LE FORUM DES ÉGARÉS




Post mortem nihil est
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La "révolution" néolibérale

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Sebsebforce
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 557
Age : 46
Date d'inscription : 07/12/2006

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 5:54

laurent666 a écrit:
KERGO a écrit:
Lutter contre le libéralisme implique t'il une révolution ou pensez vous que le réformisme suffira à éradiquer cette gangraine?
Pour ma part je n'ai pas encore de réponse, c'est pourquoi vos arguments m'intéressent.
J'avoue que ce vocabulaire meurtrier "éradiquer la gangraine" me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire .... Vous nous préparez un camp d'extermination et des régimes spéciaux pour les libéraux ? (j'en suis un)
Laurent666, tu es un quoi ? libéral ? Ca m'éclate ceux qui se disent libres et adorent dans le même temps se glisser dans le costume des autres.

Sinon la lutte, comme son nom l'indique est un combat permanent. Demandez à Soral, il doit s'y connaître un peu... On ne peut pas repartir de zéro. "Réformes, réformisme", c'est du bla bla pseudo intellocrate. Pas la peine de chercher des solutions toutes faites.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 12:22

L'important pour être heureux sans faire la révolution est de vivre éthiquement c'est à dire selon ta vision du monde. Moi, pour précipiter la chute du système économique (publicité, consomation par caprice et production non éthique et non écologique) j'essai de consommer le moins possible et j'oppose la société de consommation (con sommation) à Epicure, qui dit que l'idéal est de réduire nos désirs sensibles et passionels à: ne pas avoir froid, ne pas voir faim, ne pas avoir soif.

Avec une telle philosophie, Sarkozy n'arrivera jamais à aller chercher son point de croissance avec ses dents Smile

Donc si tu consommes pas, si tu continues à essayer de penser par toi même en lisant et en discutant, si tu votes fn (le seul parti qui peut être élu en probablité je crois) et si tu changes le maximum de gens à des idées telles que les tiennes, ça pourra participer à la chute du système.

--------------------------------------------------------

Jul le Marteau a écrit:
Jomaforum a écrit:
Epicure, qui dit que l'idéal est de réduire nos désirs sensibles et passionels à: ne pas avoir froid, ne pas voir faim, ne pas avoir soif.
Aussi appellé "Idéologie du smicard". Ptdr2
Smile C'est vrai qu'en pratique ça y ressemble, sauf que je suis pas smicard mais étudiant fils de la petite bourgeoise et que je pourrai vivre dans la consommation. La différence c'est que j'ai une source de bonheur qui ne coute rien : la connaissance, la création. Mais aussi la baise, la politique (c'est pourquoi je suis là).

Alors que le smicard de base se rabat sur la consomation comme un enfant boulimique: il n'a rien d'entre pour le contenter, il est logique qu'il adopte le seul modèle qu'on lui propose médiatiquement.
Revenir en haut Aller en bas
nouvelle_lune
Tapette bobo du tertiaire
Tapette bobo du tertiaire


Féminin
Nombre de messages : 41
Localisation : Haute-Savoie et E&R
Date d'inscription : 05/10/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 12:35

D'abord, savoir exactement de quoi on parle. Quel libéralisme ?

Cette précision est fondamentale.

Si le libéralisme c'est de pouvoir créer son entreprise sans se faire assommer par les taxes et sans se faire noyer par les contraintes administratives, alors vive le libéralisme !
Si le libéralisme c'est pouvoir imaginer une autre école que celle de l'Education nationale, alors vive le libéralisme !
Si le libéralisme c'est de pouvoir construire sa maison sans être contraint et empêché par toutes sortes de normes (je ne parle pas de la sécurité) et taxé selon des calculs aberrants, alors vive le libéralisme !
Si le libéralisme c'est de pouvoir embaucher quelqu'un lorsqu'on en a besoin et ne plus l'employer s'il on n'a plus de travail pour lui sans passer pour un patron-voyou, alors vive le libéralisme !
Si le libéralisme c'est de pouvoir travailler jusqu'à l'âge que l'on veut sans être considéré comme un "voleur de travail aux jeunes", alors vive le libéralisme !

Mais si le libéralisme devient le règne de la loi du plus fort, alors non à ce libéralisme-là !
Si le libéralisme devient du néo-esclavagisme par l'immigration de masse et les délocalisations dans les pays à bas coût de main d'oeuvre sans protection sociale, alors non à ce libéralisme-là !
Si le libéralisme consacre la suprématie du capital sur le travail, alors non à ce libéralisme-là !
Si le libéralisme devient une forme d'anarchie où chacun fait ce qui lui convient sans respect pour les autres, alors non à ce libéralisme-là !
Si le libéralisme est la porte ouverte au communautarisme sous couvert de liberté à défendre sa culture, ses traditions et ses propres lois, alors non à ce libéralisme-là !
Si le libéralisme c'est que le système ne finisse par tourner que grâce à la publicité, alors non à ce libéralisme-là !

Bref, pour moi, ni étatisme étouffant, ni ultra-libéralisme écrasant !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kiki
Adepte de la cabale
Adepte de la cabale
avatar

Masculin
Nombre de messages : 358
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 13:37

KERGO a écrit:
Lutter contre le libéralisme ....
affraid Parce que tu veux lutter contre le libéralisme, toi ??? Cavalier
T'as raison soyons tous des employés de l'Etat ... Fete

Ce n 'est pas contre l'ultra-libéralisme que tu voudrais lutter, par hasard ?

-------------------------------------------------

Sebsebforce a écrit:
Sinon à la lutte, comme son nom l'indique est un combat permanent. Demandez à Soral, il doit s'y connaître un peu...

Pourquoi ??? Alain Soral a été commerçant, entrepreneur, artisant ??? Ruse

-------------------------------------------------

Lepante a écrit:
Le libéralisme risque de mourir de sa belle mort du fait de ses contradictions. Il a bien failli mourir dans les années trente et si il a retrouvé une nouvelle jeunesse c'est que l'impérialisme yankee a décidé d'en revêtir les oripeaux à l'occasion de la victoire sur le nazisme et les fascismes.
Il est évident que le libéralisme a son sort lié à Washington et à l'impérialisme de la ploutocratie états-unienne.

La lutte contre le libéralisme sous toutes ses formes passe par la lutte contre tous les kollabos pro-yankee en Europe. Notons que les dits kollabos (de gauche ou de droiche) à Bruxelles mènent une politique furieusement libérale qui va à l'encontre des intérêts des nations européennes. Tout se tient
N'empêche que tu es en train de parler de l' ULTRA-LIBERALISME et non du libéralisme.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
jomaforum a écrit:
Tu sembles percevoir une nette différence. De ce que j'ai entendu, les gauchistes disent toujours ultra libéralisme pour parler du système économique mondiale, et comme je n'ai pas confiance en la rationnalité des gauchistes je considère avec suspect ce concept.

Peux tu m'expliquer la différence entre ces deux mots?

l'ultra-libéralisme est le fait de tout laisser au grand capital, souvent apatride: celui du fric pour le fric. Or, le libéralisme, lui, est de parler des petites et moyennes entreprises. Voire de grandes dans le cas industriel, mais cela en prenant en compte qu'elles ne délocaliseront pas.

Maintenant, il est tout à fait vrai que la gauche, et l'ultra-gauche, en sont revenues à des positions plus modérées concernant les PMI/PME/TPE/TPI. Peut-être se sont-elles enfin rendues compte que sans donner la liberté aux entreprises ou petites entreprises, aussi petites soient-elles, l'état ne pourrait de toute façon pas s'occuper de tout. Laughing Laughing Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Intellocrate
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 202
Date d'inscription : 20/01/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 15:06

Jul le Marteau a écrit:
jomaforum a écrit:
:) C'est vrai qu'en pratique ça y ressemble, sauf que je suis pas smicard mais étudiant fils de la petite bourgeoise et que je pourrai vivre dans la consommation. La différence c'est que j'ai une source de bonheur qui ne coute rien : la connaissance, la création. Mais aussi la baise, la politique (c'est pourquoi je suis là).

Alors que le smicard de base se rabat sur la consomation comme un enfant boulimique : il n'a rien d'entre pour le contenter, il est logique qu'il adopte le seul modèle qu'on lui propose médiatiquement.
On s'est mal compris j'ai l'impression.

Réduire ses désirs à ne plus avoir faim, froid et soif, c'est ce à quoi sont contraints la plupart des smicards, ne pouvant que difficilement faire plus que ça.

Pour la baise qui ne coûte rien, j'ai des doutes, mais c'est un autre débat.
Ce qui est intéressant dans l'hédonisme épicurien, c'est qu'il est un idéal de sobriété, et non de fuite éperdue dans toutes les débauches de la consommation. Autrement dit, la pauvreté est supportable - voire conseillée - à condition de ne pas être dans le besoin. Le principal défaut de notre société, c'est qu'elle réduit les pauvres à la misère !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 15:48

Citation :
Le principal défaut de notre société, c'est qu'elle réduit les pauvres à la misère!

Je ne pense pas que l'on puisse dire cela, si l'on parle du domaine matériel: la plupart des "pauvres" de France feraient figure de bourgeois à Calcutta.

En revanche, c'est très vrai sur le plan humain, parce que, en France, si l'on n'a que peu d'argent, on a le sentiment de ne pas exister sur le plan humain, alors que je n'ai rien vu de tel en Inde: c'est vrai que les pauvres, là-bas, sont vraiment pauvres, mais ils existent. Et en Inde, on ne respecte pas quelqu'un pour sa richesse: il y a des riches, oui, mais ils ne sont pas respectés comme tels, et les pauvres ne sont pas méprisés parce qu'ils sont pauvres. C'est un peu normal, dans un pays où les hommes les plus respectés sont les ascètes, dont la plupart, les Sadhus sont justement des mendiants errants.

Ce qui fait toute la différence, ce n'est pas une différence qui concerne les inégalités comme telles, mais le regard qui est porté sur les inégalités matérielles.

Ce que suppose le libéralisme occidental, c'est que les plaisirs matériels sont la seule chose désirable pour un être humain: Diogène serait considéré comme un malheureux SDF, alors qu'Alexandre Le Grand s'inclinait devant lui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 16:29

C'est bien Lufti tu fais le travail d'explicitation que je devrai faire. Tout à fait d'accord c'est ce que je veux dire.

Mais moi ça me paraissait évident, la preuve que non donc il faut que je fasse plus d'explicitation à l'avenir.
Revenir en haut Aller en bas
Intellocrate
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 202
Date d'inscription : 20/01/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 18:00

Lutfi a écrit:
Ce que suppose le libéralisme occidental, c'est que les plaisirs matériels sont la seule chose désirable pour un être humain : Diogène serait considéré comme un malheureux SDF, alors qu'Alexandre Le Grand s'inclinait devant lui.
Oui, c'est cela.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ajax a écrit:
deux mots :

COMMON

DECENCY
Jean-Claude Michéa sera samedi prochain l'invité d'Alain Finkielkraut à son émission repliques de France Culture, qui aura précisément pour thème la civilisation libérale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Dim 4 Nov 2007 - 18:57

Intellocrate:

Citation :




Lutfi a écrit:



Ce que suppose le libéralisme occidental, c'est que les plaisirs matériels sont la seule chose désirable pour un être humain: Diogène serait considéré comme un malheureux SDF, alors qu'Alexandre Le Grand s'inclinait devant lui.

Oui, c'est cela.

Je crois que l'essentiel est là, sinon, on entre dans la dialectique des libéraux qui se mettent immédiatement à comparer leur système avec je ne sais quelle dictature, ou à des régimes qui ont échoué sur le plan économique.

Or le problème n'est pas là, le problème est que le régime dont ils font l'éloge est la négation achevée de tout ce que l'humanité a toujours considéré comme noble, et c'est la négation achevée de toute spiritualité.

Citation :
Le tentateur s'approcha et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Jésus répondit: il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Matthieu 4 - 3_4

Or une société qui est fondée uniquement sur le désir, ou plutôt sur les seuls désirs que l'argent peut satisfaire pourrait être exactement nommée "société du tentateur" ou "société de la tentation".
Cela est vrai du capitalisme en tant que son moteur est l'appât du gain, et c'est encore plus vrai de la société de consommation, en tant que son moteur est la réunion de tous les désirs les plus désordonnés et les plus aberrants.

Dans une telle société, un Diogène n'est plus rien, en effet, et ce sont tous les sages qui ne sont plus rien.

Et c'est vrai que cette société peut se vanter d'avoir réalisé les souhaits du tentateur en transformant les pierres en pain, c'est à dire en résolvant le problème de la famine. Le prix c'est un vide spirituel et humain qui est un véritable abîme.

Et où l'on entend dire qu'un pauvre qui se prive d'un repas pour s'acheter un livre de métaphysique, et qui fait des enfants n'a pas le sens des priorités.
Revenir en haut Aller en bas
Pertinax
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 248
Localisation : Oulan-Bator
Date d'inscription : 11/05/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mar 6 Nov 2007 - 8:40

Je viens de terminer la lecture de L'Empire du moindre mal de Jean-Claude Michéa (Climats, 2007). Grandiose et … inquiétant.

Je ne peux pas m’empêcher de reproduire un extrait (p.37) :

« (…) Quant à ce que ces particules [élémentaires] estiment être leur devoir ou leur bonheur, c’est là une considération qui n’entre plus, à présent, dans le champ de la philosophie politique. En ce sens, et pour parodier ce qu’écrivait Heidegger à propos de la science, on peut juste dire que, pour les libéraux, l’Etat le plus juste – celui qui, sur tous les plans, nous en demande le moins -, c’est l’Etat qui ne pense pas. Un Etat sans idées – ou, comme disent les libéraux, sans idéologie – et qui par une sorte de platonisme renversé, mettrait son point d’honneur philosophique à ne jamais s’interroger sur ce qu’est la meilleure façon de conduire sa vie ou d’employer sa liberté "naturelle". A la limite, cet Etat sans idées ni valeurs (qui s’interdit de juger, par conséquent, de toutes les questions autres que techniques) ne doit même plus se comprendre comme un "gouvernement des hommes". Il constitue, pour reprendre la célèbre distinction de Saint-Simon, une pure "administration des choses", exigeant bien moins des convictions politiques véritables qu’une simple compétence d’"expert" ou de gestionnaire avisé. De ce point de vue, personne n’a, sans doute, mieux formulé cet idéal de neutralité axiologique absolue, qui est au cœur de tout projet libéral, que Emmanuel Kant, lorsqu’il note, dans son "Projet de paix perpétuelle", que dans l’hypothèse d’un travail législatif parfait, la seule mécanique du Droit suffirait à assurer la coexistence pacifique même d’un peuple de démons. »

Dans mon analyse "marxiste" de Lovecraft sur "Christianisme vs Paganisme/Mondo" [fil dont le titre aurait dû être "Judéo-Paganisme vs Pagano-Christianisme"], j’évoquais l’horreur libérale à travers l’image des humains qui en viennent à se dévorer les uns les autres [25/9/07, 18h58]. Cela me paraissait évidemment un pur fantasme. Quelle n’est pas ma surprise, en découvrant en note de la page 99 du Michéa, la remarque suivante : « En Allemagne, les défenseurs du libéralisme en sont déjà à discuter du droit d’avoir des rapports cannibales entre adultes consentants (affaire Bernd Jürgen Brandes, printemps 2001). »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mar 6 Nov 2007 - 9:26


Pertinax a écrit:
Etant en train de lire « Le Capitalisme de la séduction » de Michel Clouscard, écrit en 1981, je me demande si le même type d’analyse existe aujourd’hui sur l’informatique en général et internet en particulier. On aimerait un chapitre supplémentaire correspondant au sixième niveau initiatique (et dans le vocabulaire guénonien, il faudrait parler de contre-initiation) à la civilisation capitaliste.

Pourquoi parles-tu de "sixième niveau initiatique" (en précisant à juste titre qu'il s'agirait plutôt de niveau contre-initiatique). Guénon a effectivement annoncé, à propos de la phase de dissolution quelque chose qui relève de la réalisation à rebours. On pourrait dire que Lovecraft l'a pressenti, et que la psychanalyse en est une préparation. On peut constater que la fermeture au domaine spirituel a été évoquée en une formule : le désenchantement du monde. Et la phase suivante pourrait être présentée par le titre d'un livre de Boris Cyrulnik: L'ensorcellement du monde.

Ce n'est pas un hasard si cette formule vient du milieu de la psychologie et de la psychiatrie, et dans le cadre des théories sur la "résilience". Evidemment, les théories de la "résilience" partent d'une excellente intention : aider les victimes de traumatisme à s'en sortir, ce qui est parfaitement louable. Le problème que certains ont déjà souligné, c'est que l'idée de "s'en sortir" est envisagé en mode purement libéral.

Dans un magazine qui présentait Boris Cyrulnik, on décrivait son traumatisme, la perte de ses parents pendant la guerre. Ensuite, le commentaire de la journaliste: "il aurait pu devenir jardinier, il est devenu neuro-psychiatre". Donc, pas de résilience pour les jardiniers : la seule manière de s'en sortir, c'est la réussite sociale, un métier prestigieux et qui rapporte. Mais l'image de l'ensorcellement évoque autre chose que la réussite sociale, elle évoque directement une réalisation à rebours.
Revenir en haut Aller en bas
laurent666
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Masculin
Nombre de messages : 952
Localisation : nissa
Date d'inscription : 15/10/2006

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mar 6 Nov 2007 - 17:22

KERGO a écrit:
Pour être plus précis j'aurais dû parler de capitalisme outrancier... Je ne sais si je se suis dans le vrai, mais pour moi le libéralisme c'est favoriser l'actionnaire par rapport au salarié, c'est une société où le profit fait loi au détriment du service public, c'est le pouvoir donné aux petits porteurs qui 'nont pas honte de venir pleurnicher dans les médias parcequ'ils se sont fait tondre à la bourse et oser venir réclamer l'aide de l'état, c'est à dire nous pauvres prolos, pour les remettre à flot alors que pour obtenir des dividendes ces tristes égoïstes hydrocéphales ont participé directement au dumping social et à l'appauvrissement du travailleur Français.

Citation :
Je ne sais si je se suis dans le vrai, mais pour moi le libéralisme c'est favoriser l'actionnaire par rapport au salarié, c'est une société où le profit fait loi au détriment du service public, etc.

Et non. Le libéralisme, ça n'est pas ça.

Wikipédia est un minimum pour commencer.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_lib%C3%A9ralisme_%C3%A9conomique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme_%C3%A9conomique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme_politique
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kiki
Adepte de la cabale
Adepte de la cabale
avatar

Masculin
Nombre de messages : 358
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mar 6 Nov 2007 - 19:30

KERGO a écrit:

Je ne sais si je se suis dans le vrai, mais pour moi le libéralisme c'est favoriser l'actionnaire par rapport au salarié, c'est une société où le profit fait loi au détriment du service public, etc.

Et cela du simple fait que le service public n'entre pas directement en considération dans les échanges commerciaux internationaux...

Mais que se passera-t'il lors leurs prix seront trop élevés par aux revenus de leurs utilisateurs ???

Ben les gens finiront pas ne plus y avoir droit. Tiens, un peu comme ceux qui travaillent, mais qui ne peuvent pourtant pas se payer de logements.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pertinax
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 248
Localisation : Oulan-Bator
Date d'inscription : 11/05/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mer 21 Nov 2007 - 0:13


Ultime message (le 300ème) avant longtemps.

« Elle pénétra dans San Narciso un dimanche, elle conduisait une Impala de location. Il ne se passait rien. Elle dominait une colline, elle dut cligner les yeux à cause du soleil. Devant elle se déroulait une vaste étendue de maisons qui avaient toutes poussé en même temps comme une moisson, sur la terre d’un marron terne. Cela lui rappela la première fois qu’elle avait ouvert un poste à transistors pour changer les piles, et qu’elle avait vu un circuit imprimé. Tout cet ensemble de maisons et de rues, vus sous cet angle, surgissait avec un clarté stupéfiante, comme les circuits sur la plaque. Elle savait encore moins de choses sur la radio que sur les indigènes de la Californie du Sud, mais elle comprit tout de suite que ces deux séries de lignes enchevêtrées devaient avoir un sens caché, comme les hiéroglyphes. Il lui avait semblé que le nombre de choses que les circuits imprimés auraient pu lui dire (si elle avait cherché un peu) était sans limites ; c’est ainsi qu’au moment où elle pénétrait dans San Narciso, elle eut le sentiment d’une révélation qui tremblait au seuil de la conscience claire. La brume envahissait l’horizon, la réverbération du soleil sur le sol beige brûlait les yeux ; avec sa Chevrolet, elle semblait garée juste au milieu d’une extase religieuse. Comme si des paroles étaient prononcées, sur une autre fréquence, ou au centre d’un tourbillon trop lent pour que sa peau brûlante pût en sentir le souffle.»

Le complot indéchiffrable allégorise la totalité ; Les boucles d’interprétations sont devenues si complexes qu’elles soulagent le forumien de toute responsabilité narrative ; n’est-il pas irresponsable (à la différence de l’administrateur du site) ? Le forumien se voit donc contraint d’assister passivement à la manipulation généralisée (le trollage) ou à devenir acteur de cette manipulation. Mais qui manipule qui ? Le complot se trouve assimilé au media lui-même. Les idées et les thèmes traités sur le forum sont en quelque sorte aspirés par la représentation qu’en donne le support informatique. Le fil compresse et déréalise les posts, les mêmes questions déjà traitées revenant comme si rien n’avait été dit, parce que rien n’est dit qui ne le soit dans l’instant du post. On assiste à l’effondrement de toute différenciation entre les messages. Comme le dit Simplicius, il y a un moment – avec les citations des citations incrustées – où l’on ne sait plus qui est qui et qui dit quoi. Cela n’a d’ailleurs aucune importance. Seul compte l’accélération du thread, le postage compulsif, un échauffement de la machine, une performance. Les mots clés deviennent des objets médiatiques, les idées des déchets culturels, des surplus permettant de rapiécer un manteau d’arlequin, nouveau prêt-à-porter de la contestation.

Il y a des forumiens qui postent pour ne rien dire, mieux encore il y en a un (ou deux) qui postent pour dire qu’ils n’ont rien à dire. Ceux qui semblent l’emporter (pour autant qu’il y ait un enjeu « réel » des débats) sont les poids lourds, les acharnés qui, du matin au soir inondent le forum de leur prose plus ou moins digeste, et il y a ceux qui dégagent (volontairement ou involontairement). L’important est le dressage de l’utilisateur : il nous faut apprendre à consommer les signifiants « insoumis » et « subversif », après dématérialisation du combat politique. La machine s’en charge, tout seule … Complot sans objet, sans « maître du jeu ».

Insoumission « chimiquement pure », subversion « totale » du réel. Tout s’efface autour de moi. Et j’avoue : Pertinax n’existe pas (hors du forum). Et rien n’existe que le forum. Les rares membres d’ER qui m’ont rencontré n’ont parlé qu’à mon avatar … sans le savoir.

Mais comme concepteur du système cosmogonique matriciel « forum sur Alain Soral » - devenu machinal suite à un « drame cosmique » - je reste ex machina.

Déconnexion [Pertinax]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viscard
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 21/11/2006

MessageSujet: L'émeute face au néolibéralisme cynique...   Sam 24 Nov 2007 - 15:10

L'émeute face au néolibéralisme cynique...

http://fr.youtube.com/watch?v=o34Y3vRnBRw

Tout ça durera combien de temps ?…

Un seul paramètre majeur que la science économique, la rationalisation, la gouvernance se révèlent incapable d’intégrer : c’est l’émeute.

On ne peut pas décemment se laisser traiter comme ça, quand à côté, les riches se financent sur le dos des plus pauvres. Dernière Loi en date : les personnes âgées de + de 65 ans non imposables (ma grand-mère pour exemple gagne 548€ (3600 frs/mois)), devront payer pour l’Etat libéralisé, pompe à fric de richards, la redevance tété, soit 116€.

...Après les réformes de la santé, les franchises, les forfaits journaliers, les taxes sur l'essence, les produits frais, la hausse des loyers, le verrou à l'emprunt aux couches moyennes, les reversements de 600 millions d’euros du paquet fiscal (TEPA) pour 235 000 ménages les plus friqués (parmi eux les 13 000 ménages les plus fortunés un chèque de 45 000 euros), le trucage de Breton/EADS qu’a coûté 800 millions d'euros de plus values, les stocks option qui gonflent les burnes gratos de millions d’euros, l'augmentation de salaire de 200% de Sarko, la réforme secrète du régime des députés passée en catimini, après l'envoi de Rafale et Mirage en Irak sans l'assentiment de l'assemblée nationale, après les prestations pathétiques de Madame Zoé et son incompétence.

Encore un chiffre. Les revenus du patrimoine représentent plus de 10 % du revenu des foyers les plus privilégiés alors que les ménages le plus modestes n’épargnent pas, fautes de ressources suffisantes. Le nouveau capitalisme à la française, le revenu « déclaré » des 10% des foyers les plus riches s’est élevé de 32% entre 1998 et 2005, alors que celui des 90% restants n’augmentait que de 4,6%.

Le revenu médian, soit 1500 euros, n’évoluait que de 0,6%. Le revenu des véritables classes moyennes a, en fait, baissé, en raison d’une inflation de 2%.

Je crois qu’il y a une limite à tout. Le parasitisme, le cynisme décomplexé, constitutif de la bourgeoisie et de l’Etat libéral qui pompent peut à peu la société populaire, préfèrent définitivement mener le monde à l'inhumanité et au chaos plutôt que de renoncer à ses privilèges qui rappellent un vrai féodalisme de luxe. Bien sûr, la bourgeoisie libérale stigmatisera les privilèges des pauvres et des couches moyennes (inférieures et supérieures). La bourgeoisie, elle, ne reviendra pas sur ses avantages acquis. Un autre corporatisme qu’aucun média ne dénonce. Ca c’est à gerber.

Comme la crise de conscience s’avère difficile du fait de la division ridicule, ignorante, apolitique entre les couches moyennes qui se croient spoliées par ceux qui se font autant bouffer qu’elles, je crois que la réaction ne sera pas collective ni consciente : elle sera violente, isolée et chaotique. Stoppez le marché de came dans les banlieues, la merde serait redoutable.

Je reste encore optimiste, fatalement il le faut, et je serai dimanche 2 décembre présent pour m’opposer au Traité simplifié.


Dernière édition par le Dim 25 Nov 2007 - 0:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ajax
Résistant anti-système
Résistant anti-système
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1521
Date d'inscription : 21/11/2006

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Sam 24 Nov 2007 - 15:25

je te rejoins sur beaucoup de points ici, c'est bien pourquoi, même si on n'est pas d'accord ni avec le principe ni avec les moyens, il faut bien se garder de critiquer les mouvements sociaux de ces dernières semaines.

Les six mois qui viennent de se passer sont une aubaine.

Après douze années (et même plus, au fond) de libéralisation rampante, lente, à l'image d'un Chirac/Villepin/Raffarin ou d'un Jospin qui grimaient le gaullisme ou le socialisme tout en appliquant une politique de ver de terre rampant devant les exigences aristocrato-ultralibérales bruxelloises, voila un Sarkozy qui ne prend pas de gants, sûr qu'il est de sa popularité et de sa force de conviction.

Cette arrogance antisociale, cette démagogie écoeurante, ce contrôle de l'Etat par l'image et la formule vide ne tiendront pas des masses. Les Français, n'en déplaise au grand con, ne sont pas tant des veaux que ça. Quand ça va péter, la réaction sera proportionnellement plus violente que l'action.

Oui Viscard, on en avait déjà parlé, ça va être brûlant, surnaturel, démentiel. La seule chose à laquelle il faille veiller, est que Sarkozy et sa clique ne foutent pas le feu aux banlieues pour faire un rideau de fumée.

Je vous prend le pari qu'il va le faire. Dans les quelques mois on va avoir droit à une "pseudo-insurrection" des ultralibéraux du 93 qui servira à mettre en oeuvre un "couvre feu" quasi national face auquel nous ne pourrons par lutter.

-------------------------------------------------------------------
grib a écrit:
ajax, tu à l'air de connaître l'état actuel de l'industrie allemande, si comme tu le dis sa "réserve" ne repose plus que sur "la machine-outil", qui lui sert à se préserver encore quelque peu économiquement, à se "refaire" en attendant d'être absorbée tout naturellement, et comme par magie, de part le "transfert intellectuel" inhérent à nos sociétés de basse manoeuvre spirituelle, alors, ça craint!
je connais mal l'état industriel allemand. Je sais comme toi que ce qui fait son "embellie" actuelle c'est sa position de leader dans les machines outils et le flux d'exportation de ces produits vers la Chine.

Or, comme chacun sait, tous les contrats avec la Chine se font avec un transfert de technologie. Dès que les Chinois sauront fabriquer de la machine-outil allemande, ça va aller mal en Bochie.


-------------------------------------------------------------------
grib a écrit:
je vois de temps à autres débarquer les allemands, qui ayant fait faillite chez eux, et réciproquement, se concertent pour tirer sur les prix vis à vis des turcs et autres européens marocains, dans ce qu'il reste du secteur textile, de la bravade assurement avant une exportation finale chez les ziats d'ici quelques années, mais nul n'est prophète en son pays, je remarque qu'ils sont souvent rigolards, les tites femmes de pigalle certainement... mais je dois rêver, cela n'existe pas.
Hit
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vindex
Le niveau à son plus haut, t'entends ?!
avatar

Masculin
Nombre de messages : 114
Date d'inscription : 10/02/2008

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mer 13 Fév 2008 - 9:08

Au fil de la lecture, le texte se produit. Il n’est pas posé là, dans notre champ de vision, nous n’avons pas pour mission de l’activer comme une machine, mais c’est lui qui programme le rythme de la lecture. Le texte, qui nous force à revenir en arrière, à ménager des pauses, à rougir des posts et des paupières, à effacer des traces, ce texte - frénétique ou exténué - va petit à petit s’effacer pour nous placer devant « la chose même » dont il cherche à épouser le mouvement interne.

Comment faire droit à ce forum-ci qui produit son autosuffisance ou s’efforce de nous y faire croire ? Nous devons tous être les interprètes dont la mission est de mettre en évidence les mécanismes de production de cet effet de clôture dans l’indéfini par lequel le texte fait coïncider sa forme avec son contenu indécidable.

Le lecteur du forum pourra constater un emboîtement des niveaux [sections, sous-sections, sous-sous-sections]; c’est la faillite interne de l’objet (sa dimension d’échec) qui l’ouvre sur « autre chose » dans un effondrement graduel sur lui-même. Telle est bien la clé interprétative, mais aussi la force à la fois motrice et aspirante d’un trou noir (l’au-delà du crachoir). L’acte interprétatif cherchera à exploiter la blessure du texte pour saisir la représentation comme visée de « quelque chose ». Dans la dramaturgie qui nous occupe, dans ce gigantesque recyclage logomachique (où la dialectique n’est qu’un idiolecte parmi d’autres), le fragment, le montage, l’aléatoire et le pastiche s’articulent sur le capitalisme. C’est peu dire que le culturel exprime l’économique. La marchandisation a pénétré l’ensemble des rapports sociaux, et il n’est plus de refuge, d’enclave ou de caverne virtuelle où l’on puisse se retirer à distance.

Question : Comment alors résister à l’espace émergent de cette nouvelle mouture de forum qui implique la saturation incessante de tous les vides ? Réponse : En nous faisant herméneutes pour forcer le barrage d’immédiateté. Comme si le message du fragment [le post] n’était pas (encore) la totalité. Liberté d’être libre pour les vrais hommes !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mer 13 Fév 2008 - 13:45

J'ouvre une petite parenthèse sur votre digression. Aucun partionnement n'enlèvera à la conscience sa structure labyrinthique Monsieur Vindex. Celui-ci a été décidé par l'équipe d'animation-modération pour offrir une boussole et une compas à notre Nef des fous. Ce n'est donc ni une "enclosure" de la pensée sauvage ni une classification digne d'une bibliothèque de Babel mais une ontologie scalaire des discours. Et si certains guettent que nous touchions terre, il n'est pour nous autres, dans notre traversée, qu'à nous remémorer l'oracle de la Dive Bouteille jetée à l'amer, à savoir devenir l'interprète de notre propre entreprise.

Revenons au sujet pour l'instant si vous le voulez bien. Help
Revenir en haut Aller en bas
Jul le Marteau
Duelliste chevaleresque
Duelliste chevaleresque
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2335
Age : 110
Localisation : Lorraine, 54 M&M.
Date d'inscription : 10/02/2007

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mer 13 Fév 2008 - 14:23

Bon, les deux drogués, là?! C'est fini de tout saloper, oui?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Ven 11 Avr 2008 - 4:16

Citation :


J’ai entrepris mes recherches dans l’unique but de répondre à la question : pourquoi dans un monde si beau où abondent les camps de concentration et les missiles de croisière, la communication directe est-elle impossible ? Je suis arrivé à la conclusion que ce qui empêche les hommes de communiquer est la communication même (et, bien évidemment, je ne veux pas parler de la " communication " de l’enculé Séguéla).

Ou bien le monde est composé de différentes choses juxtaposées, la production, la consommation, la distribution, les moyens de production, le droit, la culture, la liberté, la communication. Alors on peut très bien être employé et libre. Mais l’impossibilité de la communication directe ne s’explique pas.

Ou bien la production et la consommation sont des apparences et seule la communication est réelle, la communication est la seule chose. Ainsi le voulait Hegel et Marx ne l’a pas compris. Alors on ne peut être employé et libre, l’impossibilité de la communication directe s’explique facilement, la notion hégélienne d’aliénation prend tout son sens, le malheur a une seule cause. Le malheur est d’ailleurs un bien grand mot, n’est pas malheureux qui veut. Dans ce monde, même le malheur est un privilège refusé au plus grand nombre. Il faudrait plutôt parler d’hébétude car aujourd’hui l’esclave pacifié ne connaît même plus son malheur. Freud a découvert que la névrose est la cause du malheur qui ne parvient pas à la conscience. D’ailleurs, puisque la communication commerciale est aussi bien un spectacle de la liberté, l’esclavage ne se voit pas. Le spectacle de la liberté est identiquement l’invisibilité de l’esclavage. Beaucoup d’esclaves se croient libres, certains veulent même le paraître, tels les esclaves branchés. L’esclave qui sait qu’il est esclave connaît au moins la liberté à défaut de la posséder.

Jean-Pierre Voyer
Revenir en haut Aller en bas
JOHN
Austère anachorète
Austère anachorète
avatar

Masculin
Nombre de messages : 808
Age : 43
Localisation : Un monde de (sales) cons
Date d'inscription : 09/12/2006

MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Ven 11 Avr 2008 - 20:51

Jean-Pierre Voyer a écrit:
Le malheur est d’ailleurs un bien grand mot, n’est pas malheureux qui veut. Dans ce monde, même le malheur est un privilège refusé au plus grand nombre. Il faudrait plutôt parler d’hébétude car aujourd’hui l’esclave pacifié ne connaît même plus son malheur.
Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p. 464, 502, 710 :

« 19 janvier [1967] – Ce matin, au lit, je pensais à ces millions de damnés qui, à Paris, doivent se lever pour aller faire une besogne qu'ils n'aiment pas – s'ils l'aiment, ils méritent leur sort. » (p.464)

« 24 avril. [1967] En ce moment même, partout dans le monde des milliers et des milliers d'hommes sont en train de mourir, tandis que moi, j'empoigne mon stylo sans trouver un seul mot pour commenter leur agonie. » (p.502) *

* Repris dans Le Mauvais Démiurge (1969), Chap. « Pensées étranglées », III :
« En ce moment même, partout dans le monde des milliers et des milliers sont en train d’expirer, tandis que, cramponné à mon stylo, je cherche en vain un mot pour commenter leur agonie. »

« Ma mission est de souffrir à cause (?), pour (?) tous ceux qui souffrent sans le savoir. Il faut que je paie pour eux, que j'expie leur inconscience, la chance qu'ils ont d'ignorer à quel point ils sont malheureux. » (p.710) **

** Repris dans De l’inconvénient d’être né, chap. VII (1973) :
« Ma mission est de souffrir pour tous ceux qui souffrent sans le savoir. Je dois payer pour eux, expier leur inconscience, la chance qu’ils ont d’ignorer à quel point ils sont malheureux. »

+ Voir aussi : http://kalayuga.frbb.net/fosse-de-babel-f17/les-quatre-sens-de-la-vie-t3026.htm#62703


+ Céline dans Voyage au bout de la nuit (1932), p. 12 (de l’éd. folioplus) :
« On est nous les mignons du Roi Misère. C’est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre… On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger… Pour des riens, il vous étrangle… C’est pas une vie…. »

+ Paul del Perugia dans Céline (éd. NEL, 1987), Chap. « Sermon sur le Roi Misère », p. 339, 341, 346, 347, 352, 359 :
Citation :
« Sans or, en démocratie, aucune liberté n’est possible, ni à l’ouvrier manuel, ni au travailleur intellectuel ou d’encadrement qui se croit différent de l’ouvrier. Le Roi-Misère organise le labyrinthe célinien des hommes sans tête, d’où aucun mignon ne peut sortir. » (p.339)

« Le bordel américain, comme en Angleterre l’ivrognerie, consolait les masses de la misère imposée par les « Houses of Parliament ». Par les vices, les institutions puritaines rouvraient aux hommes un accès clandestin à la nature, mais à sa seule nature animale. (…)
La démocratie, le libéralisme sont inséparables des vertus du puritanisme. Celles-ci servent de paravents décents au Roi-Misère. » (p.341)

« La pulsion de East End vers l’alcool correspond à celles de Detroit vers le bordel d’usine. A la misère matérialiste, inséparable du capitalisme, répondent seules les misères de la chair, l’évasion par les glandes génitales, le tube digestif ou le foie rincé au gin. » (p.346)

« Aussi bien que le manuel, le travailleur dans ses bureaux s’accoutume à l’avilissement du travail sans autre signification que l’argent « au bout » de l’effort, au bout du mois. » (p.347)

« [Céline] n’a guère que vingt-deux ans lorsque, écrivant du Cameroun, il découvre que le système l’instituteur lui a menti : “On prétend que le travail anoblit, je prétends qu’il avilit. ” » (p.352)

« En temps de décadence, le vrai travail ne paie pas. (…) Les plus hauts placés trichent. Ils prospèrent scandaleusement et ne sont jamais punis. » (p.359)
+ Paul del Perugia dans Céline (éd. NEL, 1987), Chap. « Sermon sur Ninive », p. 371 :
Citation :
Le travailleur d’usine ou de bureau du XXIe siècle ne gagnera sa vie qu’en la sentant s’amenuiser en lui, au jour le jour, pour devenir, à la retraite, des « Mme Lard ». Sa rémunération est une escroquerie dans un système où, pour être bon citoyen, il faut consommer à tout prix, dépenser souvent avant d’avoir gagné. La rumeur de foule qui emplit sa chronique est désenchantée. Elle ne trouve aucune justification dans ce qui est gagné par tant de mutilations puisque le Roi-Misère profanise le travail mutilant la main-outil privilégiée du travail.

Ses Ninivites sont les mêmes qui, à l’appel du tocsin de 14, apportèrent non seulement leur sang à la République, mais encore leur or, réserve sacrée de l’ancien bas de laine. En échange de leur sang, leur nom fut inscrit sur les monuments aux morts aujourd’hui oubliés. En échange de leur or, ces « travailleurs » reçurent un certificat d’honneur que l’on trouve encore, dans les maisons de province, à côté de la photo d’un soldat décoré, en capote, et que décrochèrent aujourd’hui les petits-fils. (p.371)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Mar 27 Mai 2008 - 7:22

« Le système s’accommode parfaitement d’une contestation de type incantatoire ».

François Gèze (patron des éditions La Découverte) [source]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   Sam 11 Oct 2008 - 1:16

Débat sur la crise du capitalisme financier (mort à crédit...) lors du talk-show "Ce soir (ou jamais !)" du jeudi 9 octobre avec, entre autres :

comme "anticapitalistes" :

- Alain Krivine (fondateur LCR et NPA),
- Alain de Benoist (essayiste, fondateur du GRECE),
- Jean Ziegler (sociologue, membre consultatif du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, auteur not. des « Nouveaux maîtres du monde » [2002], de « L’Empire de la honte » [2005], de « La Haine de l’Occident » [2008]),

comme pro-capitalisme réformé :

- Denis Tillinac (écrivain de droite libérale, ancien proche de Chirac),
- Olivier Ferrand (prof de finances publiques à Sc po, président de Terra Nova, un "think thank" pro PS libéral),
- Christian Stoffaës (professeur d'économie, auteur de « Psychanalyse de l’antilibéralisme : les Français ont-ils raison d’avoir peur ? » paru en 2006).

La crise remet-elle en cause le système capitaliste ? Crise : le retour en force de l'anti-capitalisme ?

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=386

------------------------
PS : pour ceux ne suivant pas trop l'actualité, vite fait en passant à 29:30, ce mini-topo (d'AdB) (schématique bien sûr, car on ne peut identifier le comportement des "fonds de pension" et celui des fonds d'investissement, même s'il n'existe pas d'encadrement juridique pour défendre l'investissement à long terme, protégeant ainsi les emplois) :

"...dernière remarque rapide sur les causes [de cette crise financière]... [coupure de Taddei] Juste un mot quand même... On a dit partout que c'est l'endettement des ménages américains, les prêts hypothécaires, les fameux "subprimes". Bien. Mais pourquoi ils se sont autant endettés ? Le turbocapitalisme actuel... le mégacapitalisme actuel a consacré la prédominance... la domination des marchés financiers.

La domination des marchés financiers a donné des pouvoirs accrus aux vrais propriétaires actuels du capital qui sont les actionnaires. Les actionnaires veulent un rendement immédiat maximal, sinon exponentiel, sur leurs investissements. Ce sont eux qui poussent aux délocalisations, ce sont eux qui poussent à la compression des salaires. Et aujourd'hui le résultat général c'est que les salaires sont à la baisse et que la précarité du marché du travail est de plus en plus grande, c'est-à-dire que dans le partage de la valeur ajoutée les revenus du capital l'emportent toujours sur les revenus du travail.

A ce moment là, qu'est-ce qu'il se passe ? Les gens voient baisser leur pouvoir d'achat, on voit baisser la demande solvable, et le seul moyen pour un certain nombre de classes populaires, ou même de classes moyennes, d'échapper à la paupérisation qui les menace, c'est de s'endetter. Et à ce moment-là aux États-Unis, on leur offert des possibilités de crédit formidables. On les a poussés à s'endetter alors que même que leur solvabilité était de plus en plus en baisse. Et c'est comme ça qu'ensuite on a trafiqué sur les marchés du crédit toutes ces créances pourries, et puis petit à petit le château de cartes s'est écroulé.

Donc l'endettement, ou surendettement, est bien réel. C''est presque aujourd'hui la taille du PIB aux Etats-Unis, c'est considérable. Mais c'est le résultat d'une disposition générale qui fait que les gens s'appauvrissant, au lieu de relancer la consommation par le pouvoir d'achat, la relancent par le crédit."

-------------------------------------
Si vous voulez approfondir tout cela, 2 ouvrages récents, sérieux et accessibles à tous :

- François Denord, "Néo-libéralisme version française, Histoire d'une idéologie politique", éd. Démopolis, Paris, 416 p.
- Wendy Brown, "Les habits neufs de la politique mondiale, Néolibéralisme et néoconservatisme", éd. Les prairies modernes, Paris, 144 p.
Revenir en haut Aller en bas
Dogman
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital
avatar

Masculin
Nombre de messages : 199
Localisation : Parlement Européen
Date d'inscription : 06/02/2008

MessageSujet: Au ras des pâquerettes...   Lun 25 Mai 2009 - 20:53

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.finaperf.com/
Oshun
Idiot utile
Idiot utile
avatar

Féminin
Nombre de messages : 654
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: "Nous sommes sous le coup d'une anesthésie"   Dim 13 Sep 2009 - 9:22

Dans sa série d’été « Visions de l’après-crise », La Tribune a interrogé Marcel Gauchet, 62 ans, philosophe et historien. Cet auteur prolifique dirige depuis près de trente ans la revue Le Débat, lancée par Pierre Nora. Enseignant à l’EHESS, cet héritier de Raymond Aron n’a eu de cesse d’analyser les démocraties, le rôle de la religion, du point de l’anthropologie historique.


"Rien ne sera plus comme avant", a dit Nicolas Sarkozy. Quels seront pour vous les principaux changements ?

Le retour à l’identique me paraît en effet tout à fait improbable, même si la plupart des acteurs attendent avec impatience le retour au « business as usual », de peur sans doute qu’il ne faille réfléchir ! Pour se projeter dans l’avenir, il faudrait d’abord pouvoir comprendre ce qui se passe. Or, ce qui est étonnant dans la situation que nous vivons, c’est à quel point l’intelligence est désarmée. Nous avons beaucoup plus de moyens d’action qu’en 1929, mais encore moins de moyens intellectuels.


S’il fallait néanmoins tenter de déceler sa genèse, que diriez-vous ?

Il me semble que la crise se déroule sur fond de bouleversements considérables, qui constituent ses sous-jacents. D’abord, dans l’histoire, toutes les grandes crises ont été des crises d’ajustement. Et il est clair que le système économique international a vécu des modifications considérables des rapports de force. Nous sommes passés d’un monde dominé par les Etats-Unis à un univers polycentrique, où de nouvelles puissances financières ont émergé à la faveur de trente ans d’accumulation de réserves liées au renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières. Ne parlons pas des nouvelles puissances industrielles asiatiques. Même l’Amérique latine s’est soustraite à la domination nord américaine. Tout ceci pose la question du rôle du dollar, et de la nouvelle distribution du travail, des revenus et des projets économiques à l’échelle de la planète. Mais ce n’est pas tout. Nous avons aussi connu une mutation du système technique. L’informatisation de nos vies comme de nos sociétés a produit des effets considérables que nous avons sous-estimés. Comme naguère l’industrialisation ou l’apparition de l’électricité, elle a modifié en profondeur les rapports sociaux. Car l’informatisation a amplifié bien plus que le travail humain: elle a démultiplié la pensée elle-même, et ainsi décuplé le potentiel de l’économie de l’innovation. Désormais, les machines font le travail du cerveau, touchant en haut à la commande sociale, et en bas aux critères de l’employabilité. Nous ne maîtrisons pas les conséquences de ce processus. Enfin, la crise marque la fin de la révolution néo-libérale inaugurée voici trente ans par l’avènement du Thatchérisme. Or cette révolution était aussi une révolution philosophique, selon laquelle l’individu seul existait, le bien commun résultant de l’arbitrage par le marché des intérêts particuliers. Il est manifeste aujourd’hui que cette vision du monde a trouvé ses limites.


Nous allons donc passer à autre chose…

Oui, mais à quoi ? Car cette philosophie était tellement partagée que nous avons cessé de réfléchir à la marche de notre monde. Et devant la force du consensus, les porteurs d’un modèle alternatif n’avaient qu’à se taire ! Il est frappant de voir que les appels à une nouvelle régulation ne sont que des formules verbales sans consistance, ni cohérence. Nous ne sommes qu’à l’entrée d’un long tunnel de remise en cause de notre système, et non dans une crise cyclique classique. C’est bien une crise morale, intellectuelle, et politique qui va se dérouler sur des années. En d’autres termes, « le monde d’après », on ne le voit encore que de loin.


N’est-ce pas alors aux philosophes à faire émerger de nouveaux modèles ?

Les choses ne se passent pas de cette façon. L’invention de nouvelles façons de penser est un processus collectif beaucoup plus complexe. Les philosophes viennent après, éventuellement pour amplifier le mouvement. Ce n’est pas Marx qui a inventé le socialisme, même s’il a beaucoup fait pour lui. « La chouette de Minerve ne s’envole qu’à la nuit tombée », comme disait Hegel, qui savait de quoi il parlait.


Cette crise va-t-elle rebattre les cartes des valeurs dominantes ? Voir le retour de la communauté contre l’individualisme, de la logique de l’Etat contre les intérêts particuliers, du développement durable contre la croissance forte, du politique contre le tout économique ?

Espérons-le ! Mais il ne faut pas se leurrer : un semblable retour des valeurs ne peut procéder que d’un réveil collectif qui n’a lieu que si les gens le veulent. Or pour l’instant, nous sommes sous le coup d’une anesthésie collective sans précédent historique ! Il faut dire que le niveau de protection sociale très élevé dont nous bénéficions collectivement crée une situation de confort peu propice aux remises en question. Contrairement aux années 30, où la mobilisation insurrectionnelle menaçait chaque jour, nous ne sommes pas dans une situation d’urgence.


Voyez-vous de nouveaux risques émerger, par exemple celui du retour du protectionnisme contre le développement des échanges, ou des intégrismes contre l’équivalence des idéologies ?

Je ne suis pas prophète, mais il est probable que la sortie de crise se traduira par un redoublement de la compétition entre des pays qui auront renforcé leur cohérence dans l’épreuve. Si l’Amérique a perdu sa position hégémonique absolue ces dernières années, il ne faut pas sous-estimer sa capacité à rebondir en se mobilisant sur un grand projet national. Historiquement, les crises ont toujours été pour l’Amérique un moment propice pour retrouver la foi, et prendre son destin en main par des décisions clé. Les nouveaux venus comme la Chine ne lâcheront pas aisément la corde. L’avantage compétitif déterminant sera, demain, de nature politique: les plus inventifs gagneront parce qu’ils auront su mobiliser les énergies autour d’un projet identificateur. Cela pose un grave problème à l’Europe qui n’a pas l’armature institutionnelle d’une telle politique et qui en a en grande partie amputé la capacité chez ses pays membres. Elle risque de se retrouver dans le peloton de queue. C’est le moment où jamais de régénerer le modèle. Si les pays européens ne partent pas avec un projet coopératif pour le monde du type de celui qu’ils ont su bâtir entre eux, et s’ils ne savent pas le vendre cette crise sera un cataclysme pour eux.


Qu’est ce qui peut faire basculer » le monde d’après » d’un côté ou de l’autre ?

Les destins se forgent toujours en fonction de deux pôles : d’un côté, l’héritage, ce que l’on est par l’histoire et qui détermine notre identité. De l’autre, la capacité de se donner un but plausible, susceptible de créer une mobilisation collective. C’est bien ce que tente de faire Barack Obama en Amérique.


Alors que les responsables de la crise sont tous issus des meilleures écoles, comment évoluera le rapport aux élites ?

Le rejet des élites et de la connaissance est un risque réel. Il pousse dans le mauvais sens : puisque leurs belles théories nous ont mené dans le mur, à quoi bon réfléchir ! Or c’est précisément de meilleures théories et d’idées plus justes que nous avons urgemment besoin. Mais, nécessité faisant loi, je penche pour un raisonnable optimisme: l’histoire montre que l’espèce humaine ne se résigne jamais tout à fait à subir son sort sans le comprendre. Elle s’adapte sans cesse et réinvente le monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La "révolution" néolibérale   

Revenir en haut Aller en bas
 
La "révolution" néolibérale
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» SEP "Bénignes": une impasse pour la prédiction de l'évolution.
» Vidéo-Vérité : "Lucifer aurait choisi Charles Darwin pour lui enseigner la Théorie de l'Évolution" !
» Génial ! Les "livres audio"
» Suppression des notes au collège Edouard Schurré : "Ce que l'on fait, c'est une révolution"
» Les "1000 ans" - durée littérale ou symbolique ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE FORUM DES ÉGARÉS :: RES PUBLICA :: Chroniques marxiennes-
Sauter vers: