sont pas les filières molles (psys, philos, lettres modernes…) qui peuvent poser problème au fond. C’est le rapport entre les sciences dures (chimie, bio, physique, math...) et les entreprises qui peuvent orientées à escient. Ca c’est à contrôler. Mais dois-je te rappeler qu’il y a pénurie dans ces filières ! Les étudiants préfèrent la mollesse des sciences humaines. Plus cool pour glander, fumer, draguer, délirer, sortir...Moins "rude" dans l'enseignement faut être honnête! Car enseigner par les soixante-huitard que j’ai vu à paris X, excuse moi du peu, mais ce sont des subversifs en carton. J’en ai bouffé du Foucault-Habermas-Nietzsche-Bergson-Derrida-Deleuze-Heidegger. Les universités auront la possibilité de créer des fondations, lesquelles pourront faire appel à des financements privés sous la forme de mécénats. Ce qu’il faudra contrôler, ce sont les buts concrets qui doivent faire l’objet de ces dites recherches.

Sur la recherche y aurait beaucoup à dire, sur les filières, sur les enjeux de demain, sur l’écologie. Sur le travail de la séquestration du CO2, sur l’Ozone, sur les énergies électriques, les énergies nouvelles, à hydrogène, sur l’eau, les déchets... Ces sciences là peuvent servir et ont vocation à servir l’intérêt public et surtout à terme produire et générer des métiers dans le privée. Toi tu te bats pour ton clan de rhéteurs, des estrades, le boulot d’animateur de salles qui t’attends devant tes élèves /étudiants. La fac est utile mais ca ne forme pas un citoyen, ca l’instruit à peine, mais une autre vie se joue derrière… Et quand la fac a prétention à employer tout le monde alors qu’elle conserve environ 20% d’étudiants toute filière confondue, ca me fait flipper. Car tu fais quoi après la fac si ce n’est prof-animateur-éducateur ?

Allez encore, une couche ! En 2007, après la fameuse déclaration de Jacques Chirac, Jussieu, le bastion du combat de la santé publique, n’a jamais fait l’objet d’exposition de plus de 0,0005 fibres par mètre cube d’air. Taux normal ! Tous les rapports le reconnaissent aujourd’hui ! Mais Jussieu n’est toujours pas désamianté. Pourtant le chantier a coûté déjà 1,4 milliards d’euros. Ce chiffre représente la construction de 6 universités neuves et de quarante lycées d’enseignement général. Le chantier Jussieu a englouti tous les crédits de rénovation prévus pour l’ensemble des universités parisiennes, si bien qu’elles restent dans un état lamentable. Il va engloutir un nouveau milliard d’ici son terme en 2012 ! C’est l’un des plus gros scandales financiers de la Vème république conditionné par une cliquaille d’agités de médias et d'étudiants hystériques.

Les mécènes ne donneraient pas de l'argent pour rien. Les exemples locaux comme celui de Pernod-Ricard qui a acquis en 2003 une chaire d'économie à Toulouse montrent qu'en retour ils peuvent entre autre bénéficier d'une exclusivité sur le résultat des recherches. Ce qui conforte ma position : les sciences molles produisent quoi de concret et qui sert le public, forme les citoyens français ? Dis tu sais ce que c’est qu’un CHU dans un hôpital ?

Cependant la forte hausse des droits d'inscription qui est un objectif clair du gouvernement à court ou moyen terme, comme l'ont répété à plusieurs reprises différents membres du gouvernement ainsi que Sarkozy lui-même, est un souci réel. Les conditions de vie, d’entrée dans les facs doivent se défendre. Je n’ai jamais remis cela en cause.

J’espère que ca te fera pas trop de mal au cul de bosser, si t es pas exégète de Heidegger, parce que ca paye pas trop la branle sur Heidegger… Enfin tu feras sans doute une thèse bien léchouille pour ton directeur de thèse, tu le feras mousser sur ses idées et v’lan t’auras ta moyenne, ton titre. Tu seras heureux, fameux, c’est bien. Tu en espères autant pour les 100% d’entrée dans les facs, j’imagine ? Enfin, j’espère que tu seras un bon prof émérite. Toi, toi, toi… Quant aux autres, tu t’en fous royalement…quand ils se retrouveront sur le marché de travail, à être payé moins que le SMIC…Ah, mais je me trompe, c'est vrai, ce n'est pas le débat....

PS : J’ai aussi mal au cul pour les grèves, je mets 2 heures demi aller et 2 heures et demi retour pour faire Gennevilliers / Nanterre à pied ! Mais je me la ferme. Je ne couine pas comme toi. Je gagne 1400 euros nets, et c’est galère quand on vit à côté des bobos et des richetons qui veulent détruire les vieux immeubles pour s’étendre en région parisienne. Ta philo, tu verras à quoi ca sert, quand tu bosseras pour pas grand chose. A moins que tu sois syndicaliste et que tu te battes pour les intérêts des salariés, mais c’est marrant t’as pas l’air d’avoir le genre. Ca aide peut-être ça Heidegger.


Dernière édition par le Ven 16 Nov 2007 - 16:24, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 14:43

Tu as le bois un peu dur, Viscard. Mais c'est intéressant..
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Ritoyenne
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 15:13

Citation :
Franchement, Ritoyenne, ça se voit que tu ne
côtoies pas le monde du travail, car ta critique est vraiment à côté
des réalités des craintes des salariés, qui seront, quoi que tu dises
l’avenir de ces étudiants, défendu tant que bien mal par les salariés !

Ma critique ? Quelle critique ? Je n'ai rien critiqué, à part ta critique, qui se trouve être à côté des critiques des étudiants gauchistes à propos de la loi Pécresse.

Citation :

Donc je connais en partie ce milieu, les profs, leurs idéologies.

Et tu me parles de limitation dans mon jugement ? Tu juges tous les profs de tous les UFR de toutes les facs, "tu connais leurs idéologies" - en te basant sur ton propre parcours à la fac ? Et tu me parles d'essentialisme ? Il doit y avoir autant d'idéologies que de profs. C'est stupide de dire de soi que l'on "connait l'idéologie des profs", ça ne reflète aucune réalité. De la branle, comme tu dis. Bref, passons.




Citation :
C’est dingue Ritoyenne comme t’es limité. J’ai lu ceci :
le texte de loi du 11 août 2007
*premier tract national du 6 juillet 2007
*communiqué intersyndical du 18 juillet 2007
*tract distribué lors des inscriptions de juillet
*les motions votées dans les universités
*des articles de presse sur la loi
*l'analyse de la loi par la FSE Caen
*le contexte international de la loi

Alors au temps pour moi, tu connais les textes.


Citation :
la proposition de loi Pécresse, voudrait
poursuivre la capitalisation de l'université, c'est-à-dire sa
soumission la plus complète aux intérêts du patronat.

C'est UN des problèmes que pose cette loi, c'est vrai : la soumission de l'ENSEIGNEMENT (qui ne VISE PAS UN METIER A PRIORI) aux intérêts du CAPITALISME. Encore une fois, tu me parles d'essentialisme et à côté tu parles de "LE patronat", qui n'existe pas en soi.


un UFR boréal à caem, un UFR
C’est quoi LE
patronat ? Des représentants d’au moins une entreprise dans un CA, d’un
acteur économique et social…T as déjà vu une Comité d’entreprise dans
ta vie ? Une table de négociation avec tous les acteurs économiques et
sociaux qui jouent dans un débat ? Parce que là, tu me fais peur !



Citation :
La sélection à l'entrée de l'université serait
un des objectifs à court terme.


Ce n'est pas ce qui pose problème en soi. "La sélection" ça ne veut rien dire en soi. Ce qui importe, c'est la façon dont se fait la sélection : le soucis est que si les prix d'entrée à la fac augmentent, alors - de fait - la sélection devient une sélection sur critère social. Les riches, comme en Italie par exemple, ou comme aux USA, auront le luxe de se "branler" en étudiant la philosophie, la sociologie, l'histoire, le grec ancien, etc. Toutes ces choses essentielles, que tu sembles rejeter en bloc, et sur lesquelles tu craches abondamment (un psychologue de trotoir dirait que tu as un problème psychologique avec le monde universitaire ... Je penche pour un abus sexuel de la part de ton directeur de thèse, ce qui expliquerait que tu aies tout lourdé après la première année. Boutade terminée :p). Les pauvres, eux, ne pourront même pas y penser.

N'est-ce pas Sarkozy lui-même qui disait qu'à terme l'année d'étude en littérature ancienne (il prennait cet exemple) finirait par couter pour l'étudiant plusieurs milliers d'euros ? Je préfère bloquer ma fac et faire chier mon monde avec mes copains gauchistes que laisser faire ça.

Sinon, en revanche, je ne suis pas en désaccord a priori avec l'idée d'une selection à l'entrée de la fac, ni avec le principe de "préinscription" (je n'ai d'ailleurs jamais entendu quelqu'un s'en plaindre en AG). Encore une fois, tu tapes à côté de ce qui se passe, et sur les raisons véritables de ce mouvement (qu en est un).



Citation :
Celles-ci pourront comprendre des questionnaires
détaillés, des présentations de dossiers avec lettres de motivation, et
même des entretiens avec des enseignants. Je trouve ça très bien !
Combien de bras cassés à la Fac. Ou de paumés dans des filières.
Pose-toi plus la question de savoir qu’on pourrait réorienter dans des
domaines plus techniques qui cherchent de la main d’œuvre et pas des
penseurs heideggériens. Enfin, tu préfère les sans papiers qui
bosseront dans les secteurs en pénurie. C’est bon, ton raisonnement
outré de penseur universitaire, rejoint la logique libérale.

Ridicule.
Prends un peu de recul et use ton cerveau, qui semble bien tourner, avant de distribuer jugements et sentences.
Où ai-je critiqué cette idée de préinscription ?
Je ne suis pas contre les lettres de motivation à l'entrée des UFR, les entretiens avec les profs, etc. Ca se fait dans les grandes écoles, pourquoi pas à la fac ? A nouveau tu juges a priori de ce que tu ne connais pas : c'est à dire de mon opinion, que je n'ai pas donnée.

Citation :
Enfin, tu préfère les sans papiers qui
bosseront dans les secteurs en pénurie.

Tu m'as trop compris quoi ! Bien vu !


Citation :

Cette préinscription aurait pour objectif
affiché de dissuader d'entrer dans les filières jugées "non rentables"
par les entreprises, elle servira également de marche-pied à une
véritable sélection. Il n’a jamais été écrit que les entreprises
décideraient seulement de la vocation d’une filière.

Ce qui "dissuadera" les gens d'entrer en trop grand nombre dans des filières non rentables, c'est le cout de l'inscription, basta. Et c'est ce qu'on appelle la selection sociale. Et ça n'a rien à foutre au sein de l'université.
Croire que la préinscription servira de gentille préselection pour choisir parmi les candidats aux UFR non rentables ceux qui sont les plus motivés, c'est très .. très naïf. Les entreprises mettent des billes -> les entreprises veulent les récupérer. Soit elles les récupèrent par la formation puis l'embauche de gens ultra-spécialisés, qui ne sauront rien faire d'autre (type "UFR chaine de production Boréal"), soit par la hausse des prix.

C'est un fait indéniable (et ça s'est passé de la sorte dans les autres pays qui ont emprunté cette voie de l'"autonomie", qui n'en est pas une) que les prix d'entrée de toutes les filières non-rentables vont augmenter, et que les enseignements de toutes les filières possiblement-rentables vont complètement être baisés par les attentes des entreprises et des privés qui amèneront les bifetons.

Citation :

Ils y sont présents depuis un certain dans les filières des sciences dures. Pas la tienne qui est une science molle.

Es-tu sûr d'avoir étudié la philosophie ?
Parce que la philosophie n'est ni une science dure, ni une science molle. Peut-être devrais-tu lire Heidegger, justement, au lieu de cracher sur un auteur que tu ne connais pas, il l'explique très bien dans la fameuse conf. de 29, ou dans "la question de la technique" ou "science et méditation".

Citation :
Sur la recherche y aurait beaucoup à dire


Encore une fois, je suis d'accord avec toi, et l'un des intervenants de ce documentaire l'explique mieux que toi et mieux que moi, alors à ce sujet, je lui laisse la parole (je ne sais plus lequel c'est par contre) : http://www.paris4philo.org/article-13831815.html



Citation :
Car tu fais quoi après la fac si ce n’est prof-animateur-éducateur ?

As-tu envisagé le fait que quelqu'un peut très bien avoir envie d'étudier toute sa vie, et de faire un métier alimentaire à côté, par exemple ?
Ou as-tu envisagé que quelqu'un puisse avoir envie d'étudier pour étudier ? Pour le plaisir que ça représente ? Pour moi c'est source de grand bonheur, et la soumission du monde universitaire aux intérêts du capital va mettre fin à ça. C'est en partie pour cela que je proteste, oui.
Aussi pour l'idée, que tu partages avec les amis Pécresse, Medef, et Cie. que la culture, l'enseignement et l'apprentissage ne doivent et ne peuvent que servir à l'obtention d'un métier, qu'un prof doit permettre à ses élèves de tendre vers le monde du travail ...
Bien entendu que l'université doit débouche sur le monde du travail. Mais l'entreprise, sa logique capitaliste de mise en concurence de tout et de tous, n'a rien à foutre au sein de nos facs.






Pour finir, je ne suis pas pour l'abrogation pure et simple de cette loi, et j'aimerais que madame la ministre reçoive les syndicats REPRESENTATIFS. Au lieu de ça, elle reçoit les juliard de l'unef, les PD de l'uni, et quelques syndicats qui n'existent que dans les journaux et qu'on ne voit ni ne verra jamais dans les AG. Pecresse a déjà décidé qu'elle ne négociera rien, et ça c'est intolérable.

Plusieurs points, en vrac, me gènent dans ce qui se passe :
- les CRS n'ont rien à foutre dans nos AG. A1ujourd'hui tout le quartier de ma fac est cerclé de gardes mobiles en armures de robocops : c'est de la provocation. Une AG n'a jamais mis en péril les fondements de la république; Une AG consiste simplement à discuter ...
- La loi a été négociée puis votée discrètement cet été. Cette façon de faire est merdique, Pécresse devrait avoir les couilles d'inviter à la table des négociations tous les syndicats, même les plus extrèmes comme la CNT et cie.
- Les médias sont toujours plus de mèche avec le GVT, et ce quoi qu'il arrive. On le sait tous, mais ça fait toujours un peu mal à la France de le constater.
- On dit ça et là que les étudiants qui manifestent sont des conservateurs, qu'ils disent non et basta : c'est totalement faux, tous font le constat que l'université doit être réformée. Mais pas à n'importe quel prix, et certainement pas à celui-là.


Citation :

Cependant la forte hausse des droits
d'inscription qui un objectif clair du gouvernement à court ou moyen
terme, comme l'ont répété à plusieurs reprises différents membres du
gouvernement ainsi que Sarkozy lui-même, est un souci. Les conditions
de vie, d’entrée dans les facs doivent se défendre. Je n’ai jamais
remis cela en cause.


Mon raisonnement à moi est assez simple : je ne peux être pour cette loi. Le GVT refusera de toute façon toute réele négociation. Donc je suis contre. Je fais ce que je peux pour faire pression, de mes petites mains, pour avoir une chance de faire plier, même si c'est sans espoir. donc je bloque, quand je le peux, ma faculté (bon, soyons clair : bloquer la Sorbonne est pratiquement impossible), pour prendre le temps d'informer les autres élèves qui, en énorme majorité, sont même pas au courant qu'il y a une loi qui les concerne.


Question : comment peux-tu faire ce constat, qui est juste, et ne pas rejeter cette loi ? Je ne comprends pas.

Citation :


J’espère que ca te fera pas trop de mal au cul
de bosser, si t es pas exégète de Heidegger, parce que ca paye pas trop
la branle sur Heidegger…Enfin tu feras sans doute une thèse bien
léchouille pour ton directeur de thèse, tu le feras moussé sur ses
idées et v’lan t’auras ta moyenne, ton titre. Tu seras heureux, c’est
bien.


Blabla, provocation inutile, va donc troller avec qqun d'autre.



Citation :

PS : J’ai aussi mal au cul pour les grèves, je
mets 2 heures demi aller et 2 heures et demi retour pour faire
Gennevilliers / Nanterre à pied ! Mais je me la ferme. Je ne couine pas
comme toi.


Moi je couine parce que je suis dans l'impossibilité physique de marcher de longues distances. Mais je couine parce que j'ai mal, au sens propre, je ne couine pas contre les gens qui font grève. Et je me garde le droit de couiner quand j'ai mal.


Je n'ai pas trop le courage de relire ce que je viens d'écrire, tant pis pour les éventuelles fautes. Mais je te propose un truc : essaye de faire plus court stp, et évite les provocations ça sert à rien, on est pas là pour une bataille d'égo ou pour savoir qui a la plus grosse. Si on discute, on discute. Si tu veux un étudiant en colère pour passer tes nerfs, trouves-en un autre.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 15:54

Ritoyenne a écrit:
Aussi pour l'idée, que tu partages avec les amis Pécresse, Medef, et Cie. que la culture, l'enseignement et l'apprentissage ne doivent et ne peuvent que servir à l'obtention d'un métier, qu'un prof doit permettre à ses élèves de tendre vers le monde du travail ...
Viscard était bien plus nuancé, et réaliste. Toi tu raisonnes sur une idée qui n'est pas nuancée, et que toi seul émets.

C'est une figure de rhétorique ça, de dialectique comme ils disent, enfin c'est du mensonge en boîtes. Tirées en série. On commence à connaître... Soit c'est fait exprès, par les plus 'sachants' et les plus évolués dans les écoles 'du socialisme' , sans parler des gymnases talmudiques (c'est un sport 'identitaire'), pour les chefs gradés donc, qui ont appris les méthodes du hachoir verbal, soit c'est simplement un travers mental, sorte de parano-mégalomania, l'impossibilité de considérer un truc à la fois étranger et complexe, qui ne se laisse pas palucher. Nan, impossible, le remplacer par une baballe à névrosés, vite... Cas hélàs très présent, véritable maladie du siècle.
A la réflexion, je trouve ça une conséquence automatique de la dé-christianisation. (une comparaison avec l'Inde, avec la Chine, l'Afrique et l'Océanie et l'Amérindie animistes, Israël et l'Oumma le montrent.)
Juste en dessous :

Citation :
Bien entendu que l'université doit débouche sur le monde du travail. Mais l'entreprise, sa logique capitaliste de mise en concurence de tout et de tous, n'a rien à foutre au sein de nos facs.
Le soleil n'a pas être exclu de vos facs, l'air frais n'a pas à être exclu de vos facs, pourquoi l'entreprise privée devrait-être exclue de vos facs ?
Avec Viscard, je réécris que l'enseignement en facs doit être choisi et ne dépendre que d'elles-mêmes. (et donc les facs d'histoires doivent redevenir révisionnistes, l'archéologie, la cosmologie devraient rendre publics leurs incohérences factuelles et s'engager librement sur 'de la recherche fondamentale', pour de vrai je veux dire - à ce sujet lire absolument "On a perdu la moitié de l'univers" de Jean-Pierre Petit, vulgarisé à souhait, un monument de la littérature scientifique de cette paire de décennies, et je m'y connais un peu... ou un exposé matheux sur son site .) Je ne vois pas en quoi l'entreprise privée serait interdite de siège consultatif, ni, d'autre part, serait interdite d'investissements 'mixtes' dans la recherche-enseignement avec richesses créées 'mixtes.' En particulier appliquées...

A partir du moment où l'université est financée par l'impôt, et non l'aubôle, et reste souveraine et libre de ses recherches comme au temps de la civilisation chrétienne (et oui, dès avant Galilée même, époque révolue qu'il faudrait, elle, défendre et recréer... l'histoire contemporaine en serait mieux établie, simple exemple), le combat à la Ritoyenne devrait cesser. L'essentiel étant acquis et protégés.
Que les entreprises, acteurs économiques et même 'scientifiques' (machines rationnelles puissantes quoi) soit entendues, ne devrait poser aucun problème. Que des structures mixtes 'privé-publique' pour la recherche le développement ou l'application soient mises sur pied, c'est bien là le minimum d'une entité politique souveraine et philosophiquement solide, ça devrait déjà être fait et depuis longtemps. Que la gauche s'y oppose restera pour moi l'un des grands mystères auxquels j'aurais assisté lors de ce parcours terrestre...
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 17:25

France-Inter est-elle en grève ?

Faisant tout à l'heure ma vaisselle en mon château bourbonnais, je branche la radio. Tracy Chapman en boucle, enfin non pas en boucle mais j'attends les statistiques sur ces 5 jours, voire ; la "réunion salle Robespierre" à propos de "la réforme de 1902", qui "va créer l'enseignement secondaire masculin" (sic!), et "les femmes devront attendre 80 ans encore" (resic !!! je vous assure!!!! les mecs - ommzéfames - dévissent complètement!, le décret francmac sinon il n'y a rien...)

J'y suis retourné à l'instant (ah, toutes ces pièces à traverser, et la toiture à refaire...), c'est toujours "en quoi la réforme de 1902 fut positiviste", l'invention de l'eau chaude reformulée, par un trio de syndicalistes section communication, de réserves assis là.

Alors, frottant casseroles et rinçant fourchettes, m'est venue l'idée.. Vous savez que "la grève", ce truc, ce concept, ce phonème-paradigme genre, a bien évolué depuis les années trente... Il y a eu les années soixante et soixante dix, puis les années quatre-vingt et nonante, alors, ce truc, ce 'phénomène psycho-social', "La grève" a beaucoup évolué. Surtout en France, ouaip.
J'avais déjà remarqué que, maintenant, c'était surtout un effet d'annonce, "la grève", dûment transmis par les bandes et courroies, en général joué par un service public. Plus que des gènes réelles, de la comm. "Il va y avoir grève" qu'ils nous disent toupar, "il y a eut des mouvements sociaux aujourd'hui en Ile de FRance", 3 RER supprimés dont un le matin osscour, peut de citoyens mécontents, "beaucoup de solidarité" constaté par lnos enquetrices, sur toutes les télés le soir et les journeaux Volkswagen-Mornéo (y un intrus) le lendemain matin... Et là, remuant l'éponge, l'écume de la pensée m'affleure : la grève d'aujourd'hui est en fait très dure, et au contraire, camouflée. Je vous mets ma main à couper que France-Inter, aujourd'hui au moins, est 'en grève'...

C'est la grève qui ne se dit pas, la grève qui est mais ne se clame pas. Nouveauté Orango-S'Miles... Prise de pouvoir sournoise, piquets déguisés en travailleurs, on vous rend la place si on veut.
Ne vous plaignez pas.

C'est à dire, pas vraiment en grève, mais TOUS les programmes sont chamboulés, du dedans dans leur contenus en laissant la cocquille vide de chaque émission en place... Mais à l'intérieur c'est 'la permanence syndicale' qui est aux tuyaux... France-Inter est en grève , mais, Royalo-Sarkozisme oblige, Delanausée-Couchener 'de gouvernement' oblige, elle ne le dit pas. En fait c'est un mouvement dur, de maintient de la gauche dans ses fiefs, choyés par Chirac comme l'on sait, menacés maintenant par les Néo-cons 'de France', qui s'y connaissent en prise de pouvoir en place, du busho-sarkozisme washingtonien.
En 36, vous auriez eût des jeunes filles qui passent dans les ateliers, avec accordéon et temps de cerises en chemises quichantes, aujourd'hui vous avez 'mine de rien.' C'est juste que ça cause grève du soir au matin. Tenez je suis persuadé que ce soir au "Téléphone Sonne", apparemment inchangé et 'pas en grève', ça va être un spécial Jaurès, du Sacco et Venzzetti, le sens de l'histoire qui oblige à faire main basse sur l'or de la Banque de France, puisque le déterminisme le 'démontre'... (c'est une anecdote en fait.)
Et dans les salles de classes. Hm ? Dans les salles de classes ? cette semaine ? à votre avis ?? Vous le voyez venir comme moi le service public "pas en grève" ? hm ? Genre ? A votre avis depuis cette semaine dans les salles de classes, il se passe quoi ? Bé moi je devine, je renifle que ça cause tout spécialement de patrons zexploiteurs, des zenfants enterrés vivants des les mines, des paysans "sans terres" (volés par les bourges aux noblesses locales), entre deux germinaux et massacres d'avortons à la tonçonneuse, cette semaine on fait du sport tout spécialement... et aussi on fait 'du théatre'... "Pinochet et Allende" ça vous va ? Mais non ce n'est pas une série télé 'people', vous allez voir... ou alors "le procès de Galilée" par exemple, vous savez, l'église et tous ces réactionnaires entravants, gènant les lumières en marche dans le sens, le savoir répandu au peuple, inventé en 1902...


Ouaip, pour le moment j'affabule, je devine. Je palpe... comme pépé qu'on promène dans sa roulotte dans Reiser (le grand) pour qu'il hûme et dise si 'ça sent 68' : faites confiance au doigt mouillé de l'Omnivore... Quand j'ai des doutes je me tais. Moi je vous dis qu'est mise en place la grève cachée, déjà efficace et à l'oeuvre et encore non-critiquée, prète à devenir ouverte éventuellement; l'idée c'est de 'marquer l'histoire', enfin la publi-histoire plutôt (comme le "publi-rédactionnel", vous savez?), d'un "grand mouvement" de novembre 2007, comme "l'Automne 95" vous vous rappelez ? Comme l'AX révolutionnaire quoi. Créer une mariotte encéphalo-gastrique, qu'on pressera à l'avenir au besoin, si la pompe-caisse de la CGT est menacée encore.
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Kamo
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Ven 16 Nov 2007 - 19:54

Citation :
Il fut une époque où les héritiers des jacobins défendaient la loi de la République, expression du peuple, garante de l'intérêt général...Or, que l'on partage ou non les objectifs de la réforme des régimes spéciaux, peut-on sérieusement en contester le caractère démocratique ?

Nombre de conquêtes sociales ont été obtenues par la grève, pas par les urnes ou la "démocratie".

Peut-on contester le caractère démocratique de cette réforme ? Evidemment. Dans un pays où les merdias aux mains de gros industriels font croire par un lavage de cerveau extraordinaire que la France est surendettée, en ruine et au bord de la faillite - ce qui ne peut que faire sourire toute personne qui maitrise quelques notions économiques de base - , on ne peut pas parler de véritable démocratie.

Mais bon il est vrai que les cheminots pensent qu'à leurs intérêts et que les gauchistes habituels défendent ardemment ce combat car c'est dans cette catégorie de la population que se trouve la majeure partie de leur électorat.
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Viscard
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 2:03

Sur les universités et notamment française, c’est un système de classement et de hiérarchie qui se met en place. Certes. A la base, ce principe ne me choque pas, je dirai même qu’il est républicain. Le problème ce sont les critères des indicateurs utilisés pour classer les universités entre elles. Ce peut-être la capacité des étudiants à trouver un emploi dans les 3 ans qui suivent l’obtention du diplôme, ce peut-être les bataillons de chercheurs qui travaillent sous la houlette de telle ou telle université au moment d'une recherche collective, ce peut être la visée internationale de la faculté, ce peut être sa propension à capter des têtes, sa capacité à sortir des articles et nouveautés... Toujours aussi contestables les uns que les autres.

Ces différents indicateurs établissent de manière mécanique des niveaux d’excellence, et des taux, donc des montants d’inscriptions. Je dois dire que ce n’est pas tant le principe de sélection qui aboutit de toute manière à cela, par la sanction du Capes ou de l’Agrég, mais la libéralisation et le classement aléatoire des scores. Dans les entreprises publiques, c'est ce qu’on appelle depuis quelques années le « scoring ». On se réveille à la Fac sur un mode de gestion et d’évaluation appliquée dans le monde du travail et la fonction publique depuis des années ! C’est un des outils redoutables du néolibéralisme.

Que faisaient ces étudiants quand les manifs des Hopitaux, des Sécus luttaient contre ces modes sélections par Pole ! Qu'est ce que l'infraction à la pauvreté par le jeux des franchises et la sécu à deux vitesses ? Qu'est ce que la nouvelle carte géographique des hopitaux sinon la nouvelle carte des universités ? Qu'est ce que la rentabilité des services médicaux et des médecins sinon le choix des discplines des universités ? Combien de manifs, de tracts depuis ces dernières années ! Combien de grèves par les salariés ! Le monde du travail s'était éveillé bien avant ces puceaux ! Bien avant, les salariés ont été réactifs et ont vécu tout cela. Et le vivent brutalement encore. Ce n'est pas une affaire d'étudiants, quand le comprendra-t-on?! L'indécence de la gouvernance est aussi injuste dans les domaines de la santé, de la justice, de la protction sociale. Mais c'est entamé depuis un bon bout de temps.

La loi sur l’autonomie des universités de 2007, va transformer les facs en petite entreprise. Déjà là, l’entreprise est stigmatisée ! De ce point de vue, on peut le comprendre. Il faut quand même dire que le managerait des fonctions publiques, le « scoring », ont fait leur entrée de la Caisse des Dépots à la Sécurité Sociale en passant par les CAF et les Hopitaux. La gestion publique, la fameuse gouvernance, a mis en place des indicateurs « technocratiques » de sélection qui sont très contestables. Mais ce n’est pas le principe de sélection à l’entrée qui au fond doit être effectué que les fondements et la légitimité même de ces indicateurs aléatoires. Ce qui est très différent.

En ce qui concerne l’actionnariat de l’Etat encore majoritaire dans les facs, on se demande parfois, s’il n’a pas été pire depuis ces 15 dernières années que n’importe quelle gestion privée. Le mythe de la gestion d’Etat quand il use de l’outil libéral depuis 15 ans est encore plus contestable. L’Etat n’est pas plus garant de la justice en ce sens.

J’insiste donc sur la nature des ces indicateurs, la nature de ces tableaux de bords, qui doit être, selon moi, plutôt fondé sur des priorités et des pondérations liées aux débouchés proposées par l’Etat dans le domaine du professorat. Il faut admettre cela, sinon, c’est mentir et produire des bandes de branleurs. C’est aussi, empêcher des formations plus techniques (d’autres voies que la fac donc) que celles de la formation générale des « esprits ». En ce qui concerne la Recherche, la France est vouée à travailler de plus en plus avec le privée dans des filières des sciences dures notamment et peut-être novatrice notamment dans le domaine de l'écologie.

Vis-à-vis de cette Loi, je dirai, pour que les universités ne partent pas à armes légales, que des coefficients de pondération suivant les disciplines fortes/faibles/qualité d’enseignement/débouché/discipline/valeurs humaines et techniques de la discipline, doivent permettre de financer toutes les facs et équilibrer les vocations pour que tous puissent étudier. Ca ca se négocie!

Si on rejette, en toute objectivité, ce principe de sélection par l’argent, il faut admettre alors des réformes dans les universités qui respectent des préceptes républicains, qui depuis des années ont échoué gravement. C’est pour moi la sélection dès l’entrée selon des motivations et des capacités mesurées. Un aspect purement humain sur les dispositions propres. Un projet à définir et suivant quelles voies. Faire participer les entreprises dans des débouchés directs ou indirects car la fac, qu’on qu’on dise, ne pourra pas former que des profs.

Mais je rappelle que la Fac est loin d’être le fameux bastion critique dont on se gargarise. Il reste, selon moi, très formaté dans ses enseignements. On n’étudie pas tous les auteurs, pas les plus critiques, et encore moins d’autres visions du monde qui seraient contraire au fond à la vision soixante-huitarde et gauchiste des universités. Je remets en cause un type d’enseignement, une orientation spécifique des thèses, des auteurs dans les UFR que j’ai côtoyées pendant 5-6 ans.


Dernière édition par le Sam 17 Nov 2007 - 10:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 2:37

Citation:
Citation :
As-tu envisagé le fait que quelqu'un peut très bien avoir envie d'étudier toute sa vie, et de faire un métier alimentaire à côté, par exemple ?
Ou as-tu envisagé que quelqu'un puisse avoir envie d'étudier pour étudier ? Pour le plaisir que ça représente ? Pour moi c'est source de grand bonheur, et la soumission du monde universitaire aux intérêts du capital va mettre fin à ça. C'est en partie pour cela que je proteste, oui.
Aussi pour l'idée, que tu partages avec les amis Pécresse, Medef, et Cie. que la culture, l'enseignement et l'apprentissage ne doivent et ne peuvent que servir à l'obtention d'un métier, qu'un prof doit permettre à ses élèves de tendre vers le monde du travail ...
Bien entendu que l'université doit débouche sur le monde du travail. Mais l'entreprise, sa logique capitaliste de mise en concurence de tout et de tous, n'a rien à foutre au sein de nos facs.

Riton Amen ( Tu connais la chanson de Souchon "Rive Gauche..." )

Viscard a écrit :

Citation :
Sur les universités et notamment française, c’est un système de classement et de hiérarchie qui se met en place. Certes. A la base, ce principe ne me choque pas, je dirai même qu’il est républicain

Peux tu m'expliquer vu que je suis un étudiant à vie ( Apparement !) en quoi la loi "Pecresse' qui demande la capitalisation des facs et le jeu des concurrences sur l'apprentissge et l'enseignement .........est-elle républicaine ( outre le vote de la loi elle-même )
.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 2:39

le problème de l'enseignement supérieur est très vaste mais on ne peut pas le prendre isolément du marasme général dans lequel on a plongé l'ensemble de l'enseignement.


En France, on a un enseignement supérieur à plusieurs étages. Rapidement, il y a la filière BTS, la Fac et les Grandes Ecoles.

La fac draine principalement ceux qui ne sont pas dans les grandes écoles (en général, c'est l'élite à un ou deux cas sociaux près) et ceux qui n'ont pas osé pousser la porte de l'amphi de droit.

Notez que ces deux filières extrêmes forment des gens, somme toute, spécialisés, ce qui va bien avec l'esprit néolibéral. Notez aussi que quand on compare nos facs aux américaines, on se garde bien de rappeler que l'élite française n'est pas à Jussieu mais à Polytechique ou à Normale Sup et, qu'en conséquence, on compare des "seconds couteaux" de chez nous à la crème américaine. Les Américains sont des burnes mais leurs meilleurs sont bons quand même.

Donc, la fac... Je n'y suis pas allé, j'ai fait une grande école personnellement. Pourquoi ? Parce que j'étais bon en maths (et nul en physique mais bon, quand on est un colosse en maths, on peut toujours s'en sortir en maths sup). Cela dit, j'ai quand même une idée.

C'est évident que l'Université n'est pas faite pour l'universel humain. Son but est triple :

** perréniser un savoir et assurer des revenus à des savants de haut niveau qui ne pourraient pas vivre dans la société ou qu'il serait préférable qu'il n'y aille pas,
** former leurs assistants qui deviendront leurs remplaçants,
** financer des programmes de recherche saugrenus que l'industrie ne pourra ou ne voudra pas payer même si c'était défiscalisé à 100 %

Parce qu'il fallait maintenir les gosses à l'école à cause du chômage et dans la logique idéaliste du savoir pour tous, on a bourré l'université au delà des limites de sa contenance et on lui a confié des missions au delà de ce pour quoi elle est faite.

Viscard a appuyé, parce que c'est ce qu'il connaît, sur les sciences humaines, les lettres et la philo. Est ce que vous croyez qu'un docteur en maths ou un DESS de maths est opérationnel dans l'industrie ? Non, il n'est pas formé pour ça.

Maintenant c'est évident que des physiciens, des biologistes et des chimistes pourraient avoir un emploi dans les labos de recherche des grandes entreprises.... or, elles n'en ont plus.

Il était impossible et inconcevable de transformer l'université, de son rôle régalien de formateur des grandes intelligences en formateur d'esprits pratiques.

La mise dans le giron de l'université de formations telles que les BTS ou les trucs de langue appliquée l'a dénaturé. Il faudrait les en extraire pour que, espérons le, tout le monde puisse souffler un peu. Je suis sûr que si les BTS avaient des infrastructures séparées comme les écoles d'ingénieurs ce serait moins le bordel.

Vient la problématique de la sélection. A mon avis elle est inévitable. Il y a trop de monde dans des filières à la con et trop de monde à la fac en général. Tout le monde veut faire psycho, seulement voila, des postes de psychologues, psychanalystes, voire psychothérapeutes, il doit s'en ouvrir et s'en libérer 100 par an. Résultat, les demi-cagoles sont allés mouiller leur string (et encore, c'est plutôt le genre babacool crasseux avec le caleçon de leur petit copain qui vont dans ces amphis) en écoutant un prof sympa (lire style 68) leur dire du Freud. Et tout ça pour rien ! Elles finiront caissières ou putes (puisque j'ai appris sur ce forum que la femme hors du foyer n'a pas d'autre solution à moins de se convertir à l'Islam fondamentaliste mais ça veut dire retour au foyer).

Il faut aussi sélectionner dans chaque filière. C'est évident. Le gâchis des premières années coûte cher à la société (je ne parle pas de fric). Ces momes butent violemment contre une réalité sociale qui leur sussure à l'oreille : "je ne veux pas de toi"... Et ils sombrent dans la facilité, la déprime ou, à minima, la désillusion... C'est de là, en partie, que vient le message "anti-national". L'état les a poussé de force vers la désillusion, et ces momes se vengent contre l'état.

Pour bien sélectionner et trier le grain de l'ivraie, il faudra SURTOUT faire en sorte que ceux qui ne seront pas choisis, n'aille pas moisir dans la décadence sociale, et c'est le moment pour moi de ressortir ma litanie :

IL FAUT REVALORISER LE ROLE ET LA FONCTION DE L'OUVRIER OU DU DEMIURGE ARTISAN...

Cela passe naturellement, par la défense des ouvriers et des artisans, donc des syndicats forts et une vraie affirmation de la notion de classe sociale.

Quand on fait la somme : fac bondées + momes en pleine désillusion + syndicats de merde on obtient : le libéralisme moderne Hé
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 2:40

Citation :
Mais je rappelle que la Fac est loin d’être le
fameux bastion critique dont on se gargarise. Il reste, selon moi, très
formaté dans ses enseignements. On n’étudie pas tous les auteurs, pas
les plus critiques, et encore moins d’autres visions du monde qui
seraient contraire au fond à la vision soixante-huitarde et gauchiste
des universités. Je remets en cause un type d’enseignement, une
orientation spécifique des thèses, des auteurs dans les UFR que j’ai
côtoyées pendant 5-6 ans.


Je te rejoins complètement sur ce pt de vue.



Une question, générale, cela dit : es-tu pour ou contre cette loi ?
(Et éventuellement, tu peux discuter de la pertinence de ma question).
Personnellement, je pense qu'elle est mauvaise, mais que s'inscrivant dans un processus global, les étudiants n'y pourront rien. Ca ne m'empèche pas de bouger mon fion pour signifier mon désaccord. Question d'honneur.
Je pense également qu'il n'y a pas d'alternative à 1/ Approuver cette loi dans son ensemble 2/ Réclamer son abrogation, quel que soit l'avis sur la possibilité d'une telle réclamation. Il n'y a pas de 3/ une négociation avec le gouvernement est envisageable.
Ca n'exclut en aucun cas le fait qu'une réforme de l'université est nécessaire - mais pas à n'importe quel prix. Et au diable le principe de réalité et la prise en compte de la f(u)(a)meuse réalité économique.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 3:12

Ravachol a écrit:
Citation:
Citation :
As-tu envisagé le fait que quelqu'un peut très bien avoir envie d'étudier toute sa vie, et de faire un métier alimentaire à côté, par exemple ?
Ou as-tu envisagé que quelqu'un puisse avoir envie d'étudier pour étudier ? Pour le plaisir que ça représente ? Pour moi c'est source de grand bonheur, et la soumission du monde universitaire aux intérêts du capital va mettre fin à ça. C'est en partie pour cela que je proteste, oui.
Aussi pour l'idée, que tu partages avec les amis Pécresse, Medef, et Cie. que la culture, l'enseignement et l'apprentissage ne doivent et ne peuvent que servir à l'obtention d'un métier, qu'un prof doit permettre à ses élèves de tendre vers le monde du travail ...
Bien entendu que l'université doit débouche sur le monde du travail. Mais l'entreprise, sa logique capitaliste de mise en concurence de tout et de tous, n'a rien à foutre au sein de nos facs.

Riton Amen ( Tu connais la chanson de Souchon "Rive Gauche..." )

Viscard a écrit :

Citation :
Sur les universités et notamment française, c’est un système de classement et de hiérarchie qui se met en place. Certes. A la base, ce principe ne me choque pas, je dirai même qu’il est républicain

Peux tu m'expliquer vu que je suis un étudiant à vie ( Apparement !) en quoi la loi "Pecresse' qui demande la capitalisation des facs et le jeu des concurrences sur l'apprentissge et l'enseignement .........est-elle républicaine ( outre le vote de la loi elle-même )
.

Je ne dis pas que cette Loi est républicaine ! Je parle de la sélection et de la hiérarchie qui posent problème pour beaucoup. L'organisation et la sélection des universités en France est très bonapartiste. C'est son essence, avec son lot d'élitisme mais aussi de réussite. Ca a marché. Disons qu'aujourd'hui le bonapartisme vire au monarchisme financier. Ce que je dis depuis le début c'est qu'il y avait peu de différence entre le bonapartisme centralisateur et le monarchisme financier qui contrôle désormais tout selon des indicateurs précis avec son grand manager. On a passé la limite républiacaine depuis longtemps. C'est pas nouveau, Mittérand avait déjà lâché son lest. Les codes/signes évoluent mais les principes de classement et de hierarchie ne sont pas à proprement néolibéraux. La place de la gouvernance prenant une part encore plus importante dans la gestion et la spéculation humaine. Mais comme je l'ai dit plus haut, ce n'est pas un mouvement propre aux aux facs et étudiants, les salariés patissent depuis des années de cette gestion uniforme par Pole et indicateurs.


Dernière édition par le Sam 17 Nov 2007 - 3:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 3:17

Dans le genre "je parle bien mais je réponds pas" ...
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 3:24

Hé, tu lis mes posts précédents et tu comprendras....
Je vais pas cracher ce que toi, tu veux entendre...
Alors, si tu penses que t'es un grand étudiant révolutionnaire, déchire ton slip.
Je fais erreur. Vous serez tous des grands professeurs, élevés dans un pur esprit critique, révolutionnaire, de brillants intellectuels, vous détesterez toujours le capital, car votre esprit est au dessus des choses matérielles.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 3:27

Je te demande de choisir, simplement, entre :
1/ Approuver cette loi.
2/ Réclamer son abrogation.
3/ Croire naïvement en une possible négociation.
4/ Discuter de la pertinence de cette alternative.

Je ne te demande pas de me sortir tes grands discours, qui pour le coup font dans l'essentialisme historique.
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MessageSujet: Re: La grève, les étudiants et l'entreprise   Sam 17 Nov 2007 - 3:34

Ritoyenne a écrit:
Je te demande de choisir....Je ne te demande pas de me sortir...

Tape toi une queue, tu seras plus calme...
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