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 AIRBUS

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Kamo
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MessageSujet: Le Pen et Airbus   Lun 5 Mar 2007 - 22:23

Le président et candidat du Front national à l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, estime qu'il faut laisser aux "professionnels" le soin de régler les problèmes d'Airbus.

"Je pense que toutes les affaires ne sont pas de la compétence des politiques et, dans un certain nombre de fois, ils feraient mieux de s'abstenir", a-t-il dit sur France Inter.

"Laissons les gens d'Airbus essayer de trouver la solution industrielle et commerciale nécessaire", a-t-il ajouté.

Alors que François Bayrou et Nicolas Sarkozy devaient se succéder lundi auprès des syndicats d'Airbus, après Ségolène Royal la semaine dernière, le dirigeant d'extrême droite a ironisé sur le "ballet" des candidats à l'Elysée.

"Toutes les occasions sont bonnes pour témoigner de la compassion des candidats, quel que soit le sujet", a-t-il dit.

Il a notamment jugé "aberrante" la proposition de la candidate socialiste de faire intervenir les régions dans le capital d'Airbus.

Jean-Marie Le Pen a en outre critiqué la façon dont le constructeur aéronautique européen est organisé et géré.

Ses difficultés étaient "prévisibles parce que (...) la production d'Airbus en Europe relevait d'un schéma ubuesque", a-t-il dit. "Quand on voyait la nécessité d'ouvrir des routes pour que, débarquant à Bordeaux, les carlingues puissent arriver sur des camions jusqu'à Toulouse, c'était visiblement aberrant."

"Le seul fait qu'il y ait des co-présidents me paraît déjà une condamnation et une démarche rédhibitoire", a-t-il ajouté. "Il y a un commandement unique, il n'y a pas de commandement bicéphale, ça n'existe pas."


http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=38815&1034

Ca fait plus "Reagan français" que "gauche authentique" comme prise de position.
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Sebsebforce
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mar 6 Mar 2007 - 0:45

Airbus n'a aucun avenir, tout comme PSA d'ailleurs pour deux bonnes raisons:

1.L'espace aérien est déja saturé, et personne ne veut de nouvel aéroport.
2. Les routes sont constament bouchées et plus on en créees, plus elles sont bouchées (toujours en même temps bien sûr).

Vive le cheval !
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2boblack
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mar 6 Mar 2007 - 0:59

Maxime a écrit:
Kamo a écrit:
[b]Le président et candidat du Front national à l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, estime qu'il faut laisser aux "professionnels" le soin de régler les problèmes d'Airbus.
"Je pense que toutes les affaires ne sont pas de la compétence des politiques et, dans un certain nombre de fois, ils feraient mieux de s'abstenir", a-t-il dit sur France Inter.
"Laissons les gens d'Airbus essayer de trouver la solution industrielle et commerciale nécessaire", a-t-il ajouté.
..
Ca fait plus "Reagan français" que "gauche authentique" comme prise de position.
Pas du tout, il exprime le simple bon sens
Les politiques saisissent ce dossier sans le connaitre, sans savoir que ce qui se passe à Airbus est un sinistre industriel c'est à dire qu'Airbus a fait une erreur de stratégie majeur !!
Je pourrais faire un long papier sur le sujet et tout cela m'avait été expliqué par un ancien cadre dirigeant d'Air France en retraite lors d'un voyage organisé en Italie, il y a 4 ans.

Je résume en 2 mots
Il y a 2 avionneurs bien connus dans le monde Airbus et Boeing
Ils se livrent bien sur une concurrence terrible et ca semble bien normal
Maintenant pour affuter leur stratégie, ils ont du faire des choix d'avenir en terme d'avion (il faut du temps pour en concevoir un)

2 logiques s'affrontent aujourd'hui :
Airbus : des gros avions de transport qui vont de hub en hub avec des prix de revient imbattables, la destination finale étant faite par des moyens avions.
Boeing : des avions polyvalents capables à la fois de concurrencer (presque) Airbus sur le prix de revient mais qui peuvent relier sans escale jusqu'à 16 000 km tout aéroport dans le Monde

Les compagnies choisissent aujourd'hui et préfèrent Boeing pour plusieurs raisons.
Ils peuvent utiliser des petites aéroports avec des frais de décollage-atterrissage moins chers, le prix de revient est très compétitif et surtout LE client préfère un vol direct.
De plus la conversion euro dollar fait très mal à Airbus qui en fait bcp de bruits mais c'est une fausse explication en fait.

Airbus a perdu, l'A380 va être un fiasco complet et cet avion a fait perdre 5 ans sur l'amélioration de la flotte de moyens courriers par rapport à Boeing.
Vous noterez que 2 grandes compagnies de fret ont résiliés leur commande d'A380 comme Fedex, UPS, c'est un signe qui ne trompe pas, ils ont cru et puis, ils ont réfléchi et reprendront des gros Boeing 747 cargo plus polyvalents ET très améliorés par rapport à il y a 20 ans.

airbus a fait une etude de marché avant de faire l'a380 on est plus a l'epoque du concorde ..

quant à ton argument "deux logiques s'affrontent" je pense que c plutot "2 logiques se completent.." les deux options vont etre d'actualités cela dependra des cas

moi je pense que bayrou a raison il fo aider airbus en lui commandant des avions gouvernementaux :

_ A400m (dont personne ne parle c dingue)
mais je te fais confiance pour nous en parler j'immagine

_ une versions lance missile de croisiere de l'a380.. ca ce serait superbe non?

je ne suis pas defaitiste je pense que l'a380 marchera sinon pourquoi boeing continuerait t'il d'essayer d'ameliorer son jumbo jet? il l'enverai a la casse directement..

allez bisous
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mer 7 Mar 2007 - 3:53

Kamo a écrit:
Le président et candidat du Front national à l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, estime qu'il faut laisser aux "professionnels" le soin de régler les problèmes d'Airbus.

"Je pense que toutes les affaires ne sont pas de la compétence des politiques et, dans un certain nombre de fois, ils feraient mieux de s'abstenir", a-t-il dit sur France Inter.

"Laissons les gens d'Airbus essayer de trouver la solution industrielle et commerciale nécessaire", a-t-il ajouté.

Alors que François Bayrou et Nicolas Sarkozy devaient se succéder lundi auprès des syndicats d'Airbus, après Ségolène Royal la semaine dernière, le dirigeant d'extrême droite a ironisé sur le "ballet" des candidats à l'Elysée.

"Toutes les occasions sont bonnes pour témoigner de la compassion des candidats, quel que soit le sujet", a-t-il dit.

Il a notamment jugé "aberrante" la proposition de la candidate socialiste de faire intervenir les régions dans le capital d'Airbus.

Jean-Marie Le Pen a en outre critiqué la façon dont le constructeur aéronautique européen est organisé et géré.

Ses difficultés étaient "prévisibles parce que (...) la production d'Airbus en Europe relevait d'un schéma ubuesque", a-t-il dit. "Quand on voyait la nécessité d'ouvrir des routes pour que, débarquant à Bordeaux, les carlingues puissent arriver sur des camions jusqu'à Toulouse, c'était visiblement aberrant."

"Le seul fait qu'il y ait des co-présidents me paraît déjà une condamnation et une démarche rédhibitoire", a-t-il ajouté. "Il y a un commandement unique, il n'y a pas de commandement bicéphale, ça n'existe pas."


http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=38815&1034

Ca fait plus "Reagan français" que "gauche authentique" comme prise de position.

Donc vive l'Europe de Maastricht, surtout ne remettons pas les traités en cause.
Et faisons en sorte que l'etat (les contribualbles) prenne le relais dès que que les effets de l'ultra liberalisme mondialisé mettent à mal des milliers d'emplois nationaux.
La "gauche authentique", c'est ce qu'il faut pour pour sortir de l'ornière dans laquelle le Front National à plongé la France depuis 30 ans.

Non, je plaisante.
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Jeu 8 Mar 2007 - 11:51

Tous les commentaires de Lepen sont de bon sens.

C'est fou d'éparpiller une production en fonction des subventions et détentions de part d'actionnariat des états membres d'Eads. Et l'on s'apprête à subdiviser le problème en régions... !

Airbus, c'est la politique qui dicte sa loi à l'industrie. Le bilan, c'est Concorde, l'A380, etc. Joli sur le papier, fédérateur, seulement à la facture, ce sont les autres qui assument, les petites entreprises, les contrubuables, etc.

Une politique industrielle ne signifie pas que l'Etat impose à l'industrie ses utopies, mais qu'elle guide, favorise, l'essort industriel.

Ce n'est pas être de gauche que souhaiter un contrôle de l'Etat d'Airbus, mais démago, particulièrement à la veille d'une élection. Si nos candidats veulent soutenir l'industrie, pas seulement Airbus, ce sont des baisses d'impôts sur le secteur industriel (qui est aujourd'hui plus taxé que la finance !!!).

Citation :
La "gauche authentique", c'est ce qu'il faut pour pour sortir de l'ornière dans laquelle le Front National à plongé la France depuis 30 ans.

Ben... le Front National n'a rien plongé dans rien du tout, ça fait 30 ans qu'il est pilori de tout.
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2boblack
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Jeu 8 Mar 2007 - 22:00

Maxime a écrit:
Sebsebforce a écrit:
Airbus n'a aucun avenir, tout comme PSA d'ailleurs pour deux bonnes raisons:

1.L'espace aérien est déja saturé, et personne ne veut de nouvel aéroport.
2. Les routes sont constament bouchées et plus on en créees, plus elles sont bouchées (toujours en même temps bien sûr).

Vive le cheval !
Oui j'ai oublié aussi l'argument des couloirs aériens bouchés au dessus des grands aéroports, vous savez les seuls qui peuvent accueillir le A380.

jai assisté lors du dernier salon du bourget au decollage de l' A380..

critiquer cet avion est une insulte à la France et aux centaines de milliers de personnes qui avaient fait des heures de queue sous la canicule pour voir cet avion, ...

fallait voir sa dérive de + de 20m de haut tel un aileron de requin surgir de l'horizon et ensuite... l'avion decoler.. sans un bruit (il est extremement silencieux..)

c'etait impressionnant ce melange de manque d'organisation à la française (2 h de queue dans un desordre absolu) et de savoir faire technologique unique au monde...

VIVE LA FRANCE......... Amen

chaque terrien devrait avoir dans sa vie le droit d'etre français ne serait ce qu'un quart d'heure...

la France n'est pas un pays .... c'est une idée !!!

----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Colonel Jul a écrit:
2boblack a écrit:
chaque terriens devrait avoir dans sa vie le droit d'etre français ne serait ce qu'un quart d'heure...

la France n'est pas un pays .... c'est une idée !!!
ATTENTION ! Ceci n'est pas un communiqué du FRONT NATIONAL.

"je ne suis pas xenophobe je suis francophile"

ceci est une citation de JMLP
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Frederic Velours
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MessageSujet: Qui veut gagner des millions, qui?   Mer 11 Avr 2007 - 18:45

Un parachute en or pour M. Forgeard,
mais des années de plomb pour Airbus !

Comment ne pas trouver extrêmement choquant et sans aucune logique le parachute en or offert à Noël Forgeard ; plus de 8,5 millions d’euros, en « récompense » de son échec à la tête d’Airbus, avec 10.000 emplois supprimés soit directement chez Airbus, soit chez tous les sous-traitants : le bilan est sans appel. Sans parler de la vente d’actions Airbus par M. Forgeard pour 2,5 millions d’euros, dans des conditions telles qu’elle suscite une enquête de l’Autorité des Marchés Financiers et du Parquet de Paris.

La politique industrielle menée par M. Forgeard est un désastre pour l’économie de notre pays et pour son aménagement du territoire, d’autant qu’elle vient s’ajouter à l’effet catastrophique des vagues de délocalisations et de suppressions d’emploi qui prolifèrent aux quatre coins de la France : Arena à Libourne, Salins du Midi à Salins du Giraud, Nestlé à Quimperlé, Laprade et ThyssenKrupp à Arudy, Michelin à Bourges, etc… , partout le chômage frappe et la colère monte.

La France a besoin de vrais chefs, de patrons de haute volée qui font réussir leur entreprise, mais il doit y avoir des limites face à des individus au cynisme sans bornes, qui quittent le navire sans vergogne. De tels comportements sont dévastateurs pour le monde économique et social, chacun doit le comprendre. Ils sont évidemment insupportables pour les salariés, mais ils le sont tout autant pour les petits patrons de PME et TPE (Très Petites Entreprises), artisans, petits commerçants, qui se battent au quotidien pour le développement, voire la survie de leur entreprise et des emplois créés, mais ne se reconnaissent en rien dans les pratiques de ces patrons brigands.

Le comble, pour M. Forgeard, est qu’il ose bénéficier d’une indemnité de 2,44 millions d’euros, liée à une clause de non-concurrence de deux ans ! Y-a-t-il un risque qu’il soit embauché par Boeing ? Franchement, M. Forgeard retrouverait un peu la voie de l’honneur en renonçant de lui-même à cette prime absurde, comme à l’ensemble de ses indemnités indécentes.

Il est indispensable de réformer au plus vite un système illogique, inéquitable et amoral, en apportant aux petites et très petites entreprises les aides nécessaires au maintien et à la création d’emplois durables.
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Lono
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Dim 15 Avr 2007 - 4:17

el spirito a écrit:
Forgeard detient des informations suceptible d'interesser Boing...mais ça fait cher le baillon. Chut
C'est la vente de ses actions au plus haut quelques jours avant la chute des cours qui scandalise...délit d'initié caractérisé! Joker


La prime à la médiocrité est tout aussi scandaleuse! Stupid

Ils ont qu'à le flinguer ça ferait faire des économies à leur boite qui en a bien besoin... :diabl3:
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Dim 15 Avr 2007 - 14:07

Bof on peut en vouloir a forgeard mais c'est surtout le systeme en lui même qui est vérolé.Avec les stock option, les grands patrons sont devenus des actionnaires eux meme, davantage intéréssé par les dividendes que par le developpement de leur entreprise.
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Jul le Marteau
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Dim 15 Avr 2007 - 14:30

Lono a écrit:
Ils ont qu'à le flinguer ça ferait faire des économies à leur boite qui en a bien besoin... :diabl3:
Je reconnais bien là le fasciste!

Morphy a raison. Forgeard ne fait que profiter du système. Qui ici cracherait sur autant d'argent?
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MessageSujet: AIRBUS   Lun 23 Juil 2007 - 15:44

AIRBUS : un crash social annoncé

(Article reçu dans ma boîte mail, non référencé sur la toile... dsl pour la longueur)

Chapitre I. Airbus : un rapport inédit accable ses dirigeants.

Le crash social d'Airbus était en fait annoncé depuis trois ans, comme le prouve un document officiel, passé totalement sous silence, et pourtant facilement accessible (http://www.aerospace-technology.net/Iso/iso_album/rapport_michot.pdf).
Hélas, les patrons et actionnaires du groupe EADS ne savaient pas lire...Car les grands patrons et gros actionnaires d'Airbus savaient, au moins depuis février 2004, que leur amateurisme provoquerait un désastre, mais n'ont rien fait pour l'éviter. Un rapport commandé par Matignon leur avait pourtant énuméré les erreurs à ne plus commettre : mégalomanie industrielle, sous-estimation des difficultés techniques de l'A380, non-assistance aux sous-traitants en danger, désinvolture face aux effets de la parité euro/dollar, etc Tout y était... A la lecture de ce document, un enfant de huit ans aurait conclu à l'urgence de sauver les meubles ; pas les responsables d'Airbus. Au lieu de conjurer la catastrophe annoncée, ils se sont précipités dedans. Ou plus précisément, ils y ont jeté leurs salariés. Eux-mêmes sont sortis indemnes du crash, profitant même de cette occasion pour s'enrichir encore un peu plus, car fort à propos, la preuve écrite de leur incompétence n'avait, bizarrement, jamais encore été rendue publique...
L'histoire de ce rapport, dont l'existence a été scandaleusement passée sous silence par les grands médis, commence en 2003, année euphorique pour l'aéronautique française : pour la première fois de son histoire, Airbus vient de ravir la place de leader mondial à son rival Boeing. Du matin au soir, résonnent les cocoricos stridents des grands médias et du gouvernement, qui annoncent des lendemains encore plus triomphants avec la prochaine crémaillère de l'A380. C'est dans ce contexte de ferveur euro-nationale que le premier ministre Jean-Pierre Raffarin décide de se faire, tout de même, une idée plus objective de la situation de l'industrie aéronautique française. Après tout, les communiqués victorieux d'Airbus sont d'abord des arguments marketings en directions de l'international, et ce gouvernement de fraiche date souhaite avoir une vision plus pragmatique et concrète du sujet.
Pour obtenir donc une évaluation sure, mais discrète, Raffarin s'en
remet à un certain Yves Michot. Yves Michot, ingénieur et ancien PDG d'Aerospatiale de 1996 à 1999, avait été carrément mis à la trappe, deux mois après la création d'EADS. Absent de la photo de famille le jour de la naissance du groupe aéronautique européen, et remplacé au pied levé par un boy de Lagardère, Michot ne porte donc pas un amour démesuré à ses successeurs... Il n'avait jamais caché son profond désaccord concernant le mariage jospinien d'Aérospatiale et de Matra Haute Technologies, la filiale espace & défense du groupe Lagardère. Il reste néanmoins considéré comme un expert fiable et aguerri du milieu industriel aéronautique, dans lequel il a oeuvré pendant trente-sept ans. Le 4 aout 2003, l'ex-PDG reconverti en président d'une boite de conseil, reçoit sa lettre de mission ministérielle.
Avec une perspicacité presque antipatriotique, celle-ci précise que
"les succès commerciaux d'Airbus et de ses partenaires demeurent menacés par le retournement cyclique du marché, et un taux de change défavorable.". Michot devra "analyser les menaces prévisibles à moyen terme, et proposer les actions devant être engagées, d'une part par les industriels, et d'autres part par l'Etat.". Michot se met à l'ouvrage, il interroge tout le gratin de l'aéronautique français et européen, d'Alliot-Marie à Noel Forgeard, en passant par Louis Gallois et Serg Dassault.
Il rend sa copie au premier ministre Raffarin en février 2004, et le moins que l'on puisse alors dire, c'est qu'elle gà¢che l'ambiance : en 53 pages, l'ouvrage de Michot, « Rapport sur l'industrie aéronautique et spatiale française », établit la liste exhaustive des casseroles dont le groupe EADS fait collection... Ce que craignait Raffarin sans l'avoir exprimé, s'est révélé. L'A380 : "Un risque au plan technique, commercial, et donc financier, puisque c'est le, plus gros avion du monde jamais connu, et qu'en aéronautique, l'augmentation de la taille, au-delà d'un certain point, est source de difficultés croissantes.". De toute évidence, insiste le rapporteur Michot, la mégalomanie d'Airbus pourrait lui couter cher.
Autre danger, le recours abusif à la sous-traitance : "La concurrence est de plus en plus sévère, et seuls les meilleurs peuvent subsister. La compétition se fait à la fois par les performances et par les couts.". Faute d'un regroupement rapide, prévient Michot, la plupart des sous-traitants seront balayés. La crise est d'autant plus prévisible que l'industrie de l'équipement aéronautique, à rebours des flonflons barbichus de l'Europe qui gagne, est devenue une foire d'empoigne planétaire : "La mondialisation des cette industrie pousse inéluctablement à la délocalisation des réalisations des taches de main-d’oeuvre dans les pays à bas couts.". D'ailleurs, "...aux USA, Boeing a du lancer des vagues massives de licenciements dans des périodes de bas cycle.".
Mais heureusement, des solutions existent, affirme l'ex-patron d'Aérospatiale : par exemple "un soutien étatique indispensable" qui s'appuierait notamment sur "un soutien au développement sous forme d'avances remboursables.".
Mais il est vrai qu’une implication plus nette de l'état mettrait en évidence l'incurie des actionnaires privés, au premier rang desquels Lagardère. Et tout spécialement adressé à l'infantile staff directionnel d'Airbus, le rapport rappelle qu'un produit rentable doit rapporter plus d'argent qu'il n'en coute !
En langage savant : "Un des risques majeurs que court Airbus est la
conjugaison d'un point bas de cycle en terme de livraisons d'avions, de forts investissements matériels ou immatériels, et d'une parité défavorable euro-dollar.".
Pour compenser les dégâts d'un euro trop fort, Michot préconise
"la mise en place de politique de couverture.". La encore, il suffit de vouloir... Mais à quoi bon faire boire un âne qui n'a pas soif ?!...Sitôt remis à Matignon et transmis aux dirigeants d'EADS, le rapport Michot est stocké ferme au fond d'un tiroir. Aucune de ses conclusions ne sera suivie d'effets. Mieux vaut donc tourner le dos et bailler aux étoiles en attendant qu'elles tombent, que modifier une stratégie jugée calamiteuse, surtout à moins d'un an du vol inaugural de l'A380, "l'avion le plus rentable du monde" comme le dira Noel Forgeard.
Telle l'ingénue sortie du couvent, Louis Gallois, devenu PDG d'Airbus et co-président d'EADS, invoque aujourd'hui encore la faiblesse du dollar pour justifier le plan Power 8 et ses dix mille suppressions d'emplois. Interrogé par les journalistes, Yves Michot gifle tous ces cancres : "C'est totalement scandaleux de ne pas avoir crée des instruments de couvertures de changes égalitaires lorsque c'était possible, c'est à dire quand la parité euro-dollar nous était encore favorable.". La nonchalance d'Airbus est tout aussi remarquable sur le chapitre de la sous-traitance. Il faudra attendre le 14 novembre 2006 pour que le premier ministre, lors d'une visite à Toulouse, exhume l'option des avances remboursables recommandées trois ans plus tôt par Michot.
"Peut être que De Villepin a finit par lire mon rapport...", ironise Michot "...je l'avais remis à Raffarin juste deux mois avant qu'il parte de Matignon, et même à Louis Gallois, mon ancien patron à Aérospatiale. Raffarin m'a dit que c'était un super programme de gouvernement, et puis plus rien. Je n'ai jamais plus eu aucune nouvelle de ce document. Personne ne m'a jamais rappelé ou interrogé à ce sujet. Le résultat, c'est que trois ans plus tard, le bricolage continu... et à ce train la, s'ils persistent dans leurs conneries, je pense qu'Airbus va droit dans le mur. Au final on verra que l'incompétence coute bien plus cher que les parachutes dorés.".
Xavier Petrachi, responsable CGT sur le site d'Airbus Toulouse, a lu le rapport de Michot : il n'a été qu'à moitié surpris. "Ce rapport démontre qu'ils étaient tous au courant depuis longtemps. Il prouve aussi que Power 8 n'est pas sorti des cartons du jour au lendemain. En fait, ils ont attendu le retard prévu de l'A380 pour donner un prétexte acceptable aux suppressions d'emploi, stratégie classique du downsizing en vogue dans le management qui cherche uniquement à satisfaire ses actionnaires." Yves Michot partage ce point de vue : "C'était évident que ce genre de plan allait finir par tomber, restait à savoir quand.". C'était pourtant facile à deviner : Power 8 ne tomberait qu'une fois menée à bien l'opération boursière de mars 2006, grâce à laquelle Arnaud Lagardère a empoché prés d'un milliard d'euro de plus-value. Quand l'enjeu leur est personnellement crucial, ils révèlent tout d'un coup un savoir-faire trè pointu.
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Lun 23 Juil 2007 - 15:45

Chapitre II. Lagardère, fossoyeur de l'agent public.

"Y a-t-il des limites au cynisme ?!..." s'insurge le journal Le Monde du 12/04/2007, dans un éditorial intitulé "L'argent fou.". Le quotidien du soir gonfle ses coussinets vengeurs contre le parachute doré de Noel Forgeard, l'ex-président d'EADS, expulsé du cockpit avec un pourboire de 8,5 millions d'euros. "Comment s'étonner que l'image de l'entreprise se soit effondrée en quelque années ?...", peste le journal alors toujours dirigé par Jean-Marie Colombani, qui découvre qu'une "fracture se creuse avec les salariés.". Aucune fracture à déplorer, en revanche, entre Le Monde et son principal actionnaire extérieur, Arnaud Lagardère (17% du capital). Comme il l’est dit chez les syndicalistes CGT d'Airbus : " Les 8 millions de Forgeard sont une goutte d'eau. Le véritable scandale, c'est Lagardère, qui plombe les comptes de l'Etat de plusieurs centaines de millions d'euros." Cet argent la, beaucoup moins "fou" sans doute que l'autre, n'a étrangement pas déclenché l'indignation du Monde, ni celle de ses confrères.
Il faudra attendre le 29 mai 2007, et l'audition d'Arnaud Lagardère par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), pour que les juteuses combines du roi des médias éclatent enfin sur la place publique. Pour comprendre la genèse de cet exploit, il faut remonter à mars 2006, quand Lagardère actionnaire de référence d'EADS, maison mère d'Airbus, revend la moitié de ses titres, soit 7,5% du capital.
Le moment est bien choisi : l'action a grimpé de 40% en un an, ce qui est un record pour ce type d'industrie lourde. Contrairement à ce que proclament alors les médias, cette hausse vertigineuse ne doit rien aux talents de gestionnaires des bras cassés du management d'Airbus.
Une source très proche du dossier, mais soucieuse de son anonymat, explique aux quelques (petits...) médias qui veulent bien l'écouter : "Pour continuer à faire monter le cours de l'action, il fallait sans cesse annoncer un carnet de commande le plus gros possible. Pour cela, la meilleure façon était de baisser fortement les prix des airbus dans les années 2003-2004. Toutes les pratiques commerciales étaient alors bonnes pou vendre des avions et gonfler la carnet de commandes.". La braderie tourne à plein régime. Conquis, le parti de la presse et de l'argent (PPA) tresse des lauriers à celui qu'il vouera aux gémonies quelques mois plus tard : "Noel Forgeard, l'artisan du succès d'Airbus.", claironne Le Monde du 18/12/2004, sous la plume de Frédéric Lemaitre Le "succés", consiste en réalité à rassasier Lagardère en faisant grimper les cours.
"De cette manière, le petit Forgeard favorisait sa propre carrière : il a réussit à foutre dehors son rival, Phillipe Camus, et a prendre toute la place à la tête d'EADS", ajoute la source confidentielle...
Grace à ce coup de pouce, Arnaud Lagardère empoche une plus-value de 890 millions d'euros. Le pigeon de l'affaire, acheteur de la plupart de ces actions surévaluées, n'est autre que la Caisse des Dépôts et Consignations, institution publique officiellement "chargée de missions d'intérêt général qui lui sont confiées par l’Etat.".
Racheter à un cours exorbitant les titres dont Lagardère ne veut plus, est effectivement une mission d'intérêt général des plus salubres. Une fois encore, cette institution dont les fonds proviennent des ménages français, se fend d'une aumône en faveur d'un nécessiteux. De la à préjuger que le ministre des finances Thierry Breton ait pu donner l'ordre d'achat, à l'instigation par exemple, du "frère" d'Arnaud Lagardère, Nicolas Sarkozy, il y a un pas que seul un esprit maladivement soupçonneux et paranoïaque se permettrait de franchir.
Comme le raconte un salarié de la Caisse des Dépôts ; " On sait très bien comment ça fonctionne, un coup de fil du ministre au directeur, et comme ça pas de trace, pas d'ordre écrit.".
Francis Mayer, directeur de la Caisse des Dépôts au moment de l'opération, n'est plus la pour s'indigner de tels ragots : il est décédé en décembre 2006. Lagardère a le sens du rythme, car le 13 juin 2006, deux mois après le juteux délestage d'actions, Airbus rend public des retards de livraisons accumulés par son gros porteur A380. Le titre s'effondre alors, passant en trois mois de 35,10 à 19,9 euros.
Pour la Caisse des Dépôts et le contribuable français, cette dégringolade représente une perte sèche d'au moins 260 millions d'euros. "C'est l'un des trois plus grands plongeons de notre histoire...", commente Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire général CGT de la Caisse, "... des milliers de logements sociaux auraient pu être construits avec cet argent.".
D'infâmes rumeurs salissent alors les dirigeants d'EADS. Comment pouvaient-ils ignorer que le "bel oiseau" A380 perdait ses plumes ?!... Le terme "délit d'initié" est lâché. A l'époque, déjà , la dénonciation médiatique des petites combines de Noel Forgeard (vente de stock-options pour 8,5 millions d'euros) projette un écran de fumée dissimulateur devant l'opération autrement délicieuse d'Arnaud Lagardère.
C'est dans ces moments là que la possession d'un empire de presse révèle toute son utilité. Le 27 juin 2006, Le Monde publie le compte rendu d'un comité d'audit d'EADS (en principe confidentiel...), réuni les 12 mai à Amsterdam. Selon Frédéric Lemaitre, toujours serviable, ce document révèle qu' "en mai, Airbus se montrait encore optimiste sur l'A380.".
Ce scoop moustachu permet au Monde de laver son principal actionnaire de l'affreuse accusation de délit d'initié. "Compte tenu de l'obsession du secret en pratique chez EADS et Airbus, il est peu probable que Le Monde ait obtenu ce document par des fuites internes, il est plus raisonnable de penser qu'EADS le lui a volontairement communiqué." indique encore la source confidentielle. Quatre jours plus tôt, Arnaud Lagardère avait conforté la rigueur professionnelle de Frédéric Lemaitre en là¢chant cette déclaration d'anthologie dans ses colonnes préférées : "J'ai le choix entre passer pour quelqu'un de malhonnête, ou d'incompétent qui ne sait pas ce qui c'est passé dans ses usines : j'assume cette deuxième option." (Le Monde, 16/06/2006). Cette comptine est si convaincante que l'Autorité des Marchés Financiers ouvre une enquête en avril 2006. Une information judiciaire est lancée le 23 novembre 2006 pou délit d'initié, recel, et diffusion de fausses informations, suite à la plainte d'un groupe d'actionnaires minoritaires d'EADS. Le 27 novembre 2006, l'association des petits porteurs d'actifs (APPAC) demande aux juges d'instruction d'étendre leurs investigations à Daimler-Chrysler et à Lagardère.
Selon le président de l'APPAC, Didier Cornadeau, "Arnaud Lagardère et Manfred Bischoff, co-présidents d'EADS, et Rudiger Grube, membre du directoire de Daimler-Chrysler, étaient au courant des difficultés du programme A380, et ont peut-être pu en informer les sociétés dont ils sont aussi les mandataires sociaux." (nouvelobs.com, 25/11/2006). Hypothèse jugée saugrenue par Le Monde, qui la passe sous silence. Depuis, la Justice prend son temps... En avril 2007, la brigade financière auditionne plusieurs responsables d'EADS. Reprise en brève par une partie du PPA, l'information n'a cependant pas retenu l'attention du quotidien vespéral. Un mois plus tard, coup de grisou : La Tribune révèle l'existence d'une note confirmant que Lagardère savait ce qu'il faisait en refourguant ses actions à la brouette...
Sur le Monde, nul besoin d'exercer des pressions incommodantes, comme celles endurées par Paris-Match ou le JDD. Tout se passe dans le plu scrupuleux respect de la déontologie actionnariale. Une fois stigmatisé le "cynisme" du petit Forgeard, qui a le tort de ne posséder aucun journal et de ne pas compter de "frère" à l'Elysée, rien ne s'oppose plus à ouvrir les colonnes du Monde aux hommes de vertu : Arnaud Lagardère, qui se déclare "favorable à une loi sur les parachutes dorés." (Le Monde du 30/04/2007), et le président Sarkozy, qui "veut vite interdire les parachutes dorés" (Le Monde du 20/05/2007).

Dormez tranquilles citoyens, les médias veillent...
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Snake Plissken
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Lun 23 Juil 2007 - 15:47

de toute façon, avec le peak oil, c'est pas le moment d'investir dans l'aéronautique
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el spirito
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mar 24 Juil 2007 - 1:20

Bravo pour cette analyse....et vive les boucs émissaires et les séquoia géants!

Putains de médias....Jospin au pilori avec Lagardère!!!!
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mar 24 Juil 2007 - 2:09

tout ça ne me surprend qu'à moitié tant je suis habitué à ce monde pourrave dans le nucléaire (sous-traitants ruinés et multiples, perte de savoir-faire, planning intenable...)


Juste un point à ne jamais oublier dans cette affaire. Forgeard, Camus, Gergorin et Lahoud (le frère d'Imad) sont les hommes de main de Lagardère père. A la mort du vieux, Gergorin et Camus se sont livrés une guerre effroyable qui, entre autres, est le coeur même de l'affaire Clearstream (en plus de l'envie qu'avait Gergorin de dégommer Alain Gomez le patron de Thalès).

Forgeard était l'homme de Chirac. Résultat, Chichi barré boum le Forgeard.

Gergorin a, avant d'être patron de EADS était au ministère des affaires étrangères et avait deux assistants pour les affaires spéciales : D. de Villepin et le Général Rondeau.

Voila le bordel !!!!
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mar 24 Juil 2007 - 3:02

La ripoublique a encore de beaux jours devant elle. Chut
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Mer 3 Oct 2007 - 21:24

Lu sur le site de Marianne :

EADS : le scandale est officiel, Lagardère et Breton épinglés, le gouvernement sur la défensive
=> http://www.marianne2.fr/EADS-le-scandale-est-officiel,-Lagardere-et-Breton-epingles_a78884.html
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zatopek
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MessageSujet: Airbus contre Boeing...   Mer 5 Mar 2008 - 22:33

...souvenez-vous...c'était il y a quelques jours...

...télé et radio nous la jouait triomphante en clamant à tue tête qu'Airbus avait mystifier Boeing...
...en gros...on nous bourrait une fois de plus le mou en voulant nous faire avaler que l'Europe pouvait et avait calloter les Etats-Unis...

...boing...boing...arrêtons de sauter de bonheur...la vérité est ailleurs...et entrons dans le domaine du réel... :

"EADS livrera à Northrop son premier Airbus en 2011
Il y a 2 jours

PARIS (AFP)

Le patron du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, Louis Gallois, annonce la livraison à Northrop du premier Airbus en 2011, dans une interview à La Tribune parue lundi.

"EADS livrera le premier appareil à Northrop en 2011 avec leur système de ravitaillement, qui a été développé par notre filiale MTA ainsi que des réservoirs supplémentaires incorporés", a indiqué M. Gallois.

"Nous allons débuter par un avion par mois et nous augmenterons la cadence très rapidement", a-t-il précisé.

Selon Louis Gallois, "pour gagner ce contrat, EADS a démontré qu'il pouvait être un bon citoyen américain en créant des emplois à Mobile, dans l'Alabama, où 1.300 postes seront créés".

Dans un autre entretien accordé aux Echos de lundi, le PDG d'EADS croit "que l'amélioration des relations américano-européennes, et en particulier franco-américaines, ont facilité l'obtention du contrat".

Il a également évoqué dans ce journal "des acquisitions de taille moyenne aux Etats-Unis". "Ce contrat démontre simplement que l'on peut travailler aux Etats-Unis. C'est encourageant et nous allons donc continuer de regarder différents dossiers", a-t-il déclaré.

"Confiant dans la rentabilité de ce projet", M. Gallois souligne cependant "qu'il n'en reste pas moins vrai que si cette situation sur les taux de change perdure, la situation sera globalement problématique pour Airbus".

"A chaque fois que l'euro s'apprécie de 10 centimes par rapport au dollar, cela a pour nous un impact négatif de 1 milliard à 1,3 milliard d'euros", a-t-il indiqué.

EADS, allié à l'américain Northrop Grumman, a été choisi par le Pentagone pour fournir 179 avions ravitailleurs à l'armée de l'Air américaine."




"Ravitailleurs américains: un succès opportun pour EADS, mais inquiétudes syndicales
Il y a 3 jours

PARIS (AFP)

Le méga-contrat des ravitailleurs militaires américains est une bonne nouvelle pour le groupe EADS, en pleine restructuration, mais l'implantation d'une chaîne d'assemblage aux Etats-Unis fait craindre aux syndicats pour l'emploi en France et en Europe.

EADS, maison mère d'Airbus, allié à l'américain Northrop Grumman, a remporté vendredi un contrat de 40 milliards de dollars pour fournir 179 avions ravitailleurs à l'US Air Force.

Cette victoire surprise face à l'américain Boeing, en pleine année électorale aux Etats-Unis, est une bonne nouvelle pour le groupe européen, engagé dans son plan de restructuration "Power8".

Ce plan de réductions de coûts, qui prévoit 10.000 suppressions de postes et des cessions de sites en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, avait été adopté en 2006 pour faire face aux conséquences financières des retards de livraison de l'avion géant A380.

Airbus a dû aussi supporter le retard du démarrage du programme de son futur long-courrier A350XWB et, plus récemment, des délais pour la livraison de son avion de transport militaire A400M.

Cette victoire pour le contrat des ravitailleurs américains tombe donc à point nommé, d'autant qu'elle ne représente que la première tranche d'un marché estimé à plus de 100 milliards de dollars sur 30 ans.

Elle cadre également avec la stratégie de Louis Gallois de rééquilibrer l'activité d'EADS en faveur de la défense, et d'installer une partie de sa production en zone dollar afin d'être moins pénalisé par la vigueur de l'euro.

EADS va en effet en profiter pour délocaliser à Mobile (Alabama) l'assemblage de l'A330 cargo, créant 300 emplois directs supplémentaires en plus des 1.000 générés par la production des ravitailleurs.

Cette implantation aux Etats-Unis constituait un argument indispensable auprès du Pentagone et de l'opinion américaine.

"Le (ravitailleur) KC-45 sera construit aux Etats-Unis, créant directement et indirectement des milliers d'emplois américains dans les décennies à venir et générant des milliards de dollars de développement économique à travers le pays", a souligné Northrop Grumman.

Le PDG d'Airbus, Thomas Enders, s'est félicité de créer "le premier pôle de production d'avions gros-porteurs commerciaux aux Etats-Unis depuis ces quarante dernières années".

Mais les syndicats n'ont pas tardé à s'inquiéter des conséquences sur l'emploi en Europe.

Pour la CFDT, cette "très bonne nouvelle commerciale pour Airbus (...) ne va pas être sans conséquence tant au niveau industriel que social, et notamment pour le site de Toulouse".

Le délégué CGT d'Airbus, Xavier Petrachi, juge aussi que "l'emploi va en prendre un coup, même s'il n'est pas menacé à court terme".

"Notre coeur de métier, la chaîne d'assemblage, part petit à petit par morceaux, vers les Etats-Unis et la Chine. Les salariés d'Airbus en Europe se demandent s'ils ne vont pas perdre leur coeur de métier", s'inquiète-t-il.

Airbus doit aussi construire une chaîne d'assemblage d'A320 en Chine, et s'est engagé à attribuer à l'industrie locale 5% de la fabrication des structures de l'A350 XWB.

Louis Gallois, anticipant l'inquiétude des salariés, a assuré dès vendredi soir que le contrat des ravitailleurs américains allait "faire travailler des gens en Europe". Des parties de l'avion continueront à être fabriquées dans les usines du vieux continent, a-t-il souligné.

Mais il a aussi prévenu que ce n'était qu'un début et que ce succès d'EADS "l'encourage à poursuivre sa stratégie aux Etats-Unis"."


... Mad
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MessageSujet: Re: AIRBUS   Jeu 6 Mar 2008 - 10:30

LExpansion.com du 4 mars 2008

"(...)Sur le fond, l’effet bénéfique du contrat des avions ravitailleurs (179 "tankers" A-330 MRTT exactement) ne peut-être que nul sinon négatif pour les salariés d’EADS opérant en Europe. Cela pour deux raisons au moins. Primo, parce que le groupe dirigé par Louis Gallois est contraint à long terme de délocaliser davantage sa production en zone dollar au vu du renchérissement continu de l’euro. D’ici à 2020, l’ambition d’EADS est d’ailleurs de porter de 23 à 40% la part de sa production hors zone euro. En attendant, l’A-330 MRTT sera à 58% "américain" du fait de l’alliance d’EADS avec le groupe Northrop Grumman.
(...)
Secundo, parce que le propriétaire d’Airbus a aussi supplanté son rival Boeing grâce à son intense lobbying auprès de Washington et du Pentagone, avec la clé la promesse de quelque 25.000 emplois induits directs et indirects dans les décennies à venir. D’où son projet d’assembler les fameux A330 en version "tanker" sur le site de Mobile dans l’Alabama. Cette usine emploiera environ 1300 salariés croient savoir le FT Deutschland et Les Echos et EADS devrait y injecter quelque 500 millions d’euros. C’est elle également qui devrait fabriquer le futur A 330 version cargo que Toulouse devait initialement récupérer si d’aventure EADS n’avait pas décrocher la timbale avec les "tankers". (...) "


(Source : http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=146126)
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