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 Féminisme actuel

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Le Bordelleur
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Ven 9 Mai 2008 - 16:17

Médiator a écrit

Citation :
N'y-a-t-il pas enfin, par confort probable de célibataire, manquement au rôle inspirateur que peuvent avoir l'un pour l'autre homme et femme ?

Je ne suis pas à proprement parlé célébitaire, non marié serait plus juste. Cool

Citation :
N'y-a-t-il pas dans tout ce babil fort dissert confusion entre archétype et stéréotype ? N'y-a-t-il pas négligence de la dimension culturelle dans les rapports humains ? N'y-a-t-il pas déconnade revancharde (et sourde oreille) sur des questions sérieuses ?

Je ne suis pas sûre que la question soit si sérieuse en fait. Probablement un faux débat de plus...Mais bon je peux me tromper. Après tout le féminisme en était un alors l'antiféminisme ...
A défaut de faire un grand bon métaphysique volilà l'occasion d'une franche rigolade...

Nada a écrit

Citation :
Bon, de toute évidence je ne trouverai pas de véritable interlocuteur sur ce sujet-ci. Pas la peine que je me donne tant de mal.

C'est bon de geindre, tu vois que les femmes sont plus aptes à cela, pas moins de 7 posts de réponses dans cette page...
L'antiféminisme un faux débat pour faire la court aux dames ??? scenic

Sinon sur le droit de vote, c'est malheuresement Jul* qui a raison si l'on remonte aux origines de la démocratie (Celle des bobos Athéniens). (*Même si ses propos sont bruts de décoffrage.)

Pouirquoi Jul a raison, étant donné que la démocratie c'est donner la gestion aux citoyens, c'est leur accorder une lourde responsabilité.

Comment prouver cette responsabilité si ce n'est d'accepter le fait de partir au combat pour défendre sa cité et donc être près à sacrifier sa propre personne pour sauver la cité.

Il s'agit de la meilleure preuve en fait, car alors on ne fait de la politique pour sa propre personne vu que l'on risque la mort en défendant cette politique.

Que signifie le vote des femmes et des hommes dans une société qui ne fait plus cet effort ?
Il s'agit plus d'un cache misère qu'autre chose, pour une mascarade démocartique qui n'a plus guère de sens.

Finalement celui qui vote Sarkozy, et s'étonne du résultat et des promesses non tenues, n'est qu'un irresponsable à la finale, d'autant qu'il ne paiera pas directement les pots cassés...
Bref déresponsabilitser le citoyen, c'est en faire un électeur couillon facilement manipulable, après il ne reste plus qu'à acheter celui qui est à la tête de cette soi disant république...

Dans le pire des cas, d'un point de vue manipulateur, le droit de vote des femmes a peut-être aussi été instauré pour permettre plus de soumission à l'électorat, et plus de conservatisme. Probablement aussi pour donner une plus grand inertie au corps politique, de fait plus sensible aux caprices de la population ce dernier ne réagissant plus prestement.

Techniquement seul un état similaire à Israël peut justifier le vote des femmes étant donné qu'elles font leur service militaire comme les hommes.

Personnellement je trouve cela aussi grave que d'envoyer des mômes à la guerre...


Edgar a écrit

Citation :
Nada, je vais m'avancer sur une pente savonneuse, mais il me semble (d'après ma courte expérience de la vie) que les femmes peuvent vivre à peu près sereinement sans homme alors que les hommes ne peuvent pas se passer des femmes. La sexualité est sans doute pour beaucoup là dedans. Là, je parle en terme de stabilité psychologique.

Je ne suis pas complètement d'accord, il me semble pas que les moines soient plus malheureux que les nonnes.

Je pense plutôt que le féminisme est une phase qui tend vers l'assexuel plutôt que la domination de la femme sur l'homme. Les femmes étant plus soumises et plus maléables, elles s'adaptent mieux à cette société et plus rapidement. (note : elles ont des avantages, se faire engrossées et toucher la pension, mais elles ont besoin d'un homme pour ce faire)
J'ajoute que niveler les sexes permet de mettre les homos au même niveau que les hétéros.
Il est certain qu'il y aura toujours des communautaristes pour soutenir ce phénomène.

Sinon pour la technique et ses effets, je suis totalement d'accord.
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Ven 9 Mai 2008 - 21:06

Ce fil se débobine n'importe comment ! Clarifions 2 choses.

D'abord humainement.

Il n'y a rien de plus terrible que le ne-pas-se-comprendre. J'estime que si l'on veut avancer dans un débat un tant soit peu sérieux, cela exige qu'il se déroule dans une certaine sérénité : il convient d'avoir au moins de l'égard les uns avec autres, et je dirai même plus, une sympathie préalable pour échanger, ce qui n'enlève bien évidemment en rien à la finale à sa liberté critique.

Or que lis-je ? Un discrédit semi-ironique (les mauvaises langues diront par solidarité masculine) d'une intervenante parce qu'il se trouve qu'elle appartient au sexe dit faible, autrement dit un déni du dialogue avec toutes les passes de circonstances (on prend au mot, on botte en touche l'argumentation, on use de piques).

Messieurs, vous trollez sans le savoir comme M. Jourdain fait de la prose, et cela est plus révélateur de vos réflexes de vieux garçons - à quoi bon le cacher ? - que d'intérêt pour l'enjeu de la question. L'identité masculine en crise est un lieu commun courant dans notre époque où le déferlement d'informations sur la sexualité manque souvent un aspect essentiel de toute vie relationnelle, à savoir que la révélation de l'autre sexe est corrélativement imagination d'une différence (Jung évoque à ce sujet l'animus et l'anima, archétypes complémentaires du masculin et du féminin situés dans les profondeurs de la psyché, que projettent aussi bien l'homme que la femme sur les êtres et particulièrement sur la personne aimée. Si ceux-ci exercent une influence trop grande au point de dominer le conscient, l'être manque au processus d'individuation en ne différenciant pas les contenus de son inconscient collectif et en restant "empêtré dans les mille liens qui le rattachent aux autres individus chez qui ils sont totalement inconscients", ce qui fausse méchamment au passage et notre connaissance de nous-mêmes et les relations que nous entretenons avec les autres).

Ensuite clarifions les données du problème.

Avant de brocarder les changements actuels comme crise des valeurs (même si pour moi l'humanité est en crise depuis qu'elle est humanité) jugée comme due à la "féminisation de la société", décomposons en éléments simples la question, à savoir le tandem notionnel masculin-féminin.

Il va de soi que masculin et féminin désignent l'appartenance des êtres humains à un sexe. Mais il ne va pas de soi de las valoriser ou déprécier pour cela. Pour démystifier nombre de propos, il serait bon d'analyser cette opposition, si tant est qu'il y en ait une.

La différenciation sexuelle est une donnée biologique caractérisant largement le vivant. Il est bien évident que les caractères sexuels primaires et secondaires impriment des différences aux corps mêmes des hommes et des femmes, leur faisant entretenir un rapport autre au monde. Mais le passage d'un constat d'alrérité à un jugement de valeur ne vaut pas : on ne peut conclure à la primauté d'un sexe sur l'autre, et comme le faisait remarquer malicieusement Gripari, ceux qui mettent leur morale dans leur culotte en mettent assez souvent très peu dans leurs actes...

Sans pour autant nier que l'appartenance à un sexe engage l'individu dans des symboliques différentes (l'influence socio-culturelle est aussi déterminante que la libido), il n'en reste pas moins l'altérité physiologique ne peut pas être une opposition statique qui sectionnerait l'humanité en deux catégories condamnées à être éternellement étanches l'une à l'autre. La sexuation fait de l'homme ou de la femme un autre mais pas nécessairement un autre mystérieux. Si un mystère demeure, c'est bien celui de pénétrer l'existence singulière de chacun, n'en déplaise aux séducteurs misogynes aimant à dire que si on ne connait jamais les femmes, à un moment on les connait assez pour les différencier (autrement dit pour les jauger comme proies potentielles). C'est ce mystère d'êtres sexués qui fait même qu'il peut y avoir réciprocité de l'altérité. L'homme est à la femme un semblable, une autre conscience, un être complémentaire.

Cette complémentarité, manifeste dans la reproduction sexuée, ne conduit pourtant pas à un discours normatif sur l'amour. Se dresser en juge ne sert à rien, il s'agit d'élucider en quoi il peut y avoir des rapports d'égalité dans la différence.

La suite plus tard, je n'ai pas fini mon quart... sailor
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MessageSujet: Consanguinité féminisation /néolibéralisme ?   Lun 26 Mai 2008 - 23:55

pensez-vous que l'économie de marché mondialisée et la féminisation des sociétés occidentales depuis 30 à 40 ans ( au sens où l'entendent par exemple Soral ou Jean Gabard dans "Le féminisme et ses dérives") aient un ancêtre idéologique commun ou qu'ils participent d'un même mouvement plus global ?
Merci de vos réponses et indications de lectures.
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Mar 27 Mai 2008 - 0:04

J'ai pas la réponse, bien entendu (vu que je ne crois pas à une féminisation de la société — voir mes quelques posts sur ce même fil), mais à ta façon de poser ta question, on sent bien que tu as déjà la tienne toute prête à sortir de ta besace...
Allez mon petit Corto, développe un peu.
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Mar 27 Mai 2008 - 11:45

Je vais dormir un coup (15 heures au moins), je réfléchis à tête reposée, je trie mes documents et j'envoie une réponse.
En attendant les autres peuvent déjà réfléchir à ce fait : les femmes ont toujours bossé (aux champs, à l'usine, etc.) dans les sociétés patriarcales. Longtemps le fait de ne pas travailler était pour ne femme le signe d'une appartenance à une élite qui pouvait se payer ce luxe.
Comment se fait-il donc qu'à partir des années 70 le travail de la femme ( essentiellement dans le tertiare) soit devenu pour toutes les femmes le signe de l'émancipation ?
Autrement dit, quels changements sociaux et économiques dans ces années-là ont favorisé l'arrivée en masse des femmes dans le monde du travail ?
Quid de la double journée ? Du nivellement des salaires par le bas ?
Je reviendrai après avoir rechargé mes batteries pour développer.
A plus
Corto
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JOHN
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MessageSujet: PROGRES ET DECADENCE   Mar 27 Mai 2008 - 22:18

Philon a écrit:
Comment se fait-il donc qu'à partir des années 70 le travail de la femme ( essentiellement dans le tertiare) soit devenu pour toutes les femmes le signe de l'émancipation ?
Autrement dit, quels changements sociaux et économiques dans ces années-là ont favorisé l'arrivée en masse des femmes dans le monde du travail ?

Ne serait-ce pas plutôt les « progrès » dans « la contraception » avec l’invention/innovation "médicale" (d’origine masculine) de la pilule ET sa « légalisation » massive la vraie cause ?...

Donc un progrès « changement » d’ordre « technique » (ou/et médical) plutôt que « social » ou socio-économique (ou même soi-disant « idéologique » de "luttes" pour « l’émancipation »/ « libération » des femmes...), à partir duquel ces derniers ont pu « se greffer » (voire se justifier) et sans lequel ils seraient restés inopérants n’auraient donc jamais pu voir le jour…

C’est ce qu’a démontré ainsi le philosophe Maxime Laguerre dans son essai Retour au réel, Essai pour se guérir des illusions du progrès, Préface d’Alain de Benoist (éd. Dualpha, 2003) **, dans « Avant propos », p. 19 :

** [réédité en 2005 dans une version légèrement remaniée (avec deux trois chapitres supplémentaires) sous le Titre LE PROGRÈS, UN ENGRENAGE FATAL, Préface d’Alain de Benoist.] ***
Citation :
Notre environnement, notre style de vie, nos mœurs, toutes choses liées, évoluent selon un mécanisme dans lequel les purs intellectuels n’ont aucune part. Quelques-uns approuvent certains changements [ou prétendues « libérations »]. Et comme ils les avaient souhaités, ils prétendent en être la cause. D’autres les condamnent, mais en vérité ni les uns ni les autres n’y peuvent rien. Ces changements se font en dehors d’eux [indépendamment de leurs idées/opinions/idéologies]. (…)

L’histoire de l’humanité, ce n’est pas celle de l’évolution des idées abstraite, mais celle des inventions très concrètes et de leurs conséquences multiples [dont la liberté des uns ou des autres, se bornent finalement à approuver ou à condamner].
+ au Chap. « L’animal, l’homme et son évolution », p. 67 :
Citation :
Si, par exemple, le vagabondage sexuel [et la "libéation sexuelle"] s’est développé, ce n’est pas à la suite d’idées nouvelles mais, entre autres, par suite de l’invention de la pilule abortive.

Supprimez tout moyen [technique/médical] de contraception, et les mœurs changeront à nouveau.

D’autres penseurs, prônant l’ordre moral, diront que c’est grâce à eux. La pensée [et l’opinion des uns ou des autres] suit l’évolution des mœurs soit pour la justifier, soit pour la combattre, mais elle ne la commande pas [= n’en est pas la véritable cause/origine].
+ au Chap. « L’évolution [du couple et] de la sexualité humaine », p. 101-102 :
Citation :
De même que les animaux ne vivent en couple que s’ils ont un projet à réaliser, il en a été longtemps ainsi chez les êtres humains. Les deux piliers de la vie : la réussite professionnelle et la fondation d’une famille, étaient un objectif commun [« traditionnel »]. (…)

[Mais] Comme, en plus, le progrès médical [avec les moyens de contraceptions artificiels] permet de s’adonner aux plaisirs sexuels sans être contraint d’en assumer la suite naturelle – qu’on ne pouvait éviter autrefois –, avoir plusieurs enfants est devenu un acte [ou un « choix »] volontaire.

Désormais, l’homme et la femme ne désirent plus vivre ensemble pour réaliser un projet qui les soude toute la vie, mais parce qu’ils trouvent de l’agrément. Le point de départ de cette vie à deux est souvent une relation sexuelle réussite, c’est-à-dire qu’elle a procuré du plaisir aux deux partenaires. (…)

On connaît notre théorie : l’évolution des mœurs n’a jamais pour [vraie] origine une évolution intellectuelle [ou une évolution des « mentalités »] (qui ne fait que la justifier ou la combattre) mais des innovations [techniques] concrètes [et dont ce sont les mentalités qui évoluent en fonction, au point de pouvoir s’en croire sottement illusoirement l’origine].

*** Ouvrage (et chapitres du livre) entièrement dispo ici en libre accès ici :
http://www.apophtegme.com/IDEES/LAGUERRE/lagindex.htm
ici l'"Avant-propos" de l'auteur (à avoir impérativement lu au moins une fois) et 3 premiers chapitres (pages 17 à 47) : http://www.apophtegme.com/IDEES/LAGUERRE/progres01.htm

EDIT : Notons aussi que plusieurs chapitres semblent avoir aussi été repris dans INNOVATION ET CROISSANCE, UN COUPLE INFERNAL, Préface d’Alain de Benoist (2007)


Dernière édition par JOHN le Ven 30 Mai 2008 - 21:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Mer 28 Mai 2008 - 1:58

me revoilà,

pour un premier jet.
Tout d'abord je suis d'accord avec John en cela que les changements se font d'abord du point de vue technique et que les idées suivent pour les légitimer. Contrairement aux apparences, une idée ne triomphe pas parce que c'est "la plus raisonnable" mais parce qu'elle sert les intérets de la classe dominante du moment et tombe sur une situation économique et technique propice.
(John, sur ce forum, je ne m'apelle pas Philon mais Corto)

Ma question concernait les changements techniques et économiques qui ont amené l'explosion idéologqiue de mai 68.
Période d'abondance économique, jeunesse d'une génération baby boomer en rupture avec les valeurs de la génération précédente, invention de la pilule, loi Veil, développement du secteur tertiaire rendant caduque l'idée de la supériorité de l'homme en raison de sa force : ce sont d'abord ces évolution qui ont permis l'avènement du féminisme.

Dany-Robert Dufour analyse dans "Le Divin Marché" la façon dont les égoismes individuels contribuent aux richesses collectives dans les sociétés occidentales selon la formule de Bernard de Mandeville en 1704 : "les vices privés font la fortune publique". Il voit dans le Marché une nouvelle religion qui semble régner désormais. Le marché a besoin des pulsions des individus et non de leur maitrise car elles servent au fond ses intérets.
Le néolibéralisme et l'économie mondialisée voient leur avènement au moment où un mouvement social et culturel rejette l'autorité paternelle et nous enjoint de "jouir sans entraves".

Cette suspicion vis-à-vis de l'autorité et de la fonction paternelle rend problématique l'intégration de la différence:

(Citation) "L'autre ? Mais quel autre ? Nous vivons aujourd'hui dans l'univers du même.(...)
Nous évoluons désormais dans un gigantesque espace intermédiaire qui a aplati les différences entre les divers lieux et les multiples fonctions."

Pour Dany-Robert Dufour, la différence sexuelle et la différence générationnelle sont les différences fondamentales instaurées par les interdits.
La ressemblance des sexes observée actuellement s'inscrit dans un processus plus vaste où dérégulation, suspicion vis-à-vis de l'autorité et aplanissement des différences sont liés.

(Citation) " Donc deux diférences : la sexuelle et la générationnelle. Ce sont très précisément ces deux différences qui ont été organisées par Freud dans le montage oedipien. Le fameux complexe d'Oedipe n'est en effet rien d'autre que l'articulation dans la même structure de la différence sexuelle ( homme/femme) et de la différence générationnelle (parents/enfants) (...)
il y a impossibilité de correspondance des relations d'alliance (entre les sexes) et des relations de filiations (entre les généraions). Ls sociétés humaines, à la différence des sociétés animales, obeisssent (inconsciemment) à cet interdit. Il est au principe de la culture par rapport à la nature".

Autrement dit l'être humain n'accède à son humanité que grâce à l'Autre, qui était là avant lui, qui énonce l'interdit et l'institue comme être humain parlant (inter-dire). Il subit donc une soustraction de jouissance qui est mise au compte du collectif et sans laquelle ce collectif ne tient plus. Eduquer, dit le pédiatre Aldo Naouri, c'est frustrer.

Qu' arrive-t-il maintenat si l'on fait sauter les interdits et si l'on affaiblit la fonction paternelle ? le Marché ne pourra qu'en profiter : laissez faire, ça se régulera bien tout seul.
A partir de mai 68 l'idée d'un spontanéisme de la nature humaine est venue s'opposer dans l' éductaion à celle d'autorité. Parallèlement, les femmes arrivaient sur le marché du travail et investissaient les secteurs éducatifs. La pilule, l'avortement, leur permirent de décider des naissances; les lois sur le divorce se modifièrent pour le facilier. Les trois quarts des divorces sont à la demande des femmes qui gardent les enfants en grande majorité. Tous ces changements ont largement contribué à éroder le lien social et les institutions.
La flexibilité de l'emploi correspond à la flexibilisation de la vie privée.
Le marché a tout à y gagner :

premièrement parce que l' érosion de l'institution familiale qui inculquait traditionnellement d'autres valeurs que celles de la rentabilité et de la satisfaction immédiate des besoin met à sa disposition de nouveaux clients.

Deuxièmement parce que la séparabilité des couples (pour reprendre le terme que madame Parisot utilise pour l' entreprise) augmente la consommation de l' équipement ménager et automobile ainsi que celles des médicaments et des psychothérapies, sans parler du marché du manuel psy.

Troisièmement parce que les enfants qui grandiissent symboliquement sans père seront moins structurés et plus réceptifs aux sirènes de la consommation.

Quatrièmement parce que la présence des femmes au travail permet d'ajuster les salaires par le bas : le salaire du père ne suffit plus à faire vivre la famille.

Cinquièmement parce que le salaire de la femme fait d'elle une consommatrice de fringues, liposucions, manicures, liftings et cosmétiques ( et ce d'autant que le taux de chômage actuel permet aux employeur une sélection par le physique)

Mon propos n'est pas de jeter la pierre aux femmes ni de pister une sorte de complot capitaliste mais de montrer les rapports entre ce qui a pu passer pour une "émancipation" de la tutelle masculine et la logique marchande.

Excusez-moi : j'avais appuyé par inadvertance sur "envoyer". Je me permets de reposter ce message fini et corrigé. Merci de m'avoir lue.
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JOHN
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Dim 1 Juin 2008 - 17:00

Corto a écrit:
A partir de mai 68 l'idée d'un spontanéisme de la nature humaine est venue s'opposer dans l'éducation à celle d'autorité. ** Parallèlement, les femmes arrivaient sur le marché du travail et investissaient les secteurs éducatifs. La pilule, l'avortement, leur permirent de décider des naissances ; les lois sur le divorce se modifièrent pour le faciliter. Les trois quarts des divorces sont à la demande des femmes qui gardent les enfants en grande majorité. Tous ces changements ont largement contribué à éroder le lien social et les institutions.
** En plus des autres citations de ce post "ABSENCE DU PERE" sur ce fil assez voisin :
http://kalayuga.frbb.net/res-publica-f18/avortement-30-ans-ca-suffit-t2186-40.htm#63536

En parfait complémentaire avec ce résumé de Corto, ainsi qu’en réponse partiale partielle à certaines remarques particulièrement ineptes fielleuses du « soviet suprem » ("remarques" qu’on ne rappellera pas ici, ce serait trop long), étant entrain de lire LE SEXE COMME APPÂT (éd. l’Age d’homme, 1980) de Giora Shoham (professeur de droit), il y a ce passage au paragraphe « Complémentarité, identité et différenciation sexuelle », p. 112 :
Citation :
L’un des problèmes prévalents est l’absence relative de modèle mâle d’identification dans les sociétés occidentales modernes. Cela conduit à ce que Parsans et Cohen ont appelé la "geignardise masculine" Protestation Masculine et que nous avons formulé, ailleurs, comme suit :

La socialisation des familles centrée sur la femme tend à ne procurer des modèles de rôles familiaux tout faits que pour les filles. Le mâle de la famille, le père, étant soit physiquement soit affectivement absent, la mère devient le modèle d’adulte affectivement signifiant pour les enfants des deux sexes.

Dès que le garçon atteint le stade du développement où il a besoin de modèles de rôles de son propre sexe pour l’identification, il doit chercher hors de la famille dans l’environnement et dans les mass media pour trouver des sources de modèles disponibles. De tels modèles tendront à être soit exagérés, soit pervertis ou non réalistes. De plus, un garçon à la période de latence ou à la préadolescence, intolérant à l’ambiguïté ou dans un état de diffusion de l’ego, tendra à adopter des modèles diamétralement opposés à ceux de ses types de socialisation féminisés.

+ le professeur de science politiques et de sociologie, et « psychanalyste junghien » Claudio Risé (très connu en Italie pour ses ouvrages « polémiques » sur la féminisation massive des sociétés occidentales par la destruction du rôle traditionnel du père) dans Le Père absent (2005), au chapitre 3 « L’OCCIDENT S’ÉLOIGNE DU PÈRE », vers la fin du paragraphe « GUERRES MONDIALES ET FABRICATION DE L’INDIVIDU », p. 55 :
Citation :
Comme le fils sans père, le nouveau père, qui n’est pas requis pour assumer sa fonction traditionnelle de lien entre l’individu jeune et la société, se [re]trouve (à un niveau profond) dans une situation de grave privation d’identité.

En effet, il ne peut plus enseigner cet amour de soi qui s’exprime avant tout dans la responsabilité et le soin des autres, à laquelle son psychisme le prédispose. On lui demande d’enseigner l’égoïsme, le calcul et l’intérêt : mais ceci est profondément contraire à la mission paternelle, intrinsèquement communautaire (et reflet d’une vision transcendante).

S’il ne s’adapte pas à cette ligne de fuite imposée par l’Etat Providence qui lui a volé sa place, le père est privé d’identité, vit une situation dépressive, tend à régresser à des niveaux affectifs, imaginatifs et comportementaux de type infantile.

Le père que l’on empêche de devenir père (et qui est lui-même un fils à maman) tend lui aussi à rester un éternel adolescent, en quête perpétuelle de réconforts narcissiques, et à qui il manque les ressources psychologiques d’un homme et d’un père. (1)
+ au chapitre 4 « INDUSTRIE DU DIVORCE ET LUTTE CONTE LE PÈRE »,
au paragraphe « LE PÈRE TAILLÉ EN PIÈCES », p. 64 :
Citation :
Selon le Royal College of Psychiatry britannique, après 1970, le suicide a augmenté chez les hommes de 72 %, alors que celui des femmes est resté constant. [Or] C’est justement en 1970 que l’orientation anti-paternelle devient dominante, avec la montée du féminisme dont l’influence a été pour une bonne part absorbé par la magistrature et les autres professions actives dans l’industrie du divorce, comme les psychologues et les assistantes sociales.

Certes, la décision de confier la garde des enfants [quasi-systématiquement] à leur mère [ayant demandé le divorce dans les ¾ des cas] ne fut pas le seul facteur de la hausse vertigineuse des suicides masculins.

D’une façon générale, l’homme se sent affaibli dans la société [actuelle] : une pluralité de signes de disgrâces ont fragilisé sa position dans le monde. Le temps de travail des hommes, qui a augmenté de 20% depuis 1929, est en hausse continuelle. Et c’est sur leurs épaules que [continue de] pèse[r] le poids de la maison payées à crédit, l’entretien de la voiture et le prix des vacances.

La condition masculine se dégrade rapidement : en Europe, les diplômes hommes pèsent un tiers en moins des diplômées femmes. Indicateur significatif du niveau de disgrâce sociale où sont tombés les hommes adultes dans la majeure partie des pays occidentaux : il n’est prévu aucun programme de dépistage des cancers de la prostate, alors qu’il tue six fois plus que les tumeurs communes [du sein compris] chez la femme.

Cet homme [de plus en plus] sans protection [sociale], maladroit, peu sûr de lui dans son travail, inquiet de ne pouvoir offrir le niveau de vie espéré à sa famille, en est souvent expulsé dès l’entrée en scène de l’industrie du divorce.

Les médias (sur lesquels l’industrie du divorce exerce une énorme influence à travers le pouvoir politique et judiciaire), ont jusqu’ici tenu sous silence une information qui permet de saisir le désarroi de la famille occidentale : c’est le plus souvent la femme [dans les ¾ du temps] qui ouvre la porte du foyer pour en chasser le père.

(1) Sur les autres conséquences de la féminisation disparition du père, voir aussi, du même auteur, ces deux trois autres citations données sur ce fil parallèle :
http://www.forumsoral.com/forums/viewtopic.php?f=3&t=203&p=1900#p1900
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Ven 27 Juin 2008 - 22:20

Pour info, dans l’excellente dernière émission (de mardi 24 juin dernier) du « Libre Journal de Jean-Marie Le Méné » sur Radio Courtoisie, (présentation des invitées sur ce lien) :
http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-20720007.html

La première partie (d’une heure trente) était consacrée au « nouveau féminisme » : nouvelle "école" qui aborde une nouvelle approche que le féminisme "traditionnel", car se démarquant de ce dernier, par rapport à une forte critique et dénonciation des dérives, voire manipulations dialectiques/sémantiques, ainsi que des absurdités "ambiguités"/impasses biologiques/biologico-sociales, des conséquences sociales des diverses théories (et diverses lois "votées" sous l’influence) du « (lobby du) féminisme radicale »…

L'émission est dispo ici en téléchargement : mediafire.com ?lyiynjbumi1 **

** Source : la partie des émissions enregistrées sur le forum courtois.


BONUS : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-20729895.html
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Sam 15 Aoû 2009 - 19:56

Citation :
On raconte que toutes les femmes SCYTHES conspirèrent un jour contre les hommes et gardèrent si bien le secret qu’elles exécutèrent leur dessein sans être soupçonnées. Elles surprirent les hommes en train de boire ou de dormir, les enchaînèrent tous solidement et, ayant convoqué un conseil solennel de toutes les femmes, elles débattirent pour savoir quel expédient utiliser pour tirer parti de l’avantage présent et empêcher leur rechute dans l’esclavage. Tuer les hommes n’était pas du goût de la plupart des femmes de l’assemblée malgré les torts subis dans le passé et elles furent contentes de se faire un grand mérite de leur clémence. Elles s’accordèrent donc pour crever les yeux de tous les hommes et renoncer ainsi, dans l’avenir, à la vanité qu’elles pourraient tirer de leur beauté pour asseoir leur autorité. Nous ne devons plus prétendre nous parer et nous exhiber, dirent-elles, mais nous serons ainsi affranchis de l’esclavage. Nous n’entendrons plus de tendres soupirs mais, en retour, nous n’entendrons plus d’ordres impérieux. L’amour doit nous quitter pour toujours mais il emportera avec lui l’assujettissement.

On ne peut avoir une description plus précise de ce qu'est le féminisme... Laughing

http://pagesperso-orange.fr/philotra/essai_amour_mariage.htm

Il est quand même fort ce Hume ! sado
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Ven 2 Oct 2009 - 13:25

vedek raspoutine a écrit:
je pense que la postion de soral tient compte que du féminisme contemporain genre "chiennes de garde" qui veut féminiser effectivement la société (pour être plus précis la "cruchiser") et il ne comprend pas que le féminisme traditionel (george sand et de beauvoir) vont dans son sens

pour m'expliquer, le féminisme traditionel voulait que les femmes se comportent en tout points comme les hommes (fumer, porter un pantalon, chose pas courante à l'époque pour une femme) certaines féministes d'ailleurs continuent sur cette lignée, et elles ne demandent qu'à être viriles comme les hommes
je ne soutient pas spécialement, mais je ne vois en quoi ce but est dangereux

par contre, depuis 30 ans un nouveau type de féminisme s'est développé, dont l'aboutissement est le puissant groupe de pression "chiennes de gardes", qui avouent très clairement vouloir non pas être comme les hommes, mais que les hommes soit comme les femmes, et sur ce point je suis d'accord avec le raisonnement de soral
là ou les féministes traditionelles luttaient contre le système, ces néoféministes font partie intégrante du système

que l'on m'explique maintenant les "sic"
L'idéal avant d'intervenir dans un topic est au moins d'en lire les contributions principales, et d'en tenir compte pour discuter ou poser à nouveau frais le problème. Dans un débat honnête les certitudes ne sont pas cumulatives mais dynamiques.

Mais soyons indulgent avec vedek dont le billet (appelé aussi post) reprend celui en fil de présentation (pour ne pas le lester), ce qui éclaire l'impératif peu amène :

Citation :
que l'on m'explique maintenant les "sic"
faisant allusion à ma citation de ce passage

Citation :
vedek a écrit:
ce qu'il dit sur la féminisation, il ne tient compte que du féminisme contemporain genre "chiennes de garde" qui veut féminiser effectivement la société [sic] (pour être plus précis la "cruchiser") et il ne comprend pas que le féminisme traditionel [re-sic] (george sand et de beauvoir) vont dans son sens
Sur ce sujet :


Well, well. Rapidos, pour les "sic" :
1) En quoi une association, faisant qui plus est surtout dans le battage médiatique, est-elle à même d'opérer un changement social ? Êtes-vous aussi idéaliste que ces bourgeoises SDF (sans difficultés financière) déconnectées des réalités sociales pour l'affirmer ou bien serait-ce seulement votre ignorance flagrante de ces sujets ?
2) Pour ne pas trop sourire de votre distinguo féminisme traditionnel / contemporain, nous vous renvoyons au minimum syndical concernant l'historique et la polysémie du terme :
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme

Vous lisez le fil, vedek, et on en reparle ?

------------------------------------------------------------------

vedek raspoutine a écrit:
vous auriez pu aussi me filer les liens vers les huit types de féminismes qui existent, ce qui prouve déjà qu'il ne s'agit pas d'une association, mais de plusieurs associations
de plus, je ne pense pas qu'en 1914 les suffragettes faisaient du battage médiatique, c'est un anachronisme
vous confondez une fois de plus avec le féminisme contemporain radical auquel je m'oppose
en quoi une association peut créér un changement social ? ça s'apelle un loby, ou si vous preferez, un groupe de pression, je ne vais pas vous insulter en donnant la définition de ce terme
si vous êtes contre ce système, alors là je suis pret à savoir en quoi il est nocif
le lien que vous m'avez filé est intéressant, bien que j'ai lu l'article, et vous savez ce qu'on dit de wikipedia en tant que source, mais passons:
j'y lit que les féminisme dès le 19e siècle ont opéré des changement politiques, en 1848, ce qui confirme donc ce que je dit plus haut
c'est au cours de ce siècle que ce développait un féminisme militant anti-système (de l'époque)
si ce que je dis a déjà été dit sur ce fil, dites-moi ou, parce que je n'ai pas forcément le temps de lire tous les 6 pages
Je cède à vos lumières ce topic pour des joies simples et conciliantes :




Dernière édition par Active X le Lun 5 Oct 2009 - 7:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   Jeu 3 Nov 2011 - 13:56


to avoid : éviter
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MessageSujet: Re: Féminisme actuel   

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